FAQ

Hommage à Eric Guilloud
Bonjour Miguel,
Voilà... Flight América est fini. Eric s'est tué ce 29/03 en Equateur. Je tenais à saluer sa mémoire, même s'il ne volait pas toujours dans les ''clous''. Bien cordialement
Salvatore Rizzo - 30/03/15
Bonjour Salvatore,
C'est en effet une fin tragique pour un homme qui volait avec passion et conviction, sans frime, mais avec beaucoup d'audace. Merci de votre témoignage. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Une prière pour conjurer les sorts
Bonjour Miguel,
Il est vrai que l'expérience (mauvaise ?) arrivant, je vole -seul- de temps en temps, hors du fameux cône, y compris sur la mer... Par contre, je suis de ton avis concernant le sorcier potentiel : avant chaque branche un peu tendue, une petite prière à ''St Ratox'' , et un coup d'œil appuyé sur les instruments moteur, au cas où... Et puis (là je vais me faire insulter), sur la forêt et la mer, je me jure de tirer sur la poignée magique rapidement pour ralentir un éventuel crash... Bien sûr, ce n'est pas fait pour ; mais qui vole UNIQUEMENT dans le cône ? Bien entendu, j'évite tout de même un maximum ces situations dans mes tracés ; cela rallonge la route, mais n'est-ce pas le plaisir de voler ? En revanche, une inspection de prévol ''sérieuse'' n'est jamais une option ; et pas de cela avec un passager ! Voilà, bons vols.
Henry Poutot - 17/03/15
Bonjour Henry. Peut-être la foi est-elle d'un grand secours parfois... Ou du moins d'un grand réconfort. A condition de ne pas s'en remettre à elle en toutes circonstances et pour ''bénir'' les conneries avant de les concrétiser. St Ratox n'est pas moins influent que les autres saints après tout... Il va sans dire qu'une visite prévol vaut toutes les prières ; et comme dit Jojo, l'idéale fantaisie qui illumine ma vie, la religion place un flic à l'intérieur de chaque croyant. Alors mieux vaut que ce flic s'intéresse à la mécanique qui nous maintient en l'air. Merci de votre courrier. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Changer de monde
Bonjour ULMaG. Survoler la mer hors du cône de sécurité reste un challenge pour les pilotes de monomoteurs (certifiés ou non). Une panne mécanique peut toujours se produire. Il y a aussi les phénomènes météo différents de ceux rencontrés habituellement, comme la disparition de l'horizon. Sans parler la monotonie du vol qui peut bercer... ou endormir. La prudence voudrait qu'on ne participe pas à ce concours de roulette russe. Mais le plaisir et l'audace veulent qu'on s'élance. J'aime beaucoup ces éditos qui font réfléchir. Amicalement.
Jacques Delande - 17/03/15
Bonjour Jacques,
Tu as raison, changer d'environnement et de référentiel peut conduire à des découvertes parfois déroutantes. Egalement en terme physiologique. Une bonne remarque. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Détournement de principes
Bonjour à toute l'équipe d'ULMAG,
Miguel, je reprends cette phrase de votre dernier édito (mars 2015) : ''en fait, c'est plutôt arriver à destination qui relève d'une singularité remarquable''. Vous y allez un peu fort quand même. Sur le nombre de voyages qui se sont bien terminés et le nombre d'accident, les statistiques sont en faveur de la réussite ! Qu'en pensez-vous ? C'est juste cette phrase qui me heurte. Le reste de l'analyse me paraît plein de bon sens. J'apprécie votre détournement des probabilités ; c'est mathématiquement irréfutable, bien qu'on sait tous que c'est faux au plan statistique. Bien tourné ! Salutation.
Philippe Noir - Paris - 17/03/15
Bonjour Philippe,
Cette phrase est à remettre dans le contexte : outre qu'elle se veut volontairement provocante et humoristique, elle résume le paradoxe absurde des probabilités vu de l'angle que j'ai choisi. Bien sûr, tout ceci est empreint de mauvaise foi et d'ironie. Ceci pour pousser le raisonnement au bout. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Le problème
Bonjour Miguel. Je reviens sur ton édito de mars 2015 et sur les réactions qu'il suscite. Le problème avec toi, c'est que tu as souvent raison, et souvent avant les autres (voir les drones où tu as ciblé dans le mille). Ce que tu écris, les gens honnêtes le ressentent ou le vivent. Toi tu y ajoutes une analyse structurée et un style particulier qui rend les sujets graves ou ennuyeux intéressants. Bien sûr que les moteurs sont sans vie et ne choisissent pas de s'arrêter là où c'est le plus dangereux. Mais dans la vraie vie, ils le font. J'ai dû gérer une panne mécanique (pas directement liée au moteur, mais qui a occasionné son arrêt) ; elle est survenue alors que je traversais une forêt. J'ai disposé d'assez de finesse pour en sortir et me poser sans casse dans un chemin. Puis réparer et repartir. Reste que sur la totalité de mes vols, je dois survoler des forêts... 5% du temps (et je pense compter large !). Alors pourquoi cette panne à ce moment précis ? Comme tu l'écris, un vil sorcier jette ses malédictions au hasard et tant pis pour le pilote qui les reçoit dans l'hélice ! Mais que faire ? Si on choisit de voler uniquement en local d'un terrain de secours, on fait beaucoup de détours et on se prive de belles balades. Je suis comme toi : sans avis tranché, mais avec un boule au ventre quand je vole hors cône de sécurité. Merci pour tes articles et longue vie à ULMaG ! Amicalement.
Jean-Claude - 16/03/15
Bonjour Jean-Claude. Tout est dit : que faire ? Je n'ai pas de réponse. Je ne sais qu'une chose. Les pouvoirs publics (ou l'Europe pour les faux-culs) n'attendent que l'accident de trop pour nettoyer nos libertés. Je rappelle à ceux qui ne l'ont pas compris qu'il est interdit de décéder accidentellement. Cela ''affaiblit'' le pouvoir... comme s'il avait besoin de ça. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Donneur de leçons
Bonjour Miguel. Dans votre dernier éditorial (mars 2015), vous donnez des leçons de sécurité à des pilotes qui savent ce qu'ils font. Traverser la mer ne se fait pas sans expérience, même s'il ne s'agit que de la Méditerranée. C'est le cas de E. Godier. Je ne le connais pas mais je suis sûr qu'il a fait son possible pour garantir la meilleure sécurité. Une panne moteur n'est pas prévisible. C'est comparable à un accident. Votre avis c'est qu'il ne faut pas se lancer dans ce genre de voyage ; alors que doit-on penser de ceux qui ont fait l'aéronautique à commencer par Lindbergh ? Ils prenaient des risques et cela nous a servi à tous pour que d'autres osent aussi le faire et qu'ainsi des avions de ligne sillonnent la planète. Je trouve que vous servez la soupe à une institution qui se nourrit de la peur pour réduire nos libertés. Vous ne m'avez pas convaincu par votre analyse par ailleurs incompréhensible sur les risques de panne moteur et l'amalgame avec les gagnants du loto. Vous m'avez habitué à mieux et surtout à plus de courage. Salutations aéronautiques.
Marc - 15/03/15
Bonjour Marc,
Je crois que vous ne m'avez pas bien lu. Je ne remets aucunement en cause le fait de défier le destin. Tout le monde sait que j'admets volontiers le libre-arbitre, la sélection naturelle et le suicide, à condition que cela n'empiète pas sur la vie des autres. Concernant le cas présent, je n'ai pas pris de parti tranché, mais examine les raisons qu'on aurait d'éviter de se mettre en danger, sachant que je me mets moi-même parfois en danger, et que je n'ai pas jugé (par exemple), le voyage de E. Godier, mais simplement exposé le fait qu'il prétexte à s'interroger sur la faisabilité d'une telle entreprise. Maintenant, comparer les pilotes dilettantes que nous sommes à des défricheurs, je vous trouve un peu gonflé. Il n'y a plus rien à découvrir pour des gens comme nous ; les seuls actes héroïques qu'il nous reste à réaliser consistent à assurer un avenir sociétal à nos mômes... Maintenant, en écrivant que je sers la soupe aux institutions, je vous rappelle que la politique de l'autruche ne mène à rien de durable : si le législateur entend interdire un jour les survols maritimes ou les zones à risques aux aéronefs non certifiés, voire aux monomoteurs certifiés ou non, cela découlera d'un excès d'accidents dont nous serons pour partie responsables. Je n'en serai que le messager ; pas le responsable. Et nous n'aurons qu'à nous plier. En ce qui concerne l'analyse chiffrée, elle s'articule de façon humoristique sur la théorie des probabilités et son collège d'invraisemblances caractéristiques. Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Seulement rester honnête
Bonjour monsieur Horville. J'ai parcouru votre dernier édito (mars 2015). Au début de la lecture, je ne comprenais pas le sens de votre message. Puis j'ai relu et j'ai compris : PASSIONNANT ! Votre analyse est à la fois simple et bourrée de références à des vérités essentielles que nous oublions par paresse ou déni. Encore une fois, vous pointez avec honnêteté les faiblesses d'un système et notre complaisance avec ce qui nous arrange bien, et cela sans vous exclure du groupe. Bravo  Amicalement.
Philippe Noir - Paris - 14/03/15
Bonjour Philippe,
Merci pour votre appréciation du magazine et des éditos. J'essaye de rester honnête et lucide. C'est parfois facile, parfois moins. Dans le cas présent, c'est l'actualité qui m'a fait cogiter, et trouver une réponse à un malaise qui n'en trouvait pas jusque là. Maintenant que j'ai ma réponse, je pense que mon comportement va changer, non pas dans l'esprit, mais dans les faits. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

Promotion paillasson
Bonjour Monsieur Horville,
Je découvre avec satisfaction votre éditorial de novembre dernier (2014), dans lequel vous pointez les carences de certains constructeurs et/ou distributeurs. C'est louable et c'est bien là la fonction d'un magazine, fut-il financé par la publicité, ce qui fait peser quelque soupçon sur vos intentions, qu'on le veuille ou pas. Néanmoins, je note que lorsque vous allez essayer ces machines, vous ne pipez mot sur le fabricant ou son réseau commercial alors que, s'agissant par exemple du Sparviero dont vous dites le plus grand bien, le fait que le fabricant soit à éviter était déjà avéré…
Philippe V. - 03/01/15
Bonjour,
Il faut différencier le produit de son constructeur et de ses distributeurs. Ceci pour plusieurs raisons :
- d'abord parce que rien n'est figé, qu'aussi bien le constructeur que le distributeur peuvent changer
- ensuite parce que les machines ensuite revendues d'occasion sortent du circuit constructeur-distributeur, mais conservent malgré cela leurs qualités intrinsèques.
J'oserai bien l'analogie suivante : le fils d'un assassin peut devenir un assassin lui-même (ce que ni la génétique, ni les statistiques n'attestent pas). Il est en revanche parfaitement infondé qu'un avion reprend le génome de ses concepteurs ; parce qu'il n'en a pas. N'étant qu'un tas de boulons, il n'a ni intérêt à nuire, ni volonté de le faire. Lors d'un test en vol, mon rôle est d'essayer le tas de boulons, mais pas les gens qui l'ont créé ou le revendent. Seule l'histoire permet de le faire. Or on ne peut attendre qu'un ULM ait dix ans d'âge pour le tester. Pour reprendre l'exemple du Sparviero, lors de mon essai, il n'était pas encore question des problèmes entre clients et distributeur-constructeur. A cette date, j'ai testé l'un des premiers modèles (verrière haute) : usine et importateur étaient nouveaux et - a priori - sans tâche. Si cela avait été le cas, j'aurais peut-être reporté mon essai à une autre date ; d'ailleurs vous constaterez que contrairement à mes estimés collègues qui ont testé le Freccia et l'ont encensé, je me suis abstenu (conscient du problème Promecc).
Concernant vos soupçons sur mes intentions : toute la presse fonctionne de la sorte ; il y a ceux qui baisent avec les annonceurs, et les autres. Si vous pensez que je couche... c'est bien mal évaluer l'étendue insondable de mes recettes publicitaires.
Quant à la pub Promecc dans ULMaG, je la cherche encore... Comme celles des enseignes à qui je n'ai jamais donné suite parce que justement... sulfureuses.
Finalement, vu ce que rapporte la déontologie, vu la teneur des messages que je reçois, tels que le vôtre, je regrette de ne pas me vautrer comme un porc dans cet océan d'oseille qui me tend les bras...
Cela étant, je ne peux empêcher personne de penser qu'un journaleux ne vaut pas mieux qu'une merde ; c'est à la mode ces derniers temps.
Cordialement
miguel horville - ULMaG.fr

Voleurs d'idées...
J'ai lu avec intérêt votre édito de novembre 2014 sur les ''fabricants'' et/ou importateurs. Il se trouve que je possède un Tayrona... Par ailleurs plutôt bonne machine, assez élégante à voir, bien qu'un peu lourde aux ailerons comme vous l'aviez remarqué lors d'un essai le siècle dernier (!). Mais très confortable et raisonnablement rapide. Une question me taraude (faut pas exagéré quand même ) : comment des constructeurs peuvent-ils ainsi se copier sans vergogne les uns les autres ? Le pauvre (?) Maximo Tedesco a été copié en Italie puis maintenant en Serbie ; à quand le modèle chinois pour se poser à Toulouse ? :-).
Jean Louveau - 10/12/14
Bonjour Jean,
Diplômé du MIT de Boston, ingénieur aéronautique Mc-Gill de Montréal, Maximo Tedesco est un génie créatif comme il en existe quelques rares autres, affublé du pénible handicap de ne pas avoir su sortir de l'esprit ''entreprise familiale'' (comme tant d'autres...). De retour en Colombie, il a donc dirigé son entreprise, puis fondé Agrocopteros (autogires agricoles) qui a tenu plus d'un quart de siècle (permettant la conception d'une dizaine d'appareils) avant de créer avec son fils Filippo Aerotec (Aeronauticas Technologies SA), société décrochant des marchés d'état pour l'exploitation et l'entretien d'avions colombiens. La société Aeroandina découle de cette expertise et propose les aéronefs MXP (dont le 1000 Tayrona) dessinés par Maximo him self. Or il apparaît en effet que de nombreux appareils très ressemblants, tels le Type H, sont probablement des copies des appareils de Maximo. Mais tout n'est pas si clair et l'intéressé lui même ne semble pas étranger au phénomène des copies. J'ai eu entre les mains un contrat de licence a priori signé de M. Tedesco concernant la fabrication d'un appareil ''copié''. Les détracteurs (concurrents) ont d'ailleurs été fort désappointés de constater qu'ils s'étaient faits ''rouler'', eux-mêmes exploitant une licence similaire... Le MXP est l'une des machines les plus copiées. Parfois même, les copieurs ne s'embarrassent pas et nomment leur copie du nom de l'original. Après tout, pourquoi se gêner ? Quant au phénomène des copies, voire des licences, il pose le problème du respect des plans originaux, du cahier des charges et du choix des matériaux. On a pu voir ainsi par le passé, des copies (notamment de Zenair), déclarées dangereuses parce que la qualité du métal employé n'était pas au rendez-vous. Instinctivement, on aura donc tendance à opter pour l'original au lieu des copies, afin d'être certain de l'authenticité et de la qualité. Les chinois n'ont pas encore (à ma connaissance) copié les STOL métalliques de la génération 701 ou MXP, mais en revanche il semble que la société Tunisienne Oxygène Aéronautics se soit octroyée le droit de copier le Gaz'Aile de S. Pennec. Les exemples sont nombreux... Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr

A contre-courant
Je vous félicite pour la mise en ligne de la vidéo ''Hollande démission'', qui outre l'avis de chacun sur la politique, montre simplement que nous citoyens, avons des droits... Votre décision de publier cette vidéo, démontre aussi le courage de votre équipe, que j'estime à contre-courant, face aux autres médias du net.
Jacques Foucher - 04/12/14
Bonjour Jacques,
Le comportement indigne des forces de l'ordre et de son autorité me révolte ; c'est ce qui motive ma décision de publier l'action de DVH. Relayée par une bande de journaleux bobo aux ordres de la stasi, l'information laissait à penser que ce pilote était dans l'illégalité. Outre que cela arrange l'autorité qui entretient le doute dans le but d'en discréditer l'action, cela permet également de calmer a priori toute velléité future ; du pilote en question et de tout autre. Il est vrai que trouver les réponses aux questions m'a demandé pas mal de temps... Mais on trouve toujours quand on cherche. Cordialement.
miguel horville - ULMaG.fr