Blois 2017
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Salon



Blois 2017 : mode d'emploi
Juillet 2017 -- photos ULMaG & constructeurs

Réaliser un rêve (part. 1)

Le septième Festival International de Tout l'ULM (trente-septième édition du salon ULM de Blois), des 2 et 3 septembre 2017 réunira comme chaque année la plus grande vitrine européenne de l'ULM. Une invitation au rêve et l'occasion d'en réaliser de nouveaux...


Recadrer pour ne pas sombrer

Cette année encore, les passionnés d'aéronautique ultra légère vont se rendre au plus grand salon européen consacré aux ULM : Blois. Cette vitrine spectaculaire permettra comme chaque année aux constructeurs de montrer leur savoir-faire, de présenter leurs nouveautés, les innovations techniques dernier cri. Chaque édition passée du salon de Blois a été prétexte à une montée des enchères en termes de performances, de confort, de sophistication. Une synergie en a découlé, poussant à la surenchère et finalement à l'obésité. Se défendant hypocritement d'un tel état de fait, certains constructeurs proposent de sublimes machines (notamment en catégorie multiaxe), que ni leurs clients, ni personne n'accepterait pas d'acheter en version légère de base. A tel point que tous poussent à faire évoluer la réglementation... à tel point que la fédération semble sensible aux arguments faussés. Nous découvrirons si cette année encore la tendance est à l'opulence et à l'embonpoint qui en résulte. En souhaitant découvrir des ULM simples et accessibles, aux qualités de vol exemplaires. Car si tout le monde feint de l'ignorer, le constat est limpide : l'ULM est à redécouvrir. Ces dernières décennies ont vu renaître l'aviation légère. Mais pas ultra-légère. L'offre 3X nous propose des avions déclassés qui n'ont rien à voir dans notre mouvement, ni notre fédération. Recadrer un peu la catégorie devrait le premier chantier de la fédé, avant que l'autorité ne s'en charge, avec la brutalité que son action peut revêtir.



Classe 3, représentée par Trial (Nando Groppo)



S'élever, se régaler, se déplacer...

Voler est un pouvoir magique qui nous est offert par la technique. Pas besoin de ''high tech'' pour s'élever ; les anciens utilisaient la toile de coton et l'osier et se propulsaient au moyen de la vapeur. Nous bénéficions aujourd'hui de matériaux extraordinaires tels que l'aluminium ou le carbone, de moteurs au rapport poids/puissance impressionnant. Voler n'est donc plus si magique qu'il n'y paraît. De plus, la recherche a fait considérablement évoluer les profils porteurs, permettant de concilier vitesses basses et élevées, en restant stables sur l'entendue du domaine de vol. Créer un aéroplane ''intéressant'' n'est donc plus du ressort de la sorcellerie. Il suffit de savoir à quoi on le destine. C'est toute l'ambiguïté de la démarche des constructeurs et le dilemme des acheteurs. Le fond raisonnable qui sommeille en tous ne pèse pas lourd face aux rêves qui ont conduit à l'acte de voler. S'il n'est pas particulièrement sexy de décrire le vol comme une élévation temporaire pour ''un tour'' en l'air, quelques minutes à survoler les champs ou rendre visite à un voisin, il est en revanche très vendeur d'annoncer des déplacements rapides sur de longues distances... Sauf que ce n'est pas l'esprit ULM. Ce n'est même pas l'esprit aéronautique de loisir d'ailleurs. Car les pilotes de club le savent : on se repose forcément là d'où on a décollé ! Avec la vélocité, ce n'est que l'importance du ''tour en l'air'' qui change. L'ULM n'a jamais promis de se déplacer. Ne l'a jamais interdit non plus. L'ULM a seulement facilité l'action de s'élever. Apprentissage plus simple ; moindre engagement financier ; réglementation allégée... C'est ce qui a fait le fondement de l'ULM. Vouloir sincèrement ces avantages, c'est renoncer à une part du rêve ; justement celle qui nous a fait nous engager. Dilemme. Encore une fois, cette analyse concerne principalement la classe multiaxe, même si l'autogire, a fortiori la classe 6, et dans une moindre mesure le pendulaire, peuvent être confrontés au même embarras. La seule classe qui ne se perd pas en chemin est celle des paramoteurs. La technique évolue pour plus de sécurité, plus de plaisir, mais à peine plus de performances. Le paramoteur est une discipline sportive qui n'a que faire du déplacement. C'est justement là son intérêt. Si certains adeptes se ''déplacent'', ils le font dans le cadre d'un dépassement du concept, pour le sport, pour l'aventure, pour le fun, en respect de l'esprit ULM. C'est peut-être pour les pilotes des autres classes, notamment la 3, l'occasion de bien observer les paramotoristes, de voir leur banane durant et à l'issue des vols, et de constater que tourner en rond dans le ciel procure de fantastiques sensations, sans qu'il soit besoin d'abattre 1000 km par étape. Quand les éléments sont propices, quelle que soit la monture, une poignée de minutes en l'air sont des minutes gagnées sur la monotonie, sur la pesanteur et l'ennui. Cela devrait suffire à décider de voler. Le salon de Blois est l'occasion de rencontrer les acteurs de toutes les disciplines ou classes d'ULM ; une bonne raison d'approcher ceux qu'on ne fréquente pas habituellement, d'ouvrir son esprit à d'autres façons de voler et, pourquoi pas, de réinventer son propre besoin, sa propre envie de s'élever...



Classe 4, représentée par le Calidus (AutoGyro)



Classe 2, représentée par un Combo-Magic (DTA)



Classe 6, représentée par le CH77 Ranabot (Kompress)



Classe 1, représentée par une multitude de modèles, de marques et formes






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