FAQ

Un sage diéseliste
Bonjour monsieur Horville. Je lis avec toujours autant d'intérêt et de curiosité vos éditos, souvent implacables, mais justes. Le dernier (octobre 2014) sous forme d'hommage aux anonymes qui composaient l'équipage de l'avion du PdG de Total en est un exemple criant : vous visez juste, faites mal, mais restez droit dans vos principes ''humains''. Ma question ne porte pas sur le contenu de vos écrits, mais sur celui que vous surnommez Gilou ''philisophe-diéseliste''. J'apprécie énormément ses maximes et par curiosité, je les ai cherche sur le net et n'en ai trouvé nulle trace. Qui est cet énigmatique personnage et où trouve-t-il ses références littéraires ? Merci de vos articles. Amicalement.
Philippe Noir - Paris - 26/10/14
Bonjour Philippe,
Merci pour votre appréciation du magazine et des éditos. Gilou est la personne que j'aurais voulu être si j'avais réussi ma vie. Il est un ami et je suis très fier d'être le sien. Il n'est pas étonnant que vous ne trouviez pas de références sur le web, car ses sorties lui sont propres. Il est ainsi fait que ses mots sont forts et spontanés. Il voit clair et sait résumer d'une phrase des pensées complexes. Un don qu'il cultive sans intérêt, oubliant ses aphorismes après les avoir émis. En les publiant, je fais oeuvre de mémoire pour sa postérité. Gilou est par ailleurs un grand savant en mécanique, capable de démarrer un vieil Indenor récalcitrant à coups de marteau ; d'où l'amical surnom de philosophe-diéseliste. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Moins de cynisme, plus d'humanité
Bonjour monsieur Horville,
Votre édito d'octobre 2014 montre une indifférence alarmante face à la détresse des autres. Vous vous érigez en défenseur des anonymes, ce qui est bien, mais avez une démarche inconvenante envers une personne connue, sous prétexte qu'elle est connue. Monsieur de Margerie est décédé, comme les autres personnes à bord de cet avion. Est-ce sa faute ? Devait-il mourir parce qu'il était le PdG de Total ? Je trouve vos propos cyniques, sans humanité. Je ressens de la haine. Pensez-vous à la famille en deuil de ce monsieur ? La souffrance de ses proches et de sa famille ? Chaque phrase de réconfort dans ces moments-là est bonne à prendre. Je pense que vous avez dérapé. Il ne tient qu'à vous de rectifier cet écrit et ainsi de faire preuve d'attrition. Salutations.
Lionel Courtois - 26/10/14
Bonjour Lionel,
Remettons les choses en ordre, s'il vous plaît. Je n'ai jamais écrit que le patron de Total méritait de mourir. Je n'ai même pas fait état de la répugnance qu'il m'inspirait... (ah si, mince, je viens de le faire !). Bref. Lisez bien le texte en question. J'ai compulsé en quelques alinéas plusieurs années d'annonces télévisées à propos du personnage. L'écrit concerne les puissants qui parlent de monsieur de... de... zut ! encore une particule qui bloque mon clavier. Passons. Mes propos sont purement humains au contraire : j'ai écrit en toutes lettres ''quatre personnes, dont...''. N'y avait-t-il pas quatre humaines créatures à bord du Falcon 50 ? Le sieur de... machin était l'une d'entre-elles. Je ne connais pas le nom des autres, mais j'oublierai vite le nom du quatrième. Parce que OUI : à mes yeux un Homme est un Homme ; il n'y a pas d'Hommes du dessus et d'Hommes du dessous. Il y a selon moi des plus ou moins cons, mais pas de plus ou moins importants. Chaque vie est aussi importante qu'insignifiante. Monsieur de... truc était important en tant qu'humain, mais insignifiant en tant qu'acteur de la société. Un sans-influence au regard des grandes influences qui ont façonné la planète. Il n'est point question de haine dans mon propos, seulement de remise à plat. Un accident d'avion ne tue pas UN monsieur de... chose important, mais un ou plusieurs individus tout aussi importants. Ensuite seulement on fournit les noms desdits individus, sans en exclure au motif de leur insignifiance relative. Devinette : sauriez-vous, sans chauffer Google, me citer les patronymes des trois membres d'équipage ? Admettez que non. Et bien moi, je trouve cela hautement inconvenant, pour reprendre votre vocable. Inconvenant et injuste. Quant à la souffrance de la famille, elle est la même que celle de toutes les familles qui perdent un proche. La position sociale et le fric ne change rien à l'affaire (pour le fric, c'est moins sûr). La famille qui a accueilli un monsieur de... bidule en son sein doit vivre avec les réactions qu'il a suscitées de son vivant. Pour ce qui concerne une quelconque attrition de ma part... comment dire ? Je suppose que vous pensiez ''remords'', attrition visant une offense à dieu dans votre phrase (or de dieu, il n'est point question ; à moins que...). Et bien prenons rendez-vous pour cela. Je propose ''à quand les poules auront des dents''. Cela semble un délai convenable, non ? Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

De Margerie : champion du buzz
Bonjour Miguel,
A propos de ton dernier édito (octobre 2014). J'ai bêtement cru, quand j'ai entendu cette annonce au JT du soir, que le PDG de Total pilotait tout seul son avion... Quel imbécile je fais ! J'avais oublié le beeuuuuzzzz ! Que ne feraient pas nos journalistes pour le faire, ce buz : en oublier l'équipage... comme tu l'écris si bien ! En parler aurait il minimisé leur annonce. Alors pourquoi ? Et je n'ose imaginer ce qui se serait dit si un journaliste avait fait parti de ce terrible accident ! N'y aurait-il eu que deux morts dans l'accident ? Quant à nos politiques et leur ''buzz médiaticopolitique'' : que dire si ce n'est que de gâcher notre temps et nos neurones ? Voilà bien longtemps qu'ils n'en ont rien à faire de ceux qui sont encore convaincus de voter... Merci pour cet édito qui remet le genre humain sur un plan d'égalité.
Daniel Combes - 25/10/14
Bonjour Daniel,
J'ai tenté de résumer à un simple titre, en une phrase, ce concept particulièrement dégueulasse : ''ceux dont la vie vaut moins'', en opposition à ceux dont la vie vaut plus, qui ont un nom, des droits et des hommages que les autres n'ont pas. En gardant en tête que l'anonymat ne pose aucun problème, contrairement à la célébrité. Merci de votre fidélité au magazine.
miguel horville - ULMaG.fr

Simple observateur vigilant
Hello Miguel,
J'aurais vraiment souhaité que tu sois un paranoïaque exubérant, mais j'ai bien peur que tu ne fasses preuve que de clairvoyance avisée. La récente annonce du dossier expérimental de certification du drone Atlante d'Airbus DS le montre. C'est effectivement bien inquiétant, la plus grande vigilance s'impose. Amitiés.
Emmanuel Colombier - 12/10/14
Bonjour Emmanuel,
Nous sommes tous plus ou moins paranoïaques... et tous un peu exubérants. Mais quand je pressens une modification de notre cadre de vie à travers des signaux tangibles, je tente de me débarrasser de mes phobies et de mes déviances afin de rester froid face à l'information. D'abord je m'y intéresse, puis je les analyse, enfin je les décris. Seulement après je m'en émeus... ou pas. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

111014
Humour à sens unique
Monsieur,
J'ai découvert dans l'édito de septembre dernier que vous citiez mon nom. Je ne vous ai pas autorisé à le faire, surtout pour me ridiculiser. J'exige que vous retiriez mon nom de votre journal, à défaut de quoi je vous attaquerai en justice.
Dominique Laurent - 11/10/14
Monsieur,
Je remarque que les choses évoluent : en janvier 2014 ULMaG n'était qu'un ramassis de conneries, aujourd'hui c'est un journal. Demain peut-être la Bible ? A cette époque, il était fort amusant de me traiter de naïf doublé d'un sombre idiot. Je n'ai certes pas le sens de l'humour suffisamment affûté pour goûter pleinement le sel de votre prose, mais j'ai aussi quelques traits d'esprit parfois, et je me pique de savoir replacer les cons dans la poubelle qui leur échoit. Aussi, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir le quart d'heure de célébrité auquel tous les abrutis ont droit. Il va sans dire que je ne donne pas suite à votre requête, étant donné que le courrier d'insulte que vous m'avez adressé suffirait à lui seul à vous faire condamner par la justice. Vos menaces tombent donc à l'eau. Vous apprendrez ainsi que toute action entraîne une réaction. Vous auriez pu rester dans l'anonymat, si seulement vous n'aviez pas choisi de faire un bon mot sur une personne dénuée de toute indulgence.
miguel horville - ULMaG.fr

Des visions simples dans l'ombre d'un arbre
Bonjour Miguel et votre équipe. J'ai relu votre édito de décembre 2013 après celui de septembre 2014. Je reconnais que vous avez une acuité certaine pour imaginer notre devenir. Seriez-vous un visionnaire ? Je lis avec beaucoup d'intérêt vos articles et y puise de riches enseignements. Merci pour ce travail.
Rayane - 09/10/14
Bonjour Rayane,
Je ne suis pas plus visionnaire que télépathe ou curé ! Simplement je discerne sans passion ni état d'âme les anormalités de notre environnement. Elles sont certes nombreuses, mais certaines sont plus ''saillantes'' et attirent davantage mon attention. Ensuite, comme le jardinier que je regrette ne pas être, je gratte un peu au pied, regarde dans quelle direction partent leurs branches et imagine l'ombre que fera leur feuillage. C'est ainsi que j'analyse notre société : ses parts d'ombres opposées à la lumière. Merci de votre fidélité au magazine. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

ULMag remplace l'adhésif et les jumelles
Bonjour Miguel, Je n'avais pas d'a priori sur les drones et l'édito de décembre 2013 ne m'avait pas convaincu d'un risque imminent. Je croyais à un effet d'annonce d'Amazon, un coup de pub sans suite. Puis l'édito de septembre dernier à propos de la première livraison DHL réalisée par drone m'a scotché ! Tu avais raison en tous points. Outre le principe d'embouteiller le ciel avec des machines automatisées, de nombreux emplois ''simples'' vont être perdus au profit de peu d'emplois qualifiés. Car si tout le monde peut assurer des livraisons en voiture ou camionnette, il n'est pas à la portée de tous de télépiloter un drone. Le fossé se creuse... Il faut voir plus loin que le bout de son nez pour prévenir une société qui se fracture. Amicalement.
Jacques Delande - 05/10/14
Bonjour Jacques,
On reparlera des embouteillages aériens quand les premières collisions se produiront. Car elles se produiront, c'est sûr. J'ai une idée assez précise de ce qui se passera alors : armées de bons avocats, les sociétés qui produisent ou gèrent les drones argumenteront sur l'infaillibilité des systèmes de guidage (c'est vrai a priori), et reporteront donc les torts sur l'élément faillible... le pilote de l'aéroplane collisionné. Et que crois-tu que les juges feront ? Là encore, j'en ai une petite idée... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Qu'en termes choisis ces choses là sont dites
Miguel,
Bien joué une nouvelle fois concernant votre édito (septembre 2014)... Je ne peux qu'aller dans votre sens et suis toujours dubitatif quant à une forme d'évolution sociale qui abêtie plus qu'elle n'épanouit. Certes, des avancées technologiques sont telles que l'on ne peut que s'en féliciter. Rendons-nous à l'évidence de l'évolution sidérante des conceptions de nos chers ULM... néanmoins chers. Serions-nous déjà dans le tout excès qui génère son contraire ?
Pour cerner davantage votre sujet de réflexion sur les drones et surtout faire le contre point des incantations ironiques que vous avez essuyées, on peut aussi dire que ''nous n'avons aucune idée de la méthode à suivre pour endiguer la prégnance des plus sots qui par un étrange paradoxe, gouverne une institution entièrement vouée aux œuvres de l'intelligence, mal qui perdure depuis que le monde des doctes ressemble au monde tout court.'' Je cite là Michel Serres dans un article paru dans le monde de l'éducation de 98. Ce dernier semble vouloir montrer une tendance viscérale à ce que certains veuillent à toutes fins rentrer dans une appropriation de l'espace au mépris même des logiques de progression sociales.
Il faudrait donc un changement de paradigme... Mais en est-on capable ? Trop peu d'îlots de réflexion résonnent de telle manière que les choses changent et ce n'est pas une résignation.
Continuez de nous régaler néanmoins. Bien cordialement.
Dominique Tassot - 02/10/14
Bonjour Michel,
Qu'ajouter à un texte qui se réfère à un philosophe incontesté ? Si... peut-être une chose. Il est vrai qu'une caste de sots nous dirige. Cela est pareillement incontestable. Mais au fait : qui l'a mise où elle se trouve ? Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Guépy Mono : une offre alléchante
Je découvre dans votre magazine le futur Guépy Mono (actualité du 17 juillet 2014) qui me paraît bien pensé et bien dimensionné. Souvent on associe les monoplaces à des aéronefs au rabais, et force est de constater que certains n'inspirent qu'une confiance limitée. Un ULM monoplace construit par une société dont la réputation n'est plus à faire est surement plus alléchant. Je fais partie de ceux qui pensent passer au monoplace à terme et c'est typiquement ce genre d'ULM qui me fera passer au mono. La motorisation choisie par le constructeur est évidemment la première à laquelle on pense, bien qu'un 4 temps me satisferait davantage. J'ai entendu parler d'un bicylindre Suzuki avionné de 650 cc... une piste pour le Guépy Mono ?? Quoi qu'il en soit, je me rendrai à Blois pour découvrir cet appareil.
F. Sarres - 22/07/14
Bonjour Francis,
Le moteur de la moto Suzuki SV, bicylindre en V, a en effet déjà été avionné avec brio, mais je n'en sais pas plus quant aux performances et à la fiabilité. Je crois juste que le groupe est un peu lourd pour un monoplace. Merci de votre fidélité au magazine. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Guépy Mono 2 ou 4 temps
Bonjour,
Je viens de lire votre article sur le Guépy Mono (actualité du 17 juillet 2014) : cela semble une excellente idée ! Et pliable de surcroît, avec le manque de place dans les hangars, c'est une aubaine. J'ai eu un Guépy (le Petit Prince, actuellement chez Ruby !), excellente machine. Et super SAV, merci Jean-Daniel ! Par contre, je comprends bien le problème de ratio puissance/poids, mais mettre un moteur 2 temps actuellement dans une machine neuve, je ne pense pas que ce soit le bon choix commercial ! Les gens n'en veulent plus, (sauf à injection direct... merci Rotax ?) Bref, cet appareil m'intéresse, mais jamais en 2 T ! SD Planes a des moteurs 4T qui semblent fiables, non ? Voilà mon humble avis. Cordialement.
Henry Poutot - 18/07/14
Bonjour Henry,
Je connaissais le Petit Prince à l'époque où il volait à Persan-Beaumont... Jolie déco en effet. Jean-Daniel veut que son démonstrateur monte aux arbres et décolle très court, ce qui impose donc un moteur réducté et nerveux, au rapport poids/puissance favorable : le 582 semble dans ce cas incontournable : il existe bien un bicylindre 750 cc 4 T prometteur construit par SME Italia (ressemblant très fort à un 582) ; mais malheureusement, ce nouveau moteur ne peut justifier aucun feedback ; or créer un avion nouveau est déjà une expérience suffisamment aventureuse pour ne pas y rajouter l'incertitude d'un moteur inconnu. Un avion léger et bien profilé avec un 582 ne devrait pas consommer beaucoup, ni stresser la mécanique outre mesure ; Contrairement à vous j'aurais toute confiance dans cette motorisation. J'ai possédé également un Guépy 503 (trop juste), puis 582 (léger et performant) et j'en ai été très content, tout comme la personne qui me l'a racheté et a participé à de nombreuses sorties et compétitions. Correctement lubrifié et entretenu a minima, ce moteur est fiable, éprouvé et accessible financièrement. Les SD Planes et autres machines 4 temps (sans parler des diesels), ont tous en commun qu'ils bouffent de la piste pour décoller ; pas compatible avec l'état d'esprit de Jean-Daniel qui a bien compris que les phases transitoires de vol sont celles qui présentent un risque (décollage et atterrissage). Bien sûr, je rêve également d'un joyeux petit 4 temps nerveux et léger... il faudrait l'inventer d'abord ! Merci de votre fidélité au magazine. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr