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Courrier des lecteurs

2019 à 2016

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Un édito pas léger, mais sage

Bonjour Miguel,
Ton édito de janvier m'a profondément troublé. En première lecture, je visualisais la scène décrite comme on regarde un film, en spectateur. Et plus j'avançais dans ton texte, plus le trouble était présent. Jusqu'à ce que je relise en totalité le billet en comprenant que JE était MOI, que TU étais MOI. Cette claque ! Tu ME et NOUS l'as assenée sans prévenir. NOUS les anciens jeunes, devenant vieux, et ne cessant pas de vieillir. Vraiment, et ce n'est pas qu'un compliment, tu sais gratter là où ça fait mal. Et du reste tu ne bottes pas en touche : tu ne regardes pas les autres sans te regarder aussi. Donc après cette lecture, j'ai pris dix ans dans les dents, peut-être plus. Tant pis, j'avais qu'à me surveiller. Mais l'édito ne se borne pas à tasser les vieux os. Il pointe sur la fin d'un esprit, celui des pionniers de l'aviation. Je n'ai pas vécu cette époque, mais j'ai lu beaucoup sur le sujet ; entraide, passion, dépassement de soi, courage, hardiesse, bravoure... Ces mots sont dans toutes les pages, écrits ou filigranés. Les avions volaient parce que des âmes puissantes les poussaient à voler. Cela n'est plus, je le crains. De même que l'aide, le partage, le dévouement ou la bienveillance ne semblent plus au rendez vous des clubs. Combien de fois ai-je dû quémander un coup de main qui m'était rendu à contre-coeur, avec la pesante impression ''qu'il nous emmerde celui-là... il a qu'à se débrouiller tout seul.'' Donc pour en finir et ne pas te saouler avec ce propos, je partage malheureusement ton point de vue. Les clubs meurent de ne pas perpétuer la passion du vol, mais ils meurent encore plus vite quand ils veulent être rentables. L'aéronautique était une affaire de nantis, ce n'est pas un hasard. Faire croire que l'aéronautique peut se démocratiser est une fumisterie. Ceux qui veulent rentabiliser le vol sont à l'opposé de ce que représente le fait de voler. En faisant court : pour jouer dans la cour des oiseaux, il faut des ailes ; pour jouer les nantis, il faut être équipé en conséquence. Encore un édito pour réfléchir... pas léger, mais sage. Amicalement.
Christian - 26/01/16

Bonjour Christian,
Merci... C'est ainsi que j'aurais dû rédiger cet édito. Belles phrases et pensée claire. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

L'âge qui va bien dans l'édito de janvier 2016

Cher Miguel,
Cela fait un moment que je savoure votre site et tout particulièrement vos éditos. A 33 ans, suis-je encore un ''jeune'' après avoir commencé le vol à voile à 15 ans, pratiqué pendant 10 ans puis pour raisons professionnelles m'être tourné vers l'ULM multiaxe ? Bien que n'ayant que 33 ans (les premiers cheveux blancs arrivent aussi), je comprends tout à fait votre pensée. Tout comme vous, j'ai appris à voler principalement avec les ''anciens'', et surtout un ancien gégène de la Chasse qui était déjà dans ses 70 ans, mais ne m'a rien laissé passé et aussi beaucoup apporté de joie du VOL ! Depuis le début de l'année dernière, je suis le très très heureux propriétaire d'un Zlin Savage Cruiser affectueusement baptisé ''Vieux-Bandit''. L'année dernière a été bien remplie avec 76 heures de vol, même si j'aurais aimé atteindre mon objectif des 100 heures. Mais le climat du sud de la Bavière ne m'autorisa le premier vol sans skis que le 28 mars ! Deux belles navigations d'une semaine chacune en France, pour voir la famille et les amis, et nombre de superbes vols dans les montagnes à la maison (10 minutes de vol de Garmisch) m'ont prouvé que mon choix du train classique aile haute était se qui me plaisait le plus. Malheureusement, l'Allemagne est très différente de la France et l'esprit Club français me manque, bien qu'on le retrouve très vite chez les vélivoles allemands. Je me permet de reprendre votre texte :
''Depuis combien de temps n'ai-je pas vu décoller un ULM pour une balade sans but, sans GPS, sans check-list, sans interminables et inutiles procédures radio ? Un engin qui décolle seulement pour élever le mec ou la nana qui se trouve à bord... Un truc sans raffinement... seulement un truc qui vole.''
Chez nous, à Flugplatz Antdorf, presque chaque vol est destiné à aller jouer dans les montagnes, faire un tour en Italie et profiter de notre si belle région. Haut les cœurs ! Notre passion n'est pas prête de s'éteindre, mais il nous faut batailler pour passer la passion du VOL PUR à quelle génération que soit ! Amitiés ULM du sud de la Bavière.
Maxime Compagnon - 25/01/16

Bonjour Maxime,
Trente-trois ans... c'est jeune ou c'est vieux ? Pour le fils du barbu, cela semblait un tantinet vieux. Pour moi, c'est jeune. Mais attention ; l'âge réside dans la tête. Et si on n'y prend garde, il envahit tout l'être. C'est justement pour ça que j'aime bien profiter de mes ''vieux'' pilotes, mes potes. Ils sont tout humour, un brin potaches, malicieux et joueurs... ce qui définit la jeunesse, d'esprit. Sûr que leurs vieilles articulations se font sentir... Cela étant, je sens les miennes depuis un bail, alors que je me trouve jeunot (c'est dans la tête, je vous dis!). Votre expérience de pilote fait de vous un futur vieux pilote, ce qui est rassurant. Je ne pense pas que votre profil (actuellement) atypique ne reflète la description que j'ai faite des ''jeunes'' que je ne comprends pas. J'étais encore hier au téléphone avec un professionnel (éminent, sans rire) de la discipline, qui me confiait être en formation. C'est à cette ''jeunesse'' (qui ne dit pas son âge, mais qui a plus de 33 ans, beaucoup plus) que je pense. Votre courrier a ensoleillé ma journée par sa fraîcheur et son air pur du massif bavarois. Merci. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Un monde de brutes... ou de dingos

Bonjour Miguel,
Merci pour ton site et ton engagement. Je souhaite réagir à l'édito de janvier 2016. Je dois malheureusement te donner raison. Les gens n'écoutent plus vraiment. Ils se sentent toujours obligés de te parler de performances mesurables et comparables. C'est très ennuyeux... Le monde de l'ULM est pour moi assez nouveau. J'y rencontre pas mal de tes exemples, et beaucoup (trop à mon goût) de dirigeants de plateformes ou d'instructeurs te parlent d'avantage d'argent, alors que toi tu parles de sentiment de sécurité, de philosophie accessible... Il y a des gens qui souhaiteraient développer un business lucratif dans le monde de l'ULM. C'est possible mais pas garanti. Comme dans tous les secteurs, il y a une offre et une demande. Si tu ne proposes pas mieux ou pas différent pour le même prix (voire plus cher), ça risque d'être difficile. Bref, je rejoins le mouvement ULM pour trouver une liberté intelligente et auto-responsable, et je croise finalement des mecs qui me ramènent au raz du sol. Pour la petite histoire, je n'ai pas souvent échangé avec des ULMistes féminines, mais à chaque fois ce fut agréable ; il n'y avait pas de hors sujet nous philosophions ULM. Merci mesdames. Merci encore pour tout et beaux vols.
Philippe Dallemer - 20/01/16

Bonjour Philippe,
Cet édito sorti de mes tripes et de mon ressenti me vaut de nombreux témoignages, pas toujours d'accord avec ma vision, parfois virulents et parfois approbateurs. Il est vrai que la gente féminine aurait plutôt tendance à privilégier la beauté du vol que la technologie qui entoure le vol... encore que ! J'ai rencontré quelques enragées qui m'ont surpris par leur aptitude à copier le mâle dans ce qu'il a de plus futile... Merci de votre courrier. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr




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