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Essais

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Aerola Alatus M Cors-Air

avril 2011 - par ULMag

Planeur autonome ou ULM sportif ?

Issu de l'Alatus de vol libre construit par Aerola, l'Alatus M est un motoplaneur thermique rendu libre de monter seul aux thermiques. Planeur appartenant à la catégorie ULM, cet aéroplane de loisir est-il à la portée de tous les ulmistes ? Découvrons-le ensemble le temps d'un essai.


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Un pousse-manettes chez les oiseaux

Avide de marchés à conquérir, l'ULM s'attaque à tout ce qui vole, généralement avec brio ; aviation légère égalée, voire supplantée, d'autres objectifs restent à atteindre. Déjà égratigné par de magnifiques machines au rang desquelles on peut citer Taurus, Exel, Elf ou Apis M, le monde vélivole est à nouveau touché par une torpille ''pliante'' venue d'Ukraine : l'Alatus M. C'est pourtant sans hostilité, mais avec beaucoup de malice que ce motoplaneur ULM tente de séduire les coureurs de pompes. Les réactions des vélivoles de l'aérodrome de Bailleau qui nous accueille pour cette prise en mains sont d'ailleurs symptomatiques de l'intérêt qu'il suscite.


S'il n'atteint pas la perfection aérodynamique des planeurs haut de gamme, l'Alatus ne fait toutefois pas tâche sur un aérodrome vélivole où ses malices passionnent les connaisseurs.


Poids plume

Avec 112 kg à sec l'Alatus M est un poids plume disposant d'une technologie élaborée, tout en conservant la simplicité qui fait l'apanage des ULM repliables. Ainsi, les ailes articulées sur la quille sont-elles revêtues de Trilam tendu par des nervures que l'opérateur met en place en tirant sur un cordon. La cellule est assemblée par deux broches goupillées. Moteur, bâti, réservoir d'essence, pylône, hélices... sont fixés par un unique boulon sécurisé. L'empennage requiert l'emploi d'une clé déjà en place sur sa vis pour être assemblé. La verrière coulissante sur un axe et deux roulettes se retire en une seconde ! Bref, l'Alatus M est un réel concentré d'ingéniosité qui ne laisse nulle part place au bricolage.
Le groupe propulseur est d'un bloc, articulé par vérin électrique, un câble en acier s'opposant à la traction de l'hélice. Le monocylindre Cors-Air (M25Y) 2-temps de 21 ch s'alimente dans un réservoir de 5,6 litres lui assurant une autonomie d'environ 90 minutes. Le train d'atterrissage est de type mono-trace sans direction, avec une roue principale, une roulette de nez et une roulette de queue. Un galet situé dans chaque saumon autorise un taxiage autonome sans aide d'un serviteur. En l'absence d'aérofreins, les volets ont la double fonction de doper les taux de chute et la montée au moteur.


L'instrumentation est réduite au strict nécessaire, et cela suffit bien. On s'étonne toutefois de l'absence de compas, sachant toutefois que tout pilote ''moderne'' utilise le GPS.


Le cockpit peut accueillir des pilotes de 1m60 à 1m95, jusqu'à 110 kg. L'ergonomie est ajustable en fonction de la morphologie et le confort est plutôt agréable.


En plus de l'aérateur central commandé au tableau de bord, la fenêtre est au standard planeur avec son petit déflecteur de ventilation.



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