Blois 2019
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Salon



Blois 2019 : mode d'emploi
Juillet 2019 -- photos ULMaG & constructeurs

Nouveaux repères (part. 1)

Le neuvième Festival International de Tout l'ULM (trente-neuvième édition du salon ULM de Blois), des 31 août et 1er septembre 2019 réunira comme chaque année la plus grande vitrine européenne de l'ULM. Une invitation au rêve et l'occasion d'en réaliser de nouveaux...


Nouvelle donne

Cette année encore, les passionnés d'aviation légère vont se rendre au plus grand salon européen consacré aux ULM : Blois. Et comme chaque année, les constructeurs les plus importants du moment vont montrer leur savoir-faire et présenter leurs nouveautés. Grande nouveauté 2019 : la réglementation qui autorise plus de poids et plus de puissance. Les exposants de Blois se préparent à l'assaut des visiteurs qui voudront en savoir d'avantage : le rétrofitage de leur propre machine ; les conditions administratives ; les nouveaux modèles répondant à la réglementation 2019 ; les renforcements structurels de ces machines... Saut dans l'inconnu ? Peut-être, et pour plusieurs raisons.
D'abord l'aspect technique des performances. La vitesse de décrochage, chère aux ulmistes, qui permet de se poser sur de petits terrains, de minimiser les conséquences d'une gamelle ou de faciliter certaines manoeuvres, augmente. Au plan légal, mais également au plan pratique. Car si la nouvelle réglementation est sensée effacer l'hypocrisie régnante dans le monde ULM, elle n'efface en fait rien du tout, mais repousse seulement les limites. Ainsi un multiaxe qui décrochait à 35 kts décroche désormais à 38 kts... Mais qui a déjà tenté de voler à 35 kts dans un ULM d'hier (450-472,5 kg) ? La pratique montre que les ULM débaroulent en courte finale souvent entre 85 et 90 km/h, pour arrondir vers 75 km/h. Les tests ULMaG font état d'ULM achevant de poser à 80 km/h. Ceux-là, dopés aux hormones, vont encore accroître leur VS0. Donc si 65 km/h donne 80 km/h, en toute logique 70 km/h vont donner 85 km/h... Et pour compte, les petits terrains seront encore plus incompatibles et les gamelles aggraveront les dommages !
Le gain pour les propriétaires ensuite. Avec une MTOW augmentée à 500 et 525 kg (pour reprend le cas majoritaire des biplaces classe 3 et 4), nombreux sont ceux qui imaginent gagner de la charge utile. Il n'en n'est rien dans la plupart des cas ! Car si la réglementation a été décidée, entre-autres, pour régulariser certains ULM ''borderline'', ceux-là mêmes resteront limités à une charge utile de 156 kg en stricte application de la nouvelle réglementation, comme avant. Les gagnants sont les ULM légers qui, s'ils répondent à la nouvelle réglementation (encore faut-il que les démarches soient réalisées pour y parvenir), peuvent charger d'avantage la machine. Mais cela s'accompagne toutefois de restrictions, comme l'obligation de décompter 31,5 kg de carburant (45 litres) contre une dizaine préalablement (une heure d'autonomie). Pas sûr que les ULM légers les plus répandus soient donc réellement avantagés.
L'aspect commercial ensuite... La cote d'occasion de certains ULM 450-472,5 kg va forcément pâtir de l'arrivée des nouveaux ULM 500-525 kg. Le vendeur devra, soit faire les démarches administratives pour up-grader sa machine, soit consentir une moins value. Et quand le constructeur ne propose pas le rétrofit, se montre réticent à fournir les pièces du dossier, ou n'existe plus...
Enfin, et c'est le pari le plus incertain qu'il soit donné de proposer aux candidats à la nouvelle réglementation, le risque réglementaire inhérent à l'option elle-même. Car la nouvelle réglementation est bien une OPTION propre à chaque pays, qui doit rester dans l'enveloppe d'un cadre plus général décidé l'an passé au parlement européen. Or activer cette option revient à sortir du cadre initial de la réglementation ULM telle que nous connaissions et possiblement de se voir ajouter des exigences règlementaires supplémentaires. La fédération n'en a pas caché cet aspect. Après, c'est à chacun, responsable de son devenir et de ses choix, de peser son intérêt.



Classe 3, représentée par Zenair 650 E



Avions ou ULM ?...

Le salon de Blois est chaque année l'occasion d'entendre des visiteurs critiquer la montée en gamme des ULM, qualifiés d'avions la plupart du temps. Et chaque année davantage encore... En toute logique la nouvelle réglementation ne s'opposera pas à cette tendance constatée, bien au contraire. Aussi faut-il définir ce qu'est un ULM et pourquoi ces machines historiquement simples et peu performantes sont devenues de réels avions (du moins en ce qui concerne la classe multiaxe). Le progrès appelant le progrès, les performances n'ont cessé d'augmenter, certaines machines se tournant sans complexe vers l'aviation légère, d'autres tentant de garder le contact avec leurs origines. C'est ainsi que certains ULM rapides sont capables de très basses vitesses, alors que d'autres en ont oublié jusqu'à l'ADN. Des profils très sophistiqués permettent pourtant d'arriver à de réelles prouesses. Il est étonnant que la demande n'impose pas cette caractéristique. Mais comme on dit, le marché répond à la demande... en théorie. Alors si la demande est peu regardante, le marché l'est encore moins. Aussi les visiteurs de Blois auraient-ils raison de demander la démonstration, en conditions, des basses vitesses vantées ici et là. Ne serait-ce que pour avoir la certitude que leur choix correspond à un appareil réglementaire ! Pour que des engins qui décrochent à plus de 80 km/h ne soient plus présentés comme ULM, mais bien comme avions légers.



Classe 4, représentée par le ELA 07 Scorpion



Classe 2, représentée par un Skipper (Air Création)



Classe 6, représentée par le HTC 130



Classe 1, représentée par une multitude de modèles, de marques et formes






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