FAQ

Jéjé c'est pas Gégé
Bonjour Miguel,
J'ai posté une annonce pour vendre un pendulaire Air Création en début d'année. Mon appareil a été vendu en un mois grâce à ULMaG. J'en témoigne car l'annonce était déjà en ligne depuis 6 mois sur xxxx et xxxx (marques retirées) sans résultat. J'ai vendu mon Clipper 14 500 euros à Gérard xxxx (nom retiré), habitant en Belgique (mise à prix 15 000). Ma surprise a été immense quand j'ai découvert l'annonce ci-jointe dans le site xxxx (marque et PJ retirées) : il s'agit de mon ex-ULM, à vendre 17 000 euros ! Je pense m'être fait avoir. Qu'en penses-tu ?
Jérémy - 26/10/11
Bonjour Jérémy,
Merci de ta fidélité à ULMaG, de tes interventions régulières dans les actus et de ta confiance pour les PA. Non, tu ne t'es pas fait avoir. Tu as vendu ton ULM au tarif que tu avais toi-même fixé (moins l'inévitable remise de négociation). Ce qui advient ensuite de cet ULM ne te concerne plus. Si un malin arrive à faire un bénéfice, c'est tant mieux pour lui. Il doit être meilleur que toi en affaires. N'oublie pas que Van Gogh échangeait ses toiles contre un loyer en pension ! Tu n'as rien à reprocher à Gérard. De plus, rien ne prouve que le pendulaire se vendra 17 000 euros. Quelques paramètres manquent toutefois pour se forger une opinion sur l'acheteur et comprendre ce qui expliquerait l'augmentation de prix. Quel usage a été fait de cet ULM ? Y'a-t-il eu des travaux réalisés ? Des équipements ont-ils été ajoutés ? L'acheteur a-t-il volé avec ? Combien d'heures ? Est-il un particulier ou un négociant ? Je ne retiens qu'une chose : tu voulais vendre ton ULM et tu l'as vendu. Continue ton chemin et oublie le reste... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Sacrée bête... ULM ?
Bonjour Miguel,
Je viens de lire ta prise en main du Blachshape ; si j'ai bien compris cette machine n'est pas encore ULM au sens de la réglementation, n'etant pas capable de tenir les 65 km/h ! Et visiblement les pistes courtes ne sont pas pour cette machine ! néanmoins, sacrée bête ! Bonne journée,
Philippe Gardien - 26/10/11
Bonjour Philippe,
Je partage ton analyse ; le BlackShape est hors jeu à cause de sa Vs0 ; toutefois peut-on réellement juger de manière aussi péremptoire un engin hors norme : doit-on interdire les Ferrari au prétexte qu'elles ne peuvent rouler à 90 km/h sous peine de dommages au moteur ? L'exception a ses propres règles... enfin.... on dira ça pour pas fâcher ! Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Vol en montagne
Bonjour à toute l'équipe,
Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour le magnifique travail que vous réalisez avec ULMAG. Je suis pilote multiaxe depuis 3 ans et mon expérience (120 heures) s'enrichit de nouvelles sensations chaque saison. J'ai découvert avec un ami le plaisir des sommets en survolant le massif Central. Quel changement et quels grands moments !
J'envisage de pratiquer plus avant ces vols en montagne et découvrir les Alpes (la vidéo d'essai du G1 SPYL m'a davantage convaincu).
Mon problème est le suivant : je ne trouve nulle part d'information concernant la réglementation spécifique au vol en montagne. Y'a-t-il une réglementation spécifique ? Doit-on passer un diplôme ou une qualification particulière pour cette pratique ?
Merci de me renseigner afin que je prépare ma saison 2012 et qu'enfin j'accède aux grands espaces !
Sincèrement.
Nicolas F. - 26/10/11
Bonjour Nicolas,
Il n'y a aucune réglementation relative à l'utilisation des altiports et altisurfaces par les ULM. Les ULM sont autorisés à utiliser ces pistes, dans la mesure où l'arrêté du 24 juillet 1991 (modifié le 12 juillet 1993) relatif aux conditions d'utilisation des aéronefs civils en aviation générale, précise que la définition des avions englobe aussi les ULM. Mais contrairement aux textes qui fixent la pratique de l'aviation générale, il n'existe pas de qualification montagne associée au brevet de pilote ULM. Les ULM peuvent donc se poser sur les altiports et altisurfaces, à condition de respecter les contraintes de l'aviation générale (équipement radio, matériel de signalisation, de secours et de survies, connaissance des procédures d'urgence ou de secours...). Parmi les points incontournables, l'usage d'une fiche de circuit indiquant notamment le parcours prévu et l'heure de retour prévu (sorte de plan de vol montagne) est prépondérant. Mais outre l'aspect juridique et administratif, le vol en montagne ne doit pas être entrepris sans une formation. Entre le survol du Massif Central et le vol dans les Alpes, il y a un fossé immense. Les vieux cailloux érodés permettent presque partout de se poser, même en désordre. Une chaîne escarpée comme celle des Alpes ne le permet pas. Seule une formation sérieuse dispensée par des pilotes locaux apporte les bases nécessaires. Sachant qu'une pratique occasionnelle de la montagne n'entretient pas un niveau suffisant pour voler en toute sécurité. Il existe des livres très bien écrits qui enseignent les bases (voir ''Vol Montagne'' de Jean-Pierre Ebrard). IL existe aussi le site de l'Association Française des Pilotes de Montagne (AFPM : www.afpm.fr) qui explique beaucoup de choses passionnantes. Mais encore une fois : toutes ces lectures n'exemptent pas d'une solide formation. Parce voler en montagne, cela se mérite. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Pas client
ULMAG fait la part belle aux 3 axes, mais ne parle jamais de pendulaires ou d'autogires. Pilote pendulaire depuis 1992, je suis écoeuré par ce sectarisme de bas étage. Les constructeurs produisent des pendulaires performants avec des progrès techniques. Comment peut-on se considérer comme blog ULM quand on ne parle que des 3 axes ? Toujours la part belle aux avions déguisés en ULM ou aux marchés les plus juteux. Finalement ULMAG que j'avais pris pour un média différent ne vaut pas mieux que les prétendus journaux qui ne traitent que des sujets grand public. Quel dommage !
Pasclient - 24/10/11
Bonjour aussi, monsieur ''Pasclient'',
On va tout remettre en ordre. D'abord ULMaG n'est pas un blog, mais un magazine. Y sont traités les sujets qui intéressent les lecteurs. Les pendulaires y sont présentés dans l'actualité, dans les petites annonces ou dans les compte-rendus de salon comme Blois. Effectivement, il n'y a pas d'essai de pendulaires ou de giro's dans ULMaG, parce que (je m'en suis maintes fois expliqué) je n'ai pas les compétences pour le faire et parce que je n'usurpe pas ces compétences contrairement à certains ''spécialistes'' rencontrés ci et là, qui font tester ces machines par... les constructeurs eux-mêmes. Si une telle presse et de telles analyses vous conviennent, tant mieux pour vous. Et comme je le répète à longueur de temps, si ULMaG ne vous convient pas, pourquoi y passer autant de temps et réagir régulièrement aux actualités... (eh oui : tout contributeur laisse une trace informatique). Un monsieur auto-proclamé ''pas-client'' devrait aller au bout de sa démarche, notamment en n'utilisant pas le service des petites annonces pour vendre ses pièces détachées ! Et oui, monsieur pas-client... toujours ces fameuses traces informatiques : c'est chiant l'anonymat, quand ça marche pas !
Suite à votre message et à de nombreux autres ; suite également aux abus constatés dans les différents espaces de partage (réactions aux actus, PA...), l'équipe qui se décarcasse pour vous a décidé de limiter l'accès d'ULMaG aux seuls consultants enregistrés. Un accès qui restera toutefois gratuit... pour l'instant !
Tout le monde se plaint de la répression et des libertés qui disparaissent ; mais personne se semble s'interroger sur les causes qui génèrent de tels effets. Bref, on récolte ce qu'on sème ; pensez-y avant d'écrire à la rédaction.
miguel horville - ULMaG.fr

Devenir pilote-essayeur
Bonjour à toute l'équipe,
Passionné d'aviation depuis mon plus jeune âge et pilote ULM depuis 2010 avec plus de 100 heures de vol sur multi-axes, j'aimerais savoir quelles sont les conditions pour devenir pilote d'essai afin de participer aux essais pour votre magazine ? Je suis libre les week-end et peux éventuellement me déplacer. Au cas où ma candidature vous intéresse, recevez en pièce jointe mon CV et mes coordonnées.
Recevez mes salutations distinguées.
Laurent - 15/10/11
Bonjour Laurent,
Les compétences requises pour devenir ''essayeur'' d'ULM ne se bornent pas au pilotage. Outre une solide expérience en toutes conditions de vol, il faut être capable d'assurer les photos et les vidéos, et rédiger des textes. Le pilote-essayeur doit être autonome et libre de se déplacer pour réaliser ses tests dès qu'une fenêtre météo se présente. Le déplacement n'est donc pas une éventualité, mais une obligation qui exige une grande flexibilité de l'agenda ; une liberté de 2 jours par semaine (surtout le week-end) me semble insuffisante. Par ailleurs, n'imaginez pas que tester des ULM est une partie de plaisir. Il s'agit d'un travail répétitif qui demande énormément d'énergie et de ressources. Il faut composer avec des conditions presque toujours bancales et savoir jongler avec la disponibilité des différents intervenants. Mais surtout, il faut nier toute passion pour réaliser des essais ; connaître le marché, connaître la production et savoir relativiser. Sans vouloir vous couper les ailes, je pense que la motivation ne fait pas tout : il faut également de la disponibilité et une culture journalistique minimale. Je conserve toutefois vos coordonnées et aurai plaisir à vous rencontrer, pourquoi pas en vol.
ULMaG conserve l'espoir de recevoir des candidatures pour les essais de pendulaires et d'autogires. Cordialement,
miguel horville - ULMaG.fr

BlackShape Prime : un ULM ?
Bonjour ULMAG,
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'essai du Prime de Blackshape Aircraft. Je ne suis pas fana de ces ULM ultra rapides, mais j'étais intéressé par l'exploit technique du constructeur. Pourquoi étais ? Parce qu'après lecture je constate que cet ULM n'en est pas un puisqu'il décroche à 100 km/h. Et puis à quoi bon une telle vitesse si on ne peut en profiter en duo avec le plein de carburant ? Donc pour moi il n'y a pas d'exploit technique. J'ai beaucoup apprécié votre conclusion basée sur le côté exceptionnel de cet appareil : j'y ajoute : exceptionnellement pas ULM !!!
Merci pour votre travail de qualité et vos super vidéos.
J. Marquant - 15/10/11
Bonjour et merci pour vos compliments. Effectivement, j'ai constaté des basses vitesses perfectibles ; mais le constructeur annonce pouvoir atteindre les 65 km/h fatidiques. Je ne demande qu'à le vérifier et l'annoncer aux lecteurs d'ULMaG. Quant à la masse à vide... on reste sur l'éternel débat. Il y a des solutions à ce problème ; plein de solutions. Il suffit de le vouloir. Cordialement,
miguel horville - ULMaG.fr

Essayer un monoplace
Bonjour,
Je souhaite acheter un ULM monoplace d'occasion. Le propriétaire, qui m'a déjà transmis toutes les infos souhaitées au sujet de son appareil et qui semble honnête de surcroit, n'est néanmoins pas disposé à faire faire un vol d'essais de son appareil (en indiquant que c'est la "norme" pour les monoplaces) avant d'être payé intégralement ! Il invoque l'éventualité de la casse partielle ou totale de l'appareil lors de ce vol d'essais, même si peu probable, est envisageable. Est-ce réellement la manière de faire lors de la vente d'un monoplace ? Il est bien sûr prêt à nous faire ce vol de démonstration lui même, mais cela ne remplace pas les impressions personnelles.
Connaissez-vous une solution à ce genre de situation : chèque de caution (je lui ai proposé, mais il n'est pas d'accord), assurance limitée dans le temps ?
Merci pour votre aide.
Cordialement
Eric Fourchault - 05/10/11
Bonjour Eric,
Pour répondre à votre question, il n'y a pas de règle ''légale''. Si le proprio ne veux pas vous laisser tester son ULM, rien ne peut l'y contraindre. Je vous invite à inverser les rôles pour comprendre le refus de cette personne. Quel montant de caution avez-vous proposé ? Peut-être un montant égal au prix de vente le satisferait-il ? Peut-être pouvez-vous proposer de faire tester l'ULM par une personne de confiance, neutre ayant les qualités requises en terme de pilotage (instructeur...) ? En cas de réponse négative, votre problème me semble sans solution ; passez à une autre annonce. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr


Re-bonjour et merci pour votre réponse rapide.
Concernant le monoplace sur lequel je lorgnais, j'ai dès le début proposé un vol d'essais à réaliser par mon ancien instructeur, qui n'a pas trouvé l'acceptation de l'actuel propriétaire, que je comprends tout à fait, cela va de soit. C'est assurément une réalité qui ne facilite pas la vente des monoplaces d'occasion. Et comme finalement nos avis divergent totalement sur le prix marché de cet appareil, je suis en effet passé depuis à une autre annonce.
Cordialement
Eric Fourchault - 06/10/11

L'instructeur responsable de tous les maux !
C'est devenu une habitude : chaque fois qu'un ULM tombe, c'est de la faute des instructeurs !
Et les arguments pour étayer le propos ne manquent pas :
- si ce sont de jeunes instructeurs, ils sont irresponsables, manquent de maturité et d'expérience.
- s'ils sont vieux et pilotent depuis de nombreuses années, ce n'est pas bien non plus parce que leur formation n'est plus à jours et qu'ils ne sont plus dans le coup !
- si ils sont professionnels ils font n'importe quoi par appât du gain...
- et si ils sont bénévoles ce n'est pas mieux, parce que ce ne sont que des ''amateurs'' qui ne volent que le dimanche qui manquent de pratique  et au final n'y connaisse pas grand-chose !
Bref, ami instructeur, t'es une ''brelle'' et si les mecs font n'importe quoi et se tuent en ULM... C'est de ta faute !!!

Personnellement ça fait plus de vingt ans que j'ai le plaisir de voler en ULM (pendulaires, multiaxes, et bientôt gyro j'espère).
Ça fait aussi malheureusement plus de vingt ans que je vois des appareils tomber et des amis nous quitter bien trop tôt.
Dans la grande majorité des cas, on constate que ces accidents résultent d'une erreur humaine (défaut de maitrise, erreur de jugement, mauvais réflexe, manque de préparation...)
Nous sommes aussi tous d'accord pour dire que beaucoup de ces accidents auraient pu être évités si les pilotes concernés avaient eu la maitrise suffisante de leurs appareils, le bon réflexe au bon moment ou si ils avaient mieux préparé leur vol.
Il est alors facile de prétendre que toutes ces erreurs sont dues à des lacunes dans la formation du pilote concerné et de taxer de laxisme ou d'incompétence celui qui à animer cette formation.

Mais on peut aussi se poser des questions sur les pilotes que nous sommes.
Est-ce de la faute de l'instructeur si celui qui à été formé et breveté sur un ''PEPERE 503'' vole aujourd'hui sur un ''RADICAL SUPER SPEED EXTRA SPORT 912 S'' sans autre formation complémentaire que les bons conseils de ses copains ? Est-ce de la faute de l'instructeur si certains pilotes armés d'un arsenal électronique s'aventurent à entreprendre des vols au long cours sans maitriser plus que la navigation en vol local et sans avoir pris le temps de lire correctement les manuels d'utilisations de leurs complexes appareils ? ... Est-ce aussi de la faute des instructeurs si certains ont une si grande fois dans les performances et la fiabilité de leur moteur qu'ils oublient la nécessité d'un palier d'accélération et le risque de panne moteur ?

Moi je n'en suis pas si sûr.
La panne moteur vous l'avez tous vu en formation. Combien s'y entrainent régulièrement ?
Les dangers du second régime, la récupération d'un décrochage accidentel vous en avez fait en formation (même que vous n'aimiez pas forcément ça !) ; de quand date votre dernier exercice ?
Et la préparation de vos navigations et vos visites prévol... sont-elles aussi appliquées que celles menées avec l'instructeur à vos débuts ? Soyons lucide et surtout honnête. Avec le temps nous gagnons certes en compétence et en aisance sur certains points mais nous oublions aussi parfois des bases fondamentales et nous prenons indéniablement de mauvaises habitudes.
Pour moi, c'est là qu'est le vrai problème et à mon avis, au lieu de dénigrer les instructeurs, on ferait mieux d'inciter tous les pilotes, novices ou vétérans, à aller leur rendre une petite visite et à faire régulièrement un petit vol d'entrainement.
Un instructeur vous aidera à revoir et à ne pas oublier les bases du pilotage. Il vous fera voler en sécurité dans des situations inhabituelles que vous n'osez pas pratiquer seul et il vous donnera des conseils adaptés à votre niveau de pilotage qui vous aiderons à acquérir de bons réflexes. Et surtout il vous aidera à prendre conscience de vos limites et de celles de votre appareil. Et ça c'est fondamental !
Pour voler en sécurité il faut toujours voler en deçà de ses limites... Encore faut-il les connaitre.

Certains l'ont bien compris, tel le comité régional ULM Bretagne qui a organisée les années passées plusieurs journées de sensibilisations aux situations inusuelles et proposé à tous les pilotes des vols de démonstration sur avion de voltige. Ceux qui l'ont fait on découvert en situation réelle le décrochage dynamique, le départ en vrille ou le virage engagé... Ils ont découvert comment gérer, mais surtout comment prévenir ces situations. Croyez-moi ils volent plus en sécurité aujourd'hui.
Plus simple. Je me rappelle de ce club ULM de Nevers qui avec des petits moyens financiers apportait quand même chaque année une participation financière à tous pilotes du club qui allait faire un vol avec un instructeur pour se perfectionner.... (on n'est pas obligé de voler sur Cap 10 pour se perfectionner !)
Peut-être que notre fédération et nos assureurs pourraient s'inspirer de ces initiatives ? C'est très bien d'inciter à s'équiper d'un parachute... ça serait peut être bien aussi d'inciter au perfectionnement et à la formation continue ?

Mais d'autres préfèrent ''bêler''.
Et tels les moutons de Panurge, ils ne se rendent même pas compte qu'en jetant l'opprobre sur les instructeurs, en privant notre système de ceux qui peuvent apporter une réponse valable à nos problèmes de sécurité des vols, ils sautent (métaphoriquement) de la falaise ! du vrai suicide collectif !
Ça pourrait être à pisser de rire, si ça n'était pas aussi pathétique !

Puisqu'il faut toujours trouver un coupable, ne nous trompons pas de cible.
N'oublions pas que la pratique de l'ULM est basée sur la responsabilité des ses acteurs.
C'est l'essence même de l'ULM.
Et n'oublions pas que l'acteur principal dans ce système, c'est le pilote.
Il y a peut être des choses à dire sur les instructeurs, sur les constructeurs, sur les revendeurs ou sur l'administration. Mais c'est le pilote qui doit être au centre des réflexions sur la sécurité des vols. Pas l'instructeur, le constructeur, le revendeur ou le curé du village.
C'est au pilote d'estimer ses aptitudes à entreprendre tel vol sur telle machine et dans telles conditions. Et s'il n'a pas les compétences, il doit renoncer au vol ou aller se former.
Pour moi si il y a un message à faire passer aujourd'hui, c'est bien celui-là.
Mais ce n'est pas en dénigrant les instructeurs qu'on va donner envie au gens d'aller les voir.

Ami pilote, que tu sois novice ou moustachu, je te donne un conseil :
Va voir un instructeur au moins une fois par an. Crois-moi, ça te sera utile et profitable.
Cela te coûtera toujours moins cher que ce que te coûtera le moindre accident ou incident.
Et en plus tu vas passer un bon moment et te faire plaisir !
Maintenant, si tu n'as pas le temps d'aller prendre un cours, si tu n'as pas d'argent à gaspiller pour ça, ou si tu penses toi aussi que les instructeurs sont des bons à rien et que de toute façon tu n'as rien à apprendre, libre à toi.
Mais si toi ou un de tes semblables va au tas, aie la décence de ne pas chercher des boucs-émissaires à ton malheur.

Sur ce, ami pilote, quelle que soit ta façon d'appréhender et de gérer la sécurité de tes vols, je te souhaite sincèrement de très bon vols.

Ps : Si tu veux aller voir un instructeur... dépêche-toi quand même !.
Parce que compte-tenu de ce que coûte financièrement aujourd'hui une formation d'instructeur, de ce que ça demande d'investissement personnel, de ce que ça implique de responsabilités et vu ce que ça rapporte au final, je pense que des instructeurs il va y en avoir de moins en moins ! et on sera bien avancé !

Yves Joannes. (Instructeur bénévole) - 31/08/11
D'accord avec toi sur presque tous les points évoqués. Ma seule réserve concerne les compétences de certains instructeurs, avec lesquels il vaut mieux ne pas monter au risque de désapprendre à voler. Ce sera le sujet d'un prochain éditorial dans ULMaG ; j'ai ''testé'' quelques instructeurs pas piqués des vers...
Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Information inutile
Je vois dans vos infos de nombreux morts et aucune étude approfondie. Cela n'est d'aucune utilitée de parler d'un accident sans en donner les causes. Qu'en pensez-vous ?
Rémi L. - 31/08/11
Bonjour Rémi. Je pense qu'une formule de politesse n'est pas de nature à user les touches d'un clavier d'ordinateur. Je pense que des enquêtes sont en cours et qu'il n'est pas de ma compétence d'analyser à distance. Je pense que les lecteurs de ULMaG apprécient d'être informés des accidents, parce qu'ils connaissent la victime ou le club concerné, pour avoir des nouvelles (voir les échanges récents dans les réactions aux infos), sans forcément être voyeurs. Je pense que cela fait partie de l'actualité et qu'il serait sot de cacher.
Bonjour chez vous.
miguel horville - ULMaG.fr

Ne tirez pas sur le messager
Bonjour,
A la UNE de ULMAG ce jour (25/08/11 ndlr), 5 informations morbides avec un total de 3 morts ! N'avez-vous pas mieux à écrire que les accidents ? C'est mauvais pour les affaires et très mauvais pour le moral des pilotes. Parlez plutôt des belles balades que font les clubs ou des professionnels qui se décarcassent pour faire progresser les ulm ! C'est positif et tout aussi intéressant. Mais visiblement pas assez racoleur pour vous ? Je trouve que les journaux se délectent de sang et de souffrance et ULMAG n'échappe pas à la règle
Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre L. - 27/08/11
Bonjour Jean-Pierre,
J'ai reçu plusieurs courriers comme le vôtre ces derniers temps. Effectivement, s'il pleut je parle du beau temps de l'an passé et si une centrale explose au Japon on parlera des éoliennes non polluantes. Et si je meurs dans la semaine, mes frangins iront chanter à notre mère que le kilo de beurre a augmenté. Oui... on peut aussi se crever les yeux. Pour ma part, je ne changerai rien à l'information qui doit être diffusée, qu'elle soit agréable ou pénible. C'est le rôle d'un organe de presse comme ULMaG. Je ne cherche pas à racoler, mais à informer. Maintenant, j'ai idée que demander aux ulmistes d'arrêter de tomber me semblerait plus constructif que tirer sur le messager... Ne croyez-vous pas ? Enfin si la vraie vie vous accable, essayez Oui-Oui ou Fantômette. Encore que cette dernière dévoile parfois l'inhumanité de notre espèce...
miguel horville - ULMaG.fr