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Courrier des lecteurs

2019 à 2019

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Les ULM volent... les cloches aussi

Bonjour Miguel,
Très bon ton poisson d'avril avec le Savannah ailes basses. Joyeuse Pâques.
Philippe Gardien - 01/04/18

Bonjour Philippe,
Pourquoi personne ne me croit jamais quand j'informe honorablement les lecteurs début avril ?
Cordialement,
Miguel Horville - ULMäG.fr

Paroles de tondeuse

Merci ULMag !
Merci d'avoir parlé de la condition des tondeuses que nous sommes, car je suis une tondeuse au fond d'un garage, qui attend aussi le beau temps ! Mais surtout, j'apprécie particulièrement cette période de pluie, car je sais que mon propriétaire va me réserver son essence frelatée, celle que je préfère, celle de son avion ! L'essence d'avion à un pouvoir particulier de revanche pour mon moteur. Car moi, monsieur le rédacteur en chef des ULMs, je ne change pas de bougie toutes les 200 heures ; je n'ai pas vraiment de références de gicleur et mon flotteur à moi ne coule pas !
Alors oui, je démontre mon pouvoir dans l'herbe haute du printemps avec cette essence des réservoirs de son avion. Oui, bien sûr, avec cette mixture moisie, je crache quelquefois des pout-pout, mais on reste des machines ; faut pas trop en demander. Et puis avec son avion, il veut pas prendre de risque, alors qu'avec moi il prend tous les risques ; celui de me tirer sur la corde, ce qui m'amuse beaucoup quand je ne veux pas démarrer illico ; ça m'amuse de le faire râler un peu. Vous avez compris que je parle de ce pilote mécano qui m'a achetée un jour pour couper son herbe vite fait, plus ou moins mal fait, juste pour éviter les reproches de madame à propos de cette herbe qui va arriver sous les bras. Toujours vite-vite, parce qu'il n'a pas le temps... Sauf que pour faire voler l'avion, il a toujours le temps, mon propriétaire.
Avec moi, pas de navigation préparée à l'avance et pas de visite pré-tonte. Mon carburateur très simple à ceci de merveilleux : il est unique. Alors avec moi, pas de synchro !
Tous les ans, un vieux bidon de la vidange des réservoirs, me réserve son essence pour que je la transforme en beaucoup d'énergie, afin ne pas gaspiller, ça coute tellement cher !
Bref, vous aurez bien compris que j'ai aimé l'édito de mars 2018, et que je suis contente que vous parliez d'une modeste tondeuse comme moi. Et pour conclure, pensez bien à une chose : avec vos avions, vous craignez de caler le moteur en l'air, alors qu'avec une tondeuse comme moi, l'arrêt du moteur sera juste l'occasion de reprendre une bière.
Continuez à agir comme ça avec le vieux carburant dont je raffole, parce que la prudence est juste l'origine de la sureté, et qu'il est simple de me la faire ingurgiter !
Bonne soirée, monsieur des ULMs.
Tondette de l'Herbe Haute - alias Jacques Foucher - 09/03/18

Salut Jacques,
Juste parfait !
Miguel Horville - ULMäG.fr


Vaste débat...

Bonjour monsieur Horville,
Je lis régulièrement vos articles éditoriaux et en apprécie généralement le contenu ainsi que le ton. Mais je ne comprends pas votre position concernant les avions électriques. J'ai compris que vous étiez résolument contre l'électrification des avions. Je ne m'avance pas beaucoup en pensant que vous êtes également contre les voitures électriques. Bref, vous ne laissez aucune chance au fabuleux projet d'avenir que propose une locomotion propre (et silencieuse). Avez-vous des enfants à qui expliquer leur asphyxie programmée. Pourrez-vous justifier votre passéisme quand la moitié de l'humanité se déversera au nord du tropique du cancer pour fuir la chaleur des déserts en formation ? Je pense que ne mesurez pas l'étendue du réchauffement climatique, ni les dangers de la pollution. Un peu d'ouverture d'esprit ne nuit pas pour accepter les tâtonnements actuels de ces technologies d'avenir. Car si le rendement électrique n'est pas actuellement convaincant pour les avions comme vous l'exposez avec de méthode dans votre édito d'avril 2016 ''fumisterie électrique'', il est suffisant aujourd'hui pour beaucoup de véhicules tels que vélos, scooters et voitures citadines. Or on ne risque pas d'avancer si les personnes influentes (oui-oui, vous l'êtes, comme beaucoup de médias reconnus) ne participent pas à l'élan. Mon courrier n'est pas dirigé contre vous personnellement, parce que je vous respecte et apprécie votre travail par ailleurs. C'est plutôt un cri d'alarme pour que les médias informent de manière positive sur le risque de se réveiller un jour prochain avec un panneau ''trop tard'' en guise d'espoir. Recevez mes salutations.
Benoît - Boulogne - 01/02/18

Bonjour Benoît,
Pas de problème ; votre courrier n'est pas injurieux. Vous avez des convictions et les défendez, c'est normal. Pour ma part, je n'ai aucune conviction, ni passion ; à peine une ébauche d'âme... Ce qui m'avantage d'ailleurs pour conserver un regard objectif face aux sujets que je traite. Et surtout, je n'adhère à aucune idée commune, courant de pensée ou autre ''élan'' populaire. Je n'ai besoin de personne pour me traduire la réalité. Energie propre avez-vous écrit ? Alors en avant pour les chiffres. Eux n'ont pas de chapelle à financer. Une voiture électrique nécessite quelques centimes d'une électricité quasiment gratuite pour rouler. C'est vrai. Comment expliquer dans ce cas que la plupart des études indépendantes affirment qu'une automobile thermique rejette 25 g de CO²/km (fabrication + rejets) et qu'une auto électrique en rejette le double ? Cela vient pour partie des technologies polluantes que requièrent ces autos ; il y a plus d'électronique et de composants électriques dans de telles bagnoles que dans mon puissant ordinateur de bureau. Mais cela vient surtout des batteries qui, vous ne l'ignorez pas, sont fabriquées en Asie. Or ces batteries, entre l'extraction des lithium, cobalt, néodyme et autres terres rares, et leur raffinage, polluent autant qu'un diesel moderne parcourant 200 000 km. Et la blague ne s'arrête pas là. Les batteries voyagent par la mer. The Guardian et The Times qui ne passent pas pour des gazettes à starlettes, affirment que les 15 plus gros cargos mondiaux polluent autant que l'ensemble des 760 millions de bagnoles roulant sur la planète. En cause, leur carburant détaxé 3000 fois plus soufré que le carburant taxé que nous consommons. Manque de bol, il n'existe pas moins de 90 000 cargos sur les mers du globe. Tous au service des consommateurs de voitures électriques non polluantes. C'est un fait. Mais on n'emmerde pas un armateur avec qui on couche. Alors qu'on peut emmerder des millions de pékins qu'on a l'habitude de baiser.
Energie propre pensez-vous ? Les deux tiers de l'électricité produite sur Terre l'est en brûlant des combustibles fossiles (charbon, fioul, gaz...). D'un coup, ça pose quelques questions. Car il est hors de question de construire de nouvelles centrales nucléaires à l'heure où les pays les plus sérieux promettent la dé-nucléarisation (pour de basses compromissions politiciennes, certes...). Or pour faire rouler ne serait-ce qu'un quart des voitures française à l'électricité, il faudrait construire... CINQ nouvelles centrales nucléaires. Qui n'a pas peur des atomes, à part votre serviteur qui ne redoute que le mensonge et la connerie ? Vaste débat...
Que répondrai-je à mes filles qui ont eu la perfidie de me rendre penta-grand-père ? Je leur demanderai ce qu'elles pensent des gros monospaces diesels qu'elles ont acquis pour propulser leur marmaille de crèches en maternelles. Je leur demanderai si elles pensent arrêter de fumer et de picoler. Nos mômes nous demanderont des comptes un jour, j'en suis sûr. Je me prépare à leur répondre qu'ils et elles sont parfaitement complices de notre mode de vie, qu'ils et elles en profitent au moins autant que nous en profitons et qu'ils et elles ne feront mon procès qu'après avoir été jugés (ées).
En fait, je n'ai rien contre l'électricité. Mieux, j'ai électrisé les vélos de mon couple. Je m'intéresse à la compétition électrique et promeus les planeurs à décollage autonome électrique. Même les avions électriques m'intéressent, dès lors qu'ils ne nous sont pas imposés par des groupes industriels misant sur de pseudos recherches dans le but d'engranger les primes d'état financées par l'impôt d'une classe qui doit rouler en bagnoles déglinguées parce que ces mêmes groupes profitent du chômage de masse organisé dans le but d'augmenter des dividendes. J'aime l'électrique quand on ne ment pas sur ses réelles performances. J'aime les batteries fabriquées en France. Donc je n'aime pas les batteries. J'aime la vérité sur les chiffres pipés du GIEC, qui attribue sans exception le réchauffement climatique à l'activité humaine, oubliant volontairement qu'au Moyen-Age les paysans traversaient les Alpes à pied. Je réponds ''anthropique-mon-cul'' à ces menteurs patentés qui gagnent leur vie en culpabilisant les pauvres cons que nous sommes. Je demande en revanche quel salaire percevraient ces centaines d'alarmistes si demain ont annonçait que non, bah non, on s'est gouré, la Terre se réchauffe plus. Tout va bien... Imaginez ces pauvres diables sans leur boulot grassement défrayé. Bon... Je ne suis pas complètement idiot et sais bien que la Terre se réchauffe. Comme elle l'a déjà fait, comme elle l'a toujours fait. Mais l'Homme a beau vouloir se glorifier de toutes les prouesses, même des pires, je ne pense pas qu'il soit de taille à démonter une planète. Il l'écorne un peu, mais après son extinction, une autre espèce naîtra, plus ou moins sotte, qui fera oublier jusqu'au dernier atome radio-actif anthropique, et ce durant encore plusieurs milliards d'années. Puis le soleil explosera, saccageant le joli parc éolien de Bobo 1er et les autobus atomiques de la mère Hidalgo. Vaste perspective... Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Perte de sens commun

Bonjour,
Dans la droite ligne de votre éditorial de janvier 2018, je vous livre une illustration de la pratique de l'aéroport de Calvi. Comme vous pouvez le lire sur l'admirable formulaire joint, la consigne est simple :
Si vous n'êtes pas détenteur d'une licence de pilote privé (PPL), si votre ULM n'est pas, classe 3 multiaxe, muni de SSR mode C, équipé d'une radio homologuée 760 canaux, ne remplissez pas ce formulaire et planifiez votre vol sur un autre aérodrome approprié.
Vil manant passez votre chemin !
Inutile d'expliquer que pour réaliser la traversée maritime Continent-Corse vous avez été assez qualifié pour remplir un plan de vol, caler l'altimètre au 1013,25, voler en niveau suivant la règle de la semi-circulaire, avoir géré les différentes zones de Nice, le transpondeur, trouvé le point Merlu, suivi le trait...
Ou d'expliquer que Calvi est le terrain le plus proche lorsque l'on arrive en Corse, et qu'on ne saurait se priver d'une possibilité de déroutement si le col du Teghime est bouché pour rejoindre Bastia, la vallée de l'Ostriconi impraticable pour rejoindre Corté, et qu'il n'y a plus qu'à passer au large de Calvi pour rejoindre Ajaccio qui est bien plus accueillant !
Continuez de porter la voix de l'ULM et comme la belle voix qui vient de s'éteindre dire ''résiste, prouve que tu existes...''. Bien cordialement
Jean Laurent Santoni - PPL - ULM 3X - LFKG - 14/01/18

Bonjour Jean-Laurent,
On se demande bien en quoi la licence PPL est nécessaire pour voler en ULM... Cela montre bien le peu de cas que fait l'administration du brevet de pilote ULM, le peu de reconnaissance qu'elle a pour le niveau de formation et surtout la vacuité de sa logique. Quelles sont les questions du théorique avion supplétives au théorique ULM qui permettent de se poser sur un aéroport de l'importance de Calvi ? Cela étant, la Corse peut également mélanger autonomie, règles territoriales et locales... Ce qui ne participe pas à l'homogénéisation des standards aéronautiques, tels que régis par l'OACI et théoriquement défendus par la DGAC. On sonde l'insondable nébulosité des agents qui n'ont pas les couilles d'annoncer clairement la couleur : les ulmsites sont des baltringues, on n'en veut pas ici ! Au moins ce serait clair, et ''presque'' mieux défendable. Car en tout état de cause, n'importe quel avocat fraîchement diplômé plaiderait l'annulation de cette condition d'accès. Je ne comprends même pas que la DGAC, du moins l'administration des transports, ferme les yeux sur une telle connerie. Mais bon... Comme dit mon pote Gilou, philosophe-diéséliste, là où le technocrate passe, le sens commun trépasse. Merci de votre courrier ensoleillé. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


ULM sémantiquement indésirables

Bonjour Miguel,
Superbe ton édito de janvier ; l'interdiction des ULM sur certains aérodromes ne date-t-elle pas de la période où la majorité de nos machines étaient des pendulaires. Si c'est le cas, il serait peut-être temps de souffler à la FFPLUM de se mettre en rapport avec l'autorité de tutelle pour modifier un peu la réglementation. Bien cordialement.
Jean-Antoine Astrie - 13/01/18

Bonjour Jean-Antoine,
Il serait temps... mais je crains qu'il ne soit plus temps de souffler quoi que ce soit à la fédé' qui a bien d'autres préoccupations. Comme je l'indique sous le ton de l'ironie dans cet édito, les ulmistes ne seront jamais des pilotes comme les autres, et resteront des pilotaillons dont on se passe aisément sur les terrains sérieux ou volent de vrais pilotes accomplis. Personnellement, cette formule m'agrée ; je ne fréquente plus les aérodromes que par obligation, préférant me poser chez l'habitant, maintenant que j'ai appris à utiliser les freins de mon zinzin (il était temps, je l'avoue...). Merci de votre fidélité au magazine. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

A chacun ses goûts

Bonjour,
Dans votre édito d'octobre 2017, vous ''accusez'' les pilotes venus de l'aviation certifiée d'imposer leurs choix aux constructeurs et de sur-équiper les ULM. N'est-ce pas plutôt les constructeurs qui veulent capter la clientèle avion en leur proposant des ULM toujours plus flatteurs ? Venant de l'aviation certifié et heureux d'être passé à l'ULM, je ne cherche pas à retrouver mes marques anciennes ; bien au contraire. La simplicité des ULM me plaît beaucoup. Une radio parce que c'est nécessaire, quelques cadrans et un manche : j'en ai bien assez avec cela. D'ailleurs je ne suis pas certain que les appareils les mieux équipés soient achetés par d'anciens pilotes avion. Avez-vous des statistiques pour l'affirmer ? Pour moi, la révélation de l'ULM a été la possibilité de se poser sur des petites pistes, chez des amis, parfois sur des pistes improvisées. Pour cela je remercie l'instructeur qui m'a ''fait'' ma conversion. Sans me prendre de haut, il a gentiment remis en question mes acquis, selon lui inadaptés à la pratique de l'ULM. Et en acceptant de l'écouter sans me braquer, j'ai appris en effet qu'un aéronef peut se poser court avec une finale pentue. Aujourd'hui je n'envisage plus le retour vers l'aviation traditionnelle et me passe totalement des nombreux cadrans qui limitaient mon champ de vision autrefois. J'ai volé en Rans, en Skyranger, en Nynja, en Sparviero, en Savannah, en A22... Toutes ces machines sont formidables. Je ne suis pas encore décidé pour acheter en pleine propriété un ULM, mais une chose est sûre, ce ne sera pas un ''avion'' comme vous le décrivez. Ce sera un ULM simple et léger pour ''le plaisir d'être en l'air''. Bien à vous.
Robert B. - 12/01/18

Bonjour Robert,
On revient assez vite des tableaux de bord de navette pour se satisfaire des quatre ou cinq pendules nécessaires (et encore...). Pour ma part, j'apprécie les choses simples ; je m'aperçois parfois qu'un de mes cadrans est en rideau... je le répare quand j'ai le temps. Et s'il fait beau pour voler, je repousse à plus tard. Bien sûr que l'ULM est une philosophie qui ne doit pas s'embarrasser de complexité. Et bien sûr que nous avons des avantages énormes avec nos pétrolettes. Voler n'est pas forcément une chose compliquée : pourquoi ne pas le démontrer si on en a la possibilité ? Mais encore une fois, ne jetons pas la pierre à ceux qui pensent autrement ; à chacun ses goûts. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr




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