FAQ

Deux sites : deux univers
Bonjour Miguel,
Je connais bien ULMaG, mais les articles ''Tourisme'' de ce magazine n'ont pas du tout le ton des jolis articles d'Aeromoto.free.fr. Dans ULMaG, tu fais de la publicité pour des infrastructures touristiques, le chateau Machin, l'hôtel Truc et le domaine Schmolle. (à une ou deux exceptions prés, par exemple le rassemblement des Guépards à Villefranche). Les autres articles peuvent être utiles à ceux qui apprécient le tourisme aérien confortable, voire luxueux. C'est parfait, il y a évidemment une clientèle pour ça.
Mais, cela a peu de choses à voir avec tes ''papiers'' d'Aeromoto, très drôles, généralement déconnectés de tout aspect commercial, qui montrent en toute simplicité que l'on peut parcourir la France en ULM avec une petite tente de camping, un duvet, et beaucoup de gentillesse et d'ouverture d'esprit. C'est cet esprit "routard des airs" qui a un peu disparu dans ULMaG et que j'apprécie tant dans Aeromoto. Bon cela dit, je comprends que ton temps est limité, tes ressources aussi, et qu'ULMaG a priorité comme instrument de travail du journaliste que tu es. J'espère que j'aurai le plaisir de faire ta connaissance à Blois 2014, en attendant, je te souhaite de beaux reportages. Amicalement
Alain Michard - Yvelines - 29/01/14
Bonjour Alain,
Votre courrier m'a conduit à une réflexion profonde quant au ton donné au magazine : aurais-je perdu mon âme avec ULMaG ? En effet, ULMaG est un magazine commercial, au contraire de Aeromoto qui s'apparentait davantage à un blog (pas de publicité, pas de rapport avec les importateurs et les constructeurs). Et vous avez raison sur ce point ; je me faisais plaisir à conter des sorties ULM dans Aeromoto, alors que je décris froidement des situations dans ULMaG. Mais ceci est le fondement du journalisme, métier que j'exerce depuis bientôt 25 ans et que j'avais mis entre parenthèses avec Aeromoto. Donc oui, l'univers se professionnalise ; je suis ennuyé que cela prive certains lecteurs du plaisir de suivre des aventures personnelles, d'autant que je reçois toujours des courriers concernant Aeromoto, notamment pour les balades ULM. Pour autant, il faut aller de l'avant, et comme vous le relevez, je ne peux mener de front l'animation d'un blog et la rédaction d'un magazine. Je reviens sur un point et apporte un démenti formel : les articles n'ont pas vocation à faire la publicité pour telle ou telle enseigne. Je ne perçois aucune rémunération pour leur publication. Etre invité à loger une nuit dans un hôtel ou un château pour réaliser un article à son sujet ne semble pas de nature à susciter la moindre compromission ; ou alors mon intégrité ne vaut pas bien cher...
Toutefois, je pense que vous soulevez le point sensible du ''ton'' des articles de tourisme ; je tenterai de m'en souvenir à l'avenir et de revenir vers quelques destinations moins ''fastueuses'' au profit de balades plus simples, en bon ''routard des airs''. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Les choses à ne pas dire
Bonjour,
Il y a les pilotes qui causent et ceux qui volent. Mais quand ceux qui causent racontent de grosses bêtises, il serait bon de les remettre à leur place. J'entendais au club un visiteur (multiaxe Humbert) expliquer comment s'y prendre pour voler quand les conditions ne sont plus VFR (ce qui est courant en Lorraine). Il énonçait comme une vérité absolue que les instruments de vol basiques permettent de contrôler le pilotage et que la navigation avec un GPS n'a rien de compliqué. Je ne sais pas combien de ces guignols sont encore en vie après avoir testé de telles méthodes, mais il serait bon de mettre en garde les pilotes peu expérimentés contre ce genre de délires. Merci de relayer ce message, pour la sécurité de tous. Amicalement.
Michel - 29/01/14
Bonjour Michel,
En effet, il se dit énormément de bêtises dans notre activité. Il existe même quelques suicidaires qui mettent en pratique leurs âneries. Ce qui explique une partie des 30 à 35 morts que nous dénombrons chaque année. Bien sûr qu'en cas de visibilité réduite, même les meilleurs vont au tapis (voir le drame de la famille Ecalle). Mieux vaut laisser dire les forts en bouche et se cantonner à ce qu'il est prudent, sage et bon de faire : voler simplement. Encore récemment deux instruments de bord de mon Super Guépard m'ont lâché en vol, ce qui n'a entraîné aucune conséquences fâcheuse, puisque les conditions météo étaient ''ordinaires''. La même blague avec un horizon artificiel en rade dans la brume aurait pris une tournure désastreuse. Votre message est passé, cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Les oubliés de la réglementation
Bonjour Miguel,
Je réagis à ton article sur le changement d'espacement des fréquences radio (voir info du 20 novembre 2013). J'ai quelques amis qui sont constructeurs amateurs d'ULM, de Gaz'Aile pour ne pas le nommer, et qui se trouvent complètement dépourvus devant la brutalité de cette annonce... Cinq ans avant la date de péremption de nos bonnes vieilles radios. Eux qui ont déjà acheté leur radio, souvent d'occasion, qui l'ont installée dans leur cockpit en construction, mais qui n'ont pas encore de LSA, se trouvent piégés par cette date du 17 novembre 2013 que l'on nous a sortie d'un chapeau. J'ai appelé la FFPLUM qui visiblement n'a pas pensé à tous ces constructeurs amateurs et a dit Amen à la DGAC. Si tu pouvais transmettre ce coup de gueule sur les ondes, peut-être pourrait on espérer une dérogation pour eux ? Amicalement.
Sylvain Andrieu - Domaine de la Tuilière - 29/01/14
Bonjour Sylvain,
Etant ''de la baise'' comme beaucoup d'autres concernant l'espacement 8.33, je n'abonde toutefois pas entièrement dans ton sens ; cela fait plusieurs années qu'on nous a averti de l'imminence du nouvel espacement ; ne pas en avoir tenu compte à l'époque d'achat du matériel est une négligence (en tout cas, c'est mon cas : pour une piètre économie, je vais devoir racheter un matos...). Par ailleurs, comme l'indique le texte, on pourra toujours voler avec du matériel 25 mHz ; tous les ULM ne se posent pas à Orly... Cela étant, je n'aurais pas assez de place pour citer les exemples de réglementations (avérées ou avortées) qui ont donné lieu à une dépense du contribuable : dans un sens, je pense qu'une bonne partie d'entre-elles est pensée pour faire circuler l'argent (pourquoi pas créer de l'emploi) ; une autre servant à enrichir des lobbys (on invente un machin et les potes bien placés le rendent obligatoire, comme l'alcootest et autres bienveillances de ce genre) ; et seulement une infime proportion pour nous améliorer la vie (sécurité... tralala...). Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Accueil mitigé
Bonjour,
Je suis très surpris par vos commentaires concernant l'aérodrome de Montargis ! Je m'y suis posé l'été 2012 + 2013 et on ne m'a pas bien accueilli du tout. Il y avait une super engueulade entre les membres du club avion et les responsables des parachutistes. Le président a fini par arriver en disant que ces parachutistes étaient de vrais cons (en revenant en août dernier, j'ai appris que ces derniers sont interdits de clubhouse). De plus, comme l'an passé, j'ai entendu des horreurs sur les pilotes de planeurs où paraît-il, ils n'y a que des cons ! Il y a une très mauvaise entente entre les clubs sur ce terrain ! Seuls les privés semblent acceptés comme des rois par LE club avion mais les pilotes d'ULM sont pris pour des petits joueurs... des nuls quoi. Le tour de piste n'est pas forcément respecté même si cela met les autres pilotes en danger ; en 05, pour aller vers Orléans, j'ai vu les pilotes du club partir à gauche et couper les axes malgré une grosse activité sur la piste parallèle. Ils se prennent pour des cadors ! Je n'invite pas les pilotes à aller vers Montargis ! Allez plutôt à Briare où ils sont vraiment sympas.
Hubert Lacroix - Cosne - 24/01/14
Bonjour Hubert,
Les choses changent, les gens aussi ; je m'y suis rendu à plusieurs reprises et je n'ai pas rencontré les troubles que vous décrivez, et été plutôt bien accueilli, bien que pilotant un ULM. Peut-être avez-vous eu la malchance de tomber sur des journées où les esprits étaient ''chagrins'' ? Je partage complètement votre point de vue sur Briare où l'ambiance est très sympa ; plusieurs fois j'ai eu l'occasion d'y rencontrer des dames qui ont fondé un club de jeu et d'activités (couture, tricot, cartes, dominos...), confectionnant de délicieuses pâtisseries en attendant le retour de vol de leurs époux. De plus, les touristes de passage ne sont pas oubliés dans la distribution des calories. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Le blé ne fait pas l'honnêteté
Bonjour Miguel,
Suite à la lecture de votre édito de novembre 2013 et à la lecture des nombreux courriers de lecteur s'y rapportant, je pense être en mesure d'avoir un avis technique avisé sur les ensembles mécaniques des hélicoptères. Voici donc mon avis sur la classe 6.
J'ai assisté à la phase d'expérimentation à la Fare où nous avons notre club et sa section ULM. L'aventure débutant, il y avait beaucoup de passion. Surtout animée par la conviction que le futur de l'hélico léger passerait par cette voie.
Mais, avec mon expérience des ensembles dynamiques hélico je partageais vos inquiétudes : contraintes nombreuses et élevées, fatigue des matériaux etc. Phénomènes d'une toute autre ampleur que sur les voilures fixes. La complexité de tout ceci est très peu connue, même du monde des techniciens. Cumulée aux exigences de masses pour arriver aux fatidiques 285 kg, je comprends très bien que l'équation semble insoluble aux expérimentés des Alouettes et Bell 47.
Cependant, les exigences de puissance, les phénomènes vibratoires complexes, et j'en passe, sont tout de même très liés aux masses des machines.
Il y a déjà vraiment un monde entre un appareil de 1700 kg et de 4900 kg par exemple. Je ne parle même pas de la classe des 11 tonnes !
Il y a encore un monde entre les technologies très complexes et exigeantes des vénérables Alouettes, et leurs cousines, avec celles des machines modernes. Car bien qu'ULM les nouveaux hélicoptères légers de la classe 6 sont très modernes.
Ensuite, des hélicos seront toujours plus accidentogènes que des aéronefs classiques ; c'est inévitable : délicatesse du pilotage et domaine de vol différent.
Je suis aussi tout à fait d'accord avec vous que la maintenance ne souffrira pas d'à-peu-près. Il suffit de voir le programme d'entretien des Kompress, qu'ils soient CNSK ou ULM ; c'est du blindé ! Et ça coute cher. Mais il faudra le suivre, et à la lettre ! Pas de doute sur le sujet, un hélico ne sera jamais un multiaxe ou un pendulaire (je ne connais pas du tout les autogires).
Mais là aussi, pensez-vous raisonnablement que des gens qui vont acheter des hélicos à 150 000 euros au bas mot, machines qui vont couter plus de 200 euros de l'heure, vont bâcler leur maintenance au mépris de leur patrimoine et de leur vie ? Je ne pense pas.
Bref, j'espère très sincèrement que les pires augures ne seront pas confirmées, car le vol stationnaire à vraiment quelque chose de magique (voler est déjà magique pour nous terriens) ; mais aussi parce que je suis d'accord avec vous que toutes les autres classes sont concernées par un certain risque toujours présent d'interventionnisme réglementaire.
Rien n'est simple ! On veut toujours aller plus haut ; il ne faudrait pas se brûler les ailes pour autant.
Bien amicalement,
Emmanuel Colombier - 30/12/13
Bonjour Emmanuel,
Vous apportez une modération quasi angélique dans un monde déréglementé où on constate les pires dérives. Je ne crois pas que le niveau financier permette de penser que les personnes sont plus sérieuses. Ayant officié de nombreuses années dans l'automobile et la moto, je vous assure que les scandales liées à des ventes de voitures très haut de gamme (pensez Ferrari, Audi, Porsche...) vont au-delà de l'imagination. Une Porsche préparée pour la compétition, qui a tourné sur des circuits, qui a subi des stress importants et -au moins- un choc important, s'est retrouvée comme par magie en occasion 1ere main de 15 000 km chez un revendeur parisien. C'est un exemple parmi beaucoup d'autres et les prix n'étaient pas du domaine de l'amateurisme. Quand un professionnel acculé devra se séparer de son hélico classe 6 pour sauver son entreprise, ne croyez pas qu'il fera dans la dentelle au moment de la vente. Malheureusement, l'échelle des valeurs ne change pas la nature humaine. Ce qui vaut pour un pendulaire à 5000 euros vaut pour un multiaxe à 50000 et pour un hélico à 150000 euros. Cordialement,
miguel horville - ULMaG.fr

Le bruit des drones
Bonjour ULMaG,
Je reviens sur votre édito de décembre 2013 concernant les drones. Je trouve votre sujet très piquant et parfaitement en phase avec les préoccupations actuelles. J'y vois deux aspects distincts. D'abord le rappel à la réglementation qui semble nécessaire car beaucoup de personnes croient pouvoir piloter librement un drone (notamment pour réaliser et vendre de la photographie ou de la vidéo aérienne). Le second aspect est beaucoup plus profond et interroge sur le devenir d'une société qui place l'objet sur un piédestal et sur une industrie qui place le robot en concurrence de l'homme (au désavantage de ce dernier). Vous apportez une vision éveillée sur l'avenir des travailleurs dans ces conditions et ouvrez sur un réel débat que la politique n'a jamais abordé, proposant même un début de solution avec la taxation des robots. A ce jour, je n'avais pas encore entendu ou lu de journaliste assez impliqué dans son époque pour tenir de tels propos. Je tenais pour cela à vous témoigner toute ma sympathie, même si d'aucuns ont pris votre texte au premier degré ou si d'autres vous reprochent d'être éloigné de l'activité purement aéronautique.
Reste à poser une question à laquelle je ne trouve nulle part de réponse : les drones actuels sont mus par des moteurs électriques, thermiques (à pistons), des turbines, voir des réacteurs pour les matériels militaires. Mais quelle législation réglemente des drones à réaction dont la masse permet d'entrer dans la catégorie pouvant survoler du public ? Pourquoi cette question ? Parce qu'on a nulle part évoqué la nuisance sonore que peuvent générer ces appareils. Or si on s'en réfère à certains modèles réduits, l'émission sonore peut dépasser les volumes habituels... Avez-vous une idée ce sur le sujet ? Amicalement.
J. Lemarchand - Strasbourg - 28/12/13
Bonjour,
Merci pour votre analyse de l'édito de décembre. J'essaye de conserver ma lucidité et mon éveil sans sombrer dans l'aveuglement passionnel d'une activité au mépris du reste. Etant père (et même grand-père), le devenir de notre descendance m'intéresse... et m'inquiète aussi parfois. Concernant le bruit des drones, je n'ai en effet pas vu de réglementation spécifique à ce sujet. Mais en toute logique, la réglementation aéronautique devrait s'appliquer... sauf que pour cette dernière, un flou d'une intensité hallucinante entoure le propos (voir édito d'avril 2012). Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Ouvert aux ULM ; fermé aux ulmistes
Hello Miguel,
Avant tout très bonne fin d'année, la grande forme et la santé pour toi et tes proches ainsi qu'à ULMaG et ses intervenants. Je suis relativement perplexe par rapport au titre ''accrocheur'' : Tour ATL ouvert aux ULM (info du 27 décembre 2013). Ces machines jouent leur survie en étant modifiées ULM... Je pense que vu les restrictions qui sont apportées sur les conditions d'accès (100 ch mini, équipage possédant un PPL valide...), c'est avec beaucoup de sectarisme que le Tout ATL s'ouvre aux ULM. Et pourquoi pas une qualif' IFR ? Je pense donc à titre personnel que cette info ne mérite pas la une d'ULMaG, non ?
Bien amicalement
Emmanuel Colombier - 27/12/13
Bonjour Emmanuel
Il est clair que les conditions d'accès n'ouvrent pas le Tour ATL aux pilotes d'ULM, mais seulement aux ULM ressemblant à des avions (on pense à des Dynamic et autres MCR). Reste que l'actualité mérite toutefois d'être rapportée car elle intéresse le monde ULM et plus malicieusement parce qu'à terme, les mentalités évolueront, notamment quand les membres influents des aéroclubs avion perdront leur capacité à voler sous régime PPL (visite médicale...) et seront ''contraints'' à voler sous régime ULM. Vous verrez alors que ces mêmes personnes qui excluaient les pilotes ULM deviendront leurs meilleurs soutiens. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Déception & nostalgie
Bonjour,
Je suis déçu par les conclusions de l'enquête concernant le monoplace idéal (sondage). Je m'imaginais que les ulmistes conservaient l'esprit des précurseurs, comme l'association des Vieux Debs l'entretient. Mais visiblement, la formule ne fait plus recette. C'est dommage, car la technologie progressant, on rêve d'ULM très simples pouvant décoller et voler avec des moteurs de faible puissance (ce qui n'était pas le cas avec les constructions lourdes d'autrefois). Ce qui baisserait le coût d'une heure de vol et permettrait d'utiliser des pistes de 50 à 100 mètres de longueur. Mon rêve n'est pas de voyager, mais de décoller d'un chemin près de chez moi, le soir quand la campagne est calme. Ce n'est pas possible avec les ULM de club, presque toujours biplaces, lourds et rivés à des aérodromes. Dans les ULM commercialisés, je ne vois que le Quicksilver 2S qui corresponde à cette définition, mais sa conception biplace en fait un ULM encore trop lourd et sur-motorisé. A quand un multiaxe comme je le souhaite ? Vous faites un travail formidable, merci. Amicalement.
Rayane - 10/12/13
Bonjour Rayane,
Un constructeur doit répondre au marché. Si une majorité veut du bleu : alors ce sera bleu. Si les clients de rouge sont peu nombreux, le développement n'est pas rentable. Or les constructeurs sont des entrepreneurs et pas des philanthropes. Il y a bien quelques tentatives isolées : prenez l'exemple de Jean-Daniel Roman (Aéroservices) qui a développé la Guêpe parce que le concept lui plaisait. Ce fût un échec commercial. Les personnes a priori intéressées lors de sa présentation à Blois, n'ont pas donné suite. Comme vous, j'aimerais bien un ULM minimaliste pour décompresser après le boulot. Mais je crains devoir changer de catégorie pour y parvenir (paramoteur ou pendulaire...). Je ne partage pas votre point de vue quand vous évoquez la sur-motorisation ; s'il est vrai qu'on souhaite tous des moteurs moins stressants, moins coûteux ; moins lourds, plus économes... la puissance demeure une alliée indéfectible en terme de sécurité ; notamment pour décoller de pistes improvisées. Merci de votre message. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Spacek SD-1
Bonjour,
Dans votre article ''Sondage Multiaxe Monoplace'', vous arrivez à une double conclusion et deux types d'ULM ressortent du lot : les ailes hautes de voyage et les ailes basses rapides et sophistiqués. Or dans cette seconde catégorie, c'est le Spacek SD-1 qui est cité le plus souvent, suivi de la Luciole, alors qu'ils ne correspondent pas à cette définition. Ce sont des aéronefs en bois (pas très sophistiqué) et de plus ils ne présentent pas de technologie moderne. Le Solo Atec ne vient qu'en 3e place. Je m'étonne de cette contradiction. Passionné d'aviation et d'avions sans sectarisme, j'apprécie ces 3 ULM pour leurs qualités respectives, mais rangerais seulement le Solo en composite dans les appareils sophistiqués. Pas vous ? Je trouve cet article très intéressant car il permet de se rendre compte des attentes des pilotes et de présager le futur parc d'ULM. Amicalement.
Grégory - 09/12/13
Bonjour Grégory,
Je ne qualifierais pas de contradiction le fait que les appareils cités ne correspondent pas exactement aux critères idéaux donnés par les chiffres. J'attribue plutôt cela à la représentativité médiatique de ces ULM. La Luciole a fait l'objet de nombreux articles de presse et elle émane d'un ingénieur connu pour la qualité de ces conceptions. Elle offre des performances élevées avec une motorisation faible et économique. Le Spacek a marqué les esprits lors de sa présentation au salon de Blois 2009 : des chiffres alléchants, un prix serré... Il n'en faut pas moins pour créer le ''buzz''. Par ailleurs, quand le panel dessine à l'aveugle un ULM, il l'idéalise. Mais s'il doit se référer à l'existant, il se projette avec des paramètres de faisabilité concrets, au rang desquels le prix d'achat, la revente éventuelle... Et là, le Solo, en dépit de toutes ses qualités, ne rivalise pas avec le Spacek ou la Luciole. Je n'ai pas d'autre explication à vous fournir. En tout état de cause, l'article dresse un constat des demandes, attentes et espoirs du panel. Les chiffres sont commentés, mais pas interprétés. Merci de votre intervention. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Croiser un drone
Bonjour,
Pour faire suite à votre édito de décembre, je pense avoir croisé un drone en 2011, lors d'un vol dans la région aquitaine, à 30 kilomètres au nord-ouest de Bordeaux. Il s'agissait d'un aéronef de petites dimensions (environ 3 mètres d'envergure), au fuselage très fin avec des ailes en canard et probablement une hélice propulsive. La ''rencontre'' a été rapide, de sorte que je n'ai pas pu apercevoir plus de détails. J'ai croisé cet ''ovni'' par le travers à une centaine de mètres, et sa vitesse paraissait semblable à la mienne (100 kt). Dans votre article vous craignez de voir chuter des drones, mais je pense qu'il faut plutôt craindre d'entrer en collision avec. Je précise que je volais en avion (HR200), et que j'avais connaissance des NOTAMs et des informations locales, qui ne signalaient pas de vols non habités. Des questions se posent : les gestionnaires sont-ils libres de faire voler des drones sans en avertir l'autorité de l'air ? Les drones peuvent-ils échapper au contrôle des télépilotes ? Les drones sont-ils équipés de systèmes anti-collision comme TCAS ou autres (qui n'empêchent pas les collisions avec les aéronefs non pourvus de TX) ? La notion de ''voir et être vu'' ne perd-elle pas son sens avec des vols non habités ? Autant de réponses que vous pourriez aborder à l'occasion d'une prochaine publication... Salutations aéronautiques.
Luc - 09/12/13
Bonjour Luc,
J'ai entendu un récit pareil au vôtre, émanant d'un pilote limousin. Je pense que des entités sérieuses, notamment militaires, ne s'amuseraient pas à faire voler des drones sans prendre toutes les sécurités utiles. Il en va de même pour les constructeurs qui auraient beaucoup à perdre en cas d'accident. Que des drones échappent au contrôle, cela est possible, car la technologie, y compris les sécurités, sont faillibles. Comme vous le faites remarquer avec justesse, ''voir et être vu'' ne signifie pas grand chose si l'opérateur ''voit'' à travers une caméra. Ce n'est pas comme être sur le siège avec des yeux partout (pour ceux qui ne dorment pas aux commandes). Vous avez également raison à propos des systèmes anti-collision qui ne fonctionnent qu'entre appareils équipés. Je n'ai pas prévu d'article sur le sujet, mais l'idée est intéressante. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr