AG FFPLUM 2010
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Vie Fédérale

L'amphithéâtre de la DGAC.


AG FFPLUM 2010 : de bonnes et de mauvaises nouvelles
Mars 2010

L'AG est l'occasion pour tous les membres de la FFPLUM de se rencontrer et d'assister aux interventions des cadres de cette fédération. Les structures sont représentées par un ou plusieurs membres qui ont pouvoir pour voter. ULMaG était présent cette année avec un média moderne pour permettre à tous ceux qui n'ont pas pu se rendre à Paris d'assister, en léger différé à cette Assemblée Générale. Des vidéos sont en ligne à la disposition de tous

Quelques chiffres
Samedi 20 mars dernier a eu lieu l'Assemblée Générale de la Fédération ULM, présidée par Dominique Méreuze, à laquelle assistaient Patrick Gandil (directeur de la DGAC), Maxime Coffin (président du MALGH), des généraux d'armée et 138 représentants de clubs représentants 420 voix lors des votes. Notons à ce sujet qu'il s'agit de la plus faible participation depuis ces sept dernières années. Hasard du calendrier politique (élections régionales) ? Bien sûr le bureau de la fédération était au complet. Les FFA et FFVV qui participent à certaines actions communes dans le cadre du CFNAS étaient également représentées.

La FFPLUM représente 13 398 adhérents (fin 2009), soit environ un tiers des ulmistes européens. En 1981, elle comptait 381 licenciés ! A titre de comparaison, la FNA comptait 25 000 licenciés en 1978 et 41 000 en 2009 (sous la dénomination FFA). Après la longue présentation des invités, Maxime Coffin a inauguré l'AG sous une augure optimiste, regrettant que certains grands travaux n'aient pas pu déboucher sur des réalités concrètes en 2009, mais voulant faire mieux en 2010. Il a affirmé rester attentif au sujet de l'intégration de l'ULM en europe. Enfin il est revenu sur l'action positive et la participation du CNFAS pour les grands chantiers de l'aviation légère.

VIDEOS
cliquez ici


Maxime Coffin accueille la FFPLUM dans les
locaux de la DGAC.



Dominique Méreuze en compagnie de Patrick Grandil.

Le Rapport moral
En réponse de quoi Dominique Méreuze a renouvelé sa confiance en la DGAC et en ses dirigeants, appuyant qu'en dépit de quelques désaccords ponctuels, elle n'est pas l'ennemie contre laquelle il faut se mobiliser. D'en revenir sur sa volonté de faire demeurer l'ULM en France dans le cadre de l'Annexe 2 de la réglementation aérienne, et de ré-affirmer l'impérieuse nécessité de rester sous la tutelle de la DGAC plutôt que de l'EASA qu'il juge technocratique.

Le Rapport fait apparaître que le la FFPLUM se porte bien. Le nombre d'adhérents stagne, mais sans doute à cause d'un report des inscriptions dû à la météo maussade de ce début d'année. Le budget 2009 est qualifié de ''raisonnablement'' excédentaire. Mais si les recettes de cotisation sont stables ou en légère hausse, il en ira autrement des aides de l'état (secrétariat à la jeunesse et au sport ) qui sont inexorablement orientées à la baisse. On peut même s'attendre à ce qu'elles disparaissent totalement à terme. Cette année, ce sont 15% d'aides en moins de la DGAC dont les subventions sont directement liées au volume du trafic commercial par le biais de taxes. Mais il est dit qu'en cas de hausse du trafic, les subventions suivront. Charges fixes incompressibles et salaires ont conduit à la décision d'augmenter la cotisation fédérale de base de 1% pour 2011 *.

Au chapitre de la réglementation et du devenir, D. Méreuze rappelle que l'ULM ne doit pas évoluer vers l'aviation et doit rester ce qu'il est. Il insiste sur la nécessité de conserver le régime déclaratif et refuse de subir la réglementation de l'EASA tant que l'agence ne reconnaitra pas le régime déclaratif qui fonctionne en France.

Dans le chapitre concernant la sécurité des vols, le président de la fédération invite les présidents de clubs à responsabiliser davantage les pilotes afin de faire baisser les chiffres d'accident. Ajoutant qu'outre la tristesse et la peine qu'entraîne la disparition de nos amis, il ne faut pas que l'EASA puisse comparer à notre désavantage l'accidentologie ULM à celle de l'aviation certifiée. Donc dans ce sens, des actions nombreuses et accentuées seront menées, au rang desquelles la création d'un conseil permanent de la sécurité aérienne de l'aviation légère. Il est aussi évoqué d'améliorer la qualité de la formation, avec des instructeurs aguerris capables de démontrer les réelles performances de nos ULM, notamment en ce qui concerne les atterrissages en campagne, la lecture des cartes météo ou la radio-navigation... Il s'agit donc d'un grand chantier sécurité au centre duquel la formation va prendre une place prépondérante.

Concernant les espaces aériens, l'attention des participants est portée sur le travail de fond, souvent d'âpres négociations, pour trouver une harmonie dans laquelle l'aviation de loisir n'est pas oubliée en dépit des impératifs commerciaux, militaires ou de la sécurité, des pouvoirs et des volontés politiques...

En ce qui concerne la sécurité au plan territorial, Dominique Méreuze dénonce les ridicules gesticulations des politiques qui oeuvrent sans vision réaliste pour rassurer les populations. Il reconnaît que les responsables chargés de réaliser les solutions sur le terrain ne sont pas forcément libres de conduire leur action, et propose d'impliquer le mouvement ULM selon un axe plus ''utile'' : informer et éduquer les pilotes. Il propose la création d'un guide de la sécurité et l'introduction d'un module sécurité dans le cursus de formation.

Concernant la fermeture des terrains, le CNFAS prépare un guide de défense des terrain : il est conseillé au plan local de ne pas se laisser surprendre, d'avoir une volonté commune (toutes activités aéronautiques confondues) et des objectifs clairs.

Parmi les thèmes évoqués, la FFPLUM et la FFA prévoient de créer ensemble une fédération française des pilotes d'hydravion. De même le projet de création d'une classe 6 ULM hélicoptère progresse rapidement avec une sérieuse volonté d'aboutir : elle pourrait voir le jour en début 2011 avec une période probatoire de 3 ans. Ce projet est mené de front par la FFPLUM, la DGAC, la FFG (giraviation) et l'UFH (hélico).

Toujours dans le cadre du rapport moral, D. Méreuze rappelle le combat qu'il mène au côté de la DGAC, notamment de messieurs Gandil, Coffin et Le Cardinal, pour que l'ELA soit une affaire d'avion et pas d'ULM. Un combat, précisément contre l'EASA qui tente l'amalgame par diverses manoeuvres. Et de rappeler comment la FFPLUM a évité le cauchemar d'une remise en question de l'Annexe 2 qui était sur le point de chanceler sur ses fondements suite à la commande par l'agence européenne pour une étude privée (de Hawk) sur l'ULM en Europe avec des conclusions et des solutions téléguidées par avance. Ceci remonte au mois de septembre 2009. La vigilance de la FFPLUM et la détermination de son président ont eu raison de la tentative. Et la bonne nouvelle est donc que la FFPLUM a finalement reçu des courriers de l'EASA et de la société Hawk chargée de l'étude que l'Annexe 2 ne serait pas remise en question : de ceci découle la pérennité de notre mouvement, la possibilité d'investir dans des ULM sans craindre de les transformer en clapiers à lapins, et pour les professionnels, de continuer leur activité avec un peu de sérénité.

* cotisation de base 2010 = 53,24 euros / 2011 = 53,77 euros
aide jeunes 2010 = 1,65 euro / 2011 = 2,65 euros
part commités régionaux 2010 = 3,82 euros / 2011 = 3,86 euros
cotisation adhérent 2010 = 58,71 euros / 2011 = 60,28 euros
soit une augmentation des cotisations de 2,6% (année pleine).


Sébastien Perrot et Pierre-Henri Lopez.

Les actions nouvelles
Sébastien Perrot, vice-président et responsable de la communication de la FFPLUM, présente le projet de soutien des jeunes pilotes. Il s'agit de mettre en place ''les cadets de l'ULM'' à l'instar des cadets de l'aviation de la FFA. Le principe est d'aider les jeunes gens âgés de moins de 20 ans et brevetés, à voler, par exemple avec un pilote référent ou tuteur. Le financement imaginé pourrait permettre d'aider à hauteur de 50% par un partage tripartite entre la fédération, le comité régional et le club d'appartenance. La FFPLUM a déjà provisionné une somme de 10 000 euros pour ce projet, ce qui pourrait aider une centaine de jeunes. Le but est d'acquérir de l'expérience et de continuer à voler après le brevet. Toujours au centre de l'intérêt de tous, la sécurité va donner lieu à des enquêtes auprès des instructeurs et des centres de formation ULM et IULM afin de mieux connaître la réalité de l'accidentologie afin de trouver de meilleurs armes pour combattre ce qui n'est pas qu'une fatalité. RASU (Recueil Accidentologie Sécurité Accident) fait partie de ces outils de renseignement qui devrait compléter l'arsenal de solutions, ici par le biais de moyens informatiques. Le recensement des pistes continuera et sera renforcé par le biais d'une base de données reconduisant en l'améliorant le concept de la carte à Bossy.


Thierry Couderc a apporté des précisions
saisissantes sur l'accidentologie.


Le rapport sécurité
Particulièrement intéressante et documentée, l'intervention de Thierry Couderc (commission sécurité des vols) a mis en évidence le facteur humain comme principale cause des accidents d'ULM. Son exposé a fait sans concession état d'un relâchement dans l'attitude de certains pilotes qui n'hésitent pas à se mettre en danger, ainsi que les autres, par pure fantaisie. Le constat indique que moins d'accidents produisent plus de dommages, et que ce ne sont pas toujours les pilotes les plus expérimentés qui sont les plus prudents. L'accent est notamment mis sur les professionnels et leur rapport au risque, ainsi qu'à la formation des élèves, y compris des instructeurs. Il est fait mention, avec moult exemples de cas d'accidents ayant pour cause ou facteur aggravant une violation flagrante de la réglementation. Un rapport d'un grand intérêt et sans langue de bois.

Les questions
Parmi les questions posées au comité de la FFPLUM et auxquelles a répondu son président, le relèvement de la MTOW à 560 kg a été évoquée par un importateur, qui a eu comme effet d'agacer D. Méreuze qui entendrait bien se faire comprendre aussi des revendeurs professionnels. Il a été répondu que sécurité et progrès techniques vont à l'encontre de cette idée. Par ailleurs le sujet de la responsabilité civile des gérants de piste a donné lieu à une vive discussion, D. Méreuze soutenant l'aspect factuel qui montre que la justice déresponsabilise les gens au dépend des entrepreneurs, conseillant donc d'assurer correctement les bases. Quelques échanges ont également permis de constater l'immaturité intellectuelle de certains représentants...



Les votes
Approbation du rapport moral :
- 416 voix exprimées
- 413 voix POUR
- 3 voix CONTRE
Le rapport moral a été approuvé à 99,28 % des votes exprimés

Approbation du rapport financier :
- 409 voix exprimées
- 407 voix POUR
- 2 voix CONTRE
Le rapport financier a été approuvé à 99,51 % des votes exprimés

Cotisation fédérale 2011 :
- 420 voix exprimées
- 343 voix POUR
- 67 voix CONTRE
- 10 ABSTENTIONS
L'augmentation de la cotisation a été approuvée à 81,67 % des votes exprimés.


Contact : FFPLUM - 96 bis rue Marc Sangnier, 94704 Maisons Alfort Cedex - 01 49 81 74 43 - www.ffplum.com



Le Quicksilver de Guy Wardavoir exposé dans le hall de l'immeuble de la DGAC près de l'héliport d'Issy les Moulineaux.

Vidéos

Assemblée Générale FFPLUM 2010
les vidéos présentées n'ont pas été arrangées, des coupes ont été réalisées sur certains passages de manière à les rendre digestes, ces coupes ne modifient en rien le message des intervenants


Présentation de L´A.G. par M.COFFIN



Rapport moral 1ere partie D. Méreuze



Rapport moral 2e partie D. Méreuze



Rapport moral 3e partie D. Méreuze



Les Nouveautés FFPLUM S. Perrot



Rapport Financier D. Lacote



Question sur la masse à vide



Question sur les fermetures d´aérodromes



Question sur la sécurité



Rapport sécurité Th. Couderc


Vidéos de Fabrice Gay et Xavier le Bleu


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