FAQ

Carburant E10 : problème avec Cosmos Phase II
Concernant cette essence, je signale que mon réservoir de Cosmos Phase2 en polyester a 'fondu' avec le carburant SP95 E10, Gdécouvr à développé un réservoir de 60 litres en polypropylène...
Philippe Soupart - 20/06/09
Bonjour Philippe,
Souhaitant que tu n'aies plus de problème après remplacement du réservoir.
Pour info : G Decouv'R - 21121 Fontaine les Dijon - 03 80 56 35 80 - gdecouvr@club-internet.fr
miguel horville - ULMaG.fr

Carburant E10 : ça marche pas
Salut l'ami, je fais suite à l'information concernant la compatibilité des Rotax avec l'E10, et je tiens à te féliciter pour la grande utilité et objectivité de tes rubriques et éditos... Je te fais part de mon expérience en la matière : récemment j'ai fait le plein d'E10 dans une Mercedes SLK 200 Kompressor prévue pour, puisque la marque étoilée annonce que tous ses moteurs (sauf certains V8 ou V12) postérieurs à 1999 tolèrent ce nouveau mélange... Résultat au premier redémarrage, j'ai eu l'impression d'avoir un Pratt & Whitney en étoile sous le capot (le "beau" bruit du Nord 2501 au démarrage) et apparition d'une alerte moteur orange au tableau de bord. J'ai bu mon calice (réservoir 80 litres) jusqu'à 50% (c'est très long quand on roule peu) et refait le plein avec du SP95 et depuis n'ai plus aucun problème. Je suis donc très sceptique envers ce carburant (même si le constructeur l'approuve) et pense qu'il y aura une période de rodage entachée des nouvelles habitudes à prendre en ULM (vidange et purge systématique des ULM), etc. Quant à l'économie réalisée... Be Good
Guy Fromont - 15/06/09
Bonjour Guy,
Ton moteur débloque... Le constat semble bien plus alarmant en terme politique, géopolitique, économique et écologique. En effet, la production et l'intégration d'un relativement faible pourcentage de produit annexe dans le carburant issu du pétrole n'atteint pas le seuil d'équilibre économique. Si on fonctionnait à l'alcool pur, les infrastructures seraient adaptées et écologiquement viables (peut-être). Pour l'instant, ce n'est que du bidouillage. Au plan économique, le E10 vaut moins cher à la pompe car l'état met la main à la poche. En effet, le E10 vaut plus cher à produire, du fait de la chaîne de production décrite plus haut. Mais comme l'état, c'est le contribuable (du moins pour les dépenses), la facture est donc pour nous autres. Comme on consomme plus, les petits centimes économisés en amont sont perdus en autonomie, donc en argent. Donc pas d'économie, peut-être une dépense supplémentaire. Sur le plan des émissions, le E10 a un meilleur bilan que le SP95, c'est vrai. Sauf que pour le produire, cette fois, c'est plus la même (tracteurs, usines de traitement, chimie des sols...). Sur ce point, les spécialistes s'accordent à reconnaître un bilan écologique négatif par rapport au SP95. Au plan géopolitique, c'est une catastrophe. D'abord, dans des ''petits'' pays comme le nôtre (en terme de surface - bientôt de rayonnment !!!), les surfaces cultivables converties à la production énergétique manqueront à terme à la production alimentaire, ce qui va nous retomber forcément sur le groin (à moins qu'on se mette à boire les excédents). Ensuite, l'indépendance énergétique déséquilibrera, on le sait, la planète. A l'heure des solutions globales, soit on s'amende TOTALement (dieu que ce mot m'amuse) du pétrole et le sud exporte de nouvelles énergies, soit on apprend le Coran et on s'enturbanne le cigare, soit on appuie sur le bouton et on se casse sur mars ou en enfer.
Alors que le E10 ne fonctionne pas, c'est réellement le dernier de nos problèmes. Qu'on se casse la gueule en ULM, ce ne sera qu'un détail de l'histoire. C'est tellement bien de parader avec Angela pour montrer tellement qu'on a de bonnes intentions, tellement qu'on a des Rolex tellement qu'elles sont class' et tellement que sa gonzesse a déjà diverti tout le gotha.
miguel horville - ULMaG.fr

Si c'était pareil à la Télé !
Miguel, on se connaît de longue date, alors je vais pas te flatter, c'est mauvais pour tes chevilles. Je tiens seulement à témoigner de la qualité de ce nouveau site : je trouve tes articles excellents et sans compromission. J'en veux pour preuve comment tu agrafes sur ses travers le constructeur qui t'as déjà vendu 3 ULM (JD-Roman). J'apprécie que tu touches le fond des problèmes que se posent les ulmistes, sans rien cacher, avec précision et logique. Bref, si tous lournalistes avaient ta rigueur, les magazines auraient un peu plus de crédit à mes yeux.
Une question : tu écris souvent UN TBO alors que j'entends et je lis toujours UNE TBO ?
Bravo ; j'attends de lire tes prochains articles.
Pascal Bagage - 14/06/09
Merci Pascal,
J'accepte tes compliments parce que je fais tout pour les mériter. Côté objectivité, j'ai été à bonne école dans la grande presse et suis par nature honnête. Je pense que personne ne gagne à raconter des balivernes, et surtout pas mes pseudos ''bénéficiaires''. Donc la compromission, je la laisse à ceux qui n'ont rien compris au sens du mot pérennité. Bien sûr, j'attends des annonceurs publicitaires sur mon site, nombreux de préférence, mais il ne sera jamais question de mentir pour les garder ; pour ironiser, seuls les ''bons'' auront le droit de figurer chez moi. Pour info, dans la presse automobile que j'ai fréquentée, chaque critique faite sur un produit fait l'objet d'un droit de réponse des constructeurs, au moins d'un courrier ou d'un coup de fil dans lequel le chantage transparaît en filigrane. Ce qui a conduit un magazine comme AutoPus à s'affranchir des services de communication des marques, achetant en concession les véhicules testés. Ce bras de fer a été gagnant, puisque les constructeurs, parmi les plus prestigieux comme les firmes allemandes ont fini par céder et jouer à nouveau le jeu face à ce journal intègre. Un succès dû à un pari difficile qui prouve qu'on peut gagner sans tricher.
TBO... cela signifie time between overhaul. Time veut dire temps, qu'on peut interpréter comme délai, espace, interval, laps... bref que des substantifs masculins. Alors tant qu'à utiliser un acro-néo-anglicisme, le caractère asexué (voir androgyne) des mots anglais me conduit à opter pour la correspondance française et donc de dire et écrire UN TBO. Que cela n'engendre pas de polémique, ça n'en vaut pas la peine.
Au plaisir de te revoir.
miguel horville - ULMaG.fr

Minute papillon !
Salut Miguel, j'ai tout lu sur Aéroservices, c'est passionnant de connaitre mieux une société, et ses avions ! Bravo pour ton travail, j'attends avec impatience l'essai de ton SG11. Sans vouloir être exigeant, est-il possible de mettre aussi l'essai du Storch S, que tu avais écris dans le magazine Volez (je le retrouve plus, on me l'a piqué !). ULMaG.fr devient de plus en plus la référence pour tout trouver ! Merci, et encore bravo.
Eric Raffier - Montauban - 14/06/09
Bonjour Eric,
Tout beau, l'ami ; ça vient ! L'accord avec mon rédacteur en chef (Volez) est de laisser l'exclusivité de mes articles partagés au magazine papier pendant le mois de parution et le mois suivant (selon catégorie d'articles). Donc un peu de patience pour le Storch, ça vient. En attendant, les essais des Super Guépard et Guépy arrivent. La newsletter avertira les internautes de la mise en ligne du dossier complet.
miguel horville - ULMaG.fr

Transmission de virus
Je rêve de donner le virus de la magie du vol solo, quelle que soit la machine volante, moto-planeurs en tous genres ou autogyres, à mon jeune garçon qui aura bientôt 7 ans.
En attendant qu'il puisse voler solo, je serais ravi d'apprendre s'il existe un club où, pendant un ou plusieurs jours des vacances scolaires d'été, il pourrait être pris en mains pour commencer son initiation, malgré son jeune âge. Déjà, un simple baptême de l'air ordinaire, suivi d'un vol plus enthousiasmant, avec un pilote capable de réaliser quelques figures d'acrobatie, juste pour éprouver les sensations magnifiques que procure l'impression d'être, le temps d'un vol, devenu un oiseau.
J'ai vécu aux USA en 1980-82 ; en ai profité pour devenir pilote VFR, sur le terrain rudimentaire d'Oak Ridge, Tennessee ; mon vol solo officiel fut d'effectuer le circuit Oak Ridge- London, Kentucky - Paris, Tennessee - et Rome, Georgia. Mais ma passion fut le vol acrobatique, avec un Cessna Aerobat (-3g, +6g). Ayant déménagé à San Francisco, j'ai un peu poursuivi avec le club avion de San José, mais déjà le prix de l'heure de vol était bien moins doux qu'à Oak Ridge. Enfin, revenu en région parisienne, j'ai encore volé, mais vraiment peu, avec le club du CEA, à Toussus-le-Noble, surtout pour manque de plaisir de voler dans un environnement tellement plus réglementé que celui qui vaut en Amérique.
Nous habitons Nîmes, mais si mon rêve peut se réaliser, qu'importe où ; et peu en importe le coût. Ce qui serait fantastique, ce serait que mon jeune garçon puisse accompagner un moniteur dans un planeur, un autogyre et encore un ULM classique 3 axes, même si ce sont 3 clubs situés dans 3 régions différentes. Je me contenterais d'admirer ceci du sol. Est-ce possible ?
Jean L. - 11/06/09
Bonjour Jean,
D'abord une petite question : à qui appartient le rêve ? A votre fils ou à vous ? Sans vouloir faire de psychanalyse de bazar, attention que votre rêve ne soit pas en réalité un transfert... Votre fils est encore petit et a peut-être le temps de faire ses propres expériences et ses choix en matière d'activité de loisir. Il y a une grande différence entre lui proposer de partager des balades aériennes avec vous, lui offrir des baptêmes (ce qui l'orientera forcément s'il a la fibre), et le placer aux commandes à ce jeune âge.
Le législateur a opté pour un âge minimal de 15 ans pour l'obtention du brevet de pilotage (ULM et base, 17 ans pour le PPL), et sans faire de la ''lèche'', il semble pour une fois avoir assez bien inspiré. Dans l'inconscient collectif, voler est dangereux. Force est d'admettre que c'est au moins vrai pour un esprit immature comme celui d'un enfant dont les réactions peuvent toujours être imprévisibles. C'est encore une fois la raison pour laquelle le législateur reporte la responsabilité des actes des enfants sur les parents (innocence juvénile).
Ajoutons, sans dramaturgie exagérée, que s'il arrivait malheur à l'enfant que vous auriez ''téléguidé'' dans le ciel ; comment sa maman le prendrait-elle ? Comment vous regarderait-elle ? Pour ma part, j'ai toujours refusé d'emmener des enfants pour cette raison simple : après que j'ai briefé un adulte avant vol, indiqué les risques et fourni les statistiques vraies d'accidentologie, celui-ci a tous les éléments nécessaires pour juger et décider en conscience d'entreprendre le vol. Vous savez comme moi qu'un enfant n'écoute que l'envie, jamais la raison. Etant de fait irresponsable, il n'a pas la possibilité de prendre ses responsabilités face à une décision réfléchie. Donc pas de ciel pour les enfants qui ne demandent rien à personne, surtout pas qu'on leur face prendre des risques.
J'ajoute à ce propos que les pilotes ''professionnels'' que je vois baptiser de jeunes enfants ne savent pas toujours à quoi ils s'exposent. Pas la peine de tuer le gamin... Une bonne décompression de leurs tympans fragiles, une blessure quelconque, voire une phobie nocturne peut les conduire devant les tribunaux. Vous le savez mieux que quiconque, vous qui avez vécu aux states, que les tribunaux ne sont pas tendres avec les décisions irrationnelles pouvant conduire à une prise de risque inconsidérée. Car qu'on le veuille ou non, il y a la Loi du législateur, mais aussi la Loi du quatrième pouvoir - la presse. Et celle-là n'est pas tendre. De plus, elle influence les institutions. Qu'un gamin se fasse renverser par une bagnole alors qu'il roule tranquillement à vélo : c'est un banal accident, c'est triste, mais cela ne fait qu'un entre-filet. Un gamin de 7 ans qui se tue en avion, planeur ou ULM, c'est carrément à la UNE de tous les médias que les parents passent pour des criminels inconscients. Je vois bien un juge les condamner sur la base d'une mise en danger... Car c'est possible, bien qu'il n'y ait techniquement pas de faute des parents. Placer un môme de 7 ans dans un cockpit, ce n'est pas plus interdit qu'en placer un autre de 4 ans, 2 ans, voire 6 mois ! Mais là, c'est la faculté de discernement des parents qui est en cause.
Sur un plan purement pratique, sauf si votre généalogie engendre des géants, je ne vois pas comment le gamin pourra tenir les palonniers. Or la moindre des choses pour être acteur du vol, est de tenir les commandes ; d'autant que vous parlez de l'initier au plaisir du vol solo...
Enfin quant à la voltige... Je ne vous suis plus. Vous parlez de sensations magnifiques... devenu oiseau... D'abord, les sensations de la voltige ne sont magnifiques que pour un très faible pourcentage de population. Pour les autres, dont des pilotes ordinaires, c'est l'horreur. Emmenez déjà votre enfant dans un grand 8... sauf que vous ne pourrez pas, car la plupart est interdite aux moins de 12 ans ou d'une taille correspondante. Je vous rappelle que contrairement à l'analogie que vous faites, les oiseaux ne connaissent pas les sensations d'un voltigeur avion, car ils restent dans le domaine de vol de gravité 1. D'ailleurs, la plupart meurt en G négatif ou à partir de +2 G.
Désolé, je ne peux répondre à votre question que par une invitation à réfléchir plus avant à vos rêves.
miguel horville - ULMaG.fr

Zoom
Juste un petit mot pour vous féliciter pour votre site. Toutes les rubriques sont intéressantes. Je trouve cependant dommage de ne pas pouvoir cliquer et zoomer sur les photos (au moins dans les PA), peut-être ailleurs est-ce un problème de droits, ou d'espace de stockage ? Bonne continuation...
Bruno Galabertier, Savoie - 27/05/09
Bonjour Bruno,
Merci pour le compliment. Ma première préoccupation lors de la création du site concerne les gens qui le visitent. Or si les photos sont grandes, le temps d'ouverture des pages est long. Il est dit que le délai d'impatience d'un internaute est de l'ordre de 3 secondes. Voilà pourquoi les photos sont relativement petites. Qui dit clic-zoom, dit gestion de fichiers doubles. La place n'est pas réellement un problème, le giga-octet étant loué environ 10 euros selon l'hébergeur. En revanche, l'ouverture de photos en fenêtres normées (la seule ouverture agréable) passe par l'enregistrement de cookies que refusent certains ordinateurs (selon réglage des filtres). Et là, j'en reviens au premier item, le fait que tout internaute puisse avoir accès à ULMaG.fr. Ce n'est pas aux lecteurs de s'adapter à mon site, mais à mon site de s'adapter aux lecteurs. Je reste pour l'instant à cette présentation, respectant la règle de la plus grande compatibilité. Peut-être le zooming apparaîtra-t-il sur la version 2 de ULMaG.fr (déjà sur l'établi) ?
miguel horville - ULMaG.fr

Equilibrage (suite)
Bonjour,
Je tiens d'abord à vous remercier de la rapidité avec laquelle vous avez répondu à mes questions. La conclusion à vos réflexions vient conforter ce que je pensais concernant la rareté des interventions d'équilibrages d'hélices. Reste effectivement le domaine des analyses vibratoires (contrôle d'usures des pièces en mouvement comme les réducteurs, apparitions de résonances de bâtis ou structures etc...) qui, comme vous le dites, sans intéresser pour autant le particulier, pourrait trouver preneur chez les constructeurs voire monteurs/revendeurs, pour des contrôles avant livraisons ou avant achats, afin d'améliorer la qualité des services par exemple et entre autres. Il ressort donc aujourd'hui de ces réflexions que la phase d'écoute auprès des professionnels de l'ultra léger en est à ces débuts concernant leurs demandes pour ce type de méthodes et qu'il est donc urgent d'attendre. Je suppose que ma connaissance du monde des Ulmistes (dont je fais partie aujourd'hui avec bonheur) s'étoffera au grès de mes virées et me permettra de mieux cerner ces demandes, si elles existent un jour, et de proposer alors ce type de service. En vous remerciant encore pour l'intérêt que vous avez apporté à mes questions et au temps que vous y avez consacré. L'aéroclub de Castelsarrasin Moissac et moi même vous disons peut être à bientôt dans les airs ou autour d'un verre dans notre club house.
Yves V. - Castelsarrasin Moissac - 26/05/09
Quand les questions sont intéressantes, je m'enrichis à y réfléchir. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Equilibrage
Travaillant dans le monde des vibrations (équilibrage, maintenance prédictive, analyses et expertises), et depuis quelques temps plongé dans le monde l'ULM, je m'interroge sur l'opportunité de créer une branche d'activité dédiée aux hélices d'ULM. Je désirerais avoir votre avis sur ce sujet et s'il était possible d'en parler un jour sur votre site (qui par ailleurs fait aujourd'hui partie de mais liens favoris).
Yves V. - Castelsarrasin Moissac - 22/05/09
Bonjour Yves,
Je lis avec beaucoup d'intérêt votre courrier. Ce que je pense de votre idée... de premier abord, du bien. Beaucoup de bien, et je me ferai une joie, plutôt un devoir, de relayer vos informations dans la limite de la déontologie et de mon engagement personnel pour le respect de la simplicité des technologies employées dans le monde ULM. Mais encourager et valider est facile et sans intérêt. Il me semble préférable d'étudier pourquoi l'idée pourrait ne pas me plaire. Donc de second abord, sans préjuger des technologies employées, je crains toujours la spécialisation lorsqu'elle est déclinée pour un usage secondaire ; je m'explique.
Contacté à propos d'une vibration gênante à certaines allures sur une auto sportive, un motoriste reconnu (préparateur de voitures de course, notamment d'écuries de pointe) a cherché longuement un problème d'injection, puis de calage d'arbre à cames, puis d'étanchéité des soupapes... sans rien trouver. Il est passé à côté de la vraie panne : un cardan HS. Je ne me permettrais en aucun cas de douter de vos capacités, de votre sérieux et de vos compétences, seulement d'une forte implication dans un domaine précis : ce qu'on appelle la spécialisation. Je la redoute car elle peut conduire à des dérives involontaires de plusieurs types. Quelques exemples :
- qui est demandeur d'un équilibrage d'hélice ? Très présent sur les terrains et toujours à l'écoute des problèmes (dont techniques) des ulmistes, je n'entends que rarement parler de problème d'équilibrage ; le cas le plus présent dans mon esprit est celui d'un acheteur d'hélice DUC (marque très majoritaire sur le parc ULM actuel) qui a constaté une vibration anormale ; il a renvoyé l'hélice à l'usine qui lui a changé contre une autre exempte de défaut. Après analyse, l'équilibrage n'était pas en cause, c'était un défaut de planéïté (tracking).
- comment l'idée d'équilibrer une hélice va être suscitée dans l'esprit d'un éventuel client ? Là, je fais référence aux équilibrages dynamiques de roues (roues en place sur le véhicule) qui étaient (et sont peut-être encore) proposés et lourdement facturés aux possesseurs de voitures sportives ; cette mascarade dont le seul intérêt est de diagnostiquer d'éventuels jeux de direction était sensée équilibrer la roue en positionnement angulaire imposé (donc interdiction de démonter la roue sans un re-calage soigneux), d'équilibrer le disque (?!? la belle affaire) et d'équilibrer... les jeux (si, si, c'était l'argument à l'époque où je travaillais dans l'arnaque automobile !). L'idée des représentants en arnaque était de susciter la peur pour vendre du vent. Et là, j'en viens au point le plus important...
- l'utilisateur sait-il que son hélice est déséquilibrée ? Dans la majeure partie des cas, non. Pour essayer de nombreux ULM, je constate régulièrement des dysfonctionnements plus ou moins prononcés, de types vibratoires ou non, que l'utilisateur habituel ne ressent pas. Quand je cherche à comprendre pourquoi il ne sent pas un phénomène qui me paraît pourtant évident, je retombe presque toujours sur le même scénario : généralement le problème est de l'ordre du réglage moteur. Il apparaît de façon évolutive et progressive et l'utilisateur régulier s'y est habitué sans s'en rendre compte. Cela arrive même avec des professionnels (importateurs) : j'ai récemment piloté un ULM rapide au moteur très déréglé, tellement que je pensais à une hélice cassée. En fait, un câble de carbu (912) se tendait à peine quand l'autre carbu était déjà à mi-course.

Maintenant ma pensée profonde.
Les héliciers vendent des hélices équilibrées ; si ce n'est pas le cas, la faute leur incombe et ils doivent la rectifier. Se pose alors la détection du déséquilibre. Le client ne peut se prononcer que par comparaison. S'il juge l'hélice neuve bancale, il la renvoie à l'hélicier qui revoit sa copie (ils le font en règle générale). Dans ce cas, l'intervention d'un spécialiste de l'équilibrage est de l'ordre du départage (s'il y a désaccord entre l'hélicier et son client). Le marché me semble insuffisant pour envisager une entreprise. Si le client ne se rend compte de rien (malgré un déséquilibre réel), comment susciter l'idée de faire équilibrer ?
Comment une hélice qui était bien équilibrée peut-elle devenir bancale ? Suite à un choc (bof... généralement elle casse ou subit un préjudice qui doit conduire tout pilote sérieux à la retourner en révision) ; suite à une peinture, oui. Mais dans ce cas, sauf cas particulier, un équilibrage statique très simple à réaliser suffit (j'en explique la méthode dans un article et dans le bouquin - ULM, les secrets du rêve à la pratique) ; quand elle est humide (hélice bois). Dans ce cas, il s'agit d'un défaut de maintenance ou d'un traumatisme de nature à exiger une maintenance. La détection de la vibration ne sera pas reproductible (séchage, conditions extérieures...) donc votre intervention n'aura aucune valeur. J'ai beau chercher ; je ne trouve pas d'application ''grand public'' de votre idée.
En revanche, je pense que proposer vos services aux héliciers peut leur apporter un PLUS produit. Par ailleurs, si les pilotes ULM ne se soucient pas de l'équilibrage de leur hélice (en fait, surtout parce qu'il n'y a pas lieu), il en va autrement avec les pilotes autogire, nettement plus prompts à découvrir des problèmes de rotor ; mais là encore... beaucoup de choses à dire !
En souhaitant vous apporter une vision honnête et désintéressée.
miguel horville - ULMaG.fr

Accès total gratuit
Je découvre votre magazine. Je le trouve très bien fait et riche d'informations. Pouvez vous me dire s'il s'agit d'exemplaires numérotés et si oui, comment puis je faire pour obtenir les précédents ?
Jean-Claude Ettori - 04/05/09
Bonjour Jean-Claude,
Merci pour vos compliments. Non, il n'y a pas d'exemplaires, il s'agit d'un magazine permanent en ligne. Pour l'heure, il n'est pas prévue d'abonnement pour les internautes ; l'information est gratuite et devrait être à terme payée par la publicité.
miguel horville - ULMaG.fr

Messagerie
Salut Miguel, te connaissant un tout petit peu, je pense que mes compliments te seront un moteur de plus pour l'excellence d'ULMAG que j'ai avidement feuilleté ces derniers jours. Mais... quelle n'a pas été ma déconvenue quand j'ai voulu m'abonner à la newsletter, puisqu'il ne m'a pas été possible d'utiliser d'autre média que MSN que je ne possède pas et ne souhaite pas acquérir (Bill est assez riche pour se passer de mes Euros). En clair (ainsi qu'en résumé) peux-tu avoir l'extrême gentillesse de m'abonner à cette présupposée superbe newsletter à l'adresse ci-dessus... Be Good
Guy Fromont - 17/04/09
Bonjour Guy,
Merci pour tes compliments ; c'est vrai que pour l'instant, ce sont eux qui me nourrissent en attendant qu'un peu de pub' vienne amortir mon investissement que tu peux imaginer énorme. Pourquoi les liens courriers autres que les annonces ouvrent-ils les messageries intégrées des ordinateurs ? Simplement parce que j'ai pas trouvé mieux pour satisfaire une majorité d'internautes utilisant des plates-formes standard et préserver la traçabilité automatique des messages. Ainsi, je peux répondre à tous les mails reçus. En effet, après avoir testé les formulaires habituels, je me suis aperçu que nombre d'internautes se trompent en remplissant le champ E-mail. Donc... En revanche, je pense que tu dois régler ta messagerie intégrée (outlook, thunderbird...) pour qu'elle soit prioritaire à l'ouverture sur tout autre logiciel.
miguel horville - ULMaG.fr