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Essais

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Aéroservices Guépard SG12A - 912 S


Complément de gamme



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Conditions d'essai

L'essai du SG12 A s'est déroulé en deux temps. D'abord avec une hélice inadaptée par une température supérieure à 35°C (pression 1020 hPa), ensuite avec la nouvelle hélice DUC tripale Flash calée à 20° par une température de 24°C (1024 hPa). Dans les deux cas à la masse maximale autorisée. Des conditions qui seront précisées dans le compte-rendu.


Les volets couvrent les deux tiers de l'envergure. Ils permettent de rétablir l'assiette de vol à basse vitesse, aident au décollage et raccourcissent les distances d'atterrissage.


Flashé à 200 km/h

Les seuils d'embarquement sont hauts, obligeant à asseoir d'abord le fessier avant de rentrer mes jambes. Un petit exercice d'assouplissement permet de passer les manches sans s'emberlificoter. Les sièges matelassés sont accueillants, mais s'avèrent un poil fermes au long cours. La visibilité vers l'extérieur est parmi les meilleures, notamment grâce aux portes intégralement vitrées et aux fenêtres de coffre. Le démarrage du moteur rappelle une constante en matière d'isolation phonique : le secret réside dans la masse. Or le Super Guépard n'est pas lourd. Donc... ça ferraille un peu, ça résonne, ça grince... On oublie le feutre cossu des limousines allemandes pour passer dans le solide matériel militaire. Les commandes sont douces, bien démultipliées et précises (câbles pour le lacet, rigide pour la profondeur et les volets, et mixte pour le roulis). Gaz en butée, le Rotax 912 S prend 5 100 tours au point fixe. Selon l'équipementier DUC, il est préférable de ''tirer long'' avec la nouvelle hélice Flash. La ''prise en charge'' de l'hélice est instantanée. Le SG12 A s'élance nerveusement et décolle en une poignée de secondes et sur une distance voisine de 100 mètres (volets à moitié sortis). Léger palier avant d'entamer la meilleure montée initiale qui se stabilise à 1 200 ft/mn à 115 km/h et 5 000 tr/mn, puis, suite à un second essai, à 1350 ft/mn à 140 km/h et toujours 5 000 tr/mn. Pour information, le SG10 A nous avait gratifié de 1 000 ft/mn à 120 km/h et 5 200 tr/mn, dans des conditions analogues, mais hélice DUC tripale Swirl au pas de 24°. Contrairement à tous les Super Guépard qu'il m'a été donné d'essayer, celui-ci a un badin complètement décalé. L'implantation du tube pitot en est sans doute la cause. Ainsi l'étalonnage (méthode 3 branches à 120°, vitesse corrigée TAS) montre un optimisme grandissant. A 4 000 tr/mn je lis 161 km/h au badin et 143 sur le GPS. A 4 500 tours, le badin marque 182 km/h et le GPS 161. A 5 000 tr/mn, le badin indique 207 km/h et le GPS 181. Gaz à fond, le SG12 A s'approche de la barre des 200 km/h chrono, soit environ 20 km/h de moins que le SG10 A et 5 km/h de moins que le Super Guépard entoilé.


Les volets sont manoeuvrés par au moyen d'un levier de frein automobile. Une solution simple et pratique. Une option avec commande électrique est proposée, plus efficace selon le constructeur.


La commande de trim' n'est pas très commode à utiliser. Réglée trop ferme elle est imprécise, trop libre elle ne tient pas la position.


Avec un trim' correctement réglé, le Super Guépard peut voler longtemps sans intervention du pilote.



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