FAQ

Le 2 temps est-il fiable ?
Voila, je viens de finir de lire ton livre (ULM du rêve à la pratique) ; une mine d'informations ; beaucoup de photos, ce que j'apprécie et qui facilite la lecture ; des sujets variés mais tous concernant bien sur l'ulm ; permet et facilite l' approche de l'ULM ; bref le dictionnaire de l'ULM. J'envisage l'achat d'un Guépy Aéroservices. Mais quel moteur choisir, sachant que je pense faire 50 heures par an ? Rotax 582, Jabiru... J'ai lu que le 582 devait être fréquemment révisé, toutes les 300 heures ? Le 2T est-il fiable ? J'entends parler de problème de vilebrequin...
Gilles Geneste - 01/04/09
Bonjour Gilles,
Merci pour les compliments. Sur un plan purement économique, pour voler 50 heures par an, tu ne réfléchis pas, tu prends un 582, sauf si tu fais de longues balades. Si tu prends du neuf, demande au constructeur les bidons de 2 x 35 litres, c'est nécessaire. TBO 300 heures... faut pas. Les deux temps bien utilisés et bien lubrifiés (2% maxi, castrol TTS ou TSX) ne doivent pas être démontés. Ne parlons même pas de la garantie, puisque garantie de 1 an et 300 heures vers 6 ans ! Parole d'Hubert Ferté décédé aujourd'hui, qui a vendu et promu toute sa vie les 532-582 pour ses ULM avait plusieurs moteurs de plus de 1000 heures sans révision. Sa maxime était : tant que ça fonctionne, fous-lui la paix, il te le rendra bien. En effet, sauf moteur monté tête en bas, ou tournant avec des huiles calamineuses (et calamiteuses), un 2T ne s'encrasse pas. Attention : 50 heures par an, tu oublies les starters d'origine Bing et tu investis 50 euros dans un kit Primer (extinction moteur par gavage pour lubrifier le bas moteur et ainsi éviter l'oxydation des roulements) : c'est Rotax Autriche qui explique ça dans sa notice, mais personne ne la lit jamais. En revanche, il faut le faire tourner en température et changer bi-annuellement ses réglages de hauteur d'aiguille afin de tourner à plus de 650°C sans jamais dépasser 680°C aux EGT (x2). Cela se gère aux gaz durant le vol et par réglage en fonction des saisons. De même, il faut vidanger régulièrement le bidon de lubrifiant de l'arbre de pompe à eau et de disque roto, et aussi le réducteur s'il s'agit d'un B (35 à 50 heures) et 50 à 70 heures pour le C. La ventil' eau doit être performante avec un écoulement laminaire et régulier de l'air sous le capot afin de ne pas dépasser 90°C au plus chaud de la saison. Pour cela, écope sur le radia et bouchage des ouies latérales.
miguel horville - ULMaG.fr

Le coût du carburant
Le prix de l'essence a largement augmenté ces derniers mois, est ce inquiétant pour l'avenir de l'ulm ?
Stephane Guiocheau - 30/03/09
Bonjour Stephane,
D'abord un peu d'humour mordant contre nos chers technocrates. Un berger tond ses moutons, mais ne leur enlève pas la peau. Car après, il n'aura plus rien à prendre sur leur dos. Donc pas d'inquiétude sur un point ; aussi bêtes et inefficaces qu'ils soient, ces chers anges en "garderont toujours sous la main" !
Plus sérieusement, la part de l'essence représente entre 28 et 35 % du prix d'e l'heure de vol d'un ULM ordinaire (20 à 27 % pour les paramoteurs).
Dans le tableau comparatif des coûts horaires de vol (ci-dessous), l'essence SP 95 est au prix actuel moyen de 1,30 euros. Projetons-nous dans l'avenir avec le litre de super à 2 euros. Notre ULM multi-axe biplace - milieu de gamme (tube et toile) - neuf - 2 T qui vole 40 heures/an subira une augmentation du coût horaire de l'ordre de 10,7 % (idem pour son homologue 4 T). Pour 70 heures annuelles, la hausse est de 15,1 % pour le 2 T et 17,5 % pour le 4 T. Pour 110 heures annuelles, l'augmentation sera de 18,8 % pour le 2 T et 20 % pour le 4 T. À titre de comparaison, une automobile 7 CV parcourant 10 000 km/an au tarif INSEE 2005 subira quant à elle une augmentation de 13,53 % de son coût kilométrique. Pour finir sur une note optimiste, depuis 1980, le prix de l'essence a été multiplié par 2,4 et le SMIC par 2,8 ! Or en 1980 (4 ans après un choc pétrolier sans précédent), quel ulmiste parlait du prix de l'essence ?
Objectivement, je pense qu'il n'y a pas péril en la demeure, car le gouvernement ne peut laisser le prix de l'essence monter au point d'anéantir l'industrie automobile, laquelle est loin d'être prête à se passer de carburant fossile. Arrêter cette industrie serait synomnyme de suicide politique, de guerre civile, plus globalement de fin du monde actuel. Car si le Général de Gaulle n'avait pas entièrement tord en traitant les français d'un "peuple de veaux", il y a des limites à l'acceptable. Et passé ces limites, même les veaux se réveillent. La seule façon de nous obscurcir l'horizon : du football à outrance, des tours de France à gogo, du vin, des jeux...
Notons que les moteurs deux-temps, communément appelés cylindres à trous, ne doivent pas être bannis sous prétexte que l'essence augmente. Lors de cette simulation de hausse du baril, l'heure de vol deux-temps augmente respectivement moins que l'heure quatre-temps.

Le véritable prix d'une heure de vol (sur la base de 70 heures annuelles, moyenne nationale estimée par la FFPLUM).


Ces coûts horaires donnés à titre indicatif intègrent les paramètres suivants :
location hangar : ttes machines 80 euros/mois ; autogire 40 euros/mois ; paramoteur Ø.
carburant : 1,30 euros/litre.
huile 2 T : 12,00 euros/litre.
déplacements mensuels automobiles : 180 km sur la base du barème kilométrique officiel auto 7 ch - 2005.
assurance monoplace (+individuelle accident) : 80 euros/an.
assurance biplace (+IA) : 339 euros/an.
adhésion club ou fédération : 66 euros/an.
dépréciation maximale : calculée sur 10 ans.
amortissement optimal : 7 ans.
sont pris en compte : les petites révisions moteur, vidanges, bougies, grandes révisions moteur, remplacement pièces d'usure, consommables, batteries, freins, remplacement voileries, révisions cellules, révisions ailes, petites fournitures...
revente au cours moyen des petites annonces, moins 5%.
miguel horville - ULMaG.fr

L'incidence de l'hélice
J'ai remplacé la vieille hélice bois très abîmée de mon Wheed 503 (réduct. 2.58) de marque inconnue, par une occasion DUC bipale à embouts courbés en bon état. J'ai réglé le pas pour tenir un régime de 6100 tr/mn au point fixe et 6200 tours en montée initiale. Je trouve toutefois les performances en retrait (-10 km/h, -100 ft/mn...). En revanche la conso a baissé de 1,5 l/h. L'hélice est-elle adaptée ?
Fabien - 27/03/09
Les hélices DUC ont très bonne réputation, notamment avec ce GMP. Autre avantage, ces hélices sont légères, ce qui permet de baisser le régime de ralenti sans que le moteur ne cogne. En revanche, de nombreux utilisateurs s'accordent à reconnaître qu'une grande (et bien sûr plus lourde) hélice bois (par exemple ULX) améliore nettement les performances, au prix il est vrai d'une augmentation sensible de la consommation. La géométrie de ces ULM le permet car la garde au sol est importante. Paradoxalement, sur un appareil peu fin comme le Wheed, réduire le pas ne nuit pas aux performances, et permet de consommer moins, à condition d'enrichir la mixture pour éviter toute surchauffe (en effet, on vol avec peu de gaz, donc peut d'essence dans le mélange, donc peu d'huile, donc de l'échauffement). Avant de remplacer cette DUC, j'essayerais de réduire le pas jusqu'à monter 6500 tr/mn en montée initiale. Le résultat peut être intéressant. En revanche, les vitesses de pointe et de croisière n'y gagneront rien.
miguel horville - ULMaG.fr

Assurance complémentaire
J'ai souscrit un crédit habitation ; l'assurance de ce crédit ne couvre pas les risques liés aux loisirs aériens sur des machines non certifiées. Que faire ?
Gilles B. - Issy Les Moulineaux - 25/03/09
Les assureurs spécialistes des risques aériens comme Verspieren ou Air Courtage ont la réponse à votre problème. Pour le second, une assurance individuelle pilote couvrant les risques d'invalidité et de décès. Condition, il faut être licencié FFPLUM, FFVV, RSA, FFG...
Exemple de couverture pour 500 euros = 160 000 euros ; pour 250 euros = 80 000 euros ; etc.
Vous pouvez aussi dénoncer la police d'assurance "fournie" avec le prêt, pour en prendre une autre plus adaptée à vos besoins. Ce n'est pas toujours facile...
miguel horville - ULMaG.fr

Qui paye ?
Un enfant échappé à la surveillance de ses parents a jeté une pierre sur mon ULM multiaxe, ce qui a provoqué un éclat de peinture et une blessure dans l'entoilage. Mon appareil étant stationné sur une plate-forme ULM au moment des faits, la responsabilité incombe-t-elle aux parents de l'enfant mineur ou au gérant de la piste ?
Leroy - 22/03/09
Si la zone de stationnement des ULM est matérialisée, sur un domaine privé, avec des panneaux d'avertissements, la faute incombe bien sûr aux parents. Il convient de faire activer leur assurance responsabilité civile (la démarche leur incombe). Ils sont tenus d'en posséder une (liée à l'assurance habitation, ou automobile...). Si les parents refusent, il faut (de préférence avec un témoin) porter plainte auprès de la gendarmerie. Par ailleurs, il faut préciser que des parents qui laissent gambader un enfant auprès d'avions ou d'ULM sont des assassins ou des imbéciles, mais plus souvent les deux.
miguel horville - ULMaG.fr