Blois 2017
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Salon



Blois 2018 : mode d'emploi
Juillet 2018 -- photos ULMaG & constructeurs

Réaliser un rêve (part. 1)

Le huitième Festival International de Tout l'ULM (trente-huitième édition du salon ULM de Blois), des 1er et 2 septembre 2018 réunira comme chaque année la plus grande vitrine européenne de l'ULM. Une invitation au rêve et l'occasion d'en réaliser de nouveaux...


Du rêve à l'acquisition

Une fois encore, les passionnés d'aviation légère vont se rendre au plus grand salon européen consacré aux ULM : Blois. Et comme chaque année, les constructeurs les plus importants du moment vont montrer leur savoir-faire et présenter leurs nouveautés. Si une grande majorité de visiteurs possède déjà un aéronef, certains n'ont pas encore cette ''chance'', et d'autres pensent au renouvellement de leur matériel. Ceux-là, généralement connaisseurs, n'ont pas grand chose à apprendre, ne nécessitent pas de conseils, et peut-être ne vont-ils au salon que pour voir les copains ou finaliser une négociation. Mais qu'en est-il de ceux qui hésitent entre plusieurs modèles ? Ceux qui n'ont pas encore arrêté de budget, pas encore de marque... Ces acheteurs potentiels ont besoin d'aide. Notamment en face à des vendeurs adroits et pas toujours rigoureux. L'ami connaisseur accompagnant n'est pas forcément le mieux placé pour secourir ; celui-ci, même honnête et dévoué, formalise un a priori et, inconsciemment, un transfert sur le néophyte. Dès lors, il s'approprie le rêve de l'autre, devenant un conseil partisan. On en revient au ''formulaire'' froid et dépourvu de passion : le jeu des questions-réponses. Que prévois-je de faire avec mon futur ULM ? Grandes balades ou petits tours dans le ''coin'' ? La réponse qui s'ensuit détermine déjà le design et les performances de l'ULM. Vais-je emporter un passager régulier, des passagers différents ou rarement de passagers ? Le confort de montée à bord sera en rapport avec la réponse. Des portes larges et une bonne hauteur en cabine, ou une bulle profilée et un accès plus compliqué... Ma piste, les pistes que je fréquente sont-elles ''faciles'' ou plutôt alambiquées ? De la réponse découle le type d'ULM, STOL, tricycle, classique... Je ne suis pas sûr de mon choix, la revente sera-t-elle facile ? Les appareils qui se revendent bien et vite sont peu nombreux : il ne faut pas rater son coup. Mon budget est défini ; puis-je atteindre le plafond sans risque ? L'assurance, le stationnement, l'adhésion au club, à la fédé', le carburant, les consommables d'usure, les équipements optionnels, les réparations... Dois-je réduire mon investissement pour faire face à ces dépenses ? Toutes ces questions sont les bonnes questions. Ne pas se les poser est irresponsable. Osons le dire (et l'écrire), de nombreux propriétaires d'ULM ne possèdent pas l'aéronef qui leur convient. Se l'avouer est impossible. Mais très souvent c'est une envie, un rêve qui guide le stylo au moment de signer le chèque. Pas la logique. Or il faut tout tenter pour tordre le cou à ces mauvais conseillers. Le tac au tac, tête froide et cahier des charges écrit en gros caractères sur papier épais. On ne doit pas dévier du chemin. Le candidat à l'acquisition doit être fort pour résister aux multiples tentations. Or on sait combien elles sont nombreuses et suaves, les tentations...



Classe 3, représentée par Savannah S (ICP)



Les idées reçues et idées fixes...

Très souvent, les futurs acheteurs d'ULM imaginent le design de leur monture idéale en fonction de critères infondés. Ainsi les ULM métalliques sont-ils perçus comme invulnérables au vieillissement ; les ULM en bois comme irréparables ; les ULM en toile comme plus légers... Ces idées préconçues ne s'appliquent pas à tous les matériels, pas à toutes les utilisations, pas à tout le monde. Qui n'a jamais vu un ULM en aluminium transformé en dentelle ? Quid du MCR plus léger que la plupart des autres multiaxes... Ce n'est pas ainsi qu'on fait le bon choix. Un ULM n'est pas fait pour subir des chocs ; ni pour être exposé à une ambiance particulièrement oxydante. Mettre en avant ce type d'argument conduit à opter pour un tank en fonte aciérée. Un ULM est fait pour voler. C'est le premier critère qui doit venir à l'esprit. Comment vole-t-il et quel sont ses atouts en terme de domaine de vol : voilà ce qui importe. Sa masse doit être légale, assortie d'une réserve suffisante si l'utilisateur est ''charpenté'', accompagné de passagers ''enveloppés''. Ce paramètre, qu'on balaye aisément de la main prend son importance en cas d'accident grave, quand l'assurance se retire au motif de non respect des conditions ! La revente est cruciale également. Si l'acheteur ne roule pas sur l'or, il peut avoir besoin de céder plus ou moins rapidement son ULM. Dans ce cas, le mouton à cinq pattes est proscrit. Comment en reconnaître un ? Facile : ces moutons sont peu, moins ou pas répandus. La raison ? La majorité, qui comme chacun le sait a toujours raison, n'en veut pas. Ce sera pareil en seconde main. Le mot magique dans ce cas est : populaire ! Un ULM populaire est un bon ULM, même s'il n'est pas extraordinaire. Il est bon parce que vox populi l'a décrété. Enfin, on ne le répète jamais assez, les paroles du vendeur s'envolent quand les faits demeurent. Le rôle du vendeur est de faire miroiter les merveilleuses performances de l'ULM convoité. De là à imaginer qu'il exagère un peu, beaucoup ou énormément, qu'il déforme et invente... il n'y a qu'un pas. Or ce pas est souvent franchi. A chacun maintenant de se laisser emporter par la foule qui traîne et entraîne...



Classe 4, représentée par le Xeeleex (DTA)



Classe 2, représentée par un Skipper (Air Création)



Classe 6, représentée par le CH-8 (Cicaré)



Classe 1, représentée par une multitude de modèles, de marques et formes






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