Blois 2015
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Salon



Blois 2015 : mode d'emploi
Août 2015 -- photos ULMaG & constructeurs

Le simple plaisir de voler (part. 1)

Le cinquième Festival International de l'aviation Ultra Légère de Blois (trente-cinquième édition du salon ULM de Blois), des 5 et 6 septembre 2015 réunira comme chaque année la plus grande vitrine européenne de l'ULM. Une invitation au rêve et l'occasion d'en réaliser de beaux...


Temps de crise

Comme chaque année, nous allons nous rendre nombreux au Salon de Blois. Plus d'une centaine d'exposants attendent le public pour présenter leur matériel, qui s'apparente parfois à des nouveautés, parfois à de simples évolutions, mais le plus souvent à des gammes de produits éprouvés, gages d'une expérience acquise dans le temps. Les visiteurs, plus encore les passionnés, seront intéressés, voire séduits, par de nouvelles machines. Une certaine circonspection est toutefois de mise pour ne pas essuyer les plâtres de la nouveauté. Les vendeurs savent généralement y faire pour attirer le chaland avec des nouveautés qui n'en sont pas réellement ; le client doit peser le pour et le contre de l'attrait factuel et de l'intérêt du remplacement. Un ULM qui vole bien a-t-il besoin d'être changé par un autre qui n'apporte rien de plus ? Petite mise en garde suite à de nombreux témoignages de propriétaires déçus par leur nouvelle monture ; ils s'attendaient à beaucoup mieux, ils n'ont eu que plus coûteux. Discours de temps de crise ? Un peu il faut l'avouer. La passion et le rêve doivent également être pris en compte. La prestigieuse vitrine de l'aviation légère qui nous est offerte ouvre sur un regard différent, qui fait oublier le chèque signé, pour ne profiter que du plaisir. L'ULM, c'est aussi ça : être propriétaire d'un aéronef, chose presque impossible avec les avions moins légers.



Le plaisir de voler lentement, économiquement, simplement, d'évoluer en toute liberté... un plaisir sportif toutefois.



Six classes de plaisir

Et six raisons de craquer pour un ULM. La manière économique, avec la formule paramoteur. Le plaisir de voler en toute simplicité, de transporter son matériel dans le coffre de la voiture, de réaliser des vols rasants (dans le respect de la sécurité et de la quiétude des autres) ; un peu plus sportif que le vol en ''cockpit'', ce type d'ULM permet des figures jouissives dès qu'on en a une maîtrise expérimentée. Le pendulaire, c'est l'ULM des débuts... la base de l'aéronautique légère de loisir. Un peu moins coûteux à pratiquer que le multiaxe ou l'autogire, le pendulaire offre plus degrés de sophistication, allant de l'appareil basique à moteur 2 temps volant à 75 km/h, à la limousine carénée volant à plus de 150 km/h. Pour tous les goûts et toutes les bourses. Le multiaxe est l'avion des ULM. Oubliés les tubes et toiles basiques, tels que Maestro ou Weedhopper, on vole aujourd'hui dans des appareils aux formes de petits avions, dans des habitacles chauffés et ventilés, de 120 à presque 300 km/h selon la formule choisie. L'autogire est la classe ULM ''effervescente'' !Une VRAIE nouveauté presque chaque année, et des progrès techniques et esthétiques surprenants. Normal que cette classe ULM fasse carton plein. Les performances sont bonnes aujourd'hui, rivalisant avec certains multiaxes, mais en contrepartie de prix d'achat et d'usage plus élevés, et d'un entretien plus contraignant. L'autogire est une mécanique stressée qui mérite une attention particulière. La classe 6 présentée en dynamique en 2012 a fait beaucoup parler et écrire... Mais les résultats sont décevants car le ratio prix/technologie/usage n'est pas à l'équilibre. Plusieurs accidents ont montré les limites d'accessibilité de cette version de l'ULM, étant entendu qu'outre le pilotage plus fin, la mécanique est sujette à un stress important. La facture des grandes révisions participe à l'envolée du coût horaire de vol. Enfin l'aérostation reste confinée dans une voie réservée à quelques rares professionnels. Trop chers à l'achat et à l'entretien, ingérables au plan logistique, les ballons n'offrent aucune des caractéristiques requises pour devenir un loisir aérien. Dommage, car l'ultra-légèreté d'un plus léger que l'air est l'ADN même de l'ULM.




La limousine de référence des pendulaires demeure le Tanarg de Air Création.



L'autogire J-Ro de DTA a acquis ses lettres de noblesse, avec son cockpit fermé ou semi-fermé.



Le Super Guépard, un ''tubes-et-toiles'' français à la mode pour son excellent rapport prestations-prix : Autant prisé des écoles que des particuliers, cet ULM performant se décline en version aluminium.



Le Mosquito XE est un hélicoptère léger monoplace, bien entendu moins onéreux qu'un biplace, pouvant se contenter d'une faible motorisation.



Prototype ANSE monoplace bimoteur de conception française ; l'infrastructure sol et la logistique sont hors de portée d'un particulier en usage privé. Quant au prix...







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