FAQ

La sécurité à ceux qui ont ''la vie qui vaut plus''
Salut Miguel,
Je reviens sur le parachute. Maintenant que j'ai chopé le virus de l'air (un peu à cause de toi !), je tente de me forger des opinions rationnelles sur les points qui font polémiques et sont sujets à controverse chez les ulmistes. Le parachute en fait partie. J'ai lu avec intérêt les statistiques que tu publies dans ta réponse à JP Camarade. Je pense par ailleurs avoir compris ton point de vue à travers cette enquête (j'ai vérifié tes chiffres, ils sont exactes). Pour ma part, je choisis de voler avec parachute, parce que c'est sécurisant. Mais je te rejoins sur la façon de vendre cet accessoire de sécurité : je trouve que c'est un peu facile de raconter des histoires de vies sauvées quand on ne donne pas les circonstances des accidents, ou pire, qu'on ''tripote'' les renseignements. Sur tous ces points je suis en phase avec ton analyse. J'y ajoute que le parachute est un équipement coûteux que tout le monde ne peut pas s'offrir. C'est donc encore une sécurité de niveau social ; ceux qui ont plus de blé ont ''la vie qui vaut plus''. Au moment du choix, j'attire les prétendants au cycle de révision et au prix de celle-ci. On n'en parle pas souvent et, outre que cela peut représenter un gros travail de démontage, cela peut aussi représenter un risque pour l'opérateur, voire pour la messagerie qui gère le transport du colis. Je ne pense pas que La Poste ait prévu de faire voyager des roquettes par Colissimo ! Tiens le cap, ton mag' est de mieux en mieux. Amicalement
Gilles Bailey - Issy-les-Mlx (92) - 27/09/09
Hello Gilles,
Attention ! Tu vas me faire avoir des ennuis... J'ai pas écris que BRS ''tripote'' les chiffres ; j'ai simplement parlé de bizarrerie. Peut-être qu'en d'autres lieux les gens volent différemment, visiblement comme des ânes. Concernant le prix des parachutes et le fait que les ''fauchés'' ne pourront s'en doter, je ne partage pas du tout ton point de vue. Depuis quand voler est un loisir bon marché ? As-tu déjà entendu parler de la CGT des pilotes de loisir ? Pas moi. Alors le couplet sur les assurances trop chères ou le parachute hors de prix, je le trouve un peu LCR-caviar. Devons-nous avoir honte de pratiquer un loisir cher ? Dès lors qu'on largue 40 à 50 euros de l'heure, on ne peut décemment pas réclamer le RMI ! Et ceux qui disent réduire leur heures de vol par économie sont, selon moi, des pilotes insuffisamment entraînés (c'est ce qu'on reproche à ceux qui ne volent que pour entretenir leur licence avion). Je m'autorise cette provocation, car je fais partie des fauchés (qui compense par un style de vie... particulier). Donc pour en revenir aux tarifs des parachutes, ils sont ce que le marché veut qu'ils soient. Tant qu'il y a des clients, pourquoi en changer ? D'autant que hormis l'APEV (Association Pour les Echelles Volantes) qui, sous l'impulsion de Daniel Dalby, développe un dispositif de secours avec comme objectif un prix de l'ordre de 1000 €, on n'entend pas beaucoup parler de fédération de pilotes ayant pour but de faire baisser le prix des pébroques. Non. On rencontre plus de collectifs unis pour acheter des GPS 16/9e et autres glass-cockpit de Boeing. Plus que de la monnaie, il faut de la motivation. Or la motivation, ça se suscite. En y réfléchissant, j'ai modestement eu l'idée d'un remboursement intégral, dégradations matérielles et parachute, pour tout pilote ayant réussi un déclenchement. Seule condition à cette ''garantie'', que les circonstances du déclenchement soient totalement accidentelles, c'est à dire qu'une enquête démontre que le pilote est réellement victime d'événements critiques et qu'il n'en est pas à l'origine. Imaginons que la Fédération apporte son concours avec l'assureur fédéral à un tel engagement. Pas sûr que cela coûte très cher à quiconque... Enfin concernant la révision et le transport des dispositifs avec roquette balistique, tu as 100% raison. Et que penser alors d'une roquette foirée (long-feu) qui doit repartir en garantie ? Il faudra un jour qu'on m'explique par quel miracle un parachute pyrotechnique peut voyager autrement que dans un convoi spécifique avec mesures de sécurité adaptées.
miguel horville - ULMaG.fr

Contamination publicitaire
Bonjour,
Lecteur de la première heure de ULMAG.fr, je m'aperçois que la publicité en envahit peu à peu les colonnes. Je trouve ça dommage de voir comme à la télé, comme dans les magazines généralistes, mon nouveau média de référence contaminé à son tour. A quand un monde sans pub ?
Jean-Claude T. - Boulogne (92) - 26/09/09
Bonjour jean-Claude,
Combien payes-tu pour consulter ULMag ? Trouves-tu normal que je bosse une quinzaine d'heures par jour sans contrepartie ? Veux-tu payer l'informaticien qui entretient le site et réalise les moteurs de petites annonces, d'agenda ou d'actu ? Je te rappelle que tous les services de ULMaG. fr sont gratuits et libres d'accès. J'ai réalisé une étude de marché pour connaître la faisabilité d'un magazine en ligne payé par les abonnements. Les simulations ont donné 75 à 115 euros de salaire mensuel ! Sans compter qu'un abonnement ne dispense pas de publicité, si je m'en réfère aux journaux nationaux qui ont une branche web payante. En revanche je tiens à te rassurer sur un point : bien que n'ayant pas le droit de refuser la vente, je saurai décourager d'éventuels annonceurs peu recommandables. Je conserve mon indépendance, ma liberté de ton et n'accepte aucune compromission pour ''sauver'' un contrat publicitaire. C'est possible à condition de rester droit dans ses pompes. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Parachute : bravo pour votre audace
Bonjour Miguel. D'abord bravo pour votre site. C'est une initiative ambitieuse et une mine d'informations. Vous semblez être quelqu'un de précis et renseigné. Ma première question est donc celle-ci : êtes vous seul pour remplir toutes ces pages qu'il m'a fallu plusieurs jours pour lire, ou êtes vous aidé ? J'apprécie votre plaidoyer pour le parachute et suis en parfaite adéquation avec vos conclusions. Le parachute est sans doute utile, mais savoir NE PAS ENTREPRENDRE une vol est la plus téméraire de toutes audaces ! Je me targue d'être un pilote prudent, mais il m'est parfois arrivé de céder aux sirènes de l'envie, de l'effet de groupe, de la bêtise élémentaire. Si j'avais dû déclencher un parachute à ces moments-là, j'aurais arrêté immédiatement de voler. J'ai plus de 70 ans et j'ai connu de belles aventures aéronautiques. En son temps, j'ai même été intrépide. Malgré tout, je suis encore là pour témoigner. Mais pour en revenir à votre philosophie, celui qui N'ENTREPREND PAS les vols qu'il ne FALLAIT PAS ENTREPRENDRE est le plus téméraire des tous les pilotes. Et si vous êtes celui-là, alors bravo pour votre audace.
Jeannot d'Aubagne - 21/09/09
Bonjour Jean... Pierre ?
Ne nous sommes-nous pas rencontrés en 2007, à Salon Eyguières, ou Cuers ? Merci pour votre appréciation sur ULMaG. Pour répondre à votre première question, l'équipe se compose à ce jour d'un informaticien, Fabrice, d'une poignée de correspondants qui m'envoient des infos de partout en France et de votre serviteur qui cumule les fonctions d'essayeur, de photographe, d'analyste de marché, de secrétaire, de comptable, de balayeur... Voilà l'équipe actuelle. Pour ce qui est des informations, je tiens à préciser une chose importante : trouver et relayer de l'information n'est pas compliqué. Mais l'info n'a de valeur que si rien ne la conteste. Cela, ma profession l'a oublié de longue date. Pas moi. Concernant l'entreprise des vols ; comment pourrais-je affirmer qu'il y a des vols à ne pas entreprendre, si je n'en avais pas fait personnellement l'expérience ? Ben voilà ! Vous savez maintenant que je ne suis pas l'exemple que vous décrivez. En revanche, j'essaye de ne pas répéter mes erreurs. Et surtout, je prends une marge de sécurité énorme quand un passager partage le cockpit. Donc je ne suis ni téméraire, ni audacieux ; j'évite juste les ennuis.
miguel horville - ULMaG.fr

Le parachute ne tue pas : il sauve
Bonjour,
Je reviens sur l'édito de septembre qui me paraît contestable à plus d'un titre. Déja, je ne comprends pas votre positionnement : êtes vous POUR ou CONTRE le parachute ? A vous lire, c'est moche, lourd... voire inutile. Vous citez des exemples où le parachute ne grandit pas ceux qui s'en servent, ou il ne fonctionne pas, ou bien même il tue. Pourquoi ne pas citer les très nombreux cas où il sauve des vies ? Il y a même une liste sur le site web de BRS Aviation ; les exemples positifs sont nombreux. Donc vous vous acharnez contre le parachute et finissez en admettant que vous allez vous en équiper. Qu'est-ce que ça veut dire ? Là, je suis déçu par votre prise de position. De plus je trouve assez suffisant de n'évoquer le parachute qu'en cas de malaise ; cela sous-entend que vous êtes un pilote infaillible à l'abri de tout accident. J'espère que vous n'aurez jamais à tirer sur la poignée, car en cas contraire, vous aurez bien du mal à maintenir votre position.
Jean-Pierre Camarade - 05/09/09
Bonjour Jean-Pierre,
Tu as raison sur presque toute la ligne. Seulement tu as pris le texte au premier degré sans voir que son contenu est sensé refléter le questionnement d'un candidat à l'achat. Ici, je prends volontairement le parti d'un pilote hostile à la chose, pour montrer in fine qu'aucun argument ne tient quand il s'agit de sauver une ou plusieurs vies. Pour cela, le second degré et la tournure littéraire indirecte (ou antithèse) sont de mise. Maintenant, je tiens aussi à me défendre de ton plaidoyer en t'invitant à taper sur les moteurs de recherche de ton choix les mots clés : ''parachute/sécurité/secours/déclenchement/vie sauvée/...'' (puis élargir ta recherche). Invariablement tu retomberas sur les exemples que j'ai cités. Va ensuite sur le site de la fédération (FFPLUM), tu verras que là encore on ne trouve que ces exemples. Or je maintiens qu'ils donnent une image négative du parachute. En revanche, un bon exemple est celui de ces deux ulmistes, instructeur et élève, qui ont croisé une turbulence de sillage le 24 août 2001 dans le Puy-de-Dôme. Encore qu'on pourrait débattre des responsabilités qui ont amené l'ULM sous contrôle à croiser le sillage d'un appareil venant de décoller... Il m'a fallu plus d'une heure en élargissant ma recherche pour trouver le rapport d'analyse. Quant au site BRS, je t'invite à réfléchir sur les statistiques qu'on tire des exemples donnés. Les voici : 8% des déclenchements sont consécutifs à des vols en conditions météo inadaptées (ces vols n'auraient pas dû être entrepris) ; 10,5% le sont suite à une faute de pilotage (dans laquelle j'inclus les vols d'essai) ; 20% font état d'une perte de contrôle sans en préciser la nature ; 16,5% ont comme origine une panne moteur dans une zone inappropriée pour l'atterrissage (non respect du cône de sécurité) ; 10% ne donnent pas d'explication ou sont en cours d'analyse ; enfin 35% des déclenchements sont consécutifs à une défaillance structurelle (cela va de la perte de gouverne à l'erreur de montage en passant par les pertes d'hélices ou de moteur). Là, je m'interroge. Car au plan national, moins de 3% des accidents ont pour origine une défaillance structurelle (la phobie suprême de tout pilote), source BEA. Et sur un site marchand, bizarrement le nombre des défaillances structurelles est 11 fois plus élevé ! Comme je l'ai déjà exprimé, j'ai choisi de m'équiper d'un parachute. C'est bien la preuve que je suis convaincu, ceci en dépit d'un récent accident mortel impliquant une roquette mal conçue. Mais au fait : de quoi suis-je convaincu ? Certainement pas de son utilité. Le parachute DOIT DEMEURER INUTILE. C'est justement là sa raison d'être. Il ne devient utile que lorsqu'un concours de circonstances a généré une situation critique. Comme on DOIT voler de manière à ne pas générer de situation critique, il n'y a a priori pas de raison de déclencher (outre un malaise du pilote). Pour répondre précisément à ton attaque ironique, effectivement je vole prudemment. Et pourtant je ne me dégonfle pas pour un vent fort ou une convection élevée. J'adapte mon pilotage et je reste dans le domaine de vol. En revanche, tu ne me verras jamais sortir d'un cône de sécurité raisonnable (nos ULM permettant de se poser presque n'importe-où, respecter ce dogme est facile). Pour moi, elle est là, la vraie sécurité. J'essaye des tas d'aéronefs, je vole par tous les temps, j'enquille les heures, et rien d'anormal ne se produit jamais. Cela en devient même frustrant à la fin... j'ai rien à raconter au club ! Les phénomènes météo extraordinaires me sont inconnus car je fuis les emmerde ; les jets m'évitent soigneusement car je contourne les RTBA ; j'ouvre les yeux dans les circuits ; je pratique la radio utile et vole aux niveaux peu encombrés. J'entretiens mon matos et je prévole sérieusement. Pour toutes ces raisons, je te l'accorde, j'essaye d'être infaillible. Et même si je reconnais le droit à l'accident, je fais tout pour démontrer qu'il est possible de l'éviter, par exemple en ayant la capacité (ou la volonté, ou le courage...) de NE PAS ENTREPRENDRE UN VOL. Bon, maintenant une tisane et au pieu ! Faut pas tenter la sorcière aux dents vertes...
miguel horville - ULMaG.fr

Où trouver Avid Flyer ?
Bonjour, pouvez vous m'indiquer qui est l'importateur de l'Avid Flyer ?
Jacques Mercier - 02/09/09
Bonjour Jacques,
Il s'agit de la société Archange, domiciliée 12 rue des Fontenelles, 86150 l'Isle-Jourdain. Vous pouvez joindre Sebastien Jaquemet au 05 49 91 06 17, par mail - archange-ulm@orange.fr - et visiter le site www.archange-ulm.com - Base ULM de la Pierre-Soupèse, rte de Bourg-Archambault, 86500 Montmorillon

Avid Aircraft (USA) ne produit plus de kits momentanément suite à son rachat et au déménagement de ses installations.

Pour les réparations et les rénovations, vous pouvez contacter Pitet Air Service, rte de l'Aviation, 88000 Dogneville - 03 29 34 89 57 - pitet.air.service@wanadoo.fr - www.pitetairservice.com

Désormais Aéro Synergie a repris la fabrication des pièces métalliques soudées : contacter Aéro Synergie SARL - Aérodrome de Blois le Breuil - 41330 Villefrancoeur - 06 85 04 96 82 - aerosynergie@orange.fr - www.aerosynergie.fr
miguel horville - ULMaG.fr

Acheter à l'étranger
Bonjour Miguel. Avec l'inflation du prix des ULM, je me posais la question d'aller acheter et chercher sa machine directement dans le pays du constructeur pour peu que la parité euro-monnaie du constructeur soit intéressante. Je pense entre autre au pendulaire Quik R de chez P&M Aviation en Angleterre. Quelle est la faisabilité de cette démarche notamment du côté de l'administration ? Quels sont les coûts et taxes supplémentaires une fois acquitté le paiement en monnaie locale ? Je te remercie par avance pour tes lueurs et profite de l'occasion qui m'est donnée pour saluer la qualité du site ULMag.
Fabrice Blot - 31/08/09
Bonjour Fabrice,
Ce que m'inspire votre questionnement... Je déconseille en général l'achat ''direct usine'' d'un ULM, notamment quand l'intérêt des demandeurs s'oriente vers les constructeurs de l'Est. Ceci pour plusieurs raisons. D'abord, s'il s'agit d'une marque ou d'un constructeur exotique, le risque de se voir livrer au XXIIe siècle n'est pas exclu. Ensuite, pour la garantie et le SAV ; s'il faut parcourir des milliers de kilomètres pour faire valoir son bon droit pour une soudure défaillante ou un entoilage qui flotte... l'économie réalisée initialement va finalement coûter très cher. Si tant est que le constructeur accepte la prise en charge. Dans votre cas, il s'agit d'un ULM construit en Angleterre et de grande marque. Si le risque de se faire arnaquer est moindre, voir quasi inexistant, celui de devoir se déplacer pour les bricoles techniques reste quant à lui entier. Car ne croyez pas que l'importateur officiel va vous arranger la vie pour l'entretien et le SAV. Pas de commission, pas de service ! Normal. Au plan administratif, l'exemple de Quick est particulier. Si vous optez pour une motorisation 100 ch Rotax, vous aurez droit à un moteur non validé sur la liste française (culasses vertes). Sans l'importateur, pas moyen d'obtenir le certificat d'immat. Si vous désirez toujours traiter en direct, vous devez obtenir la fiche d'identification et les dossiers auprès du constructeur pour pouvoir immatriculer l'ULM. Attention : les dossiers (entretien et vol) obligatoires seront rédiger en anglais. Un mauvais point pour le jour de la revente. Par ailleurs, si tous les doc's ne sont pas conformes, l'obtention d'une fiche d'identification sera passible d'une condition restrictive (accord en A pour construction amateur), donc une fiche par an et une revente très compromise... Vous l'aurez compris, je ne suis pas un chaud partisan de l'achat en direct usine. D'autant qu'avec la Livre Sterling au beau fixe et les salaires maintenus outre-Manche, je ne suis pas certain que l'économie réalisée vaille que vous vous embêtiez de la sorte. Toutefois, si vous réalisez la transaction de la sorte, les autres lecteurs d'ULMaG.fr seront sans doute très intéressés par le parcours que vous aurez suivi. Je ne connais pas la règle pour les particuliers en terme de fiscalité au passage des frontières. Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes dans le cadre d'une réglementation commune pour l'Europe de libre circulation des personnes et des biens (traité de Maastricht), mais l'Angleterre jouit d'un statue d'exception qui lui fait peut-être perdre cet avantage. Votre question m'en suggère une autre : pourquoi ne pas faire travailler un constructeur français ? Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La météo n'est pas à la date
Bonjour Miguel, j'ai remarqué un petit ''bug'' dans la rubrique ''services/ météo'' ; parfois, les liens datés ne renvoient pas à la bonne page (exemple J+2 renvoie à J ou J+1)... Cordialement.
Guy David - 21/08/09
Bonjour Guy,
Effectivement, le problème que tu signales arrive parfois ; il provient du site-serveur météo. Pour en avoir confirmation, (sur IE) lorsque tu poses le pointeur de ton ordi sur le lien sans cliquer, tu vois s'afficher la valeur du lien en bas à gauche de la fenêtre d'Explorer. Tu remarqueras que le pointeur indiques bien des valeurs incrémentées 0 - 1 ou 2 conformément à la demande. C'est l'université qui crée le site-serveur qui se mélange parfois les pinceaux. Je conserve pourtant ce serveur car il est performant au plan prédictif et ne rencontre que très rarement ce genre de ''bug''.
miguel horville - ULMaG.fr

Dévaluation des monnaies de l'Est : le problème est plus complexe qu'il n'y paraît
Réaction de Philippe Prévot (Best-Off) au courrier de DJP75
Le courrier de DJP75 posté le 23/07/09 a attiré mon attention car il s'appuie sur des approximations et des simplifications pour finalement discréditer les constructeurs. La marque Best-Off que je représente étant citée, il me paraît juste de répondre.

D'abord, pas de confusion : le Skyranger et le Nynja sont français. La facture Aeros représente moins de 30% du coût de la machine en kit, ce qui ne correspond qu'à une partie de la main d'oeuvre, notamment les perçages, la couture... Le gros du prix de la machine vient des matériaux. Les tubes aluminium sont français (Aviatube), comme la toile, les tubes d'acier, les trains ou les composites. L'accastillage provient d'Allemagne ou d'Italie. La conception, l'industrialisation, la logistique, la gestion, le marketing et le commercial sont faits en France. Les taxes sont payées en France. Et elles sont nombreuses. Et quant à ce qui vient de l'Est, il faut savoir que les matériaux de qualité dite pompeusement aéronautique (aluminium, résines, accastillages, textiles...) se payent en dollars US ou en euros, quelle que soit la source d'approvisionnement du fait de la concentration des entreprises et de stabilité de ces monnaies. Quant aux salaires en Ukraine, chez Aeros comme Aeroprakt, nombre de salariés en équivalent CDD sont payés en dollars US ; donc ils bénéficient pour partie de cet avantage. Reste que l'incidence sur le prix de vente est minime. En effet, la préparation d'un kit de Skyranger est d'environ 50 heures, soit une bonne semaine de travail. En admettant qu'un salarié ukrainien perçoive 100 USD, cela correspond en salaire français à 500 euros charges incluses. Ce n'est pas sur ce poste qu'on réalise une culbute ! Faire construire à l'Est apporte en revanche des avantages indirects : souplesse sur la variation des charges de travail, stock moins cher...

Pour ne pas confondre d'amalgame fâcheux, il faut bien différencier les constructions basés sur une forte valeur de main d'oeuvre comme les aéronefs métalliques, voir certains composites ou bois qui représentent jusqu'à 1 000 heures de montage, et les appareils rapides à assembler ou les kits. De même, il faut aussi différencier les entreprises qui réalisent les montages en ou hors CEE. La plupart des sociétés qui vendent à l'Ouest rémunèrent leurs employés dans sur la base de devises correspondantes, sinon, ces derniers partent à la concurrence qui est féroce en ce moment. Il faut aussi distinguer les entreprises de l'Est travaillant en sous-traitance pour les constructeurs occidentaux et facturant en devises stables (euro, dollar) : ce sont elles qui en bénéficient. Et c'est beaucoup mieux ainsi, beaucoup plus sain. Car il y aurait danger à acheter des machines réalisées en matériaux locaux sous prétexte qu'elles sont vendues en monnaie locale ! Car il y a fort à parier que l'aluminium payé en sloty ne sera bon qu'à tailler des échelles ! Le seul avantage que nous pouvons attendre du jeu des monnaies est la généralisation des paiements en dollars, ce dernier étant à taux avantageux et échangeable contre des matériaux de qualité, c'est tout bénéfice pour les constructeurs français (et pas seulement).

Tout ceci pour éviter de colporter des notions fausses ou approximatives qui nuisent à tout le monde. Les choses sont plus complexes qu'elles ne paraissent et s'avancer sur ce domaine tant qu'on a pas soi-même une solide expérience de terrain est une aventure des plus incertaines...
Philippe Prévot - 25/07/09
Merci Philippe pour ces très intéressantes précisions. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Dévaluation des monnaies de l'Est : les prix restent élevés
Nous constatons que les tarifs des ULM gonflent régulièrement, avec des augmentations constatées de 10 à 20 %, ceci alors que les revenus des salariés stagnent depuis bien des années. De ce fait notre capacité d'épargne ne suit pas la montée vertigineuse des prix.

On constate par ailleurs que les prix des appareils sont en réalité des prix de marché où chaque constructeur se cale sur les autres, quelle que soit la technologie employée. Cependant, cette année, avec la crise économique, les importateurs sont-ils probablement inquiets de faire des ''bides'' car chacun ''resserre les boulons''.

Si les prix dépassent les possibilités des acheteurs potentiels, alors pas de vente est pas de travail pour les ouvriers de l'Est. Il serait donc souhaitable d'informer les clients potentiels que les monnaies des pays de l'Est (constructeur de la plupart des ULM multiaxes) ont beaucoup dévalué par rapport à l'euro. De juin 2008 à juin 2009, la hryvnia ukrainienne (=100 kopecks) s'est effondré de 45 %, et le zloty polonais de 32 % (source Forex, journal des finances).

Rappelons pour information que l'Ukraine fabrique par exemple le CT, le A22, le kit du Skyranger et du Nynja... et que la Pologne fabrique entre autres le FK9, le Polaris, le JK05, le Topaz...

En conséquence la répercussion de l'érosion monétaire des pays de l'Est doit significativement faire baisser le prix de vente des appareils. C'est vrai pour cette année est pour la prochaine à cause de la situation économique en aggravation constante, qui sera sans doute pire en 2010.

Il serait nécessaire de diffuser l'information afin que les importateurs en tiennent compte lors des grands salons où ils sont censés communiquer leurs meilleurs prix.

Il faut ajouter que cette baisse ne serait pas une baisse pour les salaires des ouvriers des pays de l'Est, mais qu'au contraire la baisse des prix en Europe de l'ouest, dûe à la dévaluation de leurs monnaies respectives, serait pour eux l'opportunité d'engranger plus de commandes, ce dont qu'ils ont grandement besoin. Les importateurs seront-ils tentés d'accaparer la monnaie pour eux, pour le malheur de tous ? Ce qui est sûr c'est qu'ils ne répercuteront la baisse que s'ils savent que nous sommes tous informés grâce à la bonne presse. Nous verrons donc à Blois.
DJP75 - 23/07/09
Bonjour DJP,
Selon une étude réalisée par Ubifrance pour l'ambassade de Pologne, le Zloty aurait subi en 2008 une dévaluation de 30% par rapport à l'euro. Paradoxalement, son taux de croissance en 2008 s'élevait à 4,8%. La Commission européenne table sur une croissance de l'ordre de 2% en 2009. Des chiffres relativement rassurants. Ce n'est pas le cas de l'Ukraine dont la monnaie a effectivement connu une dégringolade de l'ordre de 50% (on attend de plus un autre rempli pour fin 2009). Oui, on peut se demander pourquoi les consommateurs de la zone Euro ne profitent pas de ces dévaluations. Je chercherais l'explication dans le fait que les constituants les ULM n'ont quant à eux pas baissé. Ainsi le moteur Rotax vendu dans un des pays les plus stables de la zone Euro (avec des salaires élevés et des politiques industrielless qualitatives) coûte le même prix pour un constructeur polonais ou français. Il en va de même pour les autres composants. De plus, un industriel, quel qu'il soit, préfère vendre un produit cher que deux produits économiques ; ceci afin d'améliorer sa marge brute. Quant aux importateurs, les chiffres qu'on m'a communiqués n'ont rien de révoltants. J'ai glané des pourcentages allant de 7% à 11 %. Sur le montant ht d'une machine à 100 000 euros ttc, cela laisse 5 600 à 8 300 euros bruts. Sur une moyenne de 10 à 15 ventes par an, sans compter les remises octroyées (en monnaie ou en matériel), le coût des installations, les investissements... Il n'est pas certain que les intermédiaires soient réellement des voleurs. De plus, à condition de choisir le bon importateur (et pas les ''éphémères'' qui surgissent régulièrement), la tranquillité d'acheter à une structure responsable, ayant pignon sur rue, et lourd à perdre en cas de mauvaise conduite, est un service qu'il convient de rémunérer. Par ailleurs, la sélection par le prix est assez cynique dans le principe, mais elle fait malheureusement ses preuves depuis longtemps. Si les Ferrari étaient accessibles à tous, il y a fort à parier que les fossés regorgeraient de chevaux cabrés ! Je ne suis pas aussi pessimiste que toi. En revanche, tu n'as pas évoqué le fait de faire bosser davantage nos artisans français... Eux aussi ont besoin de bosser, non ?
miguel horville - ULMaG.fr

GPS autos compatibles aéro ?
Bonjour Miguel, en lisant votre édito, une chose m'étonne : comment avez-vous pu importer "NAVI" dans un GPS auto ? Ceux-ci sont bridés et encore faut-il qu'ils fonctionnent sous Windows.
Ai-je loupé un épisode ? Pour ce qui est de la carte, vous avez 1000 fois raison
Jean-Michel Decazes, ULM Cote de Jade St Brévin (44) - 23/06/09
Bonjour Jean-Michel,
Merci d'être fidèle à ULMaG ; j'espère que le site répond à vos attentes. Les GPS ne sont pas tous bloqués. Un GPS contient une antenne avec son module de décryptage, une interface qui la relie au système d'exploitation, lequel active un écran. Certains constructeurs utilisent des systèmes fermés, difficiles d'accès, d'autres utilisent des systèmes connus, genre Windows. Les GPS possédant un slot pour carte MMD sont accessibles. En effet, la plupart permet de shunter le logiciel de navigation intégré en substituant un autre logiciel importé sur la carte mémoire. On se sert pour cela de la priorité généralement accordée aux slots extérieurs (c'est le cas des ordi' qui démarrent de préférence par défaut sur un système extérieur, c'est très utile pour restaurer ou déplanter). Pour la reconnaissance du logiciel de substitution, il faut intégrer un mot de passe (fichier txt) identique à celui du logiciel d'origine. Et pour assurer le coup, on intègre un petit soft forçant la priorité qui oblige le GPS à démarrer sur le logiciel rapporté et ''cache'' le logiciel auto d'origine. L'installation de NAVI sur un GPS auto est donc possible (à l'exception de certaines marques dont Tomtom). Tous les renseignements sont en ligne sur le forum de NAVI (www.navi-ulm.com). Et encore, tout n'est pas perdu pour les possesseurs de Tomtom (et d'autres) ; le logiciel ''concurrent'' NAVIGATION (http://francois.fouchet.free.fr) en assure la prise en charge. Pour repasser en mode auto, il suffit d'enlever la carte mémoire ; par défaut et en l'absence de tout autre, le GPS démarre sur le logiciel d'origine résidant physiquement dans l'appareil.
miguel horville - ULMaG.fr