FAQ

Détournement de principes
Bonjour à toute l'équipe d'ULMAG,
Miguel, je reprends cette phrase de votre dernier édito (mars 2015) : ''en fait, c'est plutôt arriver à destination qui relève d'une singularité remarquable''. Vous y allez un peu fort quand même. Sur le nombre de voyages qui se sont bien terminés et le nombre d'accident, les statistiques sont en faveur de la réussite ! Qu'en pensez-vous ? C'est juste cette phrase qui me heurte. Le reste de l'analyse me paraît plein de bon sens. J'apprécie votre détournement des probabilités ; c'est mathématiquement irréfutable, bien qu'on sait tous que c'est faux au plan statistique. Bien tourné ! Salutation.
Philippe Noir - Paris - 17/03/15
Bonjour Philippe,
Cette phrase est à remettre dans le contexte : outre qu'elle se veut volontairement provocante et humoristique, elle résume le paradoxe absurde des probabilités vu de l'angle que j'ai choisi. Bien sûr, tout ceci est empreint de mauvaise foi et d'ironie. Ceci pour pousser le raisonnement au bout. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Le problème
Bonjour Miguel. Je reviens sur ton édito de mars 2015 et sur les réactions qu'il suscite. Le problème avec toi, c'est que tu as souvent raison, et souvent avant les autres (voir les drones où tu as ciblé dans le mille). Ce que tu écris, les gens honnêtes le ressentent ou le vivent. Toi tu y ajoutes une analyse structurée et un style particulier qui rend les sujets graves ou ennuyeux intéressants. Bien sûr que les moteurs sont sans vie et ne choisissent pas de s'arrêter là où c'est le plus dangereux. Mais dans la vraie vie, ils le font. J'ai dû gérer une panne mécanique (pas directement liée au moteur, mais qui a occasionné son arrêt) ; elle est survenue alors que je traversais une forêt. J'ai disposé d'assez de finesse pour en sortir et me poser sans casse dans un chemin. Puis réparer et repartir. Reste que sur la totalité de mes vols, je dois survoler des forêts... 5% du temps (et je pense compter large !). Alors pourquoi cette panne à ce moment précis ? Comme tu l'écris, un vil sorcier jette ses malédictions au hasard et tant pis pour le pilote qui les reçoit dans l'hélice ! Mais que faire ? Si on choisit de voler uniquement en local d'un terrain de secours, on fait beaucoup de détours et on se prive de belles balades. Je suis comme toi : sans avis tranché, mais avec un boule au ventre quand je vole hors cône de sécurité. Merci pour tes articles et longue vie à ULMaG ! Amicalement.
Jean-Claude - 16/03/15
Bonjour Jean-Claude. Tout est dit : que faire ? Je n'ai pas de réponse. Je ne sais qu'une chose. Les pouvoirs publics (ou l'Europe pour les faux-culs) n'attendent que l'accident de trop pour nettoyer nos libertés. Je rappelle à ceux qui ne l'ont pas compris qu'il est interdit de décéder accidentellement. Cela ''affaiblit'' le pouvoir... comme s'il avait besoin de ça. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Donneur de leçons
Bonjour Miguel. Dans votre dernier éditorial (mars 2015), vous donnez des leçons de sécurité à des pilotes qui savent ce qu'ils font. Traverser la mer ne se fait pas sans expérience, même s'il ne s'agit que de la Méditerranée. C'est le cas de E. Godier. Je ne le connais pas mais je suis sûr qu'il a fait son possible pour garantir la meilleure sécurité. Une panne moteur n'est pas prévisible. C'est comparable à un accident. Votre avis c'est qu'il ne faut pas se lancer dans ce genre de voyage ; alors que doit-on penser de ceux qui ont fait l'aéronautique à commencer par Lindbergh ? Ils prenaient des risques et cela nous a servi à tous pour que d'autres osent aussi le faire et qu'ainsi des avions de ligne sillonnent la planète. Je trouve que vous servez la soupe à une institution qui se nourrit de la peur pour réduire nos libertés. Vous ne m'avez pas convaincu par votre analyse par ailleurs incompréhensible sur les risques de panne moteur et l'amalgame avec les gagnants du loto. Vous m'avez habitué à mieux et surtout à plus de courage. Salutations aéronautiques.
Marc - 15/03/15
Bonjour Marc,
Je crois que vous ne m'avez pas bien lu. Je ne remets aucunement en cause le fait de défier le destin. Tout le monde sait que j'admets volontiers le libre-arbitre, la sélection naturelle et le suicide, à condition que cela n'empiète pas sur la vie des autres. Concernant le cas présent, je n'ai pas pris de parti tranché, mais examine les raisons qu'on aurait d'éviter de se mettre en danger, sachant que je me mets moi-même parfois en danger, et que je n'ai pas jugé (par exemple), le voyage de E. Godier, mais simplement exposé le fait qu'il prétexte à s'interroger sur la faisabilité d'une telle entreprise. Maintenant, comparer les pilotes dilettantes que nous sommes à des défricheurs, je vous trouve un peu gonflé. Il n'y a plus rien à découvrir pour des gens comme nous ; les seuls actes héroïques qu'il nous reste à réaliser consistent à assurer un avenir sociétal à nos mômes... Maintenant, en écrivant que je sers la soupe aux institutions, je vous rappelle que la politique de l'autruche ne mène à rien de durable : si le législateur entend interdire un jour les survols maritimes ou les zones à risques aux aéronefs non certifiés, voire aux monomoteurs certifiés ou non, cela découlera d'un excès d'accidents dont nous serons pour partie responsables. Je n'en serai que le messager ; pas le responsable. Et nous n'aurons qu'à nous plier. En ce qui concerne l'analyse chiffrée, elle s'articule de façon humoristique sur la théorie des probabilités et son collège d'invraisemblances caractéristiques. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Seulement rester honnête
Bonjour monsieur Horville. J'ai parcouru votre dernier édito (mars 2015). Au début de la lecture, je ne comprenais pas le sens de votre message. Puis j'ai relu et j'ai compris : PASSIONNANT ! Votre analyse est à la fois simple et bourrée de références à des vérités essentielles que nous oublions par paresse ou déni. Encore une fois, vous pointez avec honnêteté les faiblesses d'un système et notre complaisance avec ce qui nous arrange bien, et cela sans vous exclure du groupe. Bravo  Amicalement.
Philippe Noir - Paris - 14/03/15
Bonjour Philippe,
Merci pour votre appréciation du magazine et des éditos. J'essaye de rester honnête et lucide. C'est parfois facile, parfois moins. Dans le cas présent, c'est l'actualité qui m'a fait cogiter, et trouver une réponse à un malaise qui n'en trouvait pas jusque là. Maintenant que j'ai ma réponse, je pense que mon comportement va changer, non pas dans l'esprit, mais dans les faits. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Promotion paillasson
Bonjour Monsieur Horville,
Je découvre avec satisfaction votre éditorial de novembre dernier (2014), dans lequel vous pointez les carences de certains constructeurs et/ou distributeurs. C'est louable et c'est bien là la fonction d'un magazine, fut-il financé par la publicité, ce qui fait peser quelque soupçon sur vos intentions, qu'on le veuille ou pas. Néanmoins, je note que lorsque vous allez essayer ces machines, vous ne pipez mot sur le fabricant ou son réseau commercial alors que, s'agissant par exemple du Sparviero dont vous dites le plus grand bien, le fait que le fabricant soit à éviter était déjà avéré…
Philippe V. - 03/01/15
Bonjour,
Il faut différencier le produit de son constructeur et de ses distributeurs. Ceci pour plusieurs raisons :
- d'abord parce que rien n'est figé, qu'aussi bien le constructeur que le distributeur peuvent changer
- ensuite parce que les machines ensuite revendues d'occasion sortent du circuit constructeur-distributeur, mais conservent malgré cela leurs qualités intrinsèques.
J'oserai bien l'analogie suivante : le fils d'un assassin peut devenir un assassin lui-même (ce que ni la génétique, ni les statistiques n'attestent pas). Il est en revanche parfaitement infondé qu'un avion reprend le génome de ses concepteurs ; parce qu'il n'en a pas. N'étant qu'un tas de boulons, il n'a ni intérêt à nuire, ni volonté de le faire. Lors d'un test en vol, mon rôle est d'essayer le tas de boulons, mais pas les gens qui l'ont créé ou le revendent. Seule l'histoire permet de le faire. Or on ne peut attendre qu'un ULM ait dix ans d'âge pour le tester. Pour reprendre l'exemple du Sparviero, lors de mon essai, il n'était pas encore question des problèmes entre clients et distributeur-constructeur. A cette date, j'ai testé l'un des premiers modèles (verrière haute) : usine et importateur étaient nouveaux et - a priori - sans tâche. Si cela avait été le cas, j'aurais peut-être reporté mon essai à une autre date ; d'ailleurs vous constaterez que contrairement à mes estimés collègues qui ont testé le Freccia et l'ont encensé, je me suis abstenu (conscient du problème Promecc).
Concernant vos soupçons sur mes intentions : toute la presse fonctionne de la sorte ; il y a ceux qui baisent avec les annonceurs, et les autres. Si vous pensez que je couche... c'est bien mal évaluer l'étendue insondable de mes recettes publicitaires.
Quant à la pub Promecc dans ULMaG, je la cherche encore... Comme celles des enseignes à qui je n'ai jamais donné suite parce que justement... sulfureuses.
Finalement, vu ce que rapporte la déontologie, vu la teneur des messages que je reçois, tels que le vôtre, je regrette de ne pas me vautrer comme un porc dans cet océan d'oseille qui me tend les bras...
Cela étant, je ne peux empêcher personne de penser qu'un journaleux ne vaut pas mieux qu'une merde ; c'est à la mode ces derniers temps.
Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Voleurs d'idées...
J'ai lu avec intérêt votre édito de novembre 2014 sur les ''fabricants'' et/ou importateurs. Il se trouve que je possède un Tayrona... Par ailleurs plutôt bonne machine, assez élégante à voir, bien qu'un peu lourde aux ailerons comme vous l'aviez remarqué lors d'un essai le siècle dernier (!). Mais très confortable et raisonnablement rapide. Une question me taraude (faut pas exagéré quand même ) : comment des constructeurs peuvent-ils ainsi se copier sans vergogne les uns les autres ? Le pauvre (?) Maximo Tedesco a été copié en Italie puis maintenant en Serbie ; à quand le modèle chinois pour se poser à Toulouse ? :-).
Jean Louveau - 10/12/14
Bonjour Jean,
Diplômé du MIT de Boston, ingénieur aéronautique Mc-Gill de Montréal, Maximo Tedesco est un génie créatif comme il en existe quelques rares autres, affublé du pénible handicap de ne pas avoir su sortir de l'esprit ''entreprise familiale'' (comme tant d'autres...). De retour en Colombie, il a donc dirigé son entreprise, puis fondé Agrocopteros (autogires agricoles) qui a tenu plus d'un quart de siècle (permettant la conception d'une dizaine d'appareils) avant de créer avec son fils Filippo Aerotec (Aeronauticas Technologies SA), société décrochant des marchés d'état pour l'exploitation et l'entretien d'avions colombiens. La société Aeroandina découle de cette expertise et propose les aéronefs MXP (dont le 1000 Tayrona) dessinés par Maximo him self. Or il apparaît en effet que de nombreux appareils très ressemblants, tels le Type H, sont probablement des copies des appareils de Maximo. Mais tout n'est pas si clair et l'intéressé lui même ne semble pas étranger au phénomène des copies. J'ai eu entre les mains un contrat de licence a priori signé de M. Tedesco concernant la fabrication d'un appareil ''copié''. Les détracteurs (concurrents) ont d'ailleurs été fort désappointés de constater qu'ils s'étaient faits ''rouler'', eux-mêmes exploitant une licence similaire... Le MXP est l'une des machines les plus copiées. Parfois même, les copieurs ne s'embarrassent pas et nomment leur copie du nom de l'original. Après tout, pourquoi se gêner ? Quant au phénomène des copies, voire des licences, il pose le problème du respect des plans originaux, du cahier des charges et du choix des matériaux. On a pu voir ainsi par le passé, des copies (notamment de Zenair), déclarées dangereuses parce que la qualité du métal employé n'était pas au rendez-vous. Instinctivement, on aura donc tendance à opter pour l'original au lieu des copies, afin d'être certain de l'authenticité et de la qualité. Les chinois n'ont pas encore (à ma connaissance) copié les STOL métalliques de la génération 701 ou MXP, mais en revanche il semble que la société Tunisienne Oxygène Aéronautics se soit octroyée le droit de copier le Gaz'Aile de S. Pennec. Les exemples sont nombreux... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

A contre-courant
Je vous félicite pour la mise en ligne de la vidéo ''Hollande démission'', qui outre l'avis de chacun sur la politique, montre simplement que nous citoyens, avons des droits... Votre décision de publier cette vidéo, démontre aussi le courage de votre équipe, que j'estime à contre-courant, face aux autres médias du net.
Jacques Foucher - 04/12/14
Bonjour Jacques,
Le comportement indigne des forces de l'ordre et de son autorité me révolte ; c'est ce qui motive ma décision de publier l'action de DVH. Relayée par une bande de journaleux bobo aux ordres de la stasi, l'information laissait à penser que ce pilote était dans l'illégalité. Outre que cela arrange l'autorité qui entretient le doute dans le but d'en discréditer l'action, cela permet également de calmer a priori toute velléité future ; du pilote en question et de tout autre. Il est vrai que trouver les réponses aux questions m'a demandé pas mal de temps... Mais on trouve toujours quand on cherche. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Disparition de NAVI
Il y a plusieurs années, j'ai été éjecté de la liste des bons utilisateurs de NAVI pour cause de changement d'adresse mail ; j'étais devenu suspect. Au delà du fait, j'ai été un des premiers à proposer un service payant. Je n'ai jamais apprécié, ni la cour des bien pensants parfois sectaires et souvent un peu trop courbés sur le maître, ni les dénigreurs, tout aussi extrémistes. Ce logiciel était simple et performant, et c'est dommage qu'il disparaisse. Actuellement, le logiciel Mag 7 est très bien, j'en profite pour le dire, mais, vous savez, je reste un chat échaudé... Bref ! Sentant le retour du boomerang que P. Raymond avait lancé, je me suis empressé de trouver une solution sans pile, et sans reproche. J'ai donc crée ma propre règle à calcul qui, une fois posée sur une carte à Bossy détermine instantanément le temps de vol, la distance, la quantité de carburant nécessaire pour le vol avec sa réserve légale, le temps, et pour tout ça, le pourcentage à ajouter aux résultats selon la météo prévue (vent de face). Au dos, on trouve toutes les indications pour créer son LOG de navigation sur un bout de papier, les abréviations du GPS et toutes les abréviations essentielles des METAR. J'ai ajouté un rapporteur carré avec sa ficelle pour le cap et voilà. Simple, pliant, sans pile, résiste à l'eau de pluie, sans courant, presque gratuit, logeable dans la poche, MAIS valable que pour mon Eurostar... Facile à recopier toutefois en réécrivant les graduations, avec les propres conso et vitesse de croisière pour n'importe quel appareil. J'ai bricolé ça en bristol quadrillé et plastifié et indiqué mes valeurs de référence (180 km/h en croisière et 20 l/h). Ainsi va notre petit monde volant.


Jacques Foucher - 03/12/14
Bonjour Jacques,
Encore une astuce dont tu as le secret (voir Boîte à Malice dans le magazine). Ceci étant, ton dispositif n'est pas à proprement parler une aide à la navigation. Sauf équipé d'un puissant aimant qui attire ton Eurostar vers le Nord, la réception satellite est un peu limitée, non ? Comme toi et comme beaucoup d'autres qui ont écrit à ce sujet, je suis déçu de l'arrêt du logiciel NAVI. C'est ainsi... Pour le moment j'ai ré-introduit le fond de carte IGN dans mon GPS Mio en attendant de choisir le logiciel qui m'accompagnera en vol. Une chose est sûre, je ne perdrai plus de temps à personnaliser ledit logiciel. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La fin de NAVI
Bonjour. Je ne suis pas surpris que Pierre Raimond arrête NAVI. Cela nous pendait au nez de longue date. J'ai été utilisateur peu de temps, mais assez pour en apprécier les avantages et aussi pour me convaincre que sa pérennité était sujette à caution (voir les messages sur le forum et les réactions parfois abruptes de P. Raimond). Mais le créateur est maître dans sa maison et il n'est pas question de discuter sa décision. Ce que je trouve par contre dommage et même agaçant, c'est le peu d'intérêt que la FFPLUM a montré pour ce logiciel de navigation, alors même que son président en avait fait l'apologie. Il m'aurait paru logique que la FFPLUM trouve un arrangement avec P. Raimond pour reprendre et exploiter NAVI. Cela aurait mieux valu que créer BASULM qui ne présente aucun intérêt à mes yeux. Qu'en pensez-vous et qu'en pensent les utilisateurs ?
Fred L. - 03/12/14
Bonjour Fred,
Comme vous le dites, Pierre Raimond a créé NAVI et en dispose donc à sa guise. Je suis navré de cet arrêt car je considère NAVI comme l'un des meilleurs systèmes de navigation pour ULM. Je ne sais pas si la fédé' a approché Pierre Raimond pour s'occuper de NAVI, mais connaissant le personnage (et la fédé'), je pense qu'une négociation de haut niveau diplomatique eût été requise... Nous vivons une époque où il est judicieux de ne s'attacher à rien, pour ne pas être déçu. Voyez l'obsolescence des systèmes informatiques, des automobiles (bientôt votre ''vieille voiture'' âgée de 7 ans sera interdite dans certaines villes et tant pis si vous y possédez un parking et que vous y payez des impôts, tant pis pour l'inconstitutionnalité de la rétroactivité du fait !). Nous devons nous adapter. Mais notre époque présente également quelque chose de positif : la réactivité ; les manques sont très vite comblés. Nul doute que sous peu un nouveau logiciel de navigation verra le jour, tout aussi pratique, qui fera oublier NAVI... Ceci sans oublier ceux qui existent déjà, je pense notamment au dispositif de François Foucher (Fou-Fou), qui remporte un certain succès auprès des utilisateurs. Citons aussi vfrnav dans sa version gratuite, convenable pour aller de A à B sans emboutir la Tour Eiffel. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Des bases légales
Bonjour ULMaG
J'ai peut-être l'air de débarquer de la planète mars, mais je ne comprends pas ce qui agite notre microcosme autour du pilote à la banderole ''Hollande-démission''. Je ne parviens pas à distinguer le vrai du faux dans tout ce qu'on lit ou entend. Avait-il le droit de voler au dessus du mémorial ? Son message est-il légal ? C'est en répondant à ces questions qu'on pourra trancher un avis clair. Pour l'instant, c'est le brouillard. Je lis toujours ULMaG avec plaisir. Amicalement.
Jacques Delande - 02/12/14
Bonjour Jacques,
En effet, tu prends le sujet par le bon bout. Commençons par la partie légale du survol du mémorial de Notre-Dame de Lorette. Par arrêté du 30 octobre 2014, il a été décidé d'une - ZIT - active sur zone de 12h30 à 16h30 (UTC) le 11 novembre 2014, ceci afin de protéger les personnalités présentes pour la commémoration. Le vol de David Van Hemelryck s'est déroulé en dehors de cette plage horaire (entre 11h30 et 12h00 locales). Un tweet posté par l'intéressé montre que l'interception en vol par les hélicoptères de la gendarmerie était en cours à 11h53. Donc de ce point de vue, le pilote n'avait rien à se reprocher. Par ailleurs, tu soulèves le problème du message inscrit sur la banderole. Ce message n'est ni injurieux, ni diffamatoire. A la rigueur, il est offensant. Or, le délit d'offense au chef de l'Etat (punissable de 45 000 euros d'amende) a été abrogé par le gouvernement de F. Hollande en 2013 (remplacé par le délit d'injure ou de diffamation envers le président de la République, pouvant valoir 45 000 euros à son auteur!). Là encore, il n'y a rien de répréhensible dans l'activité de DVH en ce jour du 11 novembre 2014. Il n'a pas tenté de soustraire à un contrôle de police avant le décollage, comme la vidéo le montre, mais a demandé aux gendarmes d'exprimer la raison de ce contrôle, comme il en a le droit. Les gendarmes étant dans l'incapacité de lui répondre, face à un risque de retenue administrative arbitraire, il a préféré décoller. Ce qui était encore son droit. C'est d'ailleurs la position qu'à confirmée le tribunal de grande instance d'Arras où il avait été conduit par les gendarmes. Aucune infraction n'a pu être constatée et aucune plainte n'a été déposée. Voilà pour les faits. Maintenant qu'on aime ou pas le personnage est une autre affaire. Qu'on partage ou non ses idées est personnel. Je remarque une chose plaisante, à la limite jouissive. Ce jeune polytechnicien utilise pour son combat les armes que le système a instauré pour rouler le peuple dans la farine. Et ce à quoi on assiste est simplement irrésistible... des flics embarrassés ballotant d'un pied sur l'autre, se mettant en danger près d'une hélice en rotation ; ou délibérément en dehors de la Loi en pénétrant sur un terrain privé... Que du bonheur ! Sans préciser si j'adhère ou non à ses idées (que je ne connais pas et dont je me fous éperdument), j'avoue être très amusé par ce mec. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr