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Essais

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Vija J-12Si


Un rêve devenu réalité



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L'essai

Monté dans un J300 de première génération, le moteur de développement qui m'est confié à l'essai totalise 160 heures. Il ne développe « que » 90 ch. La visite des 100 heures s'est résumée à une révision. Le J300 est venu en vol de Toulouse. Il a tourné en démonstration durant toute la manifestation.
La mise en route du moteur est surprenante. On tire sur le levier à crans de l'embrayage pour désaccoupler l'hélice. Au second coup de démarreur, le quadricylindre en ligne part sans aucune inertie. Vincent s'amuse à donner des coups de gaz comme on le fait sur une moto (action habituellement destructrice sur un moteur d'avion). Le moteur prend ses tours vivement. La sonorité est caractéristique de la moto ; rien à voir avec un moteur d'avion. Aucune vibration n'est ressentie. Le ralenti est relevé à 2 500 tr/mn. La chauffe est assez rapide. Sans accélérer, on enfonce le levier qui accouple l'hélice Duc tripale Swirl de 172 cm. Les engrenages à taille droite de la transmission se font entendre, mais toujours aucune vibration n'est ressentie. Taxiage, alignement et mise en puissance. Le niveau sonore augmente à un niveau comparable à celui des 912 ou Jabiru. Le régime grimpe rapidement, ce qui prouve que le moteur n'a rien perdu de sa nervosité originelle.


La commande d'embrayage à deux position est d'un usage facile et peut s'avérer utile pour augmenter le taux de chute.


Il a la pêche

Toujours sans vibration, le régime atteint 5 700 tours, ce qui suffit à une prise de vitesse rapide et au décollage. Sans forcer sur la mécanique, la montée initiale se stabilise à 900 ft/mn et 85 km/h, valeur voisine de celle obtenue avec le bloc Rotax et très satisfaisante, compte-tenu que ce moteur ne bénéficie pas des derniers « up-grades » des versions à venir. En palier, la Vne (180 km/h) est rapidement emboutie. Réduction du régime à 5 200 tours pour obtenir 140 km/h au badin. Le niveau sonore reste dans la norme des moteurs sus-cités, vibrations en moins. Je réduis à nouveau les gaz pour stabiliser un palier lent à 3 850 tr/mn pour 80-85 km/h. Cette fois, le moteur peut-être qualifié de silencieux. Retour sur le circuit de piste. Réduction complète des gaz en longue finale. Le compte-tours affiche un petit 3 000 tours. Le test suivant consiste à débrayer la transmission. Le régime chute à 2 750 tr/mn (ralenti à chaud) et le J300 semble freiné par son hélice libre. Simulant une perte de hauteur exagérée, on ré-embraye d'un coup et poussons la manette des gaz vivement. Le moteur se montre aussi nerveux et réactif que sur sa monture originelle. Aucune hésitation ; il reprend son régime maximal en moins d'une seconde et le J300 retrouve immédiatement portance et manoeuvrabilité.


Le pilotage n'apporte aucune singularité gênante. La plage de régime utilisable s'étend de 3 000 à plus de 6 000 tours pour des performances comparables à celles obtenues avec d'autres moteurs de 80 à 100 ch.


Aucune particularité de pilotage ; régime et températures sont les seuls cadrans à surveiller.



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