FAQ

Le salon du luxe
Bonjour,
J’ai été au Rassemblement de Blois samedi dernier et je suis inquiet. Pilote de pendulaire depuis quelques années, je trouve que cela tend de plus en plus vers un Salon d’avions tout en carbone ; des tableau de bord 100% électroniques, équipés des dernières nouveautés. Quant au prix de ses joujoux, n’en parlons pas. Il faut gagner au loto ou faire un héritage d’un oncle d’Amérique ! L'ULM, c'était le plaisir de voler à faible coût, pour des passionnés de liberté. C’est dommage car cela freine les futurs pilotes. Quant à l’hélicoptère à 170 000 euros, tant pis si je froisse des gens, mais pour moi ce n’est pas un ULM et cela n’a rien à faire dans la catégorie de aviation légère. Tout cela n’engage que moi. Cordialement.
Daniel Baudet - 09/09/10
Bonjour Daniel,
Et oui... le marché dérive lentement et sûrement vers le luxe et le haut de gamme. Beaucoup d'ULM à 100 000 euros... Mais aussi d'autres à 20 000 euros, que personne ne regarde ! Ce qui est fort dommage. Reste qu'un marché s'adapte à la demande. Hors la demande semble désireuse (majoritairement) de machines chères et luxueuses. Même dans les pendulaires ; regarde la montée en puissance du Tanarg face aux basiques. Et regarde également le transfert de pilotes pendulaires vers la classe autogire (beaucoup plus chère à l'achat et à l'exploitation). C'est ainsi. Je partage ton désappointement.
miguel horville - ULMaG.fr

Acheter un ULM d'école
Bonjour,
J'ai l'occasion d'acheter un Skyranger de 2006 avec cellule et moteur 850 heures, radio TRT500, parachute, mais pas de transpondeur. Cet ULM sert à l'école de pilotage de mon club. Il est à mon avis en état de fonctionner correctement mais la toile est déchirée à plusieurs endroits et très sale. L'entretien de l'habitacle n'était pas fait correctement. Le prix demandé est de 24 000 euros. Sachant que je n'ai pas un gros budget et que je prendrais une part et qu'il restera une part au club pour continuer l'écolage occasionnel car ils ont acheté un nouveau ULM. Que pensez-vous du prix ; est-ce cher ? Quels sont les points que je dois faire réviser et changer impérativement compte-tenu du nombre d'heures de vol et du fait qu'il a fait de l'écolage. Cet ULM a été acheté par le club à un particulier qui habitait près de la mer, certaines vis sont oxydées. Merci de votre opinion et de votre aide concernant les pièces à vérifier impérativement et du prix demandé. Tous vos conseils seront précieux, car je ne connais pas grand chose.
D'avance merci, cordialement.
MP - élève pilote - 02/09/10
Bonjour MP,
Quel moteur équipe ce Sky ? si c'est un 912, il lui reste du potentiel ; si c'est un 582, il est à changer. Je pense et j'espère qu'il s'agit d'un 912, sinon on se moque de vous ; un Skyranger d'école 582 vaut 14 à 17 000 euros pour un total horaire de cet ordre (mais en bon état). Quand un ULM est sale et qu'on ose le proposer à la vente, je crie méfiance ; l'état de l'ULM reflète bien des choses, notamment le peu de cas qu'on fait de son entretien. Qui peut dire qu'il entretient son matos s'il ne le lave pas ; cela veut dire qu'il bricole dans la crasse ? Alors bonjour la qualité des interventions ! Désolé s'il s'agit de l'appareil de votre club, et tant pis si je froisse des gens... ce n'est qu'un constat froid et objectif. 24 000 euros pour un Sky 912 avec radio et parachute de 850 heures, c'est correct si l'appareil est en bon état ; des trous dans la toile ne reflètent pas un bon état ; passez votre chemin ! Selon la description que vous m'en faites, cet appareil est une merde sale et mal entretenue, mal traitée également ; donc sans intérêt. Acheter un appareil dans cet état, de surcroît oxydé, est extrêmement risqué quand on n'y connaît pas grand chose comme cela semble être votre cas à vous lire ; donc non, non et re-non. Cet ULM devra subir une profonde révision, avec de nombreux changements de pièces, de la boulonnerie neuve, des toiles... une fois refait, son coût total va voisiner celui d'une occasion beaucoup plus récente ! Optez pour un matériel en meilleur état ; il y a des occasions bien meilleures à des prix similaires ; il suffit de les trouver au bon moment. Cordialement,
miguel horville - ULMaG.fr

La presse : rempart contre les dérives ?
Bonjour Miguel,
Je reste inquiet sur l’évolution que risque de prendre la réglementation européenne au sujet des ULM .... La présence sur le marché d'ULM sophistiqués assimilés à des avions rapides n’est pas un facteur favorable au maintien de la réglementation ULM française actuelle et je comprends l’inquiétude des ulmistes à ce sujet. Je pense que voler sur ces ULM nécessite une gestion du vol accrue par rapport à ce que nous pratiquons. Ces machines sont rapides et facilement accessibles pour peu que l’on ait une centaine de mille d’euros à y mettre. Hélas le savoir-faire pour les utiliser ne s’achète pas ! En effet ces ULM sont équipés d’hélice réglable en vol, train rentrant et autres gadgets ! Les notions de gestion des paramètres moteur, sont pointues, la non-application des fondamentaux entraine inévitablement à long terme des casses moteurs, incident voir accident. Nous n’avons pas besoin de ça. Souhaitons que les critères élargis de la définition européenne soient suffisamment attractifs pour attirer les constructeurs vers cette catégorie.
Hors ces machines sont là, moto planeurs, avions planeurs, racers et j’en oublie. Beaucoup de pilotes utilisant ces machines classées ULM n’ont souvent à leur disposition que des pré-affichages donnés par l’avionneur, le motoriste et l’hélicier restant prudemment hors circuit.
Quand à l’expérience ; combien de pilotes d’avion ou d’ULM partent avec 4 h d’essence au régime de croisière mais tombent en rade au bout de 3h15 parce qu’ils n’ont pas tenu compte de la conso en montée ou de celle d’un régime moteur plus élevé pour maintenir une vitesse GPS par 20 kt de vent de face ?
Le Gaulois a en horreur tout système contraignant : je vois mal dans l’avenir, un durcissement des contrôles par ailleurs pratiquement inexistants actuellement. Avoir le beurre et l’argent du beurre ce n’est pas sans risque. Je fais là allusion au fait que pas de réglementation du tout ou réglementation large nous laisse indépendance et liberté mais entraine inévitablement des errements sécuritaires d’une part et laisse la porte ouverte aux opportunistes pas toujours conscients de ce qu’ils font d’autres parts. En conséquence je pense qu’une publication comme ULMAG et quelques autres sont bien dans leurs rôles en commentant les essais de machines innovantes, appuyant le cas échéant, là ou ça fait mal, tans pis si cela provoque parfois des frictions de museaux. Pouvoir exprimer ses opinions librement tout en respectant celles des autres c’est une des bases de la démocratie ; hors dans la situation actuelle c’est une des seules prérogatives qui nous restent, profitons en pendant que l’on peut encore ! Salutations aéronautiques.
Pédro Arénas. - 31/08/10
Bonjour Pédro,
Quelle responsabilité tu mets sur les épaules de la presse ! Toutefois j'accepte d'en prendre ma part. De nombreux courriels vont dans ce sens, réclamant de la presse spécialisée qu'elle soit vigilante face à la dérive avionique de certains ULM. La catégorie LSA-ELA pourrait effectivement sauver l'ULM de sa dérive. Les machines trop limites ou hors limites sortiraient d'elles-mêmes du jeu, ce qui assainirait le marché... Remarque que j'emploie le conditionnel car je doute fortement qu'on change quoi que ce soit au glissement progressif de l'ULM (multiaxe) vers la petite aviation. Le chantier pour y arriver paraît assez lourd, notamment en terme de responsabilité pour notre fédé qui devrait faire la police (ce qui n'est ni dans ses attributions, ni dans son idéologie). Il faudrait que l'administration rentre dans le jeu avec un rôle gendarme qu'on ne lui connaît pas. Enfin il faudrait définir des limites objectives : 156 kg pour deux bonshommes, du fioul et des bagages, ça ne marche qu'avec des pygmées ! Fervent défenseur de la réglementation actuelle (et de 450/472 kg), j'imagine qu'une partie de la réponse au problème est technologique. J'ai vu dans les mondes automobiles et motocycliste les ingénieurs répondre de façon magistrale aux contraintes technocratiques qu'on leur imposait. C'est le génie de l'adaptation. Notre génie. L'industrie ULM est tirée entre deux tendances. La bonne : elle est plus imaginative et réactive que l'aviation certifiée. Ainsi, les constructeurs se bougent pour faire avancer les choses, ce qu'on ressent réellement. La mauvaise : elle dérive de la construction des aéronefs LSA. Or la facilité conduit certains constructeurs à faire passer des LSA pour des ULM... D'où l'intérêt de se reporter sur des VRAIS constructeurs ULM, lesquels ne tentent pas de nous faire avaler de la fonte pour du polystyrène !
miguel horville - ULMaG.fr

Evolution nucléaire
Retour sur la vidéo qui accompagne l'édito d'août 2010 : le pilote a pris les tours pour des pilonnes de la Red Bull Air Race ? Plus sérieusement, voilà une attitude idiote car il y a rien de mieux pour se faire fumer la licence. Je ne sais pas si c'est un avion ou un ulm, mais en tout cas son comportement n'est pas une bonne image de notre pratique et nous perdons de notre sérieux. Enfin espérons pour lui : pas vu, pas pris !
Jérôme Flac - 23/08/10
Bonjour Jérôme et merci de ta contribution ; oui, il s'agit bien d'un avion, biplan de voltige connu (la vidéo ne traduit pas bien la perception visuelle ''en live'') ; irresponsable : oui, parce que cela jette encore une pierre dans le notre jardin ; il faudra bien que le législateur s'occupe de nous... c'est inévitable !
miguel horville - ULMaG.fr

Réaction à l'édito d'août 2010
Bonjour,
Il est certains sujets qu'il ne faut pas faire mousser et je suis bien en phase avec toi là-dessus ! Cependant certains individus présents sur le site concerné se sont fait une spécialité en provocation. Soit ils sont tordus, soit ils sont vicieux que sais-je encore. J'ai viré de mon navigateur ce site ou quelques individus (4 ou 5) n'arrêtent pas de jouer avec les sujets sérieux entamés par des membres pour faire dévier manifestement et créer des polémiques. Deux de ces fouteurs de merde sont des ULMistes clairement identifiés et ça ne relève pas le niveau du total ! Voilà ce que je voulais te dire et ce que tu as fais est bien légitime ; mais si ça soulage sur le coup, je ne suis pas sûr que ce soit constructif vis-à-vis de notre devenir ! Ces gens là n'ont pas de morale, ni de figure et ils ne méritent pas qu'on en parle ! Comme disait le Cdt Rozanoff ''Conmorum'' !
Salutations aéronautiques d'un pilote d'ULM, d'avion et de planeur instructeur dans les trois disciplines !
Pédro Arénas - 22/08/10
Bonjour Pédro,
A force de dénoncer ces tristes crétins, ils finiront peut-être par se lasser d'être la cible d'une hostilité générale et fermeront leur bouche inutile et nuisible. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La TV au déshonneur
Suite à l'accident survenu à l'Ile d'Yeu, le reportage de France 3 s'est terminé par un rappel que ''l'activité ULM est dangereuse et que l'Etat hésite à la réformer''. Encore une connerie d'un journaliste de France 3 qui peut faire très mal au mouvement ULM.
Patrick - 13/08/10
Bonjour Patrick,
A qui le dis-tu ! Bien sûr qu'au mois d'août les journaleux s'emmerdent grave et que les ULM tombent comme des cadeaux du ciel... une manne providentielle ! Reste qu'à force de tomber en grappe, les ULM pourraient bien attirer l'attention de nos chers députés. Rappelons qu'à l'instar des journalistes qui courent après l'info, les députés courent après la Loi ou le décret qui portera leur nom. C'est ainsi... leur fonction ne les contente pas : seul leur égo les mène au pinacle de la satisfaction. Pour cela, toute opportunité est bonne, même se mêler d'un mouvement sur lequel ils n'ont pas prise. Merci de ton attention.
miguel horville - ULMaG.fr

Impatience
J'ai posté une annonce (avec photo) le 30 juillet sans résultat. Je l'ai repassée le 3 août, puis le 5 sans plus de résultat. Seriez-vous sectaire ? Je trouve que vous traitez les annonceurs avec désinvolture. Tant pis, je l'ai passée sur d'autres supports en espérant avec un meilleur accueil.
M. L. - 11/08/10
Couvrant le Tour ULM 2010, je n'étais pas au bureau pour m'occuper de vous. J'en suis profondément désolé. Désormais je ne quitterai plus mon bureau et attendrai vos messages, regard fixe sur mes écrans. Trouvez-vous normal d'oser envoyer un tel message ? J'ai la délicatesse de ne pas citer votre nom, mais cela me coûte, car j'aime que la connerie soit récompensée comme elle le mérite. J'essaye de rendre un service de qualité en plaçant manuellement les annonces, ceci afin d'éviter les fraudes et les erreurs. Si ce service gratuit n'est pas assez bien pour vous, je vous prie d'aller voir mes concurrents qui doivent sûrement proposer mieux. Je vous invite à me renvoyer votre annonce, mais cette fois dépourvue de fautes et d'erreurs : je ne puis la publier en l'état.
miguel horville - ULMaG.fr

Voler en Belgique
Une petite précision concernant votre édito de juillet : cette règle que vous détaillez avec justesse a été instaurée pour prendre à revers les pilotes belges qui immatriculent leur ULM en France pour plus de facilité. Elle est maintenant quasi obsolète, mais demeure une entrave pour les pilotes français. Vous avez vu juste en ce qui concerne les conséquences. Vous êtes toutefois bienvenu chez nous. Bravo pour votre magazine.
Charles - ulmiste belge - 11/08/10
Bonjour Charles ; merci pour cette précision et pour l'invitation.
miguel horville - ULMaG.fr

Prise de risque
Bonjour Miguel,
D'abord bravo pour ton magazine dynamique. Lecteur de la première heure, j'aime le ton à la fois sérieux et sarcastique. Tes éditos me font mourir de rire, sauf le dernier qui m'inquiète à deux titres. D'abord la manipulation à laquelle on est confronté sans le savoir (parce que vigilant ou non, comment détecter un faux message ?). C'est terrible de perdre la confiance peu à peu à cause des gêneurs de tous poils. Pour connaître le bonhomme que tu honores d'un anonymat qu'il ne mérite pas, je sais qu'il n'y a aucune équivoque concernant ce type d'agissement. C'est bien son style. D'ailleurs il a déjà fait parler de lui par le passé, et pas en bien, crois moi. Si tu ne connais pas l'histoire des feux à éclats qui éclatent, je me ferai une joie de te la conter... Mon deuxième sujet d'inquiétude te concerne directement. Soit tu en as une ''KOLOSSAL'' paire, soit tu n'es pas conscient des conséquences que peuvent entraîner la haine et la vindicte. Les personnes que tu égratignes, à juste titre selon moi, pourraient user de moyens non conventionnels pour s'en prendre à toi. Nous sommes plusieurs à le penser. Je trouverais dommage qu'il t'arrive des misères parce que tu écris en toutes lettres ce que tout le monde (moi le premier) pense tout bas. Plus prosaïquement, que deviendrions-nous sans ULMaG ? Car sans vouloir te brosser le costard, mais ton mag est réellement unique ; d'abord par son prix, ensuite par la qualité des articles, les essais, les services et l'actu en temps réel. Seul regret, tu t'en es déjà expliqué, l'absence d'essais d'autogires et de pendulaires. Avec ça, ULMaG serait complet. Une dernière question, un peu personnelle et je ne t'en voudrais pas de l'éluder ; comment as-tu vendu ton projet de mag en ligne à D. Méglioli, le patron de Volez ? Au plaisir de te rencontrer dans le Gers ou l'Aveyron (là où tu as acheté ton ULM, je crois) !
Jean-Marc - 21/07/10
Bonjour Jean-Marc,
Merci pour tes compliments ; ils me touchent et me donnent la patate pour continuer. Ni ''kolossal'' paire, ni inconscience... Je hais la langue de bois, la compromission ou le mensonge. Ce sont les armes des lâches et des politiciens, deux catégories que j'abhorre. Alors quand un mariole utilise mon travail pour colporter ses faussetés, je le marque au fer. Si d'aventure je mange un marron, ou si je subis une campagne de dénigrement... tant pis. C'est que j'avais tord. Pour être franc, je n'ai pas l'âme d'un martyr. Mais je préfère être victime de la vérité que bénéficiaire du mensonge. De toute manière, je ne pense pas le risque bien grand. D'autant que m'attaquer me donnerait définitivement raison ! Merci toutefois de te soucier de l'avenir de ULMaG. Concernant mon rapport avec la rédaction du magazine VOLEZ, il n'y a aucun secret : D. Méglioli m'achète mes articles parce qu'il y trouve son intérêt. Il s'avère que nous nous entendons très bien et que ULMaG n'est pas réellement concurrent. Il serait plutôt complémentaire. Donc la mise en commun des ressources n'est finalement que positive, et renforce le crédit des deux supports. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Provocation
Pour résumer l'édito de septembre (2009 ndlr), le parachute n'est utile qu'aux pilotes dangereux ! Je n'accepte pas qu'on dise cela. Il a sauvé beaucoup de vies et en sauvera d'autres. Il devrait être obligatoire. Les personnes qui lui doivent la vie sauve ont le droit d'exister comme les autres, sans considération de leur intelligence ou de leur adresse. Pour écrire de tels propos, il faut être eugéniste ou complètement idiot. A moins qu'il ne s'agisse de provocation. A quoi cela sert-il de nier l'évidence ? A générer une polémique ? Tout le monde a le droit à commettre une erreur sans pour cela perdre la vie. Sinon, on vit comme à l'ancien temps dans un monde de barbares, quand la vie ne valait rien. Nous avons aujourd'hui les moyens d'échapper à la douleur et à la mort : il faut accepter de vivre avec son temps et de profiter de ses bienfaits. A moins d'être rétrograde. Les gens qui ont recours au parachute sont des gens très biens qui méritent de vivre autant que les autres. Qu'ils commettent une imprudence ou non. Même un pilote casse-cou qui tente des figures dangereuses : il faut le sauver. C'est la seule manière d'établir les bases d'une société harmonieuse ou la différence est acceptée. Je suis très choqué d'entendre des gens dire ''il l'a bien cherché'', en parlant d'un mort. On ne cherche pas la mort. On la trouve. Mais là, je suis ulcéré de lire dans un site qui se veut informatif des conneries aussi énormes. Surtout qu'en conclusion vous admettez en avoir monté un sur votre ULM. En fait, vous êtes eugéniste. Il y en a eu d'autres avant vous : Hitler par exemple. Il voulait comme vous une race pure et forte, n'hésitant pas à se débarrasser de ceux qu'il considérait comme impurs. C'est scandaleux. Que faites-vous de la diversité de l'humanité ? Il faut vivre avec un minimum de compassion et de solidarité pour les autres, sinon on retourne au moyen-âge. Suivez mon conseil et revenez sur vos écrits. En plus de gagner mon adhésion, vous vous sentirez mieux à vivre en société.
------ - 21/07/10
Courrier pas signé ; messagerie anonyme... bravo pour le courage de l'auteur de ce propos. En théorie, je ne publie pas ce genre de courrier, mais ici une exception s'impose.
Vous voulez de la provoc', de la vraie ? En voilà :
Je ne crains pas l'intégrisme intellectuel et la mode sécuritaire n'a aucune prise sur moi. Oui, je suis eugéniste, même si cela doit me perdre. La vie l'est aussi, c'est sa nature et sa raison d'être. Nous sommes ce que nous sommes parce que l'eugénisme a fait son oeuvre. Le feu, ça brule et ça fait mal. Si on a un cerveau, on évite de se cramer les pattes. Sinon, on est grave crétin et la société doit panser les brûlures. Je suis eugéniste par opposition aux insupportables pleurnicheurs qui bâtissent leur vie sur des erreurs. Je ne supporte pas qu'on sauve les fous de leur dinguerie. Si un dingo veut se cramer, qu'il le fasse. Mais qu'il n'emmerde pas la planète avec ses cris de douleur. Mes mômes savent qu'ils n'ont aucune aide à attendre de moi s'il s'agit de réparer une connerie annoncée. Ils l'admettent car ils ont été élevés ainsi, dans le sens des responsabilités. Si l'aînée traverse la mer rouge avec son voilier, elle sait exactement ce qu'elle encourt. Pas de parachute ; ses risques lui appartiennent. En quel honneur la société devrait-elle les assumer à sa place ? Solidarité ? Mon cul ! La société a assez à s'occuper avec ceux qui n'ont justement pas le choix. Je n'aime pas l'erreur, ni les dispositifs servant à la corriger. Comme vous l'avez compris, j'ai monté un parachute sur mon ULM. J'ai également choisi de n'en retirer le cadenas que lorsqu'un passager partage le cockpit. Je fais cela et j'interdis à quiconque de me chauffer la rustine avec ce choix. Parce qu'ainsi, je m'oblige à ne rien changer au comportement sage qui m'a permis de rester en vie jusqu'ici... Bref, je réfléchis un peu à avant d'agir. Je ne veux pas coûter à la société ; je ne veux rien lui devoir. Et si d'aventure nous étions plusieurs à penser de la sorte, on aurait peut-être des déficits un peu moins abyssaux, un peu moins la trouille de vivre et un peu plus de goût pour l'effort, le travail et la responsabilité. Enfin, si l'anonymat vous décomplexe afin de pourrir la vie à ceux qui osent avoir des convictions, des principes de vie et un minimum de courage pour accepter les sanctions, alors continuez de la sorte à vous cacher comme un rat ; mais de grâce, allez consulter d'autres sites ou polluer d'autres espaces d'expression. Votre compagnie ne me manquera pas et ne manquera sans doute pas aux lecteurs de ULMaG. Et, puisque vous employez des métaphores historiques indignes, souvenez-vous que l'anonymat est le cancer de l'humanité ; ceux qui l'emploient en sont les métastases. Bonjour chez vous.
miguel horville - ULMaG.fr