Vérin de porte Diouloufet
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La boîte à malice


Réalisation d'une béquille de porte très simple et légère ; deux tubes coulissants et un rivet de 3 mm suffisent à ce système pratique et efficace.


Fabriquer une béquille de porte
juin 2014 - par Cl@ude Diouloufet

Poids plume et prix léger

Constructeur talentueux qui a déjà plusieurs Sky Ranger et Nynja à son actif, Claude vise toujours la légèreté et cherche des solutions pratiques et économiques pour améliorer ses réalisations. Ainsi, il nous dévoile son astuce pour tenir les portes battantes ouvertes à moindre frais et pour seulement quelques grammes...




Se servir de l'effet ''coin''

Le plus simple pour tenir une porte papillon en position ouverte est de la caler avec une béquille. Encore faut-il que la béquille ne ripe pas, qu'elle reste pratique (voire automatique) et qu'elle ne soit pas une charge supplémentaire ; le confort passe après le poids sur un ULM. Mon idée initiale consistait à bloquer la porte avec un simple tube d'aluminium très léger et ensuite de laisser dériver mon esprit jusqu'à trouver une solution acceptable. Le tube d'un seul tenant est long, donc malcommode à utiliser et à ranger. De plus, en cas d'accident il peut occasionner des blessures ou même interférer avec les commandes. Donc, je dois articuler cette béquille. Mais si elle est articulée, elle doit forcément se composer de deux segments, qui coulissent ou se replient. La solution compas est encombrante. Je retiens donc la solution ''vérin'' qui possède l'avantage de disparaître entièrement quand on ferme la porte. Deux tubes coulissant l'un dans l'autre me semblent une bonne base de réflexion. Reste a trouver un système de verrouillage. Deux tubes bien ajustés imposent un dispositif complexe (vis, goupille, pince...) qui s'avère long et fastidieux à mettre en place. Me vient alors l'idée de choisir un tube ''piston'' exagérément plus petit que le tube ''cylindre'', et d'utiliser l'effet ''coin'' pour verrouiller en position ouverte. Il suffirait d'un petit rien, une aspérité ou un creux pour que les tubes se bloquent. En effet, j'ai placé un rivet de 3 mm à l'emplacement adéquat et le seul poids de la porte bloque le rivet à l'extrémité du tube ''cylindre''. On pousse d'un doigt pour débloquer et le rivet rentre et coulisse dans le tube ''cylindre''. C'est tout simple ; c'est très léger et ça ne coûte presque rien.



Ce schéma décrit clairement le principe ; en position ouverte, le rivet bloque le coulissement du tube ''piston'' dans le tube ''cylindre''. S'ensuit un effet ''coin''. En position repliée, le piston et rivet coulissent dans le cylindre.





Les tubes d'alu ne sont pas ajustés : le cylindre est un tube de 12 mm avec un alésage de 10 mm et le piston est d'un diamètre 8 mm alésé à 6 mm. La coulisse laisse donc un jeu de 2 mm dont 1.5 mm sont occupés par la tête du rivet.





De la théorie à la pratique : cela fonctionne efficacement et ne pèse rien.








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