FAQ

Omerta vs vérité sobre
Bonjour Miguel,
Comme tout le monde je m'attriste qu'un acteur majeur de l'ULM connaisse des difficultés. D'abord parce qu'une énième société française risque de disparaître, avec son corollaire de drames sociaux, et aussi parce que l'univers ULM a besoin des constructeurs français pour ne pas sombrer dans le ''tout-importé''. Fallait-il taire l'information, comme le suggère Jacques ? Bien sûr que non. Il fallait la traiter et surtout BIEN la traiter. C'est ce que tu as fait dans les actualités, sobrement et avec justesse. Je n'y ai lu aucun sensationnalisme ou fioriture. C'est clair, ça dit ce que ça veut dire, sans discrédit. J'appelle cela du journalisme réfléchis. Après ces louanges, j'attire ton attention sur les exemples que tu cites et le devoir d'informer de la presse. C'est ici qu'on peut justement se questionner. Tout doit-il être révélé ? Je n'ai pas de réponse, pas même d'idée arrêtée. Quand j'y réfléchis, je trouve autant d'arguments pour que d'arguments contre. Ce n'est pas un problème simple... Bravo pour ton magazine, toujours aussi pertinent et pour la nouvelle rubrique ''boîte à malice''. Une mine d'informations pratiques. A la prochaine.
Gilles Bailey - Issy-les-Mx - 07/03/14
Hello Gilou,
Je peux apporter un élément de réponse à ta question : une information n'a pas à être publiée si elle n'intéresse personne et qu'elle n'apporte rien... Merci de ton courrier et tes encouragements. La Boîte à Malice est la rubrique des lecteurs. Ils jouent bien le jeu et l'alimentent régulièrement. Un démarrage à succès que j'entretiendrai avec acharnement. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Arplast sert toujours ses clients
Votre article traitant d'Arplast pour indiquer sa mise en redressement judiciaire laisse à penser à vos lecteurs que la société a arrêté toute activité. J'ai envoyé une hélice en réparation, à laquelle il manquait une pale, il y a deux semaine et demi, avant d'avoir lu votre article. Mon hélice est revenue, complète, équilibrée... Telle que je l'attendais d'Arplast, à savoir avec la qualité habituelle.
Je pense qu'il serait juste de préciser dans un nouveau papier, que malgré les difficultés que la société rencontre, le service aux clients continue d'être ce qu'il a toujours été et qu'Arplast continue de fournir des hélices. Dans une situation économique nationale difficile, ce n'est pas juste de mettre le pied sur la tête de ceux qui tentent de nager par leurs propres moyens, sans attendre d'aides de l'Etat ou de subventions européennes ou autres. Je sais que ce n'est absolument pas ce que vous avez voulu faire et que votre article n'est que le fruit de votre travail journalistique, mais un petit mot d'un journaliste peut, quelquefois, aider à respirer pour repartir. Restant votre fidèle lecteur, je vous prie de recevoir mes sincères salutations.
Laurent Proust - Instructeur ULM pendulaire, multiaxe, paramoteur, autogire - aérodrome de Moulins-Montbeugny - 06/03/14
Bonjour Laurent
Merci de votre courrier. Suite à la publication de cette information (vérifiée auprès de société.com et confirmée par le dirigeant de la société), monsieur Alain-René Petit m'a envoyé quelques courriels très désagréables et insultants. Comme je ne suis pas le super-connard pour lequel il veut me faire passer, j'accepte toutefois de publier votre courrier. Mais je tiens à remettre les choses à leur place : publier une info concernant une situation publique comme la mise en redressement judiciaire d'une société fait partie des attributions journalistiques ; en revanche, publier un témoignage non vérifié n'entre en théorie pas dans ces mêmes attributions. Je le fais parce que votre propos est plein de bon sens, dans une voie d'apaisement, et aussi pour qu'une société française bénéficie du ''petit coup de pouce'' qu'on peut lui donner. Je comprends que cette info embarrasse monsieur Petit, mais ce n'est pas en la taisant qu'on fait avancer les choses. Bien que la mise en redressement judiciaire soit un indicateur de tendance négatif, beaucoup de sociétés s'en relèvent et repartent du bon pied. C'est tout le mal que je souhaite à monsieur Petit, non pas pour la personne qui ne m'inspire plus aucune bienveillance, mais pour les clients qui lui font confiance et qui seraient désappointés par la disparition de l'enseigne. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Taisons-nous ; la vie est belle !
Bonjour ULMaG
L'information concernant de la mise en redressement judiciaire de Hélice-Arplast était-elle nécessaire ? Mise en redressement ne signifie pas mise en liquidation. Mais cela affole les clients qui ne commandent plus et cela peut précipiter la faillite d'une entreprise qui pouvait peut-être surpasser cette épreuve. Je ne dis pas que ULMAG a tort de faire son travail, mais que cela n'arrange pas les affaires de l'accessoiriste. En règle générale, les médias partent un peu vite sur les actus ''chocs'', sans se soucier des conséquences. Cela n'enlève rien à la qualité de ce magazine que je consulte presque quotidiennement. Bonne continuation.
Jacques Delande - 03/03/14
Bonjour Jacques,
Tu as raison, en effet une mise en redressement n'est pas une mise à mort. En revanche, je ne te rejoins pas sur l'argumentation. Taire une info au motif qu'elle est gênante ou préjudiciable... Certes, c'est le procès que l'on fait régulièrement à la presse. Alors je te propose un exemple, sous forme d'analogie. La presse est avertie que le constructeur automobile REGEOT est au bord de la faillite. Mais elle ne le divulgue pas, pour préserver les intérêts de la firme, voire un éventuel sauvetage... Bien. Maintenant, Jacques Delande qui veut remplacer sa voiture, passe commande pour une REGEOT toute neuve, pleine d'options et verse un acompte. Puis boum ! L'info tombe, la firme est mise en liquidation. Que va penser Jacques Delande de la situation, lui qui a perdu son acompte, ou, s'il a obtenu son véhicule, ne saura plus l'entretenir et jamais le revendre d'occasion ? Qu'il a oeuvré pour sauver le constructeur ? Non... Tu penseras que les journaleux sont des merdeux, que tes problèmes sont dus à une presse complaisante qui n'a pas divulgué une information capitale. Voilà ce que tu penseras, et tu auras raison de le penser. La presse a un pouvoir. La presse est le quatrième pouvoir, qui s'oppose en contre-pouvoir aux trois pouvoirs constitutionnels, lesquels auraient de sérieuses tendances à partir en roue-libre sans cette surveillance indépendante. Elle a le pouvoir de divulguer toutes les saloperies que beaucoup aimeraient voir cachées. Elle en a surtout le DEVOIR. Sinon, c'est une presse corrompue, une presse au service, une presse aux ordres. Oui, la vérité fait mal parfois. C'est ainsi. Mais les faits sont également douloureux pour ceux qui les subissent. Il y a quelques années, lors de la présentation en grande pompe de la moto française Voxan, j'ai fait partie des (très rares) journalistes à ne pas bénir l'enfant providentiel. Pire, j'ai douté de sa technologie (la suite m'a donné raison), et surtout j'ai mis en doute la pérennité industrielle de la marque. Que se passe-t-il aujourd'hui pour les propriétaires de Voxan ? Rien ! Ils peuvent l'exposer dans leur salon et pleurer. Car la marque a disparu, laissant sur le carreau des passionnés, certes un peu crédules, qui ne peuvent se dépanner que par le système D. Etais-je un enfoiré de journaleux, qui n'a pas laissé sa chance à Voxan. Non. J'ai défendu les consommateurs, d'eux-mêmes et d'une marque mal née et sans avenir. C'est comme ça que je conçois la presse. A l'époque, on m'a reproché ne n'avoir pas ''aidé'' un constructeur français à se développer... Développer aux dépens de qui ? Est-ce le rôle de la presse et des consommateurs de sauver les entreprises ? Une entreprise assure seule sa pérennité par ses choix stratégiques. S'ils sont mauvais, l'entreprise meurt. C'est triste, mais c'est ainsi. Et les gagnants sont les clients potentiels qui se sont épargnés une déception. C'est pour eux que je roule. Pour personne d'autre. Et je le fais très égoïstement, car je suis également un consommateur, de plus pas nanti.
Je reprends tes termes : ''cela n'arrange pas les affaires de l'accessoiriste''. Encore heureux ! La presse n'a pas à arranger les petites affaires. Il ne manquerait plus que ça.
Une autre phrase : ''sans se soucier des conséquences''. C'est vrai. Les conséquences ne sont pas le fait de la presse qui a levé un lièvre, mais du lièvre lui-même. Souviens-toi Cahuzac et plus récemment Buisson. Qui sont les enfoirés ? Les journalistes qui perturbent l'ordre indécent de ces petits magouilleurs, ou les magouilleurs eux-mêmes ?
Parfois, la politique de l'autruche (qui n'est qu'une légende...) est réellement préjudiciable, et au plus grand nombre.
Je ne prétends pas être un justicier ou un chevalier blanc, seulement faire mon boulot. Donc oui, il fallait publier cette actu. Il le fallait par respect pour les lecteurs et les consommateurs qui sont aussi... MES CLIENTS ! Merci de ton courrier et de ta fidélité au magazine. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Adieu Didier
Bonjour les amis,
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre ami Didier Deschoolmester, pilote émérite de motocross, passionné de vieilles voitures, motos et des choses de l'aéronautique. Didier était pilote de multiaxe, autogire, et hélico ulm.
Il s'est tué en solo, à bord de son hélico classe 6 Cicare, non loin de Cahors. Le crash n'a pas eu de témoin et c'est un autre amateur d'ULM, parti à sa recherche, qui a donné l'alerte en apercevant son aéronef écrasé dans un champ, à une dizaine de kilomètres de l'aérodrome de Lalbenque. Didier était quelqu'un de foncièrement gentil, accueillant, généreux et chaleureux. Qu'il nous reçoive chez lui ou sur l'un des circuits de location de karting qu'il avait créés à côté du Mans, de Cancale ou à Cahors, il se mettait toujours en quatre pour faire plaisir ou rendre service.
Lors d'une balade des Vieux Déb's, à la rencontre de nos amis Bretons, nous avions fait une petite halte, à côté de Cancale, à proximité du circuit de Didier. Nous avions, comme d'habitude, été reçus comme des rois... (voir : http://lesvieuxdebs.fr/fr/information/34535/a-rencontre-bretons).
C'était une bien belle personne et il nous manque déjà. Toutes nos pensées vont à ses 3 enfants et à ses proches.
Guy Wardavoir - 18/02/14
Bonjour Guy,
Qu'ajouter à cela ? Nous sommes tous attristés par ce décès et pensons à la famille de Didier. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

L'accueil des pilotes
Bonjour Miguel,
Je voulais apporter un témoignage sur l'accueil de certains aérodromes. Avec un ami pilote nous avons l'habitude de faire une sortie par semaine en fonction de la météo et ce depuis pratiquement 10 ans. Donc nous avons écumé déjà pas mal de terrains. Autant certaines plates-formes sont très accueillantes avec des gens d'une extrême gentillesse, qui s'intéressent à l'activité ULM, même s'ils ne pratiquent pas cette activité. Autant certains accueils ne donnent vraiment pas envie de revenir poser les roues chez eux. J'ai notamment un souvenir d'un terrain de Dordogne bien connu dont je ne citerai pas le mon, ou après être descendu de l'appareil avec mon ami, nous apercevons deux hommes en grande discussion sur le tarmac. Nous, polis, allons leur dire bonjours... Ces deux messieurs nous ont serré la main sans nous dire un mot en continuant leur discussion et en nous ignorant royalement. Avec mon ami nous nous sommes jeté un regard et nous sommes repartis pour d'autre lieux plus sympathique. Certains responsables de plates-formes se plaignent d'une baisse d'activité ; ne devraient-il pas quelques fois se poser la questions du pourquoi ?
Bien cordialement.
Christian Cluseau - 02/02/14
Bonjour Christian,
Elles sont nombreuses, les plates-formes qui accueillent mal les visiteurs. Les aérodromes ne sont d'ailleurs pas épargnés par ce comportement. Mais heureusement, il y a aussi des endroits très sympathiques où on est particulièrement bien reçu. Le dernier vol partagé avec ma moitié nous a permis de re-découvrir l'aérodrome des Sables d'Olonne ; un peu désert en dépit d'une journée formidable, nous avons finalement trouvé un membre du club qui nous a offert le café, puis trouvé un véhicule pour descendre déjeuner en ville. Y'a ceux qui y croient encore... et ceux qui s'en foutent. Le mieux et de ne plus se rendre là où on est mal accueilli ; la punition ultime pour un terrain est le désert touristique. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Deux sites : deux univers
Bonjour Miguel,
Je connais bien ULMaG, mais les articles ''Tourisme'' de ce magazine n'ont pas du tout le ton des jolis articles d'Aeromoto.free.fr. Dans ULMaG, tu fais de la publicité pour des infrastructures touristiques, le chateau Machin, l'hôtel Truc et le domaine Schmolle. (à une ou deux exceptions prés, par exemple le rassemblement des Guépards à Villefranche). Les autres articles peuvent être utiles à ceux qui apprécient le tourisme aérien confortable, voire luxueux. C'est parfait, il y a évidemment une clientèle pour ça.
Mais, cela a peu de choses à voir avec tes ''papiers'' d'Aeromoto, très drôles, généralement déconnectés de tout aspect commercial, qui montrent en toute simplicité que l'on peut parcourir la France en ULM avec une petite tente de camping, un duvet, et beaucoup de gentillesse et d'ouverture d'esprit. C'est cet esprit "routard des airs" qui a un peu disparu dans ULMaG et que j'apprécie tant dans Aeromoto. Bon cela dit, je comprends que ton temps est limité, tes ressources aussi, et qu'ULMaG a priorité comme instrument de travail du journaliste que tu es. J'espère que j'aurai le plaisir de faire ta connaissance à Blois 2014, en attendant, je te souhaite de beaux reportages. Amicalement
Alain Michard - Yvelines - 29/01/14
Bonjour Alain,
Votre courrier m'a conduit à une réflexion profonde quant au ton donné au magazine : aurais-je perdu mon âme avec ULMaG ? En effet, ULMaG est un magazine commercial, au contraire de Aeromoto qui s'apparentait davantage à un blog (pas de publicité, pas de rapport avec les importateurs et les constructeurs). Et vous avez raison sur ce point ; je me faisais plaisir à conter des sorties ULM dans Aeromoto, alors que je décris froidement des situations dans ULMaG. Mais ceci est le fondement du journalisme, métier que j'exerce depuis bientôt 25 ans et que j'avais mis entre parenthèses avec Aeromoto. Donc oui, l'univers se professionnalise ; je suis ennuyé que cela prive certains lecteurs du plaisir de suivre des aventures personnelles, d'autant que je reçois toujours des courriers concernant Aeromoto, notamment pour les balades ULM. Pour autant, il faut aller de l'avant, et comme vous le relevez, je ne peux mener de front l'animation d'un blog et la rédaction d'un magazine. Je reviens sur un point et apporte un démenti formel : les articles n'ont pas vocation à faire la publicité pour telle ou telle enseigne. Je ne perçois aucune rémunération pour leur publication. Etre invité à loger une nuit dans un hôtel ou un château pour réaliser un article à son sujet ne semble pas de nature à susciter la moindre compromission ; ou alors mon intégrité ne vaut pas bien cher...
Toutefois, je pense que vous soulevez le point sensible du ''ton'' des articles de tourisme ; je tenterai de m'en souvenir à l'avenir et de revenir vers quelques destinations moins ''fastueuses'' au profit de balades plus simples, en bon ''routard des airs''. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Les choses à ne pas dire
Bonjour,
Il y a les pilotes qui causent et ceux qui volent. Mais quand ceux qui causent racontent de grosses bêtises, il serait bon de les remettre à leur place. J'entendais au club un visiteur (multiaxe Humbert) expliquer comment s'y prendre pour voler quand les conditions ne sont plus VFR (ce qui est courant en Lorraine). Il énonçait comme une vérité absolue que les instruments de vol basiques permettent de contrôler le pilotage et que la navigation avec un GPS n'a rien de compliqué. Je ne sais pas combien de ces guignols sont encore en vie après avoir testé de telles méthodes, mais il serait bon de mettre en garde les pilotes peu expérimentés contre ce genre de délires. Merci de relayer ce message, pour la sécurité de tous. Amicalement.
Michel - 29/01/14
Bonjour Michel,
En effet, il se dit énormément de bêtises dans notre activité. Il existe même quelques suicidaires qui mettent en pratique leurs âneries. Ce qui explique une partie des 30 à 35 morts que nous dénombrons chaque année. Bien sûr qu'en cas de visibilité réduite, même les meilleurs vont au tapis (voir le drame de la famille Ecalle). Mieux vaut laisser dire les forts en bouche et se cantonner à ce qu'il est prudent, sage et bon de faire : voler simplement. Encore récemment deux instruments de bord de mon Super Guépard m'ont lâché en vol, ce qui n'a entraîné aucune conséquences fâcheuse, puisque les conditions météo étaient ''ordinaires''. La même blague avec un horizon artificiel en rade dans la brume aurait pris une tournure désastreuse. Votre message est passé, cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Les oubliés de la réglementation
Bonjour Miguel,
Je réagis à ton article sur le changement d'espacement des fréquences radio (voir info du 20 novembre 2013). J'ai quelques amis qui sont constructeurs amateurs d'ULM, de Gaz'Aile pour ne pas le nommer, et qui se trouvent complètement dépourvus devant la brutalité de cette annonce... Cinq ans avant la date de péremption de nos bonnes vieilles radios. Eux qui ont déjà acheté leur radio, souvent d'occasion, qui l'ont installée dans leur cockpit en construction, mais qui n'ont pas encore de LSA, se trouvent piégés par cette date du 17 novembre 2013 que l'on nous a sortie d'un chapeau. J'ai appelé la FFPLUM qui visiblement n'a pas pensé à tous ces constructeurs amateurs et a dit Amen à la DGAC. Si tu pouvais transmettre ce coup de gueule sur les ondes, peut-être pourrait on espérer une dérogation pour eux ? Amicalement.
Sylvain Andrieu - Domaine de la Tuilière - 29/01/14
Bonjour Sylvain,
Etant ''de la baise'' comme beaucoup d'autres concernant l'espacement 8.33, je n'abonde toutefois pas entièrement dans ton sens ; cela fait plusieurs années qu'on nous a averti de l'imminence du nouvel espacement ; ne pas en avoir tenu compte à l'époque d'achat du matériel est une négligence (en tout cas, c'est mon cas : pour une piètre économie, je vais devoir racheter un matos...). Par ailleurs, comme l'indique le texte, on pourra toujours voler avec du matériel 25 mHz ; tous les ULM ne se posent pas à Orly... Cela étant, je n'aurais pas assez de place pour citer les exemples de réglementations (avérées ou avortées) qui ont donné lieu à une dépense du contribuable : dans un sens, je pense qu'une bonne partie d'entre-elles est pensée pour faire circuler l'argent (pourquoi pas créer de l'emploi) ; une autre servant à enrichir des lobbys (on invente un machin et les potes bien placés le rendent obligatoire, comme l'alcootest et autres bienveillances de ce genre) ; et seulement une infime proportion pour nous améliorer la vie (sécurité... tralala...). Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Accueil mitigé
Bonjour,
Je suis très surpris par vos commentaires concernant l'aérodrome de Montargis ! Je m'y suis posé l'été 2012 + 2013 et on ne m'a pas bien accueilli du tout. Il y avait une super engueulade entre les membres du club avion et les responsables des parachutistes. Le président a fini par arriver en disant que ces parachutistes étaient de vrais cons (en revenant en août dernier, j'ai appris que ces derniers sont interdits de clubhouse). De plus, comme l'an passé, j'ai entendu des horreurs sur les pilotes de planeurs où paraît-il, ils n'y a que des cons ! Il y a une très mauvaise entente entre les clubs sur ce terrain ! Seuls les privés semblent acceptés comme des rois par LE club avion mais les pilotes d'ULM sont pris pour des petits joueurs... des nuls quoi. Le tour de piste n'est pas forcément respecté même si cela met les autres pilotes en danger ; en 05, pour aller vers Orléans, j'ai vu les pilotes du club partir à gauche et couper les axes malgré une grosse activité sur la piste parallèle. Ils se prennent pour des cadors ! Je n'invite pas les pilotes à aller vers Montargis ! Allez plutôt à Briare où ils sont vraiment sympas.
Hubert Lacroix - Cosne - 24/01/14
Bonjour Hubert,
Les choses changent, les gens aussi ; je m'y suis rendu à plusieurs reprises et je n'ai pas rencontré les troubles que vous décrivez, et été plutôt bien accueilli, bien que pilotant un ULM. Peut-être avez-vous eu la malchance de tomber sur des journées où les esprits étaient ''chagrins'' ? Je partage complètement votre point de vue sur Briare où l'ambiance est très sympa ; plusieurs fois j'ai eu l'occasion d'y rencontrer des dames qui ont fondé un club de jeu et d'activités (couture, tricot, cartes, dominos...), confectionnant de délicieuses pâtisseries en attendant le retour de vol de leurs époux. De plus, les touristes de passage ne sont pas oubliés dans la distribution des calories. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Le blé ne fait pas l'honnêteté
Bonjour Miguel,
Suite à la lecture de votre édito de novembre 2013 et à la lecture des nombreux courriers de lecteur s'y rapportant, je pense être en mesure d'avoir un avis technique avisé sur les ensembles mécaniques des hélicoptères. Voici donc mon avis sur la classe 6.
J'ai assisté à la phase d'expérimentation à la Fare où nous avons notre club et sa section ULM. L'aventure débutant, il y avait beaucoup de passion. Surtout animée par la conviction que le futur de l'hélico léger passerait par cette voie.
Mais, avec mon expérience des ensembles dynamiques hélico je partageais vos inquiétudes : contraintes nombreuses et élevées, fatigue des matériaux etc. Phénomènes d'une toute autre ampleur que sur les voilures fixes. La complexité de tout ceci est très peu connue, même du monde des techniciens. Cumulée aux exigences de masses pour arriver aux fatidiques 285 kg, je comprends très bien que l'équation semble insoluble aux expérimentés des Alouettes et Bell 47.
Cependant, les exigences de puissance, les phénomènes vibratoires complexes, et j'en passe, sont tout de même très liés aux masses des machines.
Il y a déjà vraiment un monde entre un appareil de 1700 kg et de 4900 kg par exemple. Je ne parle même pas de la classe des 11 tonnes !
Il y a encore un monde entre les technologies très complexes et exigeantes des vénérables Alouettes, et leurs cousines, avec celles des machines modernes. Car bien qu'ULM les nouveaux hélicoptères légers de la classe 6 sont très modernes.
Ensuite, des hélicos seront toujours plus accidentogènes que des aéronefs classiques ; c'est inévitable : délicatesse du pilotage et domaine de vol différent.
Je suis aussi tout à fait d'accord avec vous que la maintenance ne souffrira pas d'à-peu-près. Il suffit de voir le programme d'entretien des Kompress, qu'ils soient CNSK ou ULM ; c'est du blindé ! Et ça coute cher. Mais il faudra le suivre, et à la lettre ! Pas de doute sur le sujet, un hélico ne sera jamais un multiaxe ou un pendulaire (je ne connais pas du tout les autogires).
Mais là aussi, pensez-vous raisonnablement que des gens qui vont acheter des hélicos à 150 000 euros au bas mot, machines qui vont couter plus de 200 euros de l'heure, vont bâcler leur maintenance au mépris de leur patrimoine et de leur vie ? Je ne pense pas.
Bref, j'espère très sincèrement que les pires augures ne seront pas confirmées, car le vol stationnaire à vraiment quelque chose de magique (voler est déjà magique pour nous terriens) ; mais aussi parce que je suis d'accord avec vous que toutes les autres classes sont concernées par un certain risque toujours présent d'interventionnisme réglementaire.
Rien n'est simple ! On veut toujours aller plus haut ; il ne faudrait pas se brûler les ailes pour autant.
Bien amicalement,
Emmanuel Colombier - 30/12/13
Bonjour Emmanuel,
Vous apportez une modération quasi angélique dans un monde déréglementé où on constate les pires dérives. Je ne crois pas que le niveau financier permette de penser que les personnes sont plus sérieuses. Ayant officié de nombreuses années dans l'automobile et la moto, je vous assure que les scandales liées à des ventes de voitures très haut de gamme (pensez Ferrari, Audi, Porsche...) vont au-delà de l'imagination. Une Porsche préparée pour la compétition, qui a tourné sur des circuits, qui a subi des stress importants et -au moins- un choc important, s'est retrouvée comme par magie en occasion 1ere main de 15 000 km chez un revendeur parisien. C'est un exemple parmi beaucoup d'autres et les prix n'étaient pas du domaine de l'amateurisme. Quand un professionnel acculé devra se séparer de son hélico classe 6 pour sauver son entreprise, ne croyez pas qu'il fera dans la dentelle au moment de la vente. Malheureusement, l'échelle des valeurs ne change pas la nature humaine. Ce qui vaut pour un pendulaire à 5000 euros vaut pour un multiaxe à 50000 et pour un hélico à 150000 euros. Cordialement,
miguel horville - ULMaG.fr