FAQ

Blois en photos
Bonjour Miguel,
Pourquoi pas de vidéo de Blois cette année ? Amicalement.
Jacques Delande - 03/10/15
Salut Jacques,
Je m'en suis déjà expliqué. Il n'est pas certain que les vidéos apportent beaucoup à l'information brute qui consiste à présenter les nouveautés du salon. Il m'a été reproché de faire plaisir aux p'tits copains avec ces vidéos. Multiplier par 3 la somme de boulot pour recevoir des critiques (même injustifiées), ne m'apparaît pas comme un investissement rentable. Par ailleurs, Fabrice, le faiseur d'images animées, était occupé ailleurs cette année. Voilà les raisons pour lesquelles la vidéo était absente cette année. Cela ne signifie pas qu'on en reste là... 2016 sera une autre année. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

La sécurité oui, mais laquelle ?
Bonjour Miguel,
En réaction à ton édito d'octobre 2015. Je suis surpris de constater autant d'accidents, certes, mais aussi très surpris par les règles de ventes des ULM ''performants''. Qui dira que certains ULM sont vendus avec un problème d'ouverture de verrière en vol ? Qui dira qu'un ULM à train rentrant n'est pas équipé de voyant confirmant la sortie correcte dudit train ? Qui dira l'hypocrisie d'un essais d'ULM (fabriqué tout près de mon terrain d'envol (LFRE) dont la roulette avant se retourne au décollage, appareil dont on vante les raccords karman alors qu'il n'en est pas équipé ! Aucun essayeur n'a remarqué que la verrière est verrouillée avec un système genre canette, et qu'elle est impossible à ouvrir de l'extérieur, alors que c'est obligatoire ! Qui dira que tel ULM ''rapide'' à un pas d'hélice beaucoup trop fort, limitant la  rotation du 912 ULS au décollage à 5100 tours, alors que Rotax dit qu'il ne faut pas décoller si l'on a pas au moins 5200 tr/mn au décollage à pleine ouverture ? Qui dira l'absence de prévol sur des appareil parce que ''la dernière fois ça a marché et que dans le hangar, il ne se passe rien depuis le dernier vol'' ? Qui diras l'aberration d'enseigner que ''pas besoin de brasser pour vérifier le niveau d'huile, parce que, si c'est bas, une fois que le moteur tourne, ça ne peut que remonter !'' ? Qui dira que ce comportement, même si techniquement il est juste, enseigne en fait ''la sécurité passive ''je veux dire par là que ''ça doit être bon ''est une mauvaise méthode et que ''c'est bon parce que je l'ai contrôlé'' est une bonne méthode, active et efficace pour toute vérification. Car enfin, la sécurité est avant tout un état d'esprit. ''J'ai toujours fait comme ça'' n'est pas une règle en soit. Adapter son comportement au moteur, à l'appareil, surtout si il est nouveau pour son propriétaire, est capital. Et ça m'amène à deux observations : tout les ans, remettons nous en cause d'une heure d'instruction avec un formateur sérieux, et aussi, réclamons à la FFPLUM, une suite à la formation, au brevet pour améliorer notre savoir et perfectionner notre pilotage.
J'ai en tête la paralysie d'un pilote, venant d'acheter un appareil performant équipé de volets et incapable de les sortir pour atterrir malgré la finesse élevée de son nouvel appareil. ''Je n'ai jamais fait ça avant'' dira-t-il. Mais loin de lui l'idée de prendre un instructeur pour s'améliorer. Et pourtant, l'écart était énorme entre le  Quicksilver de sa formation et son WT9 ! Oui, vous avez bien lu ! Aucune formation ne lui a été imposé pour se former au type d'appareil, à savoir son beau et super WT9.
J'ai aussi en tête un pilote de mon club qui n'allumait jamais son nouveau transpondeur car personne ne lui a appris les règles d'utilisation en vol de cet équipement. Cela s'est terminé par une heure de formation dans le hangar, pour expliquer l'usage du transpondeur.
Alors me direz vous, pourquoi l'avoir acheté et installé... Mystère auquel, seul l'acheteur peut répondre...
Je trouve qu'une qualification de type conviendrait pour certains appareils. Pour mémoire, je suis moi même passé d'un Himax qui croise à 110 km/h, à un Eurostar fait sa montée initiale à 110 km/h... et qui accélère ensuite. Deux journées entières de formation ont apporté le plaisir de franchir une marche et de connaître mon nouvel appareil dans les conditions les plus difficiles.
Bref, tout ça pour dire que nos malheureux accidents ne sont pas toujours la faute à pas de chance. Surtout quand un appareil entre en collision avec un arbre, ou décroche quand il fait chaud... Ce n'est pas le fruit du hasard. Connaissez-vous la charge alaire de votre appareil ? Connaissez-vous la distance supplémentaire lorsqu'il fait très chaud ? Connaissez-vous vos limites, êtes-vous un pilote ''aguerri'' comme je l'ai lu dans un courrier des lecteur, ce qui sous-entend qu'il y a les débutants et les autres, à qui il ne peut rien arriver parce qu'ils sont ''aguerris''.
J'en ai connu des pilotes ''aguerris'' ; beaucoup ont arrêté, victimes de la sélection naturelle en aviation. La prudence est un état d'esprit qui ne vient pas en naissant, la prudence vient de son expérience propre et des leçons que l'on tire des erreurs des autres. Personne n'est à l'abri d'une erreur. Et je suis comme tout le monde à ce sujet, je ne tends pas la main aux erreurs en signe de bienvenue.
En voici un exemple : alors que je fais ma check-list avec un passager à bord, j'aperçois du coin de l'oeil ce dernier faisant des signes à sa femme jusqu'alors distante de quelques mètres de l'ULM. Puis en quelques secondes, je vois cette dernière installée entre l'hélice et l'aile pour faire une meilleure photo, avec mon passager qui lui fait toujours signe d'approcher. Cette scène qui me fait encore aujourd'hui dresser les cheveux sur la tête. J'ai eu juste le temps de couper le moteur. Jamais je n'oublierais cette leçon. Maintenant, c'est personne autour, même à 5 mètres de l'avion. Les photos se font après le vol, moteur arrêté !
En conclusion, il faudrait tirer les leçons de tous ces crashs, trop nombreux. Notre fédération doit en tirer toutes les leçons, et proposer des solutions avant que quelqu'un d'autre le fasse. Sinon, je vois venir une grosse volée de bois vert sur notre statut particulier de pilotes ULM. Quand à proposer des solutions, je ne me cantonnerais pas au langage du ''y'a qu'à, faut qu'on'' ; je suis prêt à donner de mon temps pour apporter des briques à cet édifice.
Jacques Fourcher - 02/10/15
Bonjour Jacques,
Y'a qu'à... Faut qu'on... En effet il reste beaucoup à faire en terme de sécurité. Maintenant je m'interroge sur une chose : pourquoi souhaite-t-on de la sécurité, et surtout, pour qui veut-on de la sécurité. La réponse est, tu vas le voir, assez complexe car elle fait entrer en jeu nos plus mauvais penchants. La sécurité individuelle est suffisante aux yeux de celui qui la façonne. Ton idée de la sécurité est telle que tu mets en oeuvre les moyens nécessaires à la satisfaire. Mais l'idée de Paul ou Pierre n'est pas la même. Pierre qui est jemenfoutiste, ou Paul qui est suicidaire, ont une autre idée sur la question. Pour eux, tant que les ailes sont à leur place, la visite prévol est terminée. Donc autant d'idées sur la sécurité que d'individus, ceci multiplié par un nombre conséquent d'états d'esprits (les jours où ceci, les jours où cela...). Déjà, le nivellement par le meilleur objectif commun pousse très loin une ''règle'' de sécurité dans ces conditions. Mais là n'est même pas la question. Car je pense qu'au fond de toi, en tout cas au fond de moi c'est sûr, la sécurité pour sauver des vies est secondaire. Pour ma part, que des personnes se tuent au motif qu'elles n'ont pas envie de vivre, ne me paraît pas intellectuellement insurmontable. On me le reproche assez souvent pour que j'abonde dans ce sens : je me fous de la vie et de la mort. Cela me concerne également. Une fois mort, on n'a plus conscience de ne plus vivre. C'est donc comme un sommeil sans rêve. Rien de tragique. Seule la souffrance m'ennuie. En revanche, la sécurité est l'affaire d'une collectivité qui ne pense pas (ou feint ne pas penser) de la sorte. Mourir c'est pas bien et faut éradiquer ce phénomène pas bien. Donc pour que les gens ne meurent plus, on doit les sauver de tout, y compris de leur envie de vivre, y compris de leur envie de mourir, y compris de leur envie de n'en avoir rien à foutre de vivre ou de mourir. Donc la collectivité propose, puis impose, des méthodes globales pour qu'on ne meurt plus. Et ces méthodes nous emmerdent, car elles restreignent généralement nos libertés. Donc si des gens comme toi peut-être, mais comme moi sûrement, réclament de la sécurité, ce n'est pas pour sauver des vies, mais bien pour ne pas qu'on restreigne leur liberté.
Partant de là, on doit tout accepter, notamment que notre réglementation légère et digeste se transforme en un merdier complexe et lourd, comme le vol certifié.
Et bien Jacques, c'est justement là où on ne doit pas aller pour ne pas signer la mort de notre aéronautique. Si des gens doivent mourir pour que nos libertés perdurent, soit. Personne n'a obligé ces personnes à choisir un loisir à risque. La couture ou les mots-croisés leur sont hautement conseillés.
Pour ma part, je pense que la sécurité n'est pas la question essentielle. Ce qui est troublant ou grave, c'est la part d'inconscience des risques qu'on distille lorsqu'on forme un futur pilote. Bien sûr qu'il n'est pas vendeur d'annoncer les choses crument lors des cours de pilotage, genre, si tu fais ceci tu meurs, si tu fais cela tu meurs aussi... Mais qu'on taise le risque pour engranger des inscriptions me semble pour le moins malsain. Car c'est un fait, les rêveurs qui s'inscrivent au brevet n'ont pas toujours conscience des risques liés à l'aéronautique de loisir.
En fait, tu m'entraînes sur un terrain glissant où je me perds entre mon honnêteté de mec prudent et mon honnêteté de mec vivant.
De la sécurité, oui, bien sûr. Mais pas à n'importe quel prix. Et surtout pas au prix de notre liberté. Dès lors, les solutions deviennent complexes. Merci de ton courrier. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Retour sur l'édito d'octobre 2015
Bonjour,
Je crains que vous n'ayez, même si je flatte votre ego, tout à fait raison... Fabriquer des fusées ULM est aujourd'hui assez aisé, mais proposer des machines qui offrent un écart très significatif entre vitesses mini et maxi est plus difficile. Des machines high-tech qui coûtent la un bras... pourquoi pas mais avec, par exemple :
- des volets de type Fowler comme sur les Skyleader qui revendiquent 48 km/h de Vs0,
- des aérofreins comme sur les Pipistrel,
- des freins type Beringer pour s'arrêter plus vite, si les 2 moyens cités plus haut ne suffisent pas.
Le nec plus ultra à un prix élevé (euphémisme !)
Ou un Nynja ou un Savannah... Chacun peut choisir en fonction de ses envies ou moyens, mais il me paraît clair qu'il y a effectivement beaucoup à faire du côté des concepteurs, même si ça ne semble pas si compliqué que ça (voir les exemples cités plus haut). A part ça, l'accidentologie récente fait surtout référence à des problèmes au décollage. Il reste toutefois la pétanque (activité très dangereuse quand même).
Jean Louveau - 02/10/15
Bonjour Jean,
Comme je l'écris dans cet édito, les ingénieurs trouvent des solutions à tous les problèmes ; parce que c'est leur boulot, leur raison d'être, et qu'une saine émulation les pousse à y parvenir ; encore faut-il que la demande existe. La balle est dans le camp des clients, uniquement. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

La compétition mal aimée par la fédé'
Bonjour,
ULMaG est l'un des seuls médias à nous annoncer le championnat d'Europe d'ULM Classic Class. C'est étonnant ce silence assourdissant concernant la complétion ULM. La compétition en France souffre vraiment de communication ; c'est pour moi une erreur dans la mesure où cela peut être une réponse à une meilleur maîtrise de sa machine donc contribuer à une diminution des accidents. En effet, c'est un très bon entraînement à la navigation et au poser moteur coupé ou ralenti pour ceux qui ne veulent pas couper leur moteur. Il s'agit d'un vrai terrain d'entraînement ludique donc pourquoi passer sous silence la compétition ? Bonne continuation pour ce mag' en ligne !
Philippe Camus - 04/09/15
Bonjour Philippe,
Je pense également que la compétition est importante pour notre activité. Malheureusement, la FFPLUM n'est pas à la hauteur côté médiatisation. Chaque année je dois relancer pour obtenir les dates des compétitions, sans parler des résultats que j'obtiens généralement après que des lecteurs d'ULMaG m'aient averti de leur publication. Cela a toujours été ainsi. Mieux encore cette année, l'annulation d'une épreuve a été signalée par l'organisateur à l'étranger avant que la FFPLUM réagisse. C'est désespérant. Merci de votre courrier.
miguel horville - ULMaG.fr

Qui est bon, qui est mauvais
Bonjour,
Dans l'édito du mois d'août 2015, vous y allez bon train sur les pilotes sûrs d'eux et les jugez écervelés par rapport aux timorés. Vous ne devez pas voler beaucoup ces temps-ci, avec le vent soutenu qui souffle presque tous les jours. Pour ma part je ne partage pas du tout votre point de vue. On n'a pas à unifier le niveau des pilotes, pas plus en club que sur une épreuve comme le Tour ULM. Les bons pilotes peuvent voler dans des météos difficiles, alors que les mauvais ne le peuvent pas. A vous lire, il vaut mieux annuler des étapes ou ralentir la caravane du Tour ULM parce que quelques uns ont du mal à suivre... Ceux-là n'ont qu'à rester au club à s'entraîner, ou passer à une autre activité. L'air bouge, ce n'est pas une nouveauté. Il faut l'accepter et faire avec. Je vous croyais plus aguerri...
Pascal - 19/07/15
Bonjour Pascal,
Je vous propose deux analogies pour tenter l'impossible mission de vous faire comprendre le sens du mot relativité.
1 - plaçons trois conducteurs sur la route : Sebastien Loeb, Henri Pescarolo et vous. Deux sont bons au volant. Dites-moi quel est le mauvais (ou du moins le moins bon).
2 - faisons voler trois pilotes : Nicolas Ivanoff, Dorine Bourneton (handicapée) et vous. Deux sont bons au manche. Dites-moi quel est le mauvais (ou du moins le moins bon).
Ces deux exemples doivent vous faire comprendre qu'il n'y a pas de bon ou de mauvais. Ou plutôt qu'on est toujours le mauvais d'un autre. Billy le Kid a croisé funestement Pat Garrett tireur encore plus rapide. Maintenant je vous propose une dernière analogie pour que vous compreniez votre erreur. Une personne âgée habite seule dans un village isolé. Parce que la société en a voulu ainsi, le camion-épicerie qui la ravitaillait a cessé de passer. Alors la personne a ressorti sa vieille bagnole et roule tant bien que mal, surement très mal, jusqu'au village voisin pour y faire ses emplettes. Que faire ? Lui interdire de se ravitailler ? La laisser crever ? L'obliger à déménager ? Et bien cher ami, même si elle est seule en France, voire seule au monde, cette personne a les mêmes droit que S. Loeb, H. Pescarolo et vous. Parce qu'elle a travaillé et payé des impôts toute sa vie, elle a droit au goudron. Et si pour cette unique personne, et dans le but d'assurer la sécurité de tous, nous devons limiter la vitesse à 50 km/h sur route... et bien il faudrait le faire. Pour elle, mais aussi pour tous les S. Loeb qui perdront leurs facultés un jour, les Pescarolo qui finiront par sucrer les fraises, et même pour vous qui croiserez un jour Pat Garrett. Le Tour ULM n'est pas une épreuve, mais une balade, qui réunit des gens aux compétences variées. Des jeunots de 15 ans aux papys, en passant par des instructeurs qui se plantent et qui se tuent. Vouloir en faire un raid à marche forcée est un non-sens. Enfin je ne comprends pas votre acception du terme ''aguerri''. Je ne suis ni Ivanoff, ni Loeb, et certaines météos font me sentir comme Billy le Kid le jour où il croisa P..... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr
L'âge en question
Bonjour M. Horville. Je réagis à l'édito de juillet 2015. Vous avez raison de prévenir les pilotes qu'on perd des réflexes en ne pilotant pas régulièrement. Mais dans votre édito d'août suivant, vous pointez du doigt les personnes d'âge mur, insistant sur la difficulté d'adaptation en fonction de l'âge ! Je ne me sens pas concerné par une telle réflexion et, sans m'en offenser plus que de mesure en dépit de mes 70 ans passés, je la trouve réductrice. L'âge, c'est aussi la raison et la sagesse. Vous devriez retirer cette phrase de l'édito, qui n'en prendrait que plus de valeur. Salutations aéronautiques.
Jean-Charles C. - 19/07/15
Bonjour Jean-Charles,
J'ai bien fait le distinguo entre la sagesse et la hardiesse, sans préjuger de l'âge de ceux qui sont sages ou hardis. En effet, une personne d'âge mûr, ou d'âge de raison, sera a priori plus raisonnable, moins téméraire, plus sage. Alors qu'a contrario, jeunesse rime avec hardiesse et prise de risque. Le paragraphe qui se réfère à l'âge ne traite pas de cet argumentaire. Il expose qu'une personne jeune s'adapte mieux qu'une personne moins jeune. Revenir sur cette évidence me semble être un non-sens. Or je répète le sujet : une personne d'âge mur prise dans le tumulte d'une organisation comme le Tour ULM, avec couchage en tente et sommeil altéré, aura plus de difficulté à encaisser qu'une personne plus jeune (sous-entendez plus en forme, ou dans la force de l'âge). Ce n'est pas un racisme anti-vieux. C'est un constat logique. Bien sûr il existe, comme partout, des exceptions. Des gars de 70 ans qui font de la planche à voile mieux que des ados... on le sait. Mais statistiquement, ça ne tient pas, même si les pilotes sont généralement en bonne forme (encore heureux) et représentent une classe épargnée de la population vieillissante, par rapport à d'autres, plus abîmés par la vie. Je n'ai pas à justifier, et encore moins à retirer ce paragraphe. En revanche votre suggestion m'inquiète, car elle semble vous placer de fait dans la catégorie de ceux qui ont une opinion d'eux-mêmes et de leur condition très arrêtée, ne tolérant pas de remise en question. Je rappelle à toutes fins utiles l'âge moyen avancé des victimes d'accidents mortels, rien qu'en ce premier semestre 2015, en ULM. Cela devrait aider à réfléchir... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr
Voler reste un plaisir... pas une obligation
Quel plaisir de réagir à un édito du mois d'août en... juillet ! Moi qui les attend toujours avec impatience. De plus je trouve que cet édito devrait être affiché à toutes les étapes de rassemblements, voire toutes les étapes du Tour ULM. J'aurais toujours le souvenir d'avoir levé le nez en voyant passer les ULM du Tour ULM, quand ils avaient fait escale à Saint Georges de Montaigu. Je ne me souviens plus de l'année, mais très bien de ma réflexion en regardant les buissons courbés par les rafales de vent alors que ces ULM passaient au dessus de ma maison. Ce jour là j'avais trouvé une vidéo sur le net ou un organisateur se félicitait ''de les avoir tous fait partir'' ; vidéo immédiatement supprimée le soir même, car le bilan de cette étape funeste fût un mort en pendulaire (un instructeur) que tout le monde, bien sûr a pleuré...
''La témérité a le gout du courage, mais l'odeur du chrysanthème'' ; citation trouvée sur ULMaG.
J'ai rencontré à Blois un pilote qui s'approchait avec sa fille d'un très bel ULM, et je lui ai posé la question : pourquoi pas en faire le votre ? Il m'a regardé tristement et sa fille avait les larmes aux yeux. Après un petit moment, ce pilote m'a raconté son histoire, ou plutôt sa philosophie passée car c'est de son crash qu'il voulait me parler. Son plaisir de l'époque était de prouver, de SE prouver qu'il était bon, et que finalement, il arrivait à voler quand les autres restaient au hangar. Après un jour bien venteux, il négocia son atterrissage bien chahuté dans un esprit de ''je vais le faire'', bien obligé car il fallait poser. L'atterrissage se passa à peu près bien, jusqu'au roulage où une rafale retourna l'appareil et le transforma en un truc irréparable, comme savent le faire les épaves en verre carbone. Alors après cette triste aventure, sa philosophie avait bien changé, et s'était transformée en un flot de ''si j'avais su''. Sa fille dans un élan de sympathie louable envers son père déclarait qu'elle n'aurait de cesse que de lui racheter un jour un ULM.
Triste histoire, banale toutefois, tellement je rencontre de pilotes qui en savent et en font plus que tout le monde !
Dernièrement, j'avais un projet de vol La Baule LFRE - Chambley LFJY pour retrouver mes anciens copains de club. Sur le retour il était prévu un vent à décorner les boeufs sur la Baule, j'ai donc annulé et mis mes ambitions de côté. Je ne dis pas qu'il ne faille rien faire quand la météo est turbulente, mais enfin , nous n'avons pas d'horaire à respecter comme une compagnie de transport, et que diable, c'est tellement agréable de voler dans de bonne conditions. Je m'étais insurgé sur ce site contre tous ces accidents en Tour ULM, plus fréquents à un moment donné qu'au Paris Dakar, et c'était peu dire. Cela semble s'être calmé ces dernières éditions, et c'est tant mieux. Je comprends les impératifs d'une organisation, mais la sécurité doit aussi être démontrée sur ce genre de parcours.
Je m'opposerais toujours au gens qui regardent la manche à air et qui ricanent devant les pilotes hésitant à y aller ! C'est comme ça qu'on fabrique des téméraires qui finiront tôt ou tard au tas, et là il n'y aura plus personne pour ''conseiller''. Une seule règle prévaut : la prudence et le jugement personnel, qui doivent être prioritaires. On doit ''le sentir ou pas''. Le courageux n'est pas celui qui saute du train en marche ; lui est un imbécile. La sélection naturelle des pilotes existe, mais si on peut l'éviter, c'est mieux. Du plaisir en vol que diable ; rien d'autre. Alors n'allons pas nous jeter dans des situations scabreuses par avance raisonnablement prévisibles ; on a assez l'occasion de se casser la gueule dans une vie ! Et puis, qu'on ne vienne pas me raconter que c'est plaisant de chevaucher les turbulences. Finalement, le vrai savoir faire, c'est de savoir ne pas le faire dans ces conditions.
Jacques Foucher - 17/07/15
Bonjour Jacques,
Qu'ajouter à de telles évidences... Je m'appuie souvent sur l'adage : les conseilleurs ne sont pas les payeurs. A méditer dans de nombreuses situations. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Pluie de gamelles
Bonjour Miguel,
Je souscris à 100% avec votre analyse (édito de juillet 2015). Après une période sans voler, il est essentiel de se faire reprendre en main par un professionnel. C'est le minimum qu'on doit au passager, et à nous-même pour la sécurité. La plupart des instructeurs feront un ou plusieurs tours de piste gratuitement, simplement parce que c'est une démarche intelligente. Mais quand bien même il faudrait payer une heure pour ça... c'est peu cher payé pour continuer à vivre. Merci de cette réflexion pleine de bon sens. Amicalement.
Philippe Noir - Paris - 03/07/15
Bonjour Philippe
Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, j'ai été professionnel de la moto. Pourtant, après une période sans piloter, ni même conduire un deux-roues, j'ai repris récemment le guidon (uniquement par nostalgie, car l'intérêt n'y est plus). Et bien force est de constater que j'ai beaucoup perdu... C'est évidemment vrai dans tous les domaines. Ne pas s'en rendre compte, c'est être aveugle. Ne pas le prendre en compte, c'est être irréfléchi. Merci de votre courrier, cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Rapport au fric
Bonjour ULMaG. Je suis effaré par les décisions de justices rendues dans l'affaire opposant Arplast aux deux constructeurs amateurs qui se sont crashé suite à une rupture d'hélice. Il me semblait qu'en construction amateur le responsable de l'avion était le constructeur et que les organes n'étaient pas certifiés ? Ce n'est pas la lecture qu'en fait la justice qui une fois encore tape au porte-feuille de ceux qui peuvent payer, sans regard sur les conséquences, tant humaines que sociales et encore moins sur les jurisprudences tonitruantes qui vont en découler. Car qui peut s'opposer maintenant à l'indemnisation de propriétaires d'ULM qui rencontrent des problèmes ? La justice ayant déjà statué en appel, personne. Tout pilote peut attaquer un accessoiriste s'il le souhaite ! Une brèche qui n'est pas prête à se refermer et qui condamnera d'éminents fabricants de pièces pour ULM. Où s'arrêteront-ils ? Continuez à nous informer sans langue de bois. Amicalement.
Didier F. - 02/07/15
Bonjour Didier,
La judiciarisation est une affaire de fric. Cela se remarque notamment dans le sport. Plus les sommes brassées sont élevées, plus les actes de justice sont nombreux. Parce que plus que la morale, plus que l'égalité ou l'équité, plus que le respect, c'est l'argent qui donne l'énergie pour emmerder ses contemporains. Et cela se confirme avec le pays le plus judiciarisé - USA - pour qui la morale revêt la couleur verte du dollar. Pour en revenir au sport - notamment au football, on devrait placer un procureur et une armée d'avocats derrière chaque joueur, derrière chaque fédération et derrière chaque président (les affaires en cours le confirment). Le cyclisme draine de telles richesses qu'on devrait installer un ministère de la petite reine, de sa justice et de son dopage. Tant que le rugby était amateur et peu rémunérateur, la justice ignorait l'ovalie ; mais les choses ont changé et les affaires se multiplient ; les avocats marquent des essais, que les juges transforment. Voyez comme le handball est arrivé à maturité médiatique avec la corruption et les paris truqués... encore du fric ! Même les petits clubs y vont de leurs mises en examen et de leur plaintes, pour des qualifications insignifiantes, parce qu'un peu de fric les attend au bout du tunnel de la justice. Devant ces exemples, comment le reste de la planète peut-il rester serein ? Donc maintenant tout individu veut grappiller sa part du gâteau. C'est normal. Et c'est normal que la justice donne sa chance à chacun. Ce qui l'est moins, c'est la nature des décisions prises. Il serait tellement simple de désengorger les tribunaux soi-disant à saturation, en condamnant financièrement tous ceux formulent des demandes immorales... ça ferait réfléchir les prochains. Merci de votre courrier. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Une odeur connue de désastre...
Bonjour Miguel,
Votre édito de mai 2015 fait référence à une histoire dont tous les acteurs sont des hypocrites. A commencé par les ''victimes'' qui se sont fait payer un avion par l'éducation nationale sous couvert d'un soi-disant projet éducatif. Il ont connu une panne et se sont plantés, mais comme toujours il leur a fallu trouver un responsable. Et ensuite réclamer de l'argent. Ce n'aurait pas été le fabriquant d'hélice, un autre fournisseur aurait fait l'affaire. Ensuite Arplast qui tient une position à peine défendable avec des arguments spécieux. Ensuite le second expert qui a raté sa vocation de procureur, mais qui se rattrape en construisant un dossier à charge ; pour qui ce qui n'est pas prouvé est induit. Enfin les juges qui se déjugent qui disent blanc un jour et noir un autre jour. Je connais certaines personnes impliquées dans l'affaire et peux vous dire que tout ceci est une supercherie. Reste ce que vous en concluez, que bientôt personne n'osera plus prendre la responsabilité de vendre des objets de quelque nature que ce soit, parce que mal utilisés, ils peuvent blesser ou tuer. Un simple tuyau de plomberie par exemple. Un tuyau fissuré (tout neuf) a lâché dans mon sous-sol. J'ai reçu un peu d'eau chaude, occasionnant une brûlure insignifiante que j'ai soigné avec de la gaze verte. Je crois que j'ai raté l'occasion de m'enrichir ! Il suffisait de porter plainte contre le fabricant de tuyau, le grossiste, le revendeur, puis le chauffagiste. Pourquoi se priver de gains aussi simples à obtenir ? C'est un désastre pour notre société. Ces gars ont dû monter leur hélice comme des ploucs, comme la quasi totalité de ceux qui rencontrent ce problème. Mais maintenant qu'ils ont empoché leur pactole, la société Arplast est en faillite, des emplois sont perdus et des centaines de clients sont dans la mouise. Voilà le résultat d'une ''sage'' décision de ''justice''. J'en vomis. Salutations.
Jean-Claude - 22/06/15
Bonjour Jean-Claude,
Votre point de vue concernant cette affaire jugée vous appartient. Sans abonder dans le sens d'un ''tous pourris'', je trouve en effet regrettable de voir les responsabilités individuelles systématiquement reportées sur une collectivité qui s'en étouffe. Quant à votre mésaventure plombière, je vous trouve bien généreux avec ses protagonistes tuyauteurs qui auraient en effet pu vous rendre des comptes... du moins en Amérique ! Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr