FAQ

Enfin l'épilogue...
Salut Miguel, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le complément d'information concernant le déclenchement raté d'un parachute, et les incidents connexes qui s'y rattachent, notamment l'affaire concernant un père et son enfant. Merci à toi d'oser aborder de tels sujets (je ne l'ai vu nulle part dans la presse écrite). Merci aussi à Azul pour son témoignage courageux. D'autres ne l'auraient pas fait. Contiinue comme ça, nous te soutenons.
Gilles Bailey - Issy-les-Mlx (92) - 30/11/09
Salut Gilles, Bien comme tu le vois, ce genre d'article expose son auteur aux foudres et à la vindicte. Bizarre ce côté passionnel dans un débat qui devrait être sage et réfléchis. Comme tu le dis, remercions Azul pour son courage. Et merci à tous les lecteurs pour leur fidélité. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Rubrique à créer
Bonsoir Miguel,
A l'approche de cette période hivernale, beaucoup d'entre nous vont ''hangarer'' leur machine et attendre le retour des beaux jours pour la ressortir en prenant soin préalablement de faire une méga pré-vol et plus raisonnablement d'effectuer une maintenance de l'appareil avant remise en route.Ceci m'amène à une idée de développement du magazine ULMaG. Envisages-tu la création d'une rubrique Entretien ULM qui aborderait les meilleures pratiques et délivrerait les modes opératoires d'opérations indispensables (ex. nettoyage carburateurs...) à des vols sécurisés et à la longue vie de nos machines ? Avec l'avènement des appareils photos et autres caméscopes numériques, on devrait rendre ces opérations encore plus ludiques et faciles à effectuer.
Fabrice Blot - LF4552 - 09/11/09
Bonjour Fabrice, c'est sur les rails... Mais comme je le répète souvent, le boulot ne manque, ni les idées... ce qui manque, c'est les bras ! Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

TBO et potentiel : 2T ou 4T ?
Bonjour Miguel. Dans ton ouvrage ''ULM du rêve à la pratique'', tu parles de potentiels moteur. J'aimerais que l'on clarifie cette notion. Suivant que l'on soit sur un 2 temps (582 par exemple) ou un 4 temps (912), on a un TBO respectif de 300 ou 1000 h avec 3 potentiels possibles (3 grosses révisions je suppose). Est- ce une extrapolation abusive que de dire qu'un 582 a une durée de vie d'environ 1000 h contre 3 500 h pour un 912 ? Merci par avance pour tes lueurs.
Fabrice Blot - Ulmiste à St Benoit-sur-Loire - 04/11/09
Bonjour Fabrice.
D'abord je tiens toujours à apporter une précision en préambule, qui a selon moi une très grande importance : il ne faut pas confondre fiabilité et solidité ; un deux temps est aussi fiable qu'un quatre temps car aucune statistique n'a pu démontrer à ce jour qu'il y avait plus de casse sur l'un que sur l'autre (pris en compte d'une utilisation idéale). En revanche, un deux temps est moins solide car il est davantage contraint (une combustion à chaque tour = plus d'échauffement => échange thermique complexe), que sa technologie est moins ''lisse'' (vilebrequins assemblés, cylindres percés, pistons moins guidés...). Quant au potentiel, je partage globalement ta conclusion, à quelques nuances. D'abord, un 582 est fiable et... solide ! quand Avirex préconise 300 heures de TBO, c'est une valeur statistique qui tranquillise les clubs, les loueurs et autres professionnels et leur garantit un recours légal en cas d'attaque en justice. En réalité, le maître du 2 temps, regretté Hubert Ferté qui importait Avid Flyer a souvent poussé ses 532 et 582 à 800 ou 1000 heures sans révision. Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est possible à condition de les utiliser correctement avec un pourcentage d'huile idéal et une huile de bonne qualité. De même, avant de penser à réviser un 582, il est plus urgent de penser à bien le refroidir et aussi de bien le régler en fonction du climat saisonnier. H. Ferté avait une maxime que je partage pleinement : ''tant qu'il marche, fous la paix à ton moteur''. En effet, les jeux d'assemblage d'un 2T sont tels qu'on ne le remonte jamais exactement comme il l'était au préalable. Ce qui occasionne des usures complémentaires de nature à lui faire perdre en solidité, en performances et en fiabilité.

Concernant l'usage, un 2T doit être utilisé au régime de prédilection, de meilleur rendement. Il ne faut pas croire qu'on l'épargne en tournant lentement, c'est le contraire. Le meilleur refroidissement est quand les gaz sont grand ouverts, car un deux temps se refroidit autant par le flux gazeux que par les refroidisseurs extérieurs (air et eau) et surtout il est graissé par l'huile apportée par l'essence (dans le cas d'un moteur sans pompe de graissage). C'est moins vrai sur un 4T, du moment qu'on exagère pas sur le couple restitué. Tirer un grand PAS sur un 912 est possible à condition d'emmener le moteur dans les tours pour qu'il livre puissance ET couple. En revanche, si on tire petit PAS, rien n'oblige à aller dans la puissance, le couple suffit et on ne choque pas les bielles (ce qu'on appelle le cognement). Comme un 4T n'est refroidi que par l'extérieur, le flux gazeux n'a pas besoin d'être volumineux.

Donc comme un 4T est compté au cycle et qu'on peut réduire le nombre de cycles sans risque de l'abimer, son potentiel TBO peut être rallongé. un exemple : un même ULM reçoit un moteur 912 UL ou ULSFR. Dans le premier cas, la croisière intéressante est à 5000 tours, dans le second à 4500 tr/mn. La conso est égale car le rendement pour obtenir l'allure est sensiblement le même. Mais le second réalise sa performance à régime de 12% moindre que le premier et aussi de ce qu'il pourrait tenir en valeur statistique. Donc il effectue 12% de cycles en moins. Son potentiel théorique est donc de 12% supérieur. (attention, maintenant les 912 ont 1500 h de potentiel) donc 3 x 1500 + 12% = 5040 heures.

Attention aussi au coût d'une révision de TBO : je n'ai plus les chiffres en tête, mais sache qu'à voler moins de 100 heures par an (ce qui est énorme pour un particulier), le 2T est presque toujours gagnant en terme de coût. Globalement, un 2T volera encore bien après 1800 heures (3e GV) et le 4T après 4500 heures (3e GV). Mais toi, tu auras déjà changé 15 fois d'aéronef !
miguel horville - ULMaG.fr

Où trouver les filetages rapportés ?
Bonjour,
Je veux réparer un filet de culasse pour bougie, et pas moyen de trouver un distributeur du kit de réparation de filet rapportés type AMECOIL ou autre marque équivalente. Pouvez vous m'aider ? Merci d'avance, cordialement.
Patrick Dropsit - 03/11/09
Bonjour, Patrick
Produits Bollhoff Otalu (liste des distributeurs) : rue d'Archimède - Z.I. de l'Albanne - F-73490 La Ravoire - 04 79 96 70 00.

Produits Ameca - Z.A. - BP 21 - 73410 albens - 04 79 54 13 47
Secteur Nord-Ouest Départements : 14, 18, 22, 27, 28, 29, 35, 36, 37, 41, 44, 45, 49, 50, 53, 56, 61, 72, 76, 79, 85, 86 = Riaud Lionel - 06 72 75 97 09
Secteur Nord-EstDépartements : 02, 08, 10, 21, 51, 52, 54, 55, 57, 67, 68, 88, 89, 59, 60, 62, 77, 75, 91, 92, 93, 94, 95, 78, 80 = Pallu Didier - 06 82 87 27 09
Secteur Sud-OuestDépartements : 09, 11, 12, 15, 16, 17, 19, 23, 24, 30, 31, 32, 33, 34, 40, 46, 47, 48, 64, 65, 66, 81, 82, 87 = Strippoli Christian - 06 21 18 41 66
Secteur Sud-EstDépartements : 01, 03, 04, 05, 06, 07, 13, 25, 26, 38, 39, 42, 43, 58, 63, 69, 70, 71, 73, 74, 83, 84, 90 = Parrinello Liborio - 06 72 75 97 05

miguel horville - ULMaG.fr

TVA : Taxe à la Vie Ajoutée (suite au courrier du 02/10/09)
Concernant le RTBA, je ne mets pas en question son existence, quoique (voir plus loin), ni le fait que nos pilotes doivent s'entrainer. Ce que je reproche c'est que l'espace que s'approprient les militaires (et les civils) à nos dépens, ne fait que croitre et embellir, alors que le nombre d'avions militaires ne fait que diminuer. En rendant plus complexe les préparations de vol et en ne respectant pas eux-mêmes les périodes d'activation de leurs zones, ils se mettent et nous mettent en danger. Jouer à saute-moutons par monts et par vaux ne permet pas, compte tenu de la vitesse et de leur rayon de giration d'éviter un obstacle inattendu comme un ULM, (une buse, des grues, ou un cerf-volant, qui ne savent même pas qu'il y a une zone machprot). Du temps (lointain) ou j'ai trempé dans le milieu aéromilitaire à Rambert (Lyon) pour faire mon service, il y a 45 ans, il y avait + d'exercices et d'avions en cabine de chasse, guerre froide oblige, moins de moyens de contrôle et on occupait moins d'espaces privilégiés, on partageait plus l'espace avec les autres usagers, les avions n'allaient pas moins vite, et les pilotes n'étaient pas moins bien entrainés, quoi que certains en étaient rendus à leur deuxième mirage détruit après éjection et d'autres rabotaient les collines en vol dos, nos pilotes "d'exception " sont foutus comme nous, assis dans leur cockpit, ils sont comme nous posés sur leur cul, un mec bredin jusqu'au trognon peut piloter un ULM, je l'ai expérimenté lors d'une journée du handicap, le seul problème est de lui faire rendre le manche pour l'atterro, afin de ne pas prendre trop de risques, ça en fout un bon coup au mythe du pilote ! Quant au mythe du super-pilote, je me pose la question ?

J'ai également fait partie lors de mon escapade militaire d'un escadron d'engins Américains avec des missions sol-air et éventuellement sol-sol basé en Allemagne. Notre mission (le missile domine ici) était de "bourrer le fion" des vilains avions qui risquaient de venir de l'Est. Si le truc ne nous pétait pas à la figure au décollage. La méthode est certes moins élégante et aventureuse que la chasse, mais croyez moi, toute aussi efficace. Et là il n'y a pas besoin de couvrir tout l'hexagone de circuits d'entrainement, pour la mettre en oeuvre et assurer notre défense.

Pour ce qui est de la radio et de sa relation aux avions militaires, je n'utilise pas et j'en ai pas à bord, je vole à vue, pas à voix, c'est un parti pris qui restreint encore plus les espaces où je peux aller mais cela me permet de me concentrer sur l'extérieur et de ne pas être distrait par des bavardages souvent inutiles, imprécis et incompréhensibles venus d'ailleurs, et qui pour la plupart ne me concernent pas, je vole simple, sans parachute, sans radio dans mon X-Air Jabiru et seule concession, j'ai un GPS pour pouvoir voir ou sont toutes ces putains de zones limitant notre espace de liberté. Ma chienne Pattie qui m'accompagne dans mes vols, n'en a rien à faire, elle dort du sommeil des justes.
Bernard Baudran - Creuse (23) - 03/10/09
Bonsoir Bernard.
Il est vrai qu'une poignée de lance-roquette bien employée peut déstabiliser un pays mieux qu'un chasseur facile à repérer et intercepter ou abattre. Quant à Pattie la dormeuse aérienne, porte-t-elle un dispositif anti-bruit ? Dans la négative, peut-être pionce-t-elle pour ne pas devenir folle ! Voilà un excellent sujet d'article. Je m'y colle dès que possible...
miguel horville - ULMaG.fr

TVA : Taxe à la Vie Ajoutée
Nos chers pouvoirs publics qui ne se privent pas de multiplier les zones à accès réglementé ou interdit (j'habite sous la R145 et chaque fois que je veux voler : AZBA du jour, je dois consulter), ceci dans le but de préserver nos vies et d'éviter toute collision intempestive, pourraient, eux, si soigneux et préoccupés de notre sauvegarde (et peu de notre liberté), se passer de la taxe à la vie ajoutée sur tous les matériels de sécurité dont les parachutes pour nos ULMS. Ceci rendrait les prix plus abordables et pourrait peut être inciter certain grincheux de mon espèce à s'équiper. La taxe sur la bouffe est bien passée à 5% ; la taxe sur la vie pourrait quant à elle passer à 0% !
Je signale à propos des zones d'entrainement à basse altitude (qui chez nous ont sérieusement épaissi passant de 1500 à 4200 pieds AMSL) que, même si elles sont inactives, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas deux azbaviateurs en train de se courir après pour jouer à la guéguerre. Dans ces cas là ; chaud devant ! J'ai pu le constater à maintes reprises, quand ils passent très bas au dessus de chez moi. Les zones qui ne devaient pas être actives après 12h TU peuvent quand même l'être officiellement, et les jours ou ça devrait pas, c'est. Bref c'est le fait du prince et le vrai bordel, le seul avantage que nous avons si nous nous faisons éclater par leurs tuyaux de poêle volant en traversant ces zones hors de leur activité, c'est qu'ils sont soumis aux règles de l'air, et qu'ils pourraient éventuellement avoir tort : vitesse max non respectée ou autre... Le malheur c'est qu'on as à peine le temps de les voir arriver qu'ils sont déjà sur vous, j'en ai un qui ne m'est pas passé loin alors que j'étais à la même altitude et à sa droite à bord d'un pulma, j'ai du virer sec pour éviter les turbulences de sillage : c'était hors zone réglementée et à proximité immédiate de mon aérodrome Guéret St Laurent... Ne pourraient-ils pas aller jouer ailleurs ?
Cerise sur le gâteau on nous a collé une Zone La R167 A qui tangente l'aérodrome, et ou la Sagem fait joujou avec des drones à partir de Montluçon Guéret (premiers essais) quelques jours par an juste pour emmerder les aviateurs environnants et paumer leurs trucs éventuellement sur la population locale. Pour qui se prennent-ils ? Ne pourraient-ils pas eux aussi aller jouer ailleurs, à Biscarosse ou toute autre zone militaire il y a pourtant le choix, mais non ils veulent faire leurs essais à proximité de leur usine et zut pour les autochtones, et de fil en aiguille nos horizons se bouchent, nos préparations de vols se complexifient pour devenir zigzagodromiques, hélicoïdales et pâteuses. A force de charger la mule on finira par s'en foutre et on partira sans se préoccuper de tout ces machins, en ligne droite à l'altitude qui convient le mieux à notre sécurité et à notre plaisir, après tout les risques de collision sont faibles... et la joie de voler libre si grande.
Bernard Baudran - Creuse (23) - 02/10/09
Bonsoir Bernard.
Ce soir, je revêt la robe noire et je pars dans les effets de manche... La TVA est un impôt constitutionnel qui mettrait la France en infraction avec l'Europe en cas de suppression, ne serait-ce que sur ce seul poste. Par ailleurs, que diront les motards qui demandent aussi (depuis très longtemps) la TVA réduite sur le casque, la combinaison, les gants et les gilets gonflables ? Que diront les chefs d'entreprise qui équipent leurs employés de casques, de gants, de protections en tous genres ? Que diront les fabricants, les revendeurs et les utilisateurs de kits sécu automobile (triangle et gilet fluo) ? Ici, ce n'est plus une option, mais une obligation. Que diront les militaires et la police qui se dotent de gilets pare-balle... Tous ces produits de sécurité, TOUS LES PRODUITS POUR TOUS USAGES sont soumis à la taxe sur la valeur ajoutée. C'est ainsi, et c'est la première source de revenus de nos états gaspilleurs. Alors les petits problèmes de pilotes du dimanche, tu penses si tout le monde s'en contre-fout ! J'ai proposé des voies d'exploration dans la réponse au courrier de Gilles du 27/09/09. Mais priver l'état des 20% de TVA, ce ne serait pas smart... Qui payera les augmentations de salaire du p'tit gars qu'est aux manettes, les cadeaux à sa douce et le camping sauvage des visiteurs nomades de l'Elysée ? Pense à tout ça ; tu verras que finalement, 20%, c'est pas cher payé.
Concernant les RTBA, leur gestion et leur disposition, je ne rejoins pas ton analyse. Que penserais-tu si nos pilotes militaires se faisaient démonter le fion lors d'un conflit ? Bien du mal, je le crains. Or, peut-on s'entraîner sérieusement à faire des missions à heures fixes, dans des conditions répétées sur des terrains connus ? Je ne crois pas. Ces pilotes d'exception ont besoin de beaucoup d'espace pour évoluer. Ils doivent être dispo H24 et cela ne s'apprend pas en suivant un programme établi. Je pense que le ciel est assez vaste pour que tout le monde cohabite. Pour voler beaucoup, j'entends régulièrement des pilotes de jet utiliser les fréquences civiles, intégrer des circuits d'aérodromes civiles. Je suis toujours étonné de constater qu'ils sont compréhensibles ; il sont clairs, précis et donnent les indications utiles pour éviter le danger. Je ne propose bien sûr pas un brassage global ! Mais une certains cohabitation n'est pas impossible. Quant à leur vitesse d'évolution, ben oui... ils volent vite, très. Mais c'est bien en cela qu'ils sont exceptionnels. Et sans cela, ils ne sont pas performants. La question soulevée est finalement plus philosophique que technique. Faut-il entretenir une armée ? Cela coûte cher, commet des désordres, des gênes et de la discorde. Si on pense que oui, on accepte que l'armée s'entraîne, ou alors elle ne sert à rien. Si on pense que non, on attend que de se faire casser la gueule par le premier belligérant venu. Le monde dans lequel nous vivons est devenu dangereux ; il faut pouvoir se défendre. C'est du moins mon avis.
Quant aux drones... vaste débat. On reparlera de leur existence quand les premiers seront tombés sur les populations, après avoir échappé au contrôle. En effet, la mission native du drone étant le renseignement, il y a fort à parier que ces jolis jouets pour adultes verdâtres s'autorisent des ''incursions aériennes débridées'', au service du bien, cela va sans dire !
miguel horville - ULMaG.fr

A chacun de juger
Au premier, au deuxième ou au troisième degré, tout article sur les nouveautés dans le milieu aéronautique revient toujours au même : avec un ADF puis un VOR puis un GPS et un parachute, les pilotes vont aller plus loin dans leurs vols et prendre des risques. Un équipage de pilotes professionnels dans un ordinateur volant (Airbus A330) avec entrainement, matériel bien
entretenu, IFR météo, s'est quand même planté en pleine mer. Ils ont été trop loin dans leurs capacités et ou avec leur matériel. Pourtant ils n avaient pas de parachute.
Les malheureux contemporains de Blériot et de Lindberg auraient peut-être été heureux d'avoir un parachute, un GPS, un VOR ou un ADF ; mais ils n avaient pas le choix.
Nous, nous l'avons. A chacun de juger pour son propre cas.
Patrick Voye - Lille (59) - 01/10/09
Bon ; ben ça, c'est fait...
miguel horville - ULMaG.fr

La sécurité à ceux qui ont ''la vie qui vaut plus''
Salut Miguel,
Je reviens sur le parachute. Maintenant que j'ai chopé le virus de l'air (un peu à cause de toi !), je tente de me forger des opinions rationnelles sur les points qui font polémiques et sont sujets à controverse chez les ulmistes. Le parachute en fait partie. J'ai lu avec intérêt les statistiques que tu publies dans ta réponse à JP Camarade. Je pense par ailleurs avoir compris ton point de vue à travers cette enquête (j'ai vérifié tes chiffres, ils sont exactes). Pour ma part, je choisis de voler avec parachute, parce que c'est sécurisant. Mais je te rejoins sur la façon de vendre cet accessoire de sécurité : je trouve que c'est un peu facile de raconter des histoires de vies sauvées quand on ne donne pas les circonstances des accidents, ou pire, qu'on ''tripote'' les renseignements. Sur tous ces points je suis en phase avec ton analyse. J'y ajoute que le parachute est un équipement coûteux que tout le monde ne peut pas s'offrir. C'est donc encore une sécurité de niveau social ; ceux qui ont plus de blé ont ''la vie qui vaut plus''. Au moment du choix, j'attire les prétendants au cycle de révision et au prix de celle-ci. On n'en parle pas souvent et, outre que cela peut représenter un gros travail de démontage, cela peut aussi représenter un risque pour l'opérateur, voire pour la messagerie qui gère le transport du colis. Je ne pense pas que La Poste ait prévu de faire voyager des roquettes par Colissimo ! Tiens le cap, ton mag' est de mieux en mieux. Amicalement
Gilles Bailey - Issy-les-Mlx (92) - 27/09/09
Hello Gilles,
Attention ! Tu vas me faire avoir des ennuis... J'ai pas écris que BRS ''tripote'' les chiffres ; j'ai simplement parlé de bizarrerie. Peut-être qu'en d'autres lieux les gens volent différemment, visiblement comme des ânes. Concernant le prix des parachutes et le fait que les ''fauchés'' ne pourront s'en doter, je ne partage pas du tout ton point de vue. Depuis quand voler est un loisir bon marché ? As-tu déjà entendu parler de la CGT des pilotes de loisir ? Pas moi. Alors le couplet sur les assurances trop chères ou le parachute hors de prix, je le trouve un peu LCR-caviar. Devons-nous avoir honte de pratiquer un loisir cher ? Dès lors qu'on largue 40 à 50 euros de l'heure, on ne peut décemment pas réclamer le RMI ! Et ceux qui disent réduire leur heures de vol par économie sont, selon moi, des pilotes insuffisamment entraînés (c'est ce qu'on reproche à ceux qui ne volent que pour entretenir leur licence avion). Je m'autorise cette provocation, car je fais partie des fauchés (qui compense par un style de vie... particulier). Donc pour en revenir aux tarifs des parachutes, ils sont ce que le marché veut qu'ils soient. Tant qu'il y a des clients, pourquoi en changer ? D'autant que hormis l'APEV (Association Pour les Echelles Volantes) qui, sous l'impulsion de Daniel Dalby, développe un dispositif de secours avec comme objectif un prix de l'ordre de 1000 €, on n'entend pas beaucoup parler de fédération de pilotes ayant pour but de faire baisser le prix des pébroques. Non. On rencontre plus de collectifs unis pour acheter des GPS 16/9e et autres glass-cockpit de Boeing. Plus que de la monnaie, il faut de la motivation. Or la motivation, ça se suscite. En y réfléchissant, j'ai modestement eu l'idée d'un remboursement intégral, dégradations matérielles et parachute, pour tout pilote ayant réussi un déclenchement. Seule condition à cette ''garantie'', que les circonstances du déclenchement soient totalement accidentelles, c'est à dire qu'une enquête démontre que le pilote est réellement victime d'événements critiques et qu'il n'en est pas à l'origine. Imaginons que la Fédération apporte son concours avec l'assureur fédéral à un tel engagement. Pas sûr que cela coûte très cher à quiconque... Enfin concernant la révision et le transport des dispositifs avec roquette balistique, tu as 100% raison. Et que penser alors d'une roquette foirée (long-feu) qui doit repartir en garantie ? Il faudra un jour qu'on m'explique par quel miracle un parachute pyrotechnique peut voyager autrement que dans un convoi spécifique avec mesures de sécurité adaptées.
miguel horville - ULMaG.fr

Contamination publicitaire
Bonjour,
Lecteur de la première heure de ULMAG.fr, je m'aperçois que la publicité en envahit peu à peu les colonnes. Je trouve ça dommage de voir comme à la télé, comme dans les magazines généralistes, mon nouveau média de référence contaminé à son tour. A quand un monde sans pub ?
Jean-Claude T. - Boulogne (92) - 26/09/09
Bonjour jean-Claude,
Combien payes-tu pour consulter ULMag ? Trouves-tu normal que je bosse une quinzaine d'heures par jour sans contrepartie ? Veux-tu payer l'informaticien qui entretient le site et réalise les moteurs de petites annonces, d'agenda ou d'actu ? Je te rappelle que tous les services de ULMaG. fr sont gratuits et libres d'accès. J'ai réalisé une étude de marché pour connaître la faisabilité d'un magazine en ligne payé par les abonnements. Les simulations ont donné 75 à 115 euros de salaire mensuel ! Sans compter qu'un abonnement ne dispense pas de publicité, si je m'en réfère aux journaux nationaux qui ont une branche web payante. En revanche je tiens à te rassurer sur un point : bien que n'ayant pas le droit de refuser la vente, je saurai décourager d'éventuels annonceurs peu recommandables. Je conserve mon indépendance, ma liberté de ton et n'accepte aucune compromission pour ''sauver'' un contrat publicitaire. C'est possible à condition de rester droit dans ses pompes. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Parachute : bravo pour votre audace
Bonjour Miguel. D'abord bravo pour votre site. C'est une initiative ambitieuse et une mine d'informations. Vous semblez être quelqu'un de précis et renseigné. Ma première question est donc celle-ci : êtes vous seul pour remplir toutes ces pages qu'il m'a fallu plusieurs jours pour lire, ou êtes vous aidé ? J'apprécie votre plaidoyer pour le parachute et suis en parfaite adéquation avec vos conclusions. Le parachute est sans doute utile, mais savoir NE PAS ENTREPRENDRE une vol est la plus téméraire de toutes audaces ! Je me targue d'être un pilote prudent, mais il m'est parfois arrivé de céder aux sirènes de l'envie, de l'effet de groupe, de la bêtise élémentaire. Si j'avais dû déclencher un parachute à ces moments-là, j'aurais arrêté immédiatement de voler. J'ai plus de 70 ans et j'ai connu de belles aventures aéronautiques. En son temps, j'ai même été intrépide. Malgré tout, je suis encore là pour témoigner. Mais pour en revenir à votre philosophie, celui qui N'ENTREPREND PAS les vols qu'il ne FALLAIT PAS ENTREPRENDRE est le plus téméraire des tous les pilotes. Et si vous êtes celui-là, alors bravo pour votre audace.
Jeannot d'Aubagne - 21/09/09
Bonjour Jean... Pierre ?
Ne nous sommes-nous pas rencontrés en 2007, à Salon Eyguières, ou Cuers ? Merci pour votre appréciation sur ULMaG. Pour répondre à votre première question, l'équipe se compose à ce jour d'un informaticien, Fabrice, d'une poignée de correspondants qui m'envoient des infos de partout en France et de votre serviteur qui cumule les fonctions d'essayeur, de photographe, d'analyste de marché, de secrétaire, de comptable, de balayeur... Voilà l'équipe actuelle. Pour ce qui est des informations, je tiens à préciser une chose importante : trouver et relayer de l'information n'est pas compliqué. Mais l'info n'a de valeur que si rien ne la conteste. Cela, ma profession l'a oublié de longue date. Pas moi. Concernant l'entreprise des vols ; comment pourrais-je affirmer qu'il y a des vols à ne pas entreprendre, si je n'en avais pas fait personnellement l'expérience ? Ben voilà ! Vous savez maintenant que je ne suis pas l'exemple que vous décrivez. En revanche, j'essaye de ne pas répéter mes erreurs. Et surtout, je prends une marge de sécurité énorme quand un passager partage le cockpit. Donc je ne suis ni téméraire, ni audacieux ; j'évite juste les ennuis.
miguel horville - ULMaG.fr