FAQ

Il suffit de respecter la loi
Bonjour,
Dans votre édito de mars 2017, vous défendez ce zigoto qui se fiche de la réglementation. Ce monsieur met tout le monde en danger et attire l'attention des médias et des autorités sur les dérives possibles dans notre activité. De plus il ment en affirmant monter à 10 000 ft avec une autonomie de 10 minutes, ce qui fait au minium 2 000 ft/mn en ajoutant le temps de la descente ! C'est ridicule. J'espère en effet que la BGTA l'arrêtera s'il recommence à voler sans autorisation et qu'il prendra cher. Il y a un cadre légal (comme vous l'écrivez), alors soit on y souscrit, soit on s'abstient. Et s'il veut partir vendre ses prétentions mensongères ailleurs, qu'il parte. Merci de me donner la parole. Amicalement.
Pascal - 20/02/17
Bonjour Pascal,
Je ne défends pas Franky Zapata ; j'attire l'attention des autorités sur les interdictions trop faciles. Je prétends qu'en sur-sécurisant les populations, on transforme les gens en zombies obéissants et ternes, incapables de s'épanouir. J'affirme que les inventeurs ont besoin d'être turbulents, parfois. Et je n'incite personne à se mettre hors la Loi, mais j'invite la Loi à se mettre à la portée de certaines nécessités. Ce n'est pas tout à fait une défense des interdits. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Un pro des spécialistes nous informe
Bonjour Miguel,
Comme d'habitude je me régale de vos éditos, très souvent en phase avec ma façon de pensée, preuve que je ne suis pas seul à penser ainsi des choses de tous les jours, de tous les domaines.
Je réagis à l'édito de janvier 2017 qui traite des spécialistes en tous genres, car je le partage entièrement et que je contribue un peu à la chose. En effet étant formateur-animateur dans le secteur du bâtiment, j'ai affaire à plusieurs publics jeunes et moins jeunes, mais avec le même impératif : qualifier des individus dans un temps limité.
Au début je formais des ''BAC pro'' en trois ans, aujourd'hui deux (moins de budget) et demain...
Des CAP installateurs sanitaires et thermiques (ex-plombiers) en huit mois ! Pour des adultes chômeurs ou en reconversions, à l'origine c'était deux ans. Certains sont naturellement doués, mais pas tous.
Le Greta Aix- Marseille m'a proposé de former en urgence des réfugiés immigrés qui ne parlent pas du tout le français, et ils devront réussir leur CAP en juin ; je sais pas faire de miracles, j'ai refusé la mission. Mais on va leur donner c'est sûr.
Je forme aussi des diagnostiqueurs immobilier qui ne connaissent rien au bâti, et les voilà sur le terrain à faire du mesurage de surface selon la Loi Carrez alors qu'ils sont nuls (ceux que j'ai eu jusqu'à maintenant) en lecture de plans, échelles et relevés métriques ? J'ai le cas de l'un deux qui a mesuré deux logements identiques avec onze m² de différence, cela ne l'a pas interpellé.
Un des mes collègues les certifie (Coffrac) ; à sa première session, il les a tous recalés. Il s'est fait engueulé copieusement par notre direction au motif qu'ils devront à nouveau être certifiés dans cinq ans et qu'il vaut mieux (pour mon collègue) qu'ils ne changent pas de ''crèmerie''. Depuis ce jour, mon collègue valide, certifie à tout va, car il ne veut pas être emmerdé.
Nous étions passionnés il y a encore pas très longtemps ; aujourd'hui fatalistes, résignés. Et puis quand on voit nos élites (ministres) être compétent dans tous les ministères qu'ils peuvent piloter, durant leur carrière, sans aucune qualification, formation... alors ne soyez pas étonnés qu'il en soit ainsi quelques niveaux plus bas.
Heureusement qu'il nous reste vos éditos pour sourire, mais aussi dénoncer quand il le faut.
Meilleures salutations.
Salvatore - 31/01/17
Bonjour Salvatore,
Merci de votre courrier qui relève que le nivellement est tellement plus simple à opérer par le bas que par le haut. Avec 88% de réussite au baccalauréat (chiffre 2016) répondant à une demande politique, avec une hyper ''diplômation'' des couches intermédiaires, il est clair qu'on va vers l'incompétence généralisée qui entachera à terme la soi-disant excellence des pays qui jouent à ce jeu dangereux. Quant aux ''élites'' que vous mentionnez, l'actualité nous prouve en boucle qu'elle a atteint le paroxysme de son incompétence. Je voyais récemment une photo virale du gouvernement actuel avec la légende suivante : seules 3 de ces personnes n'ont pas été condamnées par la justice... 3 ont des enfants en prison. Et oui... 88% de réussite au BAC avec la gouvernance qu'on mérite. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Incroyable histoire
Bonjour Miguel. Je viens de lire ton édito de novembre (en décembre, bravo pour la ponctualité!). Je découvre cette histoire incroyable du ''livreur'' en ULM. Je l'ai retrouvée sur internet contée en détail et je ne peux que me ranger à ton avis : Golf Charlie est l'indicatif qui lui convient le mieux ! Comment des gens d'un niveau suffisant pour piloter un ULM classe 6 (le budget opère en théorie une sélection discriminante) peuvent agir avec autant de légèreté ? C'est à peine concevable. J'aurais eu à juger ce cas, j'aurais opté pour le retrait de licence et une amende salée. Là, le contrevenant est quasi encouragé à ne rien changer. J'aime beaucoup ta conclusion (ou celle du philosophe-diéséliste !!!). Amicalement.
Jacques Delande - 13/12/16
Bonjour Jacques,
Aussi incroyable qu'il y paraisse, ces choses-là se déroulent plus souvent qu'on ne le pense. C'est pourquoi je pense que nous allons souffrir à l'avenir d'un renforcement des règles. D'autant que je ne vois pas quels arguments la fédé' pourrait opposer à un législateur simplement comptable de faits. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

S'adapter ou pas...
Bravo pour ton éditorial courageux de septembre 2016 : Blois sans langue de bois. Il venge les vieux pratiquants d'une décennie de frustration. J'ai tenté cette année de surmonter ce désenchantement en revenant en vol. Las, une nouvelle déconvenue attendait dès l'arrivée : camion du carburant en panne ; il a fallu le lendemain quitter le stationnement pour rejoindre la file d'attente avant de revenir près de la tente, manip' de presque une matinée. Les marchands de soupe sévissent depuis le début de l'ULM, mais concernant Blois, la demande de participation aux pilotes venus en vol marque selon moi le début de la dérive mercantile. Comme tu dis très justement, ''reste les copains'', les rencontres, les machines venues en vol.
Au-delà se pose la question de l'avenir, de ce qu'on appelait dans les années 80 le ''Mouvement ULM'', ce qui traduisait bien son essence libertaire et sa créativité. La disparition de figures historiques (D. Méreuze, Ph. Prévot) qui militaient et agissaient pour le léger ajoute aux incertitudes. Bien amicalement,
Bern@rd Witschmann - 20/10/16
Bonjour Bernard,
C'était mieux avant... En fait, ''avant'', les pages du livre de nos vies tournaient lentement. Les évolutions passaient mieux car on avait le temps de s'y préparer, de s'y habituer. Aujourd'hui, les choses vont vite et nous heurtent. Les transitions nécessaires d'un salon aéronautique ont toujours eu lieu, d'aussi loin que je me souvienne. Mais quand, lors des premiers Blois, un changement consistait en un contrôle d'entrée au parking, aujourd'hui ce sont des foules de changements qu'on doit assimiler (la faute à la lourdeur des réglementations, des assurances, des exigences diverses...). Or si tout fonctionnait bien, nous ne trouverions rien à redire... mais là, force est de constater que tout ne tourne pas rond, ce qui agace le public et les exposants. Je crois que c'est partout pareil, dans tous les milieux. A nous ne nous adapter, ou pas, à l'accélération. Car je crains que toute marche arrière soit plus qu'hypothétique. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Quel classement ?
Bonjour Miguel. Je viens de lire ton reportage sur le salon de Blois qui me fait réagir pour deux raisons. La première concerne l'introduction qui illustre parfaitement ce que j'ai ressenti. J'ai vu beaucoup d'exposants ''blasés'' comme tu l'écris et surtout un salon mort le dimanche (personnellement je suis parti à midi, faute de stands à visiter). Et comme tu l'écris, j'ai trouvé le salon ennuyeux. Ma seconde réaction concerne ton compte-rendu dont je ne comprends pas le classement. Tu places l'hélico HTC 130 en première place et le justifie en le qualifiant de nouveauté, mais le Spacek que tu classes aussi comme nouveauté ne vient qu'en quatrième place. S'ensuit le Nikki Rotor Lightning qui n'apparaît qu'en 4e page (alors que c'est une nouveauté aussi), l'afficheur Dynon Skyview en 3e page ou l'Elixir Aircraft en dernière position (grandes nouveautés également). Comment gères-tu le classement des nouveautés ? Sinon, toujours un travail impressionnant qui illustre bien mon vécu sur le salon. En attendant (avec impatience) ton prochain édito. Amicalement.
Jacques L. - 28/09/16
Bonjour Jacques,
Merci pour les compliments. Pour répondre directement à ta question, le classement des fiches est fait de manière aléatoire. Hormis la première que je choisis, les autres se placent en fonction d'un numéro d'ordre qui est donné par un tableur. J'ai trouvé une fonction amusante qui attribue une correspondance selon la somme des valeurs attribuées aux lettres de la première ligne de chaque fiche. Pour faire plus aléatoire, il faut se lever de bonne heure ! Par ailleurs, le tableau de la visite virtuelle est classé par ordre alphabétique : question de logique pour que les lecteurs s'y retrouvent. Donc ton analyse est fine : le HTC 130 est pour moi une réelle nouveauté qui mérite la première place ; pour les autres, c'est le hasard. Sauf... pour le magnifique Elixir qui n'est pas un ULM et n'était présenté qu'en maquette. Lui est volontairement placé en queue de peloton. Le salon a été jugé ''bon'' par certains exposants qui ont (semble-t-il) concrétisé des ventes. Pour le reste, l'intro du sujet décrit mon ressenti et l'édito de septembre en repassera une couche. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Adieu Philippe
Philippe Prévot a prouvé que la réussite peut aussi être française. Le palmarès sportif de ses ULM incite à beaucoup de respect, de même que le nombre d'appareils construits (on parle de 1800 à ce jour). C'est à Ph. Prévot qu'on doit cela. Bravo. Je souhaite que sa triste disparition n'entraînera pas sa création dans l'oubli. Amitiés.
Jacques Delande - 15/08/16
Bonjour Jacques,
Merci de ce petit mot en mémoire de Philippe Prévot. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Adieu Philippe
Je suis triste d'apprendre le décès de Philippe Prévot. J'ai modestement participé à la construction d'un Sky et été en contact avec un professionnel sérieux autant qu'un homme agréable. Mes pensées vont à ses proches.
D. Bernard - 15/08/16
Bonjour,
Merci de votre témoignage. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Adieu Philippe
Quelle terrible nouvelle. Philippe, tu as choisi l'heure de ton dernier vol. Quel courage. Mais quelle douleur pour ta famille et ceux qui t'aiment. Quel manque aussi à présent. Et le monde de l'ULM qui pleure aussi. Le Sky, le Nynja... c'était Toi. Ta grande gentillesse restera gravée dans les mémoires. Alors maintenant repose toi et prend soin de tes proches que mes profondes condoléances accompagnent.
Claude Diouloufet - 13/08/16
Bonjour Claude,
Merci pour ce témoignage qui reflète la pensée des personnes qui ont connu Philippe Prévot. Simplicité, gentillesse... Je retiens surtout ces qualités de lui. Sa souffrance a cessé avec son décès. Gardons cette idée pour se consoler. Amicalement.
miguel horville - ULMaG.fr

Adieu Philippe
La mort de Philippe Prévot laisse un grand vide dans le monde des constructeurs ULM. Ceux qui l'ont rencontré savent quel homme agréable il était. Cette disparition m'attriste beaucoup. J'adresse mes profondes condoléances à sa famille et à ses proches.
Pascal C. - 10/08/16
Bonjour Pascal,
Merci de votre témoignage. Un grand vide en effet. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Figures libres sous contrôle
Bonjour,
J'ai appris qu'un membre de mon club réalise des figures de voltige avec son ULM. Je n'ai pas à me mêler de sa façon de piloter sa machine, mais s'il lui arrive malheur, c'est aussi tout le club qui en subira les conséquences, et pas seulement humaines. Comme ce garçon a accès à l'ULM du club (aile basse métallique), et craignant qu'il le maltraite, j'ai provoqué une rencontre pour en débattre. Lui affirme que la voltige en ULM est parfaitement légale et n'abime pas le matériel. Personnellement j'en doute. Pouvez-vous me dire si une qualification est nécessaire pour la voltige en ULM. Par ailleurs comment savoir si l'ULM peut endurer les efforts lors des ressources. Pensez-vous que ces efforts peuvent fragiliser un ULM et le rendre dangereux. Merci de vos réponses.
Louis ... - 30/06/16
Bonjour Louis,
Pardonnez moi d'avoir retiré de votre message toute indication permettant de remonter jusqu'au club ou au nom de votre ''collègue''. Je prends cette précaution car nous ne sommes pas là pour dénoncer nos amis. Plusieurs points sont à prendre en compte. La réglementation française n'interdit pas la pratique de la voltige en ULM. Par ailleurs, aucune formation n'est obligatoire pour voltiger en ULM. Toutefois, le pilote doit se conformer au manuel de vol, lequel peut indiquer des limites de charge incompatible avec les figures entreprises, voire interdire les évolutions acrobatiques. Par ailleurs, un arrêté du 10 février 1958 stipule que la voltige doit être pratiquée en accord avec l'autorité aéronautique locale, habilitée à déterminer les secteurs et axes d'évolution. Concernant le stress mécanique subi par l'ULM, on s'accorde à penser qu'un aéronef composite dont les limites de charges sont très élevées (certains encaissent +15/-7 G) résistera longtemps sans vieillissement prématuré, notamment parce que la voltige est pratiquée essentiellement sous facteur positif (rares sont les préparations pour le vol inversé), et qu'avant d'atteindre les limites, le pilote aura rendu son déjeuner, son petit déjeuner et le dîner de la veille. Ce qui n'est pas le cas d'un ULM traditionnel de construction métallique qui revendique 4 à 6 G positifs et -2 à -4 G négatifs. Celui-là va subir des efforts pouvant entraîner la fatigue des liaisons d'assemblages (rivets, collages...), voire la fatigue des matériaux eux-même par répétition des flexions maximales. S'il ne casse pas durant une séance de voltige, l'appareil fatigué peut tout à fait casser durant un vol ''normal'', sous la seule pression de turbulences thermiques ou la charge d'un virage appuyé. Donc vous avez pleinement raison de suggérer à votre condisciple de voler ''normalement'' avec l'ULM du club, mais ne pouvez lui dicter sa conduite quand il vole avec son ULM. Vous pouvez seulement lui conseiller d'être prudent... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr