FAQ

Pilotes responsables ?
Bonjour Miguel
Je partage ton analyse des pilotes inconscients décrite dans l'édito du mois d'août 2013. Je trouve très dommage que des personnes à qui on confie un brevet, sanctionné par un examen se montrent aussi bêtes et ne réfléchissent pas plus au conséquences de leurs actes. On l'excuserait peut-être d'ados insouciants, mais d'adultes responsables. Bonne chance pour ta création de piste, en souhaitant que les travers de ce pilote ne bloqueront pas ton beau projet. Bons vols.
Jacques Delande - 04/09/13
Hello Jacques,
Je crois, du moins j'espère que mes voisins auront compris que tous les ulmistes ne se comportent pas comme des idiots. Wait and see. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Caution
Bonjour Miguel,
Je viens de découvrir dans les news l'article relatif à la mise en vente des plans du Spratt 103 ! Je suis un peu surpris, car connaissant ton esprit très critique sur tous les essais que tu pratiques, je découvre que tu cautionnes une machine pour le moins surprenante ! Je m'explique, je n'ai aucun à priori contre cette machine ni contre son concepteur (je suis même très intéressé par le concept) mais je comprends mal que l'on puisse mettre en vente une machine que l'on a jamais vu voler.
J'ai beau chercher sur le net, je ne trouve que deux films de qualité médiocre où l'on voit une machine ressemblant au Spratt qui fait un virage à droite et un virage à gauche, mais aucune donnée sur l'origine, le lieu et la date de tournage ?
J'aurais aimé voir un film où l'on voit la machine en gros plan, le pilote s'installer, la mise en route, le roulage, le décollage, les évolutions et atterrissage. De nos jours avec les moyens que nous possédons cela me parait un minimum pour mettre en vente une nouvelle machine. Peut-être suis-je un peu candide ! Depuis des années que j'entends parler de cette machine, je ne l'ai encore jamais vue ! Pourtant je suis allé à Vannes dans cet espoir, mais le concepteur s'est décommandé !
Je souhaite de beaux vols aux acheteurs !
Didier - 02/09/13
Bonjour Didier,
Pas de confusion ou de conclusion hâtive : je ne cautionne rien du tout ; j'informe que les plans d'un appareil sont disponibles à la vente. Ce n'est pas la même chose.
Attention à la lecture : il y a ce qui ressort du factuel, ce qui ressort de l'argumentaire et ce qui ressort de l'expérimentation.
- j'ai bien écrit : très simple, léger et facile à construire : c'est du factuel
- j'ai bien écrit : est réputé absorber les turbulences et ne pas décrocher : la réputation est le fait de l'argumentaire commercial ou passionnel des militants, prenants cause et autres parties intéressées ; réputé n'est pas un jugement de valeur
- mais je n'ai absolument pas écrit (et je m'en garderai bien) : le Spratt vole bien : ce qui serait le constat d'une expérimentation
Il faut prendre une information telle qu'elle est donnée et ne pas chercher des interprétations cachées.
Pour tout dire, je me fous du Spratt comme de ma première culotte, de même que je me fous de tous les appareils qui volent, roulent ou flottent. Mon boulot consiste à informer, parfois essayer, juger ou analyser. Je fais ce boulot, j'ai toujours fait ce boulot sans passion, y compris durant 20 ans de journalisme auto et moto, sur les plus beaux engins, sur les plus beaux circuits de la planète, dans les meilleures conditions et aux frais de la princesse ; cela m'a valu d'être considéré comme sans âme (ce qui est factuel) et sans compromis (ce qui est consécutif).
De plus, je ne m'aventurerai certainement pas à cautionner un ULM en construction amateur, sachant le nombre de possibilités que la réalisation soit ratée et que le pilote se prenne un volume.
La construction amateur régulièrement atteinte d'atypisme, s'oppose à mon taf qui traite les phénomènes de masse au plan statistique.
Donc non : je ne cautionne pas plus le Spratt que tout autre appareil de ce type ; je respecte seulement le droit à l'information de leur concepteur, tout comme je donne ce droit aux grandes marques qui présentent dans mes colonnes des aéronefs que je n'ai jamais essayés et que je ne piloterai sans doute jamais.
Ma seule réserve, et je vous garantis que je l'exerce, c'est de virer tous les superlatifs des communiqués de presse qu'on m'envoie ; cela me donne parfois plus de boulot en ré-écriture que de traiter l'information elle-même.
Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Gestion des petites annonces
Bonjour,
J'ai passé une annonce en mars 2013 dans votre magazine et je m'aperçois qu'elle n'y figure plus. Avez-vous une explication ? Merci de me répondre et de me signaler s'il faut des conditions particulières ou être de vos amis pour voir son annonce conservée. Si d'aventure vous retrouvez mon annonce, merci de la replacer en tête de liste.
Michel P. - 16/08/13
Bonjour Michel. Votre très désagréable courrier permet de répondre aux lecteurs et annonceurs qui utilisent le service des petites annonces sans finesse. Lorsque vous passez une annonce, vous êtes invités à transmettre une adresse mail valide. Cette adresse est indispensable pour recevoir le mail de confirmation qui permet de joindre la photo d'illustration. Sachez que toute photo venue spontanément ou sans référence est détruite. Nous n'avons pas de temps à perdre en recherches pour attribuer chaque photo à chaque annonce. Après 90 jours de parution, vous recevez sur cette même adresse mail, un message vous invitant à reconduire, stopper ou modifier l'annonce. Nombreux sont ceux qui ne répondent pas à ce message. Après 12 jours en temps normal et 34 jours aux périodes de vacances, sans réponse de l'annonceur, l'annonce est détruite. Par ailleurs, l'utilisation d'adresses mail éphémères conduit au même résultat. Dans votre cas précis, un mail de relance vous a été expédié le 16 juin 2013 à l'adresse que vous aviez communiquée et qui ne semble correspondre à rien (status : mail address unknown). Vous n'y avez donc pas répondu, et en conséquence, votre annonce a été supprimée le 29 juin. Rien de plus normal. La prochaine fois vous utiliserez une adresse valide et serez ainsi averti de la relance. Si tout n'est pas parfait dans le magazine ULMaG, la gestion des petites annonces est faite manuellement et rencontre l'adhésion d'un grand nombre d'utilisateurs. Généralement, ceux qui ont des problèmes sont ceux qui ne veulent pas se plier au règles... Cherchez la coïncidence. Quant à la position des annonces, elle dépend de la date de mise en ligne. Rassurez-vous, un acheteur sérieux ne s'arrête pas à la première page des annonces lors de sa recherche. S'il le fait, c'est un touriste et vous fera sans doute perdre du temps pour ne rien vous acheter. L'occasion de rappeler aux petits malins qui demandent l'annulation de leur annonce pour la remplacer par une plus récente, qu'ils verront leur demande ignorée (avec annulation de l'annonce en cours et de l'annonce à paraître). Ce service gratuit n'a pas vocation à nous faire crouler sous les demandes abusives. Enfin, merci de lire les courriers et de respecter les méthodes mises au point pour la gestion des annonces. Que vous les compreniez ou pas, elles nous font gagner un temps précieux sur le traitement. Vous vouliez des explications : vous les avez. Quant à votre annonce, bizarrement elle s'avère introuvable dans les logs d'historiques...
miguel horville - ULMaG.fr

Quel coût pour la déception ?
Excellent et lucide édito de juillet 2013 ! Mais est-ce anti-commercial de tenir un tel discours ? Combien ''coûte'' un élève déçu en termes de notoriété pour l'école qui l'a désinformé, en regard de ce que peut lui rapporter un jeune pilote passionné et sérieusement formé ?
Luc Gaillard - 05/08/13
Très bonne réflexion en effet ; mais calculer un juste investissement et comprendre qu'une réputation vaut mieux et rapporte plus que des euros immédiats et faciles, cela n'est pas dans cordes de tout le monde. Merci de votre message.
miguel horville - ULMaG.fr

Le crédo des bobos
Bravo Mr Horville pour votre édito de février 2013 qui a fait tant réagir. Vous citez les enfants d'Afrique ainsi que ceux du Brésil que je connais bien pour y habiter depuis 8 ans maintenant. Ces enfants qui souffrent effectivement dès leur plus jeune âge ne deviennent pas tous des délinquants, loin s'en faut. Mais notre société moderne d'assistés en tous genres voudrait nous faire croire qu'il existe toujours une relation de cause à effet. Jeunesse malheureuse, famille déstructurée, chômage des jeunes ; non et non. Vous avez mille fois raison quand vous mettez en avant les devoirs avant les droits. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Mais la délinquance c'est comme la misère : si elle disparaissait de notre paysage, cela mettrait au chômage des milliers de personnes ''bien intentionnées'', des bobos dont le seul crédo est la protection... de leur emploi. Je tenais à vous apporter mon soutient entier et amical.
René Sanchez - 08/07/13
Bonjour René, lointain lecteur ! Très bien vu, le coup de la protection de ''leur emploi''. Comme au gouvernement : rien à cirer des problèmes, pourvu qu'on se gave encore et encore. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

L'instructeur était nul
Bonjour M. Horville,
Merci de donner également la parole à ceux qui ne ''lèchent'' pas dans le sens du poil. J'ai arrêté ma formation pour deux raisons : l'instructeur était complètement nul et il mentait. Nul parce qu'il ne savait pas répondre à mes questions (les nuages, la météo, les pressions atmosphériques, les isobars, la portance dégradée...), nul aussi parce qu'il n'expliquait pas mes erreurs et se contentait de les corriger en grognant. Enfin, comme vous l'avez mentionné dans votre édito de juillet 2013, il m'a menti dès notre première rencontre, en me disant que la formation multiaxe ne coûterait pas plus de 1200 euros (en moyenne 12 heures). J'en ai fait 15 et j'étais loin d'être lâché. Pire, à mesure des leçons, j'avais une appréhension grandissante à monter l'ULM. J'ai préféré abandonner. C'était en octobre 2004 ; j'ai cherché une autre école, mais notre région en est dépourvue et j'aurai dû me déplacer trop loin. En 2010 j'ai refait un vol lors de mes vacances ; c'était génial. L'instructeur était très bon et il m'a redonné envie. Mais le problème de l'éloignement m'en empêche toujours et mes disponibilités sont malheureusement réduites. Pour finir, je ''vis'' l'ULM à travers la lecture des magazines et de votre site. Bravo pour votre travail et merci de donner la parole aux lecteurs. Amicalement
Jean-Luc - 08/07/13
Bonjour Jean-Luc, je pense que vous avez fait le bon choix. Un instructeur nul (il en existe...), fera un pilote nul et potentiellement un risque pour lui-même et pour les autres. C'est dommage que vous n'ayez pas pu poursuivre. Mais qui sait ? Peut-être une école va-t-elle se monter un jour dans votre région, ou votre ancien instructeur laissera-t-il sa place à quelqu'un de plus performant... Et vous aurez plaisir à reprendre l'air. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Piqûre de rappel
Bonjour Miguel, en effet, je suis un peu scotché de voir ce que les instructeurs peuvent laisser passer comme idée (cf. édito d'avril 2013 sur la VNE). Ce rappel sur les Vitesses LIMITES est excellent ; les pilotes venant de l'avion sont peut être un peu plus avertis, mais ce rappel est salutaire. Merci pour nous tous.
Laurent Larlet - 21/06/13
Bonjour Laurent, il y a effectivement des fondamentaux à retrouver de temps à autres. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

La qualité des instructeurs
Bonjour Miguel,
Tiens ! Le 1er avril change de mois ! J'ai cru sur le coup que c'était un nouveau poisson d'avril ! Mais non ! Ton édito d'avril 2013 semble vraiment réel ! Moi aussi je fais des erreurs... Pas bien grave puisque je suis toujours vivant ! Mais je fais attention et je me corrige à grands coups de pieds dans les fesses (et ailleurs...). Et même en faisant attention je ne suis pas à l'abri... Après ce qui a été écrit je me pose la question de savoir ce qui en est de la formation, du suivi et des contrôles ''inopinés'' des instructeurs tant ''décriés'' par la FFPLUM, entres autres. A quand un vrai label de
qualité ? En y réfléchissant j'ai eu du bol de ''tomber'' sur un instructeur ''bon père de famille''... Heureusement ils ne sont pas tous comme cet hurluberlu ! Je ne suis pas pour la dénonciation, mais là ! C'est ''jouer'' avec la vie des autres : la sienne il en fait ce qu'il veut ! Quand je vais dire cela aux gars du Club ils vont me prendre pour un ''échauffé de la cervelle'' ! Bons vols à tous et prudence !
Daniel Combes - 04/05/13
Bonjour Daniel,
La difficulté avec notre système déclaratif libertaire, c'est qu'il implique ce genre de dérive. Ou alors nous choisissons un cadre réglementé où chaque action, chaque information, relève d'une procédure définie, comme n'en connait même pas la formation PPL, mais seulement celle très rigoureuse des pilotes commerciaux ou militaires, formés sur et pour type, avec peu de liberté et finalement, comme le démontre l'actualité, pas toujours toutes les réponses appropriées aux différents événements rencontrés. Cela ne tranche pas la question épineuse du niveau des instructeurs, lesquels s'avèrent très inégaux en compétences et qualité. A chacun de trouver ''SON'' meilleur, et surtout de faire l'effort d'aller à la rencontre de plusieurs instructeurs pour parfaire et compléter son apprentissage. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Vne : valeur fixe ou variable ?
Bonjour Monsieur,
J'ai lu attentivement votre édito d'avril 2013 sur la VNE, et je partage évidemment votre conception sur ceux qui vont ''chercher la plage de VNE''... Je m'étais moi aussi, il y a peu, montré stupéfait sur ces pratiques et leur intérêt très limité. L'usage des ''arcs rouges'' devrait être interdit, au profit d'une barre comme vous l'avez indiqué.
Ces considérations, et une interpellation d'un de mes amis pilotes le week-end dernier, ont fait ressurgir une question sur la VNE à laquelle j'ai beaucoup de mal à porter réponse, et sur laquelle vous semblez avoir un avis en fin d'édito : la VNE est elle affectée par l'altitude ?
Si j'en crois ma conception de la VNE, qui est une limite structurelle de l'appareil, il me semble que ce n'est pas le cas : la structure est limitée par la pression que l'air exerce sur elle. Celle pression est directement indiquée... par la Vitesse Indiquée (IAS) : que l'on soit à 0 ft ou à 10000 ft, 180km/h indiqués traduisent la même pression, donc les mêmes contraintes sur la structure.
J'ai aussi lu, mais sans certitude (et je n'en vois pas la raison immédiatement) que le flutter, constitutif de la VNE, dépendrait de de la Vitesse Vraie (TAS) : si c'est bien le cas, ce serait la seule explication à la variation de la VNE en fonction de l'altitude.
Cela dit, je n'ai jamais vu dans aucun manuel de vol (sauf celui du Sinus, mais c'est peu par rapport au nombre de manuels d'avions certifiés que j'ai pu consulter) de table indiquant la variation de la VNE avec l'altitude... Si vous avez la réponse, je suis preneur. Bien cordialement.
Christophe Classeux - 03/05/13
Bonjour Christophe,
Au plan purement structurel, vous avez raison, la pression (ou résistance) sur l'avion étant moindre en altitude, les efforts décroissent à mesure que l'altitude augmente. De fait, on pourrait conserver la Vne lue sur le badin IAS constante, bien que la vitesse propre (TAS) augmente significativement. Mais d'autres phénomènes interviennent qui ne respectent pas les mêmes règles, au rang desquels, et notamment, le flutter. Ce phénomène est lié à la vitesse des molécules d'air qui s'écoule sur les surfaces. Or cette vitesse augmente avec l'altitude (à IAS constante). En conséquence le flutter qui se produit à une vitesse TAS constante impose de réduire la vitesse IAS.
Pour un avion rapide, il existe également un Mach limite (MMO et MD). En altitude, la vitesse est limitée par le MMO, la VCAS restant inférieure à la Vne. Par exemple pour avion commercial dont la Vne indiquée est de 350 ktCAS la MD est égal à 0,82. À partir d'environ 24 000 ft (IAS), la vitesse est limitée par le Mach. On note également que la Vne indiquée pour les planeurs et grandement en rapport avec le phénomène de flutter ; phénomène qui apparaît dans l'arc de jaune quand ils sont en haute altitude.
Pour simplifier on ne perd pas forcément ses ailes à 20 000 pieds à la Vne affiché (le trait rouge) à cause des efforts structuraux, mais on peut rencontrer du flutter ou, pour les machines rapides, emboutir les Mach (MMO et MD). Les avions commerciaux sont testés jusqu'à ces limites, mais pas les avions de loisir ou les ULM. D'où une réserve de précaution qui semble nécessaire. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Après la VNE, la VCDVNE
En réaction à l'édito d'avril 2013. ''Plage de la VNE''... encore un truc extraordinaire inventé par des instructeurs en mal de reconnaissance ! VNE, Velocity Never Exceed , vitesse à ne jamais dépasser (même pour un instructeur), c'est pourtant simple ! Il est même prudent, pour moi, d'éviter de s'en approcher trop souvent. Dans la même veine, j'ai rencontré un jour un instructeur qui m'a ''conseillé'' de ''pomper sur la profondeur pour casser la portance à l'atterrissage''. Tout ça parce qu'en tant qu'instructeur, il n'arrivait pas à arrondir proprement... Je ne cite pas son nom par charité... Instructeur vous avez dit ? Après l'absence de lâcher, voici ''la plage de la VNE''. Ils ferait bien d'y retourner à la plage, ces instructeur histoire d'apprendre à nager encore un peu plus. Bref, c'est ce genre d'article qui me fait attendre avec impatience l'édito d'ULMag. Un jour, ''ça va mal finir toute ces conneries'', effectivement... Enfin, après la VNE, il y a la VCDVNE (Vitesse du Con qui Dépasse la VNE).
Jacques Foucher - 02/05/13
Bonjour Jacques,
Il est vrai qu'un coup de balai dans le nid des mauvais ferait le plus grand bien à nos statistiques d'accidentologie. Encore que...
miguel horville - ULMaG.fr