FAQ

TVA : Taxe à la Vie Ajoutée
Nos chers pouvoirs publics qui ne se privent pas de multiplier les zones à accès réglementé ou interdit (j'habite sous la R145 et chaque fois que je veux voler : AZBA du jour, je dois consulter), ceci dans le but de préserver nos vies et d'éviter toute collision intempestive, pourraient, eux, si soigneux et préoccupés de notre sauvegarde (et peu de notre liberté), se passer de la taxe à la vie ajoutée sur tous les matériels de sécurité dont les parachutes pour nos ULMS. Ceci rendrait les prix plus abordables et pourrait peut être inciter certain grincheux de mon espèce à s'équiper. La taxe sur la bouffe est bien passée à 5% ; la taxe sur la vie pourrait quant à elle passer à 0% !
Je signale à propos des zones d'entrainement à basse altitude (qui chez nous ont sérieusement épaissi passant de 1500 à 4200 pieds AMSL) que, même si elles sont inactives, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas deux azbaviateurs en train de se courir après pour jouer à la guéguerre. Dans ces cas là ; chaud devant ! J'ai pu le constater à maintes reprises, quand ils passent très bas au dessus de chez moi. Les zones qui ne devaient pas être actives après 12h TU peuvent quand même l'être officiellement, et les jours ou ça devrait pas, c'est. Bref c'est le fait du prince et le vrai bordel, le seul avantage que nous avons si nous nous faisons éclater par leurs tuyaux de poêle volant en traversant ces zones hors de leur activité, c'est qu'ils sont soumis aux règles de l'air, et qu'ils pourraient éventuellement avoir tort : vitesse max non respectée ou autre... Le malheur c'est qu'on as à peine le temps de les voir arriver qu'ils sont déjà sur vous, j'en ai un qui ne m'est pas passé loin alors que j'étais à la même altitude et à sa droite à bord d'un pulma, j'ai du virer sec pour éviter les turbulences de sillage : c'était hors zone réglementée et à proximité immédiate de mon aérodrome Guéret St Laurent... Ne pourraient-ils pas aller jouer ailleurs ?
Cerise sur le gâteau on nous a collé une Zone La R167 A qui tangente l'aérodrome, et ou la Sagem fait joujou avec des drones à partir de Montluçon Guéret (premiers essais) quelques jours par an juste pour emmerder les aviateurs environnants et paumer leurs trucs éventuellement sur la population locale. Pour qui se prennent-ils ? Ne pourraient-ils pas eux aussi aller jouer ailleurs, à Biscarosse ou toute autre zone militaire il y a pourtant le choix, mais non ils veulent faire leurs essais à proximité de leur usine et zut pour les autochtones, et de fil en aiguille nos horizons se bouchent, nos préparations de vols se complexifient pour devenir zigzagodromiques, hélicoïdales et pâteuses. A force de charger la mule on finira par s'en foutre et on partira sans se préoccuper de tout ces machins, en ligne droite à l'altitude qui convient le mieux à notre sécurité et à notre plaisir, après tout les risques de collision sont faibles... et la joie de voler libre si grande.
Bernard Baudran - Creuse (23) - 02/10/09
Bonsoir Bernard.
Ce soir, je revêt la robe noire et je pars dans les effets de manche... La TVA est un impôt constitutionnel qui mettrait la France en infraction avec l'Europe en cas de suppression, ne serait-ce que sur ce seul poste. Par ailleurs, que diront les motards qui demandent aussi (depuis très longtemps) la TVA réduite sur le casque, la combinaison, les gants et les gilets gonflables ? Que diront les chefs d'entreprise qui équipent leurs employés de casques, de gants, de protections en tous genres ? Que diront les fabricants, les revendeurs et les utilisateurs de kits sécu automobile (triangle et gilet fluo) ? Ici, ce n'est plus une option, mais une obligation. Que diront les militaires et la police qui se dotent de gilets pare-balle... Tous ces produits de sécurité, TOUS LES PRODUITS POUR TOUS USAGES sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. C'est ainsi, et c'est la première source de revenus de nos états gaspilleurs. Alors les petits problèmes de pilotes du dimanche, tu penses si tout le monde s'en contre-fout ! J'ai proposé des voies d'exploration dans la réponse au courrier de Gilles du 27/09/09. Mais priver l'état des 20% de TVA, ce ne serait pas smart... Qui payera les augmentations de salaire du p'tit gars qu'est aux manettes, les cadeaux à sa douce et le camping sauvage des visiteurs nomades de l'Elysée ? Pense à tout ça ; tu verras que finalement, 20%, c'est pas cher payé.
Concernant les RTBA, leur gestion et leur disposition, je ne rejoins pas ton analyse. Que penserais-tu si nos pilotes militaires se faisaient démonter le fion lors d'un conflit ? Bien du mal, je le crains. Or, peut-on s'entraîner sérieusement à faire des missions à heures fixes, dans des conditions répétées sur des terrains connus ? Je ne crois pas. Ces pilotes d'exception ont besoin de beaucoup d'espace pour évoluer. Ils doivent être dispo H24 et cela ne s'apprend pas en suivant un programme établi. Je pense que le ciel est assez vaste pour que tout le monde cohabite. Pour voler beaucoup, j'entends régulièrement des pilotes de jet utiliser les fréquences civiles, intégrer des circuits d'aérodromes civiles. Je suis toujours étonné de constater qu'ils sont compréhensibles ; il sont clairs, précis et donnent les indications utiles pour éviter le danger. Je ne propose bien sûr pas un brassage global ! Mais une certains cohabitation n'est pas impossible. Quant à leur vitesse d'évolution, ben oui... ils volent vite, très. Mais c'est bien en cela qu'ils sont exceptionnels. Et sans cela, ils ne sont pas performants. La question soulevée est finalement plus philosophique que technique. Faut-il entretenir une armée ? Cela coûte cher, commet des désordres, des gênes et de la discorde. Si on pense que oui, on accepte que l'armée s'entraîne, ou alors elle ne sert à rien. Si on pense que non, on attend que de se faire casser la gueule par le premier belligérant venu. Le monde dans lequel nous vivons est devenu dangereux ; il faut pouvoir se défendre. C'est du moins mon avis.
Quant aux drones... vaste débat. On reparlera de leur existence quand les premiers seront tombés sur les populations, après avoir échappé au contrôle. En effet, la mission native du drone étant le renseignement, il y a fort à parier que ces jolis jouets pour adultes verdâtres s'autorisent des ''incursions aériennes débridées'', au service du bien, cela va sans dire !
miguel horville - ULMaG.fr

A chacun de juger
Au premier, au deuxième ou au troisième degré, tout article sur les nouveautés dans le milieu aéronautique revient toujours au même : avec un ADF puis un VOR puis un GPS et un parachute, les pilotes vont aller plus loin dans leurs vols et prendre des risques. Un équipage de pilotes professionnels dans un ordinateur volant (Airbus A330) avec entrainement, matériel bien
entretenu, IFR météo, s'est quand même planté en pleine mer. Ils ont été trop loin dans leurs capacités et ou avec leur matériel. Pourtant ils n avaient pas de parachute.
Les malheureux contemporains de Blériot et de Lindberg auraient peut-être été heureux d'avoir un parachute, un GPS, un VOR ou un ADF ; mais ils n avaient pas le choix.
Nous, nous l'avons. A chacun de juger pour son propre cas.
Patrick Voye - Lille (59) - 01/10/09
Bon ; ben ça, c'est fait...
miguel horville - ULMaG.fr

La sécurité à ceux qui ont ''la vie qui vaut plus''
Salut Miguel,
Je reviens sur le parachute. Maintenant que j'ai chopé le virus de l'air (un peu à cause de toi !), je tente de me forger des opinions rationnelles sur les points qui font polémiques et sont sujets à controverse chez les ulmistes. Le parachute en fait partie. J'ai lu avec intérêt les statistiques que tu publies dans ta réponse à JP Camarade. Je pense par ailleurs avoir compris ton point de vue à travers cette enquête (j'ai vérifié tes chiffres, ils sont exactes). Pour ma part, je choisis de voler avec parachute, parce que c'est sécurisant. Mais je te rejoins sur la façon de vendre cet accessoire de sécurité : je trouve que c'est un peu facile de raconter des histoires de vies sauvées quand on ne donne pas les circonstances des accidents, ou pire, qu'on ''tripote'' les renseignements. Sur tous ces points je suis en phase avec ton analyse. J'y ajoute que le parachute est un équipement coûteux que tout le monde ne peut pas s'offrir. C'est donc encore une sécurité de niveau social ; ceux qui ont plus de blé ont ''la vie qui vaut plus''. Au moment du choix, j'attire les prétendants au cycle de révision et au prix de celle-ci. On n'en parle pas souvent et, outre que cela peut représenter un gros travail de démontage, cela peut aussi représenter un risque pour l'opérateur, voire pour la messagerie qui gère le transport du colis. Je ne pense pas que La Poste ait prévu de faire voyager des roquettes par Colissimo ! Tiens le cap, ton mag' est de mieux en mieux. Amicalement
Gilles Bailey - Issy-les-Mlx (92) - 27/09/09
Hello Gilles,
Attention ! Tu vas me faire avoir des ennuis... J'ai pas écris que BRS ''tripote'' les chiffres ; j'ai simplement parlé de bizarrerie. Peut-être qu'en d'autres lieux les gens volent différemment, visiblement comme des ânes. Concernant le prix des parachutes et le fait que les ''fauchés'' ne pourront s'en doter, je ne partage pas du tout ton point de vue. Depuis quand voler est un loisir bon marché ? As-tu déjà entendu parler de la CGT des pilotes de loisir ? Pas moi. Alors le couplet sur les assurances trop chères ou le parachute hors de prix, je le trouve un peu LCR-caviar. Devons-nous avoir honte de pratiquer un loisir cher ? Dès lors qu'on largue 40 à 50 euros de l'heure, on ne peut décemment pas réclamer le RMI ! Et ceux qui disent réduire leur heures de vol par économie sont, selon moi, des pilotes insuffisamment entraînés (c'est ce qu'on reproche à ceux qui ne volent que pour entretenir leur licence avion). Je m'autorise cette provocation, car je fais partie des fauchés (qui compense par un style de vie... particulier). Donc pour en revenir aux tarifs des parachutes, ils sont ce que le marché veut qu'ils soient. Tant qu'il y a des clients, pourquoi en changer ? D'autant que hormis l'APEV (Association Pour les Echelles Volantes) qui, sous l'impulsion de Daniel Dalby, développe un dispositif de secours avec comme objectif un prix de l'ordre de 1000 €, on n'entend pas beaucoup parler de fédération de pilotes ayant pour but de faire baisser le prix des pébroques. Non. On rencontre plus de collectifs unis pour acheter des GPS 16/9e et autres glass-cockpit de Boeing. Plus que de la monnaie, il faut de la motivation. Or la motivation, ça se suscite. En y réfléchissant, j'ai modestement eu l'idée d'un remboursement intégral, dégradations matérielles et parachute, pour tout pilote ayant réussi un déclenchement. Seule condition à cette ''garantie'', que les circonstances du déclenchement soient totalement accidentelles, c'est à dire qu'une enquête démontre que le pilote est réellement victime d'événements critiques et qu'il n'en est pas à l'origine. Imaginons que la Fédération apporte son concours avec l'assureur fédéral à un tel engagement. Pas sûr que cela coûte très cher à quiconque... Enfin concernant la révision et le transport des dispositifs avec roquette balistique, tu as 100% raison. Et que penser alors d'une roquette foirée (long-feu) qui doit repartir en garantie ? Il faudra un jour qu'on m'explique par quel miracle un parachute pyrotechnique peut voyager autrement que dans un convoi spécifique avec mesures de sécurité adaptées.
miguel horville - ULMaG.fr

Contamination publicitaire
Bonjour,
Lecteur de la première heure de ULMAG.fr, je m'aperçois que la publicité en envahit peu à peu les colonnes. Je trouve ça dommage de voir comme à la télé, comme dans les magazines généralistes, mon nouveau média de référence contaminé à son tour. A quand un monde sans pub ?
Jean-Claude T. - Boulogne (92) - 26/09/09
Bonjour jean-Claude,
Combien payes-tu pour consulter ULMag ? Trouves-tu normal que je bosse une quinzaine d'heures par jour sans contrepartie ? Veux-tu payer l'informaticien qui entretient le site et réalise les moteurs de petites annonces, d'agenda ou d'actu ? Je te rappelle que tous les services de ULMaG. fr sont gratuits et libres d'accès. J'ai réalisé une étude de marché pour connaître la faisabilité d'un magazine en ligne payé par les abonnements. Les simulations ont donné 75 à 115 euros de salaire mensuel ! Sans compter qu'un abonnement ne dispense pas de publicité, si je m'en réfère aux journaux nationaux qui ont une branche web payante. En revanche je tiens à te rassurer sur un point : bien que n'ayant pas le droit de refuser la vente, je saurai décourager d'éventuels annonceurs peu recommandables. Je conserve mon indépendance, ma liberté de ton et n'accepte aucune compromission pour ''sauver'' un contrat publicitaire. C'est possible à condition de rester droit dans ses pompes. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Parachute : bravo pour votre audace
Bonjour Miguel. D'abord bravo pour votre site. C'est une initiative ambitieuse et une mine d'informations. Vous semblez être quelqu'un de précis et renseigné. Ma première question est donc celle-ci : êtes vous seul pour remplir toutes ces pages qu'il m'a fallu plusieurs jours pour lire, ou êtes vous aidé ? J'apprécie votre plaidoyer pour le parachute et suis en parfaite adéquation avec vos conclusions. Le parachute est sans doute utile, mais savoir NE PAS ENTREPRENDRE une vol est la plus téméraire de toutes audaces ! Je me targue d'être un pilote prudent, mais il m'est parfois arrivé de céder aux sirènes de l'envie, de l'effet de groupe, de la bêtise élémentaire. Si j'avais dû déclencher un parachute à ces moments-là, j'aurais arrêté immédiatement de voler. J'ai plus de 70 ans et j'ai connu de belles aventures aéronautiques. En son temps, j'ai même été intrépide. Malgré tout, je suis encore là pour témoigner. Mais pour en revenir à votre philosophie, celui qui N'ENTREPREND PAS les vols qu'il ne FALLAIT PAS ENTREPRENDRE est le plus téméraire des tous les pilotes. Et si vous êtes celui-là, alors bravo pour votre audace.
Jeannot d'Aubagne - 21/09/09
Bonjour Jean... Pierre ?
Ne nous sommes-nous pas rencontrés en 2007, à Salon Eyguières, ou Cuers ? Merci pour votre appréciation sur ULMaG. Pour répondre à votre première question, l'équipe se compose à ce jour d'un informaticien, Fabrice, d'une poignée de correspondants qui m'envoient des infos de partout en France et de votre serviteur qui cumule les fonctions d'essayeur, de photographe, d'analyste de marché, de secrétaire, de comptable, de balayeur... Voilà l'équipe actuelle. Pour ce qui est des informations, je tiens à préciser une chose importante : trouver et relayer de l'information n'est pas compliqué. Mais l'info n'a de valeur que si rien ne la conteste. Cela, ma profession l'a oublié de longue date. Pas moi. Concernant l'entreprise des vols ; comment pourrais-je affirmer qu'il y a des vols à ne pas entreprendre, si je n'en avais pas fait personnellement l'expérience ? Ben voilà ! Vous savez maintenant que je ne suis pas l'exemple que vous décrivez. En revanche, j'essaye de ne pas répéter mes erreurs. Et surtout, je prends une marge de sécurité énorme quand un passager partage le cockpit. Donc je ne suis ni téméraire, ni audacieux ; j'évite juste les ennuis.
miguel horville - ULMaG.fr

Le parachute ne tue pas : il sauve
Bonjour,
Je reviens sur l'édito de septembre qui me paraît contestable à plus d'un titre. Déja, je ne comprends pas votre positionnement : êtes vous POUR ou CONTRE le parachute ? A vous lire, c'est moche, lourd... voire inutile. Vous citez des exemples où le parachute ne grandit pas ceux qui s'en servent, ou il ne fonctionne pas, ou bien même il tue. Pourquoi ne pas citer les très nombreux cas où il sauve des vies ? Il y a même une liste sur le site web de BRS Aviation ; les exemples positifs sont nombreux. Donc vous vous acharnez contre le parachute et finissez en admettant que vous allez vous en équiper. Qu'est-ce que ça veut dire ? Là, je suis déçu par votre prise de position. De plus je trouve assez suffisant de n'évoquer le parachute qu'en cas de malaise ; cela sous-entend que vous êtes un pilote infaillible à l'abri de tout accident. J'espère que vous n'aurez jamais à tirer sur la poignée, car en cas contraire, vous aurez bien du mal à maintenir votre position.
Jean-Pierre Camarade - 05/09/09
Bonjour Jean-Pierre,
Tu as raison sur presque toute la ligne. Seulement tu as pris le texte au premier degré sans voir que son contenu est sensé refléter le questionnement d'un candidat à l'achat. Ici, je prends volontairement le parti d'un pilote hostile à la chose, pour montrer in fine qu'aucun argument ne tient quand il s'agit de sauver une ou plusieurs vies. Pour cela, le second degré et la tournure littéraire indirecte (ou antithèse) sont de mise. Maintenant, je tiens aussi à me défendre de ton plaidoyer en t'invitant à taper sur les moteurs de recherche de ton choix les mots clés : ''parachute/sécurité/secours/déclenchement/vie sauvée/...'' (puis élargir ta recherche). Invariablement tu retomberas sur les exemples que j'ai cités. Va ensuite sur le site de la fédération (FFPLUM), tu verras que là encore on ne trouve que ces exemples. Or je maintiens qu'ils donnent une image négative du parachute. En revanche, un bon exemple est celui de ces deux ulmistes, instructeur et élève, qui ont croisé une turbulence de sillage le 24 août 2001 dans le Puy-de-Dôme. Encore qu'on pourrait débattre des responsabilités qui ont amené l'ULM sous contrôle à croiser le sillage d'un appareil venant de décoller... Il m'a fallu plus d'une heure en élargissant ma recherche pour trouver le rapport d'analyse. Quant au site BRS, je t'invite à réfléchir sur les statistiques qu'on tire des exemples donnés. Les voici : 8% des déclenchements sont consécutifs à des vols en conditions météo inadaptées (ces vols n'auraient pas dû être entrepris) ; 10,5% le sont suite à une faute de pilotage (dans laquelle j'inclus les vols d'essai) ; 20% font état d'une perte de contrôle sans en préciser la nature ; 16,5% ont comme origine une panne moteur dans une zone inappropriée pour l'atterrissage (non respect du cône de sécurité) ; 10% ne donnent pas d'explication ou sont en cours d'analyse ; enfin 35% des déclenchements sont consécutifs à une défaillance structurelle (cela va de la perte de gouverne à l'erreur de montage en passant par les pertes d'hélices ou de moteur). Là, je m'interroge. Car au plan national, moins de 3% des accidents ont pour origine une défaillance structurelle (la phobie suprême de tout pilote), source BEA. Et sur un site marchand, bizarrement le nombre des défaillances structurelles est 11 fois plus élevé ! Comme je l'ai déjà exprimé, j'ai choisi de m'équiper d'un parachute. C'est bien la preuve que je suis convaincu, ceci en dépit d'un récent accident mortel impliquant une roquette mal conçue. Mais au fait : de quoi suis-je convaincu ? Certainement pas de son utilité. Le parachute DOIT DEMEURER INUTILE. C'est justement là sa raison d'être. Il ne devient utile que lorsqu'un concours de circonstances a généré une situation critique. Comme on DOIT voler de manière à ne pas générer de situation critique, il n'y a a priori pas de raison de déclencher (outre un malaise du pilote). Pour répondre précisément à ton attaque ironique, effectivement je vole prudemment. Et pourtant je ne me dégonfle pas pour un vent fort ou une convection élevée. J'adapte mon pilotage et je reste dans le domaine de vol. En revanche, tu ne me verras jamais sortir d'un cône de sécurité raisonnable (nos ULM permettant de se poser presque n'importe-où, respecter ce dogme est facile). Pour moi, elle est là, la vraie sécurité. J'essaye des tas d'aéronefs, je vole par tous les temps, j'enquille les heures, et rien d'anormal ne se produit jamais. Cela en devient même frustrant à la fin... j'ai rien à raconter au club ! Les phénomènes météo extraordinaires me sont inconnus car je fuis les emmerde ; les jets m'évitent soigneusement car je contourne les RTBA ; j'ouvre les yeux dans les circuits ; je pratique la radio utile et vole aux niveaux peu encombrés. J'entretiens mon matos et je prévole sérieusement. Pour toutes ces raisons, je te l'accorde, j'essaye d'être infaillible. Et même si je reconnais le droit à l'accident, je fais tout pour démontrer qu'il est possible de l'éviter, par exemple en ayant la capacité (ou la volonté, ou le courage...) de NE PAS ENTREPRENDRE UN VOL. Bon, maintenant une tisane et au pieu ! Faut pas tenter la sorcière aux dents vertes...
miguel horville - ULMaG.fr

Où trouver Avid Flyer ?
Bonjour, pouvez vous m'indiquer qui est l'importateur de l'Avid Flyer ?
Jacques Mercier - 02/09/09
Bonjour Jacques,
Il s'agit de la société Archange, domiciliée 12 rue des Fontenelles, 86150 l'Isle-Jourdain. Vous pouvez joindre Sebastien Jaquemet au 05 49 91 06 17, par mail - archange-ulm@orange.fr - et visiter le site www.archange-ulm.com - Base ULM de la Pierre-Soupèse, rte de Bourg-Archambault, 86500 Montmorillon

Avid Aircraft (USA) ne produit plus de kits momentanément suite à son rachat et au déménagement de ses installations.

Pour les réparations et les rénovations, vous pouvez contacter Pitet Air Service, rte de l'Aviation, 88000 Dogneville - 03 29 34 89 57 - pitet.air.service@wanadoo.fr - www.pitetairservice.com

Désormais Aéro Synergie a repris la fabrication des pièces métalliques soudées : contacter Aéro Synergie SARL - Aérodrome de Blois le Breuil - 41330 Villefrancoeur - 06 85 04 96 82 - aerosynergie@orange.fr - www.aerosynergie.fr
miguel horville - ULMaG.fr

Acheter à l'étranger
Bonjour Miguel. Avec l'inflation du prix des ULM, je me posais la question d'aller acheter et chercher sa machine directement dans le pays du constructeur pour peu que la parité euro-monnaie du constructeur soit intéressante. Je pense entre autre au pendulaire Quik R de chez P&M Aviation en Angleterre. Quelle est la faisabilité de cette démarche notamment du côté de l'administration ? Quels sont les coûts et taxes supplémentaires une fois acquitté le paiement en monnaie locale ? Je te remercie par avance pour tes lueurs et profite de l'occasion qui m'est donnée pour saluer la qualité du site ULMag.
Fabrice Blot - 31/08/09
Bonjour Fabrice,
Ce que m'inspire votre questionnement... Je déconseille en général l'achat ''direct usine'' d'un ULM, notamment quand l'intérêt des demandeurs s'oriente vers les constructeurs de l'Est. Ceci pour plusieurs raisons. D'abord, s'il s'agit d'une marque ou d'un constructeur exotique, le risque de se voir livrer au XXIIe siècle n'est pas exclu. Ensuite, pour la garantie et le SAV ; s'il faut parcourir des milliers de kilomètres pour faire valoir son bon droit pour une soudure défaillante ou un entoilage qui flotte... l'économie réalisée initialement va finalement coûter très cher. Si tant est que le constructeur accepte la prise en charge. Dans votre cas, il s'agit d'un ULM construit en Angleterre et de grande marque. Si le risque de se faire arnaquer est moindre, voir quasi inexistant, celui de devoir se déplacer pour les bricoles techniques reste quant à lui entier. Car ne croyez pas que l'importateur officiel va vous arranger la vie pour l'entretien et le SAV. Pas de commission, pas de service ! Normal. Au plan administratif, l'exemple de Quick est particulier. Si vous optez pour une motorisation 100 ch Rotax, vous aurez droit à un moteur non validé sur la liste française (culasses vertes). Sans l'importateur, pas moyen d'obtenir le certificat d'immat. Si vous désirez toujours traiter en direct, vous devez obtenir la fiche d'identification et les dossiers auprès du constructeur pour pouvoir immatriculer l'ULM. Attention : les dossiers (entretien et vol) obligatoires seront rédiger en anglais. Un mauvais point pour le jour de la revente. Par ailleurs, si tous les doc's ne sont pas conformes, l'obtention d'une fiche d'identification sera passible d'une condition restrictive (accord en A pour construction amateur), donc une fiche par an et une revente très compromise... Vous l'aurez compris, je ne suis pas un chaud partisan de l'achat en direct usine. D'autant qu'avec la Livre Sterling au beau fixe et les salaires maintenus outre-Manche, je ne suis pas certain que l'économie réalisée vaille que vous vous embêtiez de la sorte. Toutefois, si vous réalisez la transaction de la sorte, les autres lecteurs d'ULMaG.fr seront sans doute très intéressés par le parcours que vous aurez suivi. Je ne connais pas la règle pour les particuliers en terme de fiscalité au passage des frontières. Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes dans le cadre d'une réglementation commune pour l'Europe de libre circulation des personnes et des biens (traité de Maastricht), mais l'Angleterre jouit d'un statue d'exception qui lui fait peut-être perdre cet avantage. Votre question m'en suggère une autre : pourquoi ne pas faire travailler un constructeur français ? Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La météo n'est pas à la date
Bonjour Miguel, j'ai remarqué un petit ''bug'' dans la rubrique ''services/ météo'' ; parfois, les liens datés ne renvoient pas à la bonne page (exemple J+2 renvoie à J ou J+1)... Cordialement.
Guy David - 21/08/09
Bonjour Guy,
Effectivement, le problème que tu signales arrive parfois ; il provient du site-serveur météo. Pour en avoir confirmation, (sur IE) lorsque tu poses le pointeur de ton ordi sur le lien sans cliquer, tu vois s'afficher la valeur du lien en bas à gauche de la fenêtre d'Explorer. Tu remarqueras que le pointeur indiques bien des valeurs incrémentées 0 - 1 ou 2 conformément à la demande. C'est l'université qui crée le site-serveur qui se mélange parfois les pinceaux. Je conserve pourtant ce serveur car il est performant au plan prédictif et ne rencontre que très rarement ce genre de ''bug''.
miguel horville - ULMaG.fr

Dévaluation des monnaies de l'Est : le problème est plus complexe qu'il n'y paraît
Réaction de Philippe Prévot (Best-Off) au courrier de DJP75
Le courrier de DJP75 posté le 23/07/09 a attiré mon attention car il s'appuie sur des approximations et des simplifications pour finalement discréditer les constructeurs. La marque Best-Off que je représente étant citée, il me paraît juste de répondre.

D'abord, pas de confusion : le Skyranger et le Nynja sont français. La facture Aeros représente moins de 30% du coût de la machine en kit, ce qui ne correspond qu'à une partie de la main d'oeuvre, notamment les perçages, la couture... Le gros du prix de la machine vient des matériaux. Les tubes aluminium sont français (Aviatube), comme la toile, les tubes d'acier, les trains ou les composites. L'accastillage provient d'Allemagne ou d'Italie. La conception, l'industrialisation, la logistique, la gestion, le marketing et le commercial sont faits en France. Les taxes sont payées en France. Et elles sont nombreuses. Et quant à ce qui vient de l'Est, il faut savoir que les matériaux de qualité dite pompeusement aéronautique (aluminium, résines, accastillages, textiles...) se payent en dollars US ou en euros, quelle que soit la source d'approvisionnement du fait de la concentration des entreprises et de stabilité de ces monnaies. Quant aux salaires en Ukraine, chez Aeros comme Aeroprakt, nombre de salariés en équivalent CDD sont payés en dollars US ; donc ils bénéficient pour partie de cet avantage. Reste que l'incidence sur le prix de vente est minime. En effet, la préparation d'un kit de Skyranger est d'environ 50 heures, soit une bonne semaine de travail. En admettant qu'un salarié ukrainien perçoive 100 USD, cela correspond en salaire français à 500 euros charges incluses. Ce n'est pas sur ce poste qu'on réalise une culbute ! Faire construire à l'Est apporte en revanche des avantages indirects : souplesse sur la variation des charges de travail, stock moins cher...

Pour ne pas confondre d'amalgame fâcheux, il faut bien différencier les constructions basés sur une forte valeur de main d'oeuvre comme les aéronefs métalliques, voir certains composites ou bois qui représentent jusqu'à 1 000 heures de montage, et les appareils rapides à assembler ou les kits. De même, il faut aussi différencier les entreprises qui réalisent les montages en ou hors CEE. La plupart des sociétés qui vendent à l'Ouest rémunèrent leurs employés dans sur la base de devises correspondantes, sinon, ces derniers partent à la concurrence qui est féroce en ce moment. Il faut aussi distinguer les entreprises de l'Est travaillant en sous-traitance pour les constructeurs occidentaux et facturant en devises stables (euro, dollar) : ce sont elles qui en bénéficient. Et c'est beaucoup mieux ainsi, beaucoup plus sain. Car il y aurait danger à acheter des machines réalisées en matériaux locaux sous prétexte qu'elles sont vendues en monnaie locale ! Car il y a fort à parier que l'aluminium payé en sloty ne sera bon qu'à tailler des échelles ! Le seul avantage que nous pouvons attendre du jeu des monnaies est la généralisation des paiements en dollars, ce dernier étant à taux avantageux et échangeable contre des matériaux de qualité, c'est tout bénéfice pour les constructeurs français (et pas seulement).

Tout ceci pour éviter de colporter des notions fausses ou approximatives qui nuisent à tout le monde. Les choses sont plus complexes qu'elles ne paraissent et s'avancer sur ce domaine tant qu'on a pas soi-même une solide expérience de terrain est une aventure des plus incertaines...
Philippe Prévot - 25/07/09
Merci Philippe pour ces très intéressantes précisions. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr