Hangar éco
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La boîte à malice


Un grand auvent agricole pour y loger un ULM, c'est bien, mais côté protection, il est préférable de clore la section de stationnement.


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Construire un hangar pas cher
septembre 2010

Le sous-hangar (part. 1)

Posséder un ULM, c'est bien. Posséder une piste proche de son domicile c'est encore mieux. Si de plus on peut stationner son aéronef à l'abri dans un hangar, on caresse alors une contrefaçon acceptable du paradis.




Faire simple

Amoureux de la simplicité et ennemi des formalités administratives, j'ai imaginé la solution la plus favorable pour abriter mon multiaxe à domicile. Le auvent agricole à deux côtés + toiture s'y prête, mais la protection laisse à désirer. L'idée naît alors de clore deux des cinq travées de 5 x 10 m. Construire sous un hangar apporte des avantages indéniables : la dalle de béton existe déjà ; les piliers de soutien permettent d'appuyer une structure légère ; la protection contre la pluie est déjà réalisée ou du moins très avancée... Par ailleurs nulle personne raisonnable ne viendra me gâcher la vie pour une p'tite boîte en tôle posée sous un hangar. Reste à décider le niveau de protection à apporter. Un simple ceinturage pourrait-il suffire ? Peut-être pas, si je m'en réfère à la poussière que soulèvent les engins agricoles qu'un voisin stocke chez moi en échange d'un bout de champ pour décoller et atterrir derrière ma maison. Une couverture minimale sera donc nécessaire. Enfin le problème de la porte : je veux du simple, donc pas de coulissante qui déraille. Peut-être qu'un simple battant serait un coup à tenter ; si ça merdouille, je me replierai sur un double battant. Il convient de préciser que je déplace l'ULM en crabe (voir article ''Le porte-avion de Beauce''). Avec 7 mètres de passage, je serai ''large''.



Le auvent comporte 5 travées de 5 x 10 m ; deux suffisent à loger un multiaxe.




Construire à l'économie

Second paramètre qui a son importance : je suis fauché. Il en a toujours été ainsi. Pas moyen d'acheter des matériaux neufs pour la construction. Idéalement, je dispose d'un tout petit millier d'euros. Après, je compromets l'équilibre précaire qui me permet de voler quand j'en ai envie... et Dieu sait que j'ai souvent envie ! Les besoins sont rapidement établis : des pannes de 5 mètres pour la couverture ; 3 IPN de 10 mètres pour la forme ; un IPN de 3 m pour l'huisserie de porte ; quelques poteaux de soutien ; des planches pour doubler les piliers du hangar ; des lisses pour boulonner le bardage ; de la ferraille pour réaliser les pièces d'assemblage ; un peu de serrurerie ; des kilomètres de grosse tige filetée ; du bardage pour la périphérie et des tôles légères pour la couverture. Côté bois, c'est une rencontre impromptue qui solutionne le problème : un copain conducteur de chantier doit rattraper une erreur d'approvisionnement. Longueurs inadaptées, stockage encombrant... Bref, j'ai le lot de bois pour 150 euros. Pour le bardage, c'est un relationnel de longue date avec un ferrailleur local qui me sort de la panade ; je lui échange deux carcasses de bagnoles qui traînaient sur le terrain contre du bardage d'occasion. J'y ajoute un billet de 100 euros pour m'enquérir de plaques de 6 m en aluminium. Elles sont pleines de trous, mais cela me convient parfaitement. Fort de ces emplettes, je peux commencer l'assemblage de la boîte à ULM.



Ça fait certes un peu bric-à-brac, mais en fait tout est mûrement pensé et chaque bricole récupérée ça ou là trouvera sa place.





Avant de construire, il faut réunir les matériaux. Le but étant bien sûr de réaliser des économies en bien achetant et en fabriquant soi-même.




Dimensions minimales

La construction d'un hangar pour ULM n'est pas un acte anodin. Le dimensionnement ne doit pas être prévu en fonction de la machine présente, mais en pensant à un éventuel remplacement. Les cotes sont donc standardisées : 10 m x 10 m pour une surface de 100 m2, et 2,80 m de hauteur de passage. Ça suffit pour la quasi totalité des multiaxes existants et quelques bazars comme la tondeuse, une remorque, la vieille armoire de la belle-mère, voire la belle-mère en personne...



La dimension raisonnable pour un hangar à ULM est 100 m² avec une proportion carrée ou presque.





Le plus économique, le plus rationnel, le plus rapide et le plus facile est de concevoir une architecture hétérogène. Ici, les longues portées et les parties chargées sont métalliques ; les lisses sont en bois avec de nombreuses ferrures taillées dans des profilés de récupération.







Infos pratiques

Coût du hangar

- Bois de charpente et lisses : 150 euros
- IPN 10 m x 140 mm : 70 euros chez un récupérateur de métaux
- IPN 3 m x 220 mm : 25 euros chez un récupérateur de métaux
- Soudure (baguettes) : 20 euros
- Tôles de bardage : échange contre deux épaves automobiles
- Tôles de couverture en aluminium : 100 euros
- Serrurerie : 125 euros
- Visserie-boulonnerie : 155 euros
- Divers profilés métalliques : 100 euros
- Outillage : 40 euros
- Total : 785 euros






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