FAQ

Voler haut et voir loin
Bonjour Miguel,
Je viens de lire votre édito de juillet 2017 et votre réflexion sur les équipements de sécurité. Je les trouve très pertinents. J'ai volé lundi pour une petite navigation plaisir vers la baie de somme. J'ai volé comme on me l'a appris avec une MTO volable sans forcer mon ''talent'' (si j'en ai, mais je ne crois pas), avec les cônes de sécurité la plupart du temps, en scrutant les extérieurs, les champs vachables, en restant aux aguets sans jamais m'inquiéter outre mesure, sans avoir besoin de dépasser mes limites ou celles de la machine, en sachant que j'avais plein d'équipements de sécurité dans la machine... et surtout en volant haut dès que possible en sortie de zones. J'ai redécouvert une bonne partie du plaisir du vol, la profondeur de vue, les paysages, la beauté de notre planète, le ciel, la vitesse (avec le vent dans le dos au retour, mach 0.15 !). Je n'ai trouvé que des avantages à prendre de la hauteur en fait. Je ne suis pas un super pilote, je suis sérieux en vol et au sol et lorsque je fais de l'ULM en respectant ce que mes instructeurs m'ont appris, je me sens un homme meilleur qui continue d'apprendre par cette activité et aussi de mes erreurs et des erreurs des autres car mon vol n'était pas parfait. J'ai encore appris beaucoup de choses lundi. Bravo pour votre édito et votre site, continuez longtemps. Amitiés aéronautiques.
Dominique Morin - 29/11/17
Bonjour Dominique,
Je n'affirme pas que voler en paramoteur m'inciterait à prendre de l'altitude, car cette classe d'ULM est idéalement propice au plaisir de raser les prairies (avec modération et en respect de la tranquillité des terrestres). De même, j'ai plaisir à faire du saute-mouton avec un Quicksilver, mais tant qu'à naviguer, j'adopte la même technique qu'en plaisance : loin des côtes, loin du danger ! Qui a envie de boire le bouillon en allant déguster une soupe de poisson à l'Ile d'Yeu ou d'Oléron ? Pas moi, c'est sûr. Le bouillon, c'est chaud avec des croutons que je l'apprécie. Merci de votre courrier et de vos compliments. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Les pilotes parlent tous anglais ?
Bonjour à toute l'équipe ULMAG,
Votre édito de novembre soulève deux notions distinctes : la Loi que vous citez qui oblige à produire des notices en langue française pour vendre sur le territoire national, et l'usage de la langue anglaise dans le milieu aéronautique. Selon moi, il s'agit d'un faux débat. Beaucoup de personnes parlent suffisamment anglais pour lire une notice ou un bulletin de service. Le cas échéant, il y a toujours un copain pour dépanner. Et au pire, on utilise le traducteur de Google pour s'en sortir. Je ne vois pas le problème. Au contraire, je pense que se forcer à traduire entraîne et fait travailler le cerveau, ce qui est bon pour la santé (le cerveau est un muscle comme les autres). Je pense que tous les pilotes devraient parler un minimum anglais, cela leur permettrait de comprendre beaucoup de choses, notamment les réglementations qui sont pour la plupart mondiales (donc rédigées en langue anglaise), et les nouveaux appareillages de bord (dont certains GPS). Aéronautiquement
P. Malherbe - 28/11/17
Bonjour,
Il n'y a rien de plus dangereux que traduire de manière incertaine un document technique ou un bulletin d'alerte, de service ou autre. Il en faut peu pour commettre un contresens et donc abîmer plutôt que réparer. Pour avoir traduit des ouvrages techniques automobiles (et même avoir pondu un chef-d'oeuvre shakespearien), je certifie qu'aucun ''traducteur du dimanche'' n'est à l'abri, pas plus que les traducteurs professionnels. J'ai donné à relire mes manuscrits à des spécialistes des sujets traités et je me sentais penaud des insignifiantes fautes commises, dont les conséquences auraient été pour le moins gênantes. Par ailleurs, j'utilise parfois Google translation pour me reposer le muscle du haut : tant qu'on lui donne du littéraire à traduire, ça va. Mais dès qu'on lui donne du technique, attention les dégâts. Enfin je pense qu'aucune philosophie ne peut justifier qu'on oblige un peuple à utiliser un langage qui n'est pas le sien. En fait je ne vois que deux cas le justifiant : l'envahissement et le snobisme. Visiblement vous parlez anglais. Mais si demain les chinois décidaient de libeller leurs notices en mandarin, je ne suis pas certain que vous resteriez sur votre position. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Tous anglophones
Bonjour Miguel,
L'édito de novembre dernier portant sur l'usage de la langue française est très bien documenté mais oublie de signaler que l'anglais est le langage le plus utilisé au monde. Ceci explique cela. Cordialement.
Philippe Noir - 28/11/17
Bonjour Philippe,
C'est à la fois vrai, faux et sujet à débat ; l'anglais comme langue maternelle est la troisième langue parlée dans le monde après le mandarin et l'espagnol. L'anglais en langue apprise est en effet la première langue, mais il s'agit d'une langue commerciale principalement utilisée pour le négoce. Ce qui ne change rien au fait que si on part du principe que parce qu'elle est répandue elle doit être unique, alors oublions purement et simplement qu'il existe d'autres langues et condamnons l'ensemble des terriens à parler anglais. Les choses auront au moins le mérite d'être claires et les documents techniques n'auront plus à être traduits. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Francophonie
Bonjour Miguel,
Je suis à 100% d'accord avec l'édito de novembre 2017 : si un constructeur me propose un document dans une langue étrangère, je réclame une traduction. Il devrait en être de même pour les lettres de rappel, BS ou SI. C'est même une question de sécurité. Amicalement.
Jacques Delande - 27/11/17
Bonjour Jacques,
C'est tout l'esprit de la Loi d'août 1994. Le législateur devrait bricoler un additif pour en augmenter la portée. Bientôt un article élargissant ce sujet. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

A contre-courant
Bonjour,
Juste un p'tit mail pour exprimer à quel point je me régale à chaque visite sur le site ULMag. Je souscris à 100% aux éditos avec lesquels je suis toujours en phase, notamment celui de septembre 2017 sur la vraie philosophie de l'ULM est tellement juste... Voilà, c'était juste un encouragement à
continuer, dans un monde où la critique est tellement plus commune que le compliment ! J'espère reprendre l'ULM bientôt après quelque années d'interruption et je chercherai davantage le plaisir d'être en l'air simplement plutôt que de parcourir des grandes distances comme un bolide. Bref totalement à contre-courant des tendances actuelles, mais j'assume ! Merci encore et bonne continuation !
Christophe - Bordeaux - 27/11/17
Bonjour Christophe,
En effet, la simplicité élevée au rang de philosophie passe aujourd'hui pour une divergence, voire une marginalité. Mais n'est-ce pas là justement l'esprit de l'ULM, d'être à contre-courant ?
Merci de votre courrier.
miguel horville - ULMaG.fr

Ulmsites bourrins, ou pilotes bourrins ?
Bonjour,
Entièrement d'accord avec votre édito d'octobre 2017 : l'ULM est à redécouvrir ! Tout autre sujet ; j'ai volé en passager multiaxe il y a quelques semaines (avec un pilote très sérieux) et n'avais pas eu l'occasion d'écouter 123,5 depuis longtemps : phraséologie catastrophique pour les ULM entendus ! Pas mon pilote du moment qui a été bien formé, mais certains... L' ULM c'est génial. Mais effectivement il y a des dérives qui se sont crées et surtout ces dramatiques accidents qui détruisent des familles alors que cette activité est un plaisir et non une roulette russe. Par ailleurs, je suis tombé par hasard sur un forum où des pilotes ULM échangent sur les modèles d'horizon artificiel à installer... on croit rêver ! Je souhaite que vous ne me trouviez pas trop critique. Cordialement,
Alain Fievez - 08/11/17
Bonjour Alain,
Je ne vous trouve pas ''trop critique'', bien au contraire, la critique est constructive et la vôtre l'est pareillement, mais un poil ''imprudent'' (synonyme de très direct dans le cas présent) concernant votre verdict sur la phraséo' qu'on entend en VHF. Comme vous, j'entends de jolies perles que mon enregistreur permanent me permet de collectionner (juste pour le fun). Pour être sincère et honnête, une certaine compétition semble régner entre pilotes F-G, F-P et F-J. Il y a de beaux spécimens dans toutes ces catégories, autant qu'il y a de gens très sérieux partout. Mon préféré était un ''DR-400-4-personnes-à-bord'' planté entre le second sous-sol du centre commercial et le clocher de l'église de Mortagne-au-Perche, à en croire l'altimétrie douteuse qu'il annonçait, ceci à contre-qfu d'une préférentielle hypothétique dans une branche vent-arrière Sud (elle est au Nord !). Il y a des gens en difficulté un peu partout. Celui-là était partout en difficulté, mais pilote avion et irresponsable de 3 âmes en sursis. Concernant les équipements comme l'horizon en ULM, je pense qu'ils sont inutiles en regard de la philosophie ULM. Mais si certains propriétaires de jolies machines ont envie de s'en équiper, pourquoi pas ? Du moment qu'ils restent au poids légal et qu'ils ne s'en servent pas (!), rien contre. En revanche, si les actus relatent un crash d'ULM PFD en conditions IMC (les exemples existent), là, y'a moyen de grogner. Merci de votre courrier. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Technologie : pour ou contre ?
Bonjour,
Dans votre édito d'octobre 2017, vous considérez les mécaniques avion comme rétrogrades et celles des ULM comme trop avant-gardistes. Où situez-vous la bonne moyenne ? Moteur 912 à carburateurs, avec batterie plomb ? Je trouve cela un peu réducteur. Il y a de très bonnes choses dans toutes les technologies. Ces braves VW ou Lycoming ont encore de beaux jours devant eux, à condition de ne pas compter le carburant. Un 912 iS avec batterie Lithium et gestionnaire électrique est une option qui apporte de nombreux avantages. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise solution, mais des solutions qui répondent à des attentes propres à chaque pilote. Qu'en pensez-vous ? Cordialement.
Jérémy - 03/11/17
Bonjour Jérémy,
Pour être honnête, je pense que vous avez à la fois raison, tort, et que vous n'avez pas saisi le sens d'un édito. Il ne s'agit pas de dresser un comparatif sur les technologies employées, mais de prendre un peu de hauteur sur un comportement commercial qui vend de la technologie. Ce qui est jugé n'est pas le piston ou la tirette, mais les dérives qui ne manquent pas d'apparaître quand on s'attache à l'évolution des marchés. Je ne reviens pas sur le détail, mais chaque point relevé dans l'article est un point d'évolution commerciale liée à un dispositif technique. Et c'est le philosophe Gilou qui résume (comme souvent) le mieux l'édito : plus c'est compliqué, moins c'est simple. Plus c'est lourd, moins c'est léger... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Des flotteurs qui coulent
Bonjour,
Lecteur assidu d'ULMAG je vous soumets cette interrogation : j'ai remplacé les flotteurs sur mon 912 en janvier 2016 suite à un bulletin Rotax et la constatation physique de leur dégradation sur l'ULM d'un voisin de hangar. Un manque de puissance au décollage me contraint à un posé dans l'axe sans conséquence, car la piste mesure 800 mètres. Une investigation rapide m'amène à constater qu'un des flotteurs était au fond de la cuve. Je décide alors de remonter les anciens qui hormis d'être considérés par Rotax comme non conformes sont -eux- des flotteurs qui flottent. Aujourd'hui Avirex accepte leur remplacement sous garantie mais ne dispose pas de pièces pour assurer l'après vente et renvoi le remplacement à plus tard sans donner de date. A 48 euros pièce il y a un an, la bonne affaire est passée à 135 euros la paire. Quelle scandale quand on connaît les conséquences d'une panne en montée initiale. De plus ce défaut de conception et de choix des matériaux ne peux en aucun cas être imputable à l'utilisateur. Pensez vous qu'un article serait judicieux ou risquerait de mettre le feu aux poudres ? Bien à vous.
Patrice Bultel - Tanarg 912 Bionix 2 - 21/08/17
Bonjour Patrice,
Il est vrai que la légèreté avec laquelle est gérée le problème des flotteurs sur les carburateurs Bing qui équipent les Rotax est sidérante. Alors que le motoriste semble très sérieux par ailleurs, il fait preuve d'amateurisme dans la résolution de cette panne, et il faut oser le dire, de malhonnêteté. Pourquoi ce terme fort ? Simplement parce qu'il devrait reconnaître un vice de fabrication et le régler gracieusement quel que soit l'âge du moteur ou son cumul horaire. Il est plus que surprenant qu'aucune ''class action'' (recours collectif en français) ne soit opposée à la consternante attitude d'une entreprise qui se targue de bilans fabuleux et de dividendes pharaoniques. Un article ne semble pas de circonstance car la matière est excessivement limpide, mais une action ''musclée'' de la FFPLUM et de l'ensemble des fédérations ULM européennes, voire mondiales, serait souhaitable. Mais là... je rêve un peu. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Réaction à l'actu Rotax du 12 juillet 2017
Quand on n'est pas capable de fabriquer une pièce fiable, on n'a pas l'audace pas la faire payer un prix indécent. A combien de remplacement de flotteurs en sommes-nous ? Quelqu'un qui a suivi toutes les mises à niveau a perdu quel budget ? Messieurs de Rotax, vous n'êtes ni sérieux, ni honnêtes. Et encore moins performants. Alors revoyez la copie, car vous allez un peu loin dans le ''foutage de gueule''. Amicalement.
Rémi - 16/07/17
Bonjour Rémi,
Il est vrai qu'en terme de ''foutage de gueule'' (selon votre expression), Rotax ne fait pas dans la demi-mesure. Espérons seulement que les problèmes de flotteurs seront définitivement oubliés. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Réaction à l'actu Rotax du 12 juillet 2017
Bonjour,
Non seulement pas de rappel pour vice caché, mais 67 euros LE flotteur ! Et il faut remplacer toutes les séries antérieures à ce rappel. Comment faire de l'argent sur ses erreurs ! Ils sont forts, quand même, chez Rotax. Je vais demander aux amateurs de veilles BMW, ainsi qu'aux utilisateurs de HKS comment ils font avec leur Bing. Bien cordialement.
Laurent Gaudron - 15/07/17
Bonjour Laurent,
En effet, une société aussi sérieuse que Rotax ne devrait pas ternir son image avec des actes de ''gagne-petit''. Surtout qu'il avait déjà été demandé aux propriétaires de remplacer précédemment les flotteurs. Tout ça pour en acheter d'aussi mauvais. Reconnaître qu'on vend des pièces de mauvaise qualité mérite au minimum qu'on les remplace gratuitement. Cela étant, chaque année, la presse reçoit les résultats d'exploitation du groupe BRP-Powertrain GmbH & Co KG ; ils sont excellents, rassurez-vous ! Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr