FAQ

Energies alternatives
Bonjour Miguel. Dans votre édito de mai 2016, vous expliquez clairement pourquoi les batteries ne peuvent remplacer l'essence : la densité énergétique (que les pros nomment énergie massique). Mais l'essence est-elle le meilleur carburant selon ce critère ? J'ai ouïe-dire que le diesel est encore plus performant. Ce que vous mentionnez dans un autre édito (dont je n'ai plus la référence en tête), à propos du Gaz'Aile qui a réalisé une faible consommation sur un long parcours avec un petit moteur PSA diesel. Pourquoi ne pas chercher de ce côté, et inciter les constructeurs à avionner ou concevoir des moteurs diesel ? Merci du travail que vous accomplissez. Amicalement.
Lilian D. - 30/05/16
Bonjour Lilian,
Il y a plusieurs manières de classer les carburants et leur performance énergétique. L'énergie intrinsèque n'existe pas. La valeur énergétique doit se référer à un mode d'utilisation. On parle souvent de pouvoir calorifique. Dans ce cas, hydrogène et dihydrogène battent tout le monde avec 120 méga-joules par kilogramme. Suivent butane, propane et méthane avec 50 MJ/kg, l'acétylène avec 48 MJ/kg et enfin l'essence avec 47 MJ/kg et le gazole (45 MJ/kg). On parle ici de masse et non de volume. En l'espèce, le gazole est un peu meilleur que l'essence, avec 38 MJ/litre contre 35 MJ/l. Mais cela ne répond pas exactement à votre question. James Joule a lui-même consacré sa vie à étudier les diverses formes de conversion de l’énergie, et pas seulement le pouvoir calorifique. Les valeurs qu'il propose sont des ''équivalents pétrole''. Ainsi, selon Joule, 1 kg d'essence produit 13,4 kWh contre 13,2 kWh pour le gazole, 13,5 pour le gaz naturel et 14,4 pour le fioul. Charbon ou anthracite produisent quant à eux 10kWh/kg. Ce dernier exemple pour signifier l'importance de la transformation et le poids qu'elle peut générer. Brûler de l'essence pour obtenir une énergie mécanique est chose facile. On le fait depuis longtemps et on affiné des méthodes de transformation au moyen de moteurs solides, légers et fiables. La transformation du gazole en énergie mécanique n'est pas aussi simple. Les contraintes mécaniques sont plus fortes, ce qui oblige à des moteurs plus lourds. Quant au charbon... inutile de développer. Ensuite viennent les produits qu'on élimine pour des raisons de sécurité ou de fiabilité. Il s'avère que les gaz, outre les risques d'explosions, ne sont pas performants pour produire de l'énergie mécanique. Ou bien on ne maîtrise pas bien le processus. Reste que les moteurs GPL automobiles montrent vite leurs limites, moins puissants, gourmands en carburant, et parfois atteints de maladies étranges... Pourquoi le Gaz'Aile abordé dans l'édito de juillet 2011 (en réponse à votre trou de mémoire) semble-t-il aussi prometteur ? Tout simplement parce que son concepteur a fait l'impasse sur une caractéristique chère aux ulmistes : le décollage court. Aujourd'hui tous les ULM sont sur-motorisés. Cela profite à la sécurité et au plaisir. Avec une motorisation modeste, on a moins de ressources en cas de problème. Un moteur diesel de 65 ch est certes suffisant pour voyager ; mais les ULM actuels en donnent davantage, c'est pourquoi les 100 ch du Rotax 912 S sont tellement appréciés. Attention à ne pas se méprendre sur ma position. Je n'aime pas la dominance d'un motoriste sur le marché, sur les prix pratiqués et sur l'embargo technologique qui nous est imposé. Je rêve de motorisations alternatives viables, d'originalité et de hardiesse. Mais force est de constater qu'un immobilisme déprimant asphyxie nos aspirations. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La fée menteuse
Bonjour Miguel Horville. A te lire (édito de mai 2016), les avions électriques ne sont prêts de voler et les annonces qu'on nous fait régulièrement sont mensongères. Cela ne m'étonne qu'à moitié, mais c'est une position négative qui n'invite pas à se creuser les méninges pour sortir des moteurs à essence bruyants et polluants. Dommage. Et que penser des produits commercialisés par Electravia ? Fumisterie comme le reste ? Amicalement.
Jacques Delande - 29/05/16
Hello Jacques.
Il est vrai que quelques prototypes d'avions ou d'ULM électriques ont volé. Mais il faut distinguer le fait de réaliser un bref voyage ascensionnel et le fait de réaliser un vol aérien. Les limites techniques actuelles transforment le vol électrique en complexe et très coûteuse organisation. Nous sommes loin de l'ULM pratiqué par des gens libres de se poser n'importe-où (ou presque), de repartir, de parcourir de longues distances comme de faire des sauts de puce. L'automobile a de bien meilleurs débouchés en ce sens, puisqu'on peut dédier un véhicule à un usage précis et prévisible, en rapport avec son autonomie et l'implantation de sa base de recharge. Exemple avec La Poste qui utilise avec succès les voitures électriques. Les produits Electravia n'ont pas vocation à faire voler des ULM biplaces à travers le pays. Anne Lavrand propose des packs pour ULM monoplaces (voire anciennement de sous-classe 1A, 2A, 3A à motorisation auxiliaire). Il s'agit d'appareils dont la vocation n'est pas de voyager, mais de proposer une alternative récréative. En sont équipés notamment quelques Demoichelle, Souricette, Alatus (motoplaneur)... Nous sommes loin des prétentions de Yunnec ou de Pipistrel (sans parler d'Airbus qui se fout du monde avec ses annonces futuristes). Loin des tarifs également, encore que l'Alatus électrique vaille 43 000 euros ttc contre 33 000 pour la version thermique. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Des chiffres vérifiés
Bonjour monsieur Horville. J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre édito d'avril 2016 consacré au stockage d'énergie. Je suis assez septique à propos des chiffres que vous énoncez. Vous parlez de 250 Wh/kg alors que j'ai entendu dire que des chercheurs développent des batteries à couches de carbone qui pourraient emmagasiner 10 fois plus d'énergie. Qu'en est-il ? Avez-vous pris des renseignements actualisés avant d'écrire votre sujet ? Respectueusement.
Th. Boyer - 28/05/16
Bonjour,
Je pense que vous évoquez les batteries Ryden double carbone de Power Japan Plus qui doivent beaucoup aux recherches universitaires américaines (notamment celle de Maher El-Kady du labo de Richard Kaner - UCLA - Pennsylvanie). En effet ces batteries existent et passent actuellement du stade expérimental au stade commercial. Mais ces batteries n'ont pas la qualité que vous prétendez. Assimilables à des super-condensateurs, elles reposent sur une technologie graphite-électrolite dont les avantages sont essentiellement les suivants : matériau de base abondant (carbone) ; transformation facile à grande échelle ; charge et décharge rapide (x 20) ; pas de métaux lourds ; moins chères à fabriquer à grande échelle ; non (ou beaucoup moins) polluantes ; recyclables à 100% ; un peu moins lourdes ; beaucoup moins sensibles aux conditions d'utilisation ; non explosives ; longévité et nombre de cycles accrus ; décharge profonde réduite à presque rien... Mais en revanche leur densité énergétique n'équivaut pas celle du Lithium combiné. Pour être encore plus complet et honnête dans ma réponse, la documentation à laquelle j'ai eu recours pour argumenter cet édito date de 2015. J'ai pris le parti délibéré d'illustrer l'exemple de batterie avec un produit expérimental à très haute densité énergétique, celui qui équipe Solar Impulse, et qui n'existe pas actuellement sur le marché (car instable et trop capricieux). La densité énergétique des batteries actuelles tourne plutôt autour de 200 Wh/kg. Par ailleurs, une autre découverte due cette fois à l'université de Standford (Pr. Hongjie Dai) laisse présager un possible avenir au couple aluminium-graphite qui, bien que moins performant (÷ 10), offre une stabilité absolue et une durée de vie quasi illimitée. Mais là, on parle de recherche de laboratoire et une application commerciale n'est pas encore prévue. Entendre parler de... est une chose : choisir de faire l'effort de se documenter en est une autre. Mais qu'on se rassure, bien entendu la science progresse. Nos enfants goûteront sans doute les retombées de nos explorations actuelles... Souvenez-vous des débuts du train : les voyageurs devaient ''théoriquement'' décéder passé la vitesse de 60 km/h ! Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Un instrument génial !
Bonjour ULMaG. J'ai vu avec intérêt votre information concernant le FISC que je trouve génial. Malheureusement, je ne trouvais aucun écho sur le site du constructeur, ni nulle part ailleurs dans la presse. J'ai d'abord pensé qu'il était dommage de ne pouvoir télécharger la brochure pour connaître les fonctions de cet instrument plus en profondeur. Puis l'information du 8 avril qui m'a démystifié ! vous êtes donc fidèle à cette tradition du poisson et moi... je me suis fait berné. Bravo pour l'idée et... sans rancune. Amitiés.
Jean-Marc L. - 09/04/16
Bonjour Jean-Marc, J'aime bien cette tradition d'humour potache qui ne fait de mal à personne et réveille les esprits. Je compte bien vous berner encore à d'autres occasions ! Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

L'info du 1er avril 2016 sent la friture !
Très cher magazine ULMag,
Je suis particulièrement enchanté, pour une fois, de recevoir des nouvelles du FISC, bien que ce sera encore une façon de dépenser inconsidérément mon argent (comme pour le FISC Français !). Malgré une information toute peinte de nouveauté, vous avez oublié de dire, sans doute dans un moment d'égarement bien compréhensible, que ce FISC, nouveauté s'il en est dans son concept, peut aussi se brancher en WIFI sur les réseaux lors d'une escale, et peut aussi se connecter, de ce fait à internet. Une adresse dédiée, peut ainsi vous amener directement sur la carte TEMSI, à la demande. L'utilité est évidente, puisqu'il suffit de demander la météo sur son parcours, et le FISC s'arrange pour vous l'obtenir. Ainsi, vous voulez du vent dans l'axe et peu de turbulences, moyennant un abonnement à TEMSI à la demande et au FISC, vous l'obtiendrez ! Toutefois, un gros bémol à cette installation merveilleuse persiste : le FISC s'arrange toujours pour regarder ce qu'il vous reste au fond des poches. L'ingénieur en chef du bureau d'étude de l'appareil, M.Peeksou, confirme qu'il travaille sur cette faille de façon à améliorer encore le logiciel, et rendre invisible la vidange de vos comptes bancaires. Pour avoir découvert cette faille, les concepteurs m'ont gentiment offert un magnifique Panama pour mes vols, je ne comprends encore pas vraiment pourquoi... il est en papier ! Bref, je loue encore ULMaG pour avoir découvert cet appareil, qui en fera sans doute, rêver plus d'un ! Courage à l'équipe d'ULMaG ; il reste encore plein de choses à découvrir pour les années à venir, surtout à CETTE époque de l'année...
Jacques Foucher - 07/04/16
Bonjour Jacques,
Je me doutais bien que tu serais sensible à cette information. N'empêche que si on réfléchit un peu, la réalisation d'un tel appareil ne serait pas très compliquée ; le gain de poids, la simplicité de connexion et la grande souplesse d'utilisation en ferait, j'en suis certain, un best-seller des ventes ! Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Mauvaise idée
Bonjour à tous,
Le produit FISC que vous présentez dans les actus d'avril (01/04/16) est selon moi une fausse bonne idée. Comme les combinés stéréos qu'on nous vendait dans les années 70 ; quand un élément de la chaîne tombait en panne, il fallait porter l'ensemble en réparation et on ne pouvait profiter du tuner, du tourne-disque ou autre... Ce sera pareil avec un combiné d'instrument global. Panne de transpondeur = plus aucun appareil durant la réparation. Si elle dure 1 mois, c'est un mois sans voler. Je préfère des éléments séparés qu'on remplace sans bobo (financier) quand un seul tombe en panne. En ce qui concerne le prix, je ne m'attends pas des miracles, car chaque technologie embarquée a un coût propre qu'il convient d'additionner aux autres pour tomber sur le tarif de l'ensemble. A priori, ce sera sans moi... Merci pour votre travail et vos petites annonces bien tenues. Amicalement.
Antoine. - 02/04/16
Bonjour Antoine,
Sauf erreur de ma part, quand vous embarquez une VHF + un transpondeur, vous devez posséder une LSA commune aux deux appareils. Or si un seul est démonté, la LSA ne correspond plus à la description technique de l'aéronef ce qui l'invalide durant le temps des réparations. Du coup, vous ne pouvez plus voler non plus... Pour le reste, attendons la suite pour savoir comment se positionner face au FISC. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Presbyte et en colère !
Bonjour monsieur Horville,
MONSIEUR HORVILLE devrais-je écrire, car vous avez mis, dans votre édito de février 2016, le doigt sur un rél problème qu'aucun professionnel ne semble prendre compte lors de la conception d'équipements de tableau de bord. La presbytie guettant tout le monde, pourquoi persister dans l'erreur qui consiste à multiplier les icônes dans des surfaces de plus en plus réduites ? Pour la plupart des lectures, j'utilise des lunettes grossissantes qui me suffisent largement. Il reste deux cas où je dois utiliser une loupe pour m'assurer un décryptage sans faille : les notices de médicaments (pourtant essentiels à la santé et parfois à la vie), et les cartes aéronautiques. Comment une personne normalement vieillissante peut-elle lire la fréquence radio, les altitudes et autres micro-caractères, de surcroît dans les turbulences. Ce n'est pourtant pourtant pas compliqué à comprendre et ça me met en colère de savoir que personne ne s'en préoccupe ! Donc merci monsieur Horville d'y avoir consacré un article. Avec mes amitiés aéronautiques.
Philippe Noir - Paris - 28/03/16
Bienvenue au club, Philippe.
Si tous les miros de la Terre voulaient se donner la main, on y verrait mieux ! Vous soulevez le problème des notices de médicaments avec justesse ; j'y ajoute les emballages alimentaires qui m'obligent à chausser les besicles dans les magasins pour en connaître la composition ou les modes de cuisson. On devrait obliger les génies créateurs à lire leur blabla de nuit avec des lunettes de soleil... Cela leur montrerait à quel point ils sont également miros. Merci de votre courrier.
miguel horville - ULMaG.fr

Stages pour tous pilotes
Bonjour,
Merci pour ce site et les informations qu'il délivre. Dans la rubrique du perfectionnement je n'y trouve que des stages ''IULM'' c'est à dire réservés aux instructeurs. Les ''simples'' pilotes n'en ont-ils pas besoin ? Bien cordialement, et bons vols.
Bernard Hariton - 22/03/16
Bonjour Bernard,
Question intéressante qu'il serait judicieux de ne pas proposer actuellement à la DGAC, laquelle serait capable de s'en inspirer pour alourdir et restreindre la réglementation. Je ne cesse de rappeler que tous les pilotes devraient de temps à autres et surtout après une période d'abstinence, faire une peu de double avec un instructeur. Pourquoi pas de signalement ? Parce que toutes les bases de formation sont à même de reprendre un pilote pour quelques tours de piste, sans RV et sans sanction au terme du vol. J'ai abordé la question dans l'édito de juillet 2015. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Des plaisirs simples
Bonjour Miguel,
Bravo pour vos essais d'ULM, ainsi que pour vos éditos. A propos de celui d'octobre 2015, je suis à cent pour cent d'accord avec vous. Ayant commencé à voler en 1984, j'ai effectué ma formation sur Quick Silver MX2 (2 axes), pour ensuite voler sur Maestro et Weedhopper Europa 2 (où les pannes moteur étaient courantes...). Je ne crache pas sur les appareils de nouvelle génération (je vole d'ailleurs sur P92 et Pioneer 200), par contre je ne retrouve pas le plaisir que me procuraient ces appareils basiques. C'est d'ailleurs pour cela que je viens de m'acheter un Weedhopper monoplace Europa 1 ; pour retrouver les vrais plaisirs du vol (rien de plus fabuleux que de décoller tôt le matin, voler sans but précis, sauf celui d'être en l'air avant d'aller bosser, ou le soir, admirer le soleil se coucher sur l'horizon...). Continuez ainsi !
Christophe Pascaud - 18/02/16
Bonjour Christophe,
Merci pour votre courrier qui alimente l'idée que l'envie de voler compte davantage que les moyens d'y parvenir. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Peur de vieillir ?
Horville fait une fixation sur les vieux. Ces derniers temps, pas un édito qui ne mentionne à un moment quelconque l'âge et ses conséquences. Peur de vieillir ? Il serait temps de raccrocher les gants et de laisser la place à des gens plus jeunes dans leur tête, et surtout moins pessimistes. Tout ceci me donne le bourdon. Sans rancune.
Didier Fabre - 18/02/16
Bonjour aussi,
Bonne question ; ai-je peur de vieillir ? Après une réelle et sincère réflexion, je pense que non. Parce que vieillir avec ma compagne, c'est comme prolonger un rêve... Alors... pas peur.
miguel horville - ULMaG.fr