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Internet est une mine de petites annonces. Attention toutefois que les sites gardent les annonces longtemps après la vente et que certaines annonces sont des appâts de professionnels peu scrupuleux.


Occasion mode d'emploi : acheter un ULM

février 2020 - par ULMag

Eviter les pièges de l'occasion

Une forte proportion des ventes d'ULM concerne l'occasion. Il y a deux façons de traiter : entre particuliers ou par l'intermédiaire d'un professionnel. Or si nombre d'ulmistes aguerris savent choisir leur appareil, les novices doivent être conseillés.



À qui s'adresse le marché de l'occasion ? À ceux qui changent d'ULM régulièrement ; ceux dont l'envie dépasse les moyens (question de contrainte, pas de choix). Aux bricoleurs et mécaniciens éclairés. Le risque inhérent à l'achat d'une occasion est réduit, car ils savent choisir, réparer et entretenir. À ceux qui cherchent un ULM précis, plus fabriqué. Particularité d'un achat d'occasion, la perle n'est parfois pas le modèle dont on rêvait. On peut porter son choix sur un ULM auquel on n'avait jamais pensé. Question d'offre, d'opportunité, "d'affaire". Il convient donc de définir ses besoins ; ainsi on trouve plusieurs appareils susceptibles de convenir. Les petites annonces qu'on trouve sur internet ou dans les magazines spécialisés permettent d'évaluer la rareté ou la disponibilité des modèles convoités. Facile de constater ainsi leur prix moyen, en fonction de l'année et du potentiel (annoncé). L'acheteur avisé confirme cette première analyse en interrogeant les professionnels, son entourage, les "anciens" du club. En recoupant les informations obtenues, on peut se forger une opinion et mieux diriger son choix. Il est primordial de ne pas céder pas à une tentation immédiate ; il est bien rare que la merveille parte dans la journée...


Qu'on trouve un ULM par le biais des petites annonces des journaux spécialisés ou par le bouche à oreille, l'achat ne doit pas être précipité. On doit vérifier l'origine de la machine, les modifications, le potentiel.


À qui acheter ?

Le rêve, c'est d'acheter son occasion à un ami dont on connaît les habitudes de pilotage et la rigueur en terme d'entretien et de précaution. Malheureusement, cette perle est très rare. En achetant à un particulier, on peut discuter le prix, jouer sur la spécificité du modèle... Mais les risques existent. Et contrairement à un professionnel, le particulier peut vous arnaquer en "presque" toute impunité. En effet, les procédures sont longues, les preuves difficiles à trouver, et les arrangements amiables souvent impossibles. Allez prouver que vous n'êtes pas à l'origine d'une casse moteur intervenue une heure après l'achat ! Un professionnel engage sa réputation et ira d'un geste commercial là ou un particulier vous enverra sur les roses.
Dans certains cas, les professionnels offrent l'avantage de connaître le passé de l'ULM, pour l'avoir construit, entretenu et repris dans le but de vendre un matériel neuf. Dans ce cas, si le prix est correct et que le pro' a pignon sur rue, on peut traiter en confiance. Si elle a été reprise, cette occasion bloque des disponibilités financières ; on peut discuter le tarif. Les sociétés centrées sur l'occasion se développent actuellement. Si l'offre, souvent un peu plus chère que les autres occasion, est suivie d'un réel conseil aux clients, pourquoi pas. Mais ce n'est pas toujours le cas. Il faut bien se renseigner sur l'enseigne en question. En revanche, pour vendre sa machine, la formule paraît intéressante.


Un copain de club avec qui on réalise des sorties communes, qui vole en couple, est sans doute précautionneux et attentif à son matériel. Lui reprendre son ULM semble une bonne idée.


Les tendances

Paramoteur
La classe 1 est toujours en plein essor, avec le décollage à pied qui intéresse invariablement les plus sportifs, et une montée en puissance des chariots mono ou biplace. Le marché d'occasion du décollage à pied n'est pas très actif. Le faible potentiel des moteurs et des voileries, la particularité du rapport poids/surface et les tarifs relativement sages du neuf en sont la cause. En revanche, les chariots s'échangent plutôt bien d'occasion. La construction de plus en plus professionnelle leur permet de conserver une cote correcte pour les vendeurs.

Pendulaire
La classe 2 a toujours ses fidèles, mais ne se dynamise pas en dépit de tentatives désespérées de grands constructeurs pour populariser des modèles d'entrée de gamme. Le Pixel de Air Création en est le parfait exemple : une machine monoplace intelligente et (relativement) peu coûteuse, économique à l'usage et offrant de bonnes performances... Mais au final les échanges sont rares et les prix s'effondrent. Donc les vendeurs sont réticents à vendre et les acheteurs à acheter... Le constat s'étend aux pendulaires biplaces dont les modèles les plus courants perdent leur valeur et dont les haut de gamme demeurent mal positionnés face aux autogires d'occasion.

Autogire
La classe 4 se porte bien et gagne régulièrement des part de marché, grâce à une poignée de modèles modernes et très aboutis. En conséquence, le marché de seconde main propose une offre variée à tous les tarifs ; reste à faire procéder à une inspection minutieuse par un professionnel averti, notamment pour ce qui concerne le rotor et sa cinématique de commande.

Multiaxe
La classe 3 tire la petite planète ULM en avant. On trouve d'occasion des machines récentes très chères en nombre significatif, une majorité dans le milieu de gamme (Savannah, Nynja, Tetras, Super Guépard...), quelques vieux ULM de clubs -notamment des Skyranger- à rafraîchir et -malheureusement- de moins en moins de modèles basiques anciens très économiques. Reste un choix de nature à satisfaire tout le monde. Il faut être difficile pour ne pas trouver son bonheur.

Hélicoptère
La classe 6 est désormais mature. L'offre provient principalement des écoles qui renouvellent leur matériel. Reste que ces ULM sont chers, même d'occasion, et surtout qu'une INDISPENSABLE révision générale devra être entreprise lors d'une changement de mains. Une dépense qui peut rapidement prendre une allure déraisonnable.


Les chariots portent le marché paramoteur de seconde main.


Les multiaxes anciens basiques deviennent rares, mais ne valent plus rien.


La classe 6 ne brille pas par la réputation de ses machines d'occasion. Pour éviter les ennuis, l'acquéreur devra ajouter une grande révision professionnelle au prix d'achat.



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