SG12A
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Essai


Le comportement en vol est exemplaire à toutes les allures. De plus, la nouvelle aile alu de 12,75 m² s'avère confortable en air agité.


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Aéroservices Guépard SG12A - 912 S
Il complète la gamme (part. 2)



Simplicité et efficacité

Rien ne change côté aspect et fabrication. L'habitacle est toujours accessible par deux portes papillon en Lexan à un seul point de verrouillage. Les commandes sont entièrement doublées à l'exception du levier de frein disposé sur le manche pilote (gauche). Le trim' est mécanique avec une commande malcommode au centre. Les volets sont actionnés par un levier de frein à main automobile, selon moi très pratique et rapide à utiliser. Les sièges anatomiques sont réglables en hauteur sans outillage. Il est possible de réaliser d'autres perçages sur leurs rails pour adapter leur emplacement à la morphologie du pilote habituel. La planche de bord en trois parties permet d'intégrer toutes sortes d'afficheurs, encore que les cadrans chinois montés d'origine donnent toute satisfaction. Le capitonnage est de série, intégrant au dos des sièges des poches pour loger différentes bricoles. Finalement, à force de lui casser les pieds, Jean-Daniel a apporté des aspects pratiques nécessaires pour le tourisme. Les seules motorisations proposées sont Rotax 80 et 100 ch pour ce modèle. La fourche est conjuguée pour un roulage facile (encore qu'en l'absence de chasse, les virages se prennent au pas). Les carénages de roues sont de série, de même que la décoration, le coffre à bagages (immense), les profilés d'atterrisseurs ou l'hélice DUC Swirl tripale réglable au sol.



Le Rotax 912 S semble un choix judicieux pour utiliser pleinement le potentiel du SG12 A. Il permet d'atteindre 200 km/h en pointe est de voler en croisière à 170-180 km/h.




La nouvelle aile

Avec son envergure de 8,5 m, l'aile aluminium qui équipe le SG12 A génère une surface de 12,75 m². Elle reprend la technologie mise au point pour l'aile du SG10 A, mais diffère par sa géométrie, ici rectangulaire et son allongement. Toujours réalisée par Eric Lopez de Flight Plan (Gaillac), elle est constituée d'un caisson en D qui reprend les efforts de flexion et de torsion et s'associe à un longeron en C auquel se fixe l'attache d'emplanture et le simple hauban profilé. Les nervures de bord d'attaque, toutes identiques, sont en aluminium embouti à la presse caoutchouc. Les nervures de partie arrière rejoignent un longeronnet sur lequel s'articulent les gouvernes entièrement métalliques. Les volets parcourent les deux tiers de l'aile qui se termine par de petits ailerons. La partie avant de l'aile est coffrée en aluminium alors que la partie arrière est entoilée en Dacron 1500. Un procédé qui allège l'ULM d'une quinzaines de kilogrammes. Les saumons d'extrémité sont à bords francs, contrairement aux ailes du SG10 A. Un gain appréciable en terme de place dans les hangars, mais peut-être moins profitable aux performances. Chaque aile reçoit 24 turbulateurs métalliques.



Les turbulateurs participent au bon comportement du Super Guépard à basse vitesse.





Trois types de suspensions sont proposées : barres en zycral coniques, lames composites où lames en dural pour un usage sévère, comme en école. Cette dernière option sera généralement proposée dans l'avenir.





Le levier de frein est placé sur le manche pilote. Cette disposition permet de conserver le contrôle des axes et du moteur.






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