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Montmeilleur

septembre 2011 - par ULMag

Offrez-vous les sommets d'un bel endroit

Niché entre les massifs du Vercors et du Dévoluy, sous la surveillance de la Grande Tête de l'Obiou, le château de Montmeilleur propose d'exceptionnelles prestations aux aérotouristes. Mais outre la richesse historique du lieu, la rencontre avec des châtelains est à elle seule une bonne raison d'affronter l'altisurface privée du domaine.


Accès rapides





L'épicentre du bonheur

Le château de Montmeilleur se situe sur la commune de St-Baudille et Pipet, à 1 km au sud de Mens et de son altisurface (LF 3828), à 900 mètres d'altitude, dans un cirque naturel entouré de reliefs culminants entre 6 500 et 9 000 ft. Nous sommes dans le Trièves, une région du Sud du département de l'Isère, dans les Alpes françaises, délimité au Sud par le col de la Croix haute, à l'Ouest par la limite orientale du Parc régional du Vercors, à l'Est par la vallée du Drac et le massif du Dévoluy et au Nord par l'extrémité septentrionale de la commune de Monestier de Clermont. Cette région montagneuse se situe à l'extrémité méridionale du Sillon Alpin dont il est le cul-de-sac. Difficile de décrire le plaisir de voler ici sans tomber dans l'euphémisme. Inutile de préciser que des notions de vol en montagne, de préférence un peu d'expérience et d'entraînement sont salutaires. La piste du château ne pose en revanche aucun problème en dépit d'une pente variant de 7 à 10%. Elle est longue, entretenue et dégagée. En haut, un parking revêtu équipé de gueuses permet de parquer les aéronefs visiteurs. L'accès au château se fait via un chemin caillouteux de 700 mètres.


Vue depuis la finale 09. Le hangar est en haut, à 700 mètres du château.


Un château... une entreprise

A peine posé, vous êtes accueilli par Ernst et Irmgard Lemberger. Autrichiens de Vienne, attachés à la France et la fréquentant régulièrement pour la gestion de leurs affaires, ils ont acquis ''Montmeilleur'' en 2002. Sise sur un domaine de 45 hectares, cette ancienne maison forte, dont le nom pourrait signifier ''bonnes terres'', date du XIVe siècle dans sa forme actuelle. Mais des relevés archéologiques font état d'empierrements moyenâgeux (XIe siècle) reposant sur un éperon rocheux qu'on ne voit plus aujourd'hui. Ces vestiges recèlent des tours de garde, des murs d'enceinte, des fossés, un pont-levis... A la renaissance la maison forte devint château d'agrément. Beaucoup plus tard, au XIXe siècle, une grenobloise, madame Thibaud, dont le mari avait créé les produits Gibbs, lui a apporté ses plus récentes transformations. Mais au tout début du XXIe siècle, les bâtiments sont très dégradés, en dépit d'entretiens effectués par les résidents successifs. Désireux de leur redonner lustre et authenticité, les époux Lemberger ont effectué d'énormes travaux, nécessitant l'embauche d'équipes d'artisans, en moyenne une quinzaine et jusqu'à 25. Pas moins de 2000 m² de surfaces habitables, dont une moitié pour le corps principal (château) et l'autre pour les annexes, étaient à restaurer. Tout le défi pour les compagnons qui se sont relayés sur ce monumental chantier était d'apprendre à vieillir les choses. Car en dépit de l'apparence ancienne, dans chaque pièce, tout est neuf du sol au plafond. Tout les mobiliers, cuisines, portes, fenêtres ont été faits sur place, ce qui a motivé l'installation d'une menuiserie au service des compagnons. La restauration a été faite sur un modèle de reprise de l'architecture du bâtiment et de l'utilisation de matériaux historiques (l'Isère fournit tout le bois -notamment le noyer- nécessaire à ces réalisations). Le résultat est magnifique.


Un jardin à la française, avec des ifs, des buis, des bassins, des fleurs, rosiers, glycines, des potagers, des coins et des recoins... décrit dans le livre de Jean Giono ''Un roi sans divertissement'', l'auteur passant ses vacances à Lalley non loin de là, il est passé par Montmeilleur pour visiter la famille Thibaud.


Historiquement, le château abritait au moins 50 personnes, le seigneur, sa famille et les domestiques (encore au nombre de 11 en 1930, au service de la famille Thibaud).


Peu d'ouvertures au rez-de-chaussée ; ce qui souligne la vocation initiale de défense du bâtiment. Au moyen-âge, il n'y avait pas d'ouvertures au rez-de-chaussée, seulement une porte principale bien défendue. Ce n'est que plus tard que des portes sont apparues, permettant les servitudes, basses car à l'époque les parties occupées par les ''domestiques'' étaient souvent basses.


Une porte réalisée en 2006, dont les clous ont été forgés par le forgeron du village. Et l'empierrement de cette porte a été réalisé par un compagnon qui s'est spécialisé dans cette discipline.





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