Virus SW
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Essai
juillet 2009


Pipistrel
Virus SW 100
912 ULS-FR


Super...formant

Plus qu'une simple variante du Virus original, la version SW redéfinit le concept en profondeur. Il s'agit d'une autre machine, ô combien plus performante, mais en rupture totale avec le motoplaneur quasi écologique qui était jusqu'à présent l'apanage du constructeur slovène. Avec ce ''short wings'', Pipistrel établit un record en vitesse pure et en allure de croisière.



Très peu de différence entre le Virus SW et le modèle
original hormis l'envergure réduite de 1,80 m. Et pourtant,

il s'agit bien de deux machines distinctes, tant en terme
de performances que de philosophie.


Le tableau de bord de série possède des rangements

latéraux. Ici, le Brauniger est remplacé par un EFIS
Trutrack relié à un PA, le tout au GPS Garmin 695.
Au centre, la molette de réglage de pas d'hélice.
Aucune commande n'est électrifiée pour plus de
fiabilité et de légèrete.

La famille s'agrandit
Avec plus de 700 ULM fabriqués en 20 ans, la firme slovène Pipistrel compte parmi les plus titrées au monde, avec de belles prestations aux mains d'un Philippe Zen, dix fois champion du monde d'ULM, dont deux sur Sinus. Outre les Virus, Sinus, Taurus et Apis, Pipistrel construit aussi des chariots pendulaires et possède une gamme d'hélices. Dérivé du Sinus dont il reprend 99% de la structure, le Virus original en diffère principalement par son envergure qui passe de 15 à 12,5 mètres. Ainsi, le quasi-planeur à la finesse de 28 devient un motoplaneur affichant 24. Le Virus SW (ailes courtes en français) revendique une envergure de 10,7 mètres et une finesse de 17 (912 UL) ou 15 (912 ULSFR). La cellule a cette fois reçu quelques modifications structurelles de manière à repousser la Vne à 302 km/h contre 250 km/h pour le Virus original. Le Rotax 912 UL ''dégonflé'' à 72 ch laisse place aux versions 80 et 100 ch de série. Déjà les choses se précisent : croiser à 225 km/h ne suffit plus à cet aéronef. Il veut détenir de nouveaux records ! Au chapitre Virus, le catalogue Pipistrel se décline désormais en trois versions, l'original conservant sa place, déclinées en trains classiques ou tricycles, cette architecture dépendant d'une option facturée 2 380 € ttc. Toujours démontable en un quart d'heure selon une méthode quasi-vélivole (empennage en T emboîté, longerons d'ailes croisés et chevillés, connecteurs rapides...), le Virus SW s'équipe d'origine des réservoirs optionnels de la version 12,5 m portant ainsi le volume de carburant embarqué de 2 x 30 à 2 x 50 litres. Si le design n'est qu'affaire de goût, le critère qualitatif est quant à lui objectif. De ce côté, le Virus n'entretient aucun suspens. De sa ''peau'' à ses entrailles, il ne prête nul flanc à la critique : fuselage et surfaces harmonieusement profilés pour générer un minimum de traînée, bandes d'étanchéité aux gouvernes, baies affleurantes... Favoriser l'écoulement aérodynamique tout en préservant le refroidissement a conduit à des implantations inhabituelles comme celle du radiateur d'eau au-dessus et à l'arrière du moteur. Sous le capot oviforme, des protections anti-feu complètent le montage très soigné du bloc Rotax.


La position d'assise semi-allongée est relaxante avec

assises moelleuses et appui-tête efficaces. L'option
cuir est ici présentée.


Pas très pratique à charger et inaccessible en vol,

le coffre reçoit 10 kg de bagages. Une trappe
extérieure est à l'étude.

Des options de série
Le cockpit offre une largeur suffisante pour deux adultes charpentés. Les sièges avec dossier réglable (sangles tendues) s'avèrent confortables. Les palonniers disposent d'un système de réglage instantané, au sol ou en vol. La version SW profite du grand tableau de bord avec boîtes à gants latérales, option de l'original. En version 100 ch, l'hélice à pas variable quasi-indispensable pour exploiter pleinement le potentiel du Virus est une Woodcomp Varia ne disposant pas de la mise en drapeau, contrairement à la Pipistrel Vario montée sur le 80 ch. Un choix logique puisque cette version n'est pas destinée au quasi-vol à voile. L'instrumentation Brauniger de série un peu vieillotte peut être remplacée par un EFIS Trutrack qu'importe Finesse Max, Dynon ou tout autre, moyennant supplément. L'équipement de série recèle une fenêtre de porte coulissante à droite (qualité planeur), un ventilateur à gauche, le chauffage cabine, des carénages de roues, un double manche (gaz au centre, volets et trim' entre les sièges, aéro-freins au plafond). Côté sécurité passive, la cellule en carbone (matériau éclatant à l'impact) est doublée dans la zone habitable d'un revêtement en Kevlar qui évite les éclats blessants. La fourche télescopique conjuguée est amortie en rebond. Le Virus 912 SW 100 de base (classique) pèse 289 kg à vide. Un peu lourd, d'autant qu'il convient d'ajouter 8,8 kg pour la fourche en version tricycle, 15 kg de parachute GRS, 5 kg pour les indispensables aérofreins et 2,3 kg pour l'ensemble radio-transpondeur. Et pas moyen de profiter de la très coûteuse option ''construction légère'' proposée sur la version originale, le Virus SW en bénéficie de série. Construit pour répondre à des normes autorisant 540 kg, le Virus est déclaré pour un facteur de charge de +4/-2 et a été testé à +6/-4 (avec un facteur de sécurité de 1,75). De même, la première révision structurelle complète doit être effectuée à 10 000 heures de vol, le potentiel étant de 30 000 heures.


Les ailes sont verrouillées par deux clés fixant le

croisement des longerons. La commande des aéro
freins se situe entre les têtes des occupants. Quatre
positions : verrouillé ; déverrouillé ; sortie partielle ou
plein sorti.

Présentation : le top
L'accès à bord est des plus ordinaires, cul sur le siège pour enjamber des manches, peut-être 5 cm trop longs. La position allongée est relaxante. Si la visibilité est mauvaise sur la version classique, ce n'est pas le cas sur le tricycle, posé au sol en ligne de vol. Les portières largement dimensionnées apportent l'agréable complément de visibilité nécessaire pour une bonne perception extérieure. Spécificité du SW, deux renforts métalliques évitent la déformation du pare-brise à haute vitesse. Côté ambiance à bord, c'est le sérieux et la perfection qui priment. Matériaux choisis, assemblages rigoureux, coloris assortis (de série ou avec option cuir)... Mais curieusement, le constructeur si soucieux de la qualité de fabrication (laquelle transpire à chaque assemblage), conserve sa manette de gaz (unique au centre) en plastique souple indigne du Virus, son réglage de trim' malcommode et sa commande de volets un peu trop reculée. Le levier des aéro-freins implanté au plafond n'appelle aucune critique. Face à l'équipage, le gros bouton de réglage du pas d'hélice. Aucune commande n'est électrique ; tant mieux. Les jauges sont à lecture directe au emplantures d'ailes ; ça ne tombera jamais en panne. Contrairement à un précédent essai du Virus tricycle dont le palonnier était anormalement dur (joints de fourche trop bridés), celui-ci ne requiert aucun effort superflu. Les freins différentiels hydrauliques annulaires à poussée axiale sont efficaces et doux, de même que la suspension, à lame composite (train principal) et télescopique amortie (fourche).


Pas variable : distraits s'abstenir


La gestion du pas variable requiert un peu d'entraînement ; pour un rendement optimum, la pression d'admission doit correspondre à une valeur disponible qu'avec l'instrument ad-hoc. Cet équipement n'est pas anodin, ni transparent en terme de sécurité. Conformément à la réglementation, l'ULM doit rester pilotable en dépit d'une panne de calage, ou d'un calage au mauvais pas (petit pas en croisière et grand pas au décollage). Pilotable, ne veut pas dire performant. Ainsi on peut emboutir la zone rouge du compte-tours ou avaler un kilomètre de piste si n'y prend garde. Les étourdis devront donc se libeller une anti-sèche au dos de la main !



Le Rotax 912 ULSFR parfaitement intégré dans le petit

capot du Virus autorise des performances à couper le
souffle. Seul le niveau sonore en cabine mérite un
travail d'isolation supplémentaire.

Performances hors normes
Plein petit pas, je lance le Virus sur la piste d'Haguenau. L'isolation acoustique est dans la norme ; on pourrait attendre une meilleure filtration à ce niveau prix-prestations. Flaperons à +9°, à la masse maximale, il faut une centaine de mètres pour décoller et moins du double pour le passage des 15 mètres. Le palier d'accélération se résume à deux ou trois secondes avant recherche de la montée initiale. Moteur à 5 500 tr/mn, plein petit pas, le vario indique 1 400 ft/mn à 120 km/h. Volets à 0°, cette fois à 135 km/h, le taux passe à 1 500 ft/mn. Vu la charge et les conditions, il est crédible que l'usine ait démontré 1 680 ft/mn à 140 km/h. La correction à apporter aux palonniers est négligeable. L'étalonnage du badin est réalisé entre 800 et 1 000 ft/sol. A 3 800 tr/mn, pas intermédiaire pour une pression d'admission standard de 24 inHg (inches of mercury), le badin indique 150 km/h et le GPS 154. A 4 500 tours/mn et 25,2 inHg (grand pas), le badin indique 209 km/h au lieu de 216. De mémoire, le Virus 12,5m de 72 ch m'a également gratifié d'un beau 215 km/h à 4 500 tr/mn. A 5 000 tours et 26,5 inHg (au pas maxi), badin et GPS sont à l'unisson à 250 km/h. Les conditions du jour ne permettent pas de vérifier la vitesse maxi sans solidement emboutir la Vno. Nous ne sommes toutefois pas très loin des 273 km/h en croisière évoqués par Pipistrel (vitesse atteinte avec un Virus classique, hélice Vario, dans des conditions idéales...). Quant aux 283 km/h maxi annoncés, il n'est pas possible de valider ni d'infirmer cette donnée. Reste que si le Virus n'est pas un champion du monde de vitesse né, c'est du moins à un challenger de marque. Autre caractéristique propre aux vrais champions, le Virus réalise son exploit assez paisiblement : pas de bruit aérodynamique anormal, pas de déformation du pare-brise (renforcé pour la circonstance), aucune réaction anormale des commandes... Juste le bruit du moteur, un peu élevé en cabine. Pour ma part, je troquerais volontiers quelques accessoires (cuir, strobes...) contre une isolation renforcée.



Le Virus tricycle croise à 250 km/h en croisière à 75%

(5 000 tr/mn) et bien plus en version classique. Plus
impressionnant encore est le comportement de l'ULM
à cette allure ; aucun stress, pas de bruit aérodynamique,
des commandes douces et précises... Le grand art servi
par un grand constructeur.

Stable et véloce
Contrairement au Virus 12,5 m qui montre une stabilité en tangage extraordinaire avec 14 secondes et une demi oscillation pour recouvrer son assiette de croisière, le SW reste dans la norme des ULM rapides, avec une petite minute et 2,5 oscillations. Sur l'axe de roulis et moyennant un réglage précis du trim', le Virus conserve son virage centré sans tendance nette à engager. La stabilité en lacet n'appelle aucune critique ; le Virus reprenant un vol centré quelques seconde après relâchement des palonniers droits ou gauches. Impossible de vérifier si le SW est plus ou moins vif aux ailerons que l'original, la manoeuvre restant de l'ordre de la seconde pour passer de +45° à -45° de roulis, idem en retour. A l'usage, le Virus SW se pilote comme n'importe quel aéronef. Il demande peu d'accompagnement aux palonniers pour conserver sa symétrie de vol. Les commandes sont douces et précises, propices à un pilotage millimétrique. Avec mon mètre quatre-vingt-deux, je bénéficie d'une visibilité satisfaisante vers l'avant. Il est toutefois possible que des personnes plus petites doivent utiliser un rehausseur. Moins surfacé que l'original avec 9,1 m² contre 11 (et un allongement de 11,3 au lieu de 13,1), le Virus SW est un peu moins remuant, et surtout moins brutal dans les thermiques actives. Partageant avec la plupart des ULM modernes de remarquables qualités de vol aux basses vitesses, le Virus SW est de plus un aéronef prévenant qui exclut toute brutalité de la notion de décrochage. Compte-tours à 2 800 tours, pas d'hélice au premier tiers pour conserver la pression d'admission et volets à 0°, la vitesse se stabilise à 106 km/h, variomètre à zéro. Etonnant de la part d'un engin de 9,5 m² dont l'assiette à cabrer n'a rien d'exagéré. Tout réduit, je sors 2 crans (+18°). Contrairement au 12,5 m, le SW ne maintient cette fois plus son vario'. Il parachute à 75 km/h et -500 ft/mn, toujours contrôlable en lacet ET en roulis. Je tire le d'avantage sur le manche ; la vitesse chute à 70 km/h et le vario' à -700 ft/mn. Manche au ventre en butée, le Virus continue dans cette attitude relativement stable. Une ultime tentative en lisse (volets à 0°) montre encore que le Virus n'exécute une abattée que si on le provoque violemment. Dans les faits, la vitesse se stabilise à un peu moins de 80 km/h, sur la dernière valeur de descente mentionnée.



Stable et neutre dans ses réactions, le Virus est

d'une rare précision dans les évolutions serrées.
Très nerveux aux ailerons, il se défend bien en air
agité. Son pilotage est instinctif, mais la rigueur des
paramètres exige un esprit bien ordonner pour ne
pas oublier une commande ou une autre en
phases critiques.

Checker l'atterro'
Pour le retour vers le sol, il faut oublier les ULM ''cathédrales'' qui chutent dès qu'on coupe les gaz. Ici, l'inertie et la finesse du Virus obligent à réduire tôt les gaz pour s'inscrire dans un circuit de piste idéal avec sortie des volets aux allures réglementaires et présentation en finale à allure stabilisée. Considérant 95 km/h comme valeur sûre avec les volets déployés, puis 90 en courte, on utilise les efficaces aéro-freins à l'inverse d'une commande de gaz. Articulés sur l'extrados des ailes comme sur les planeurs modernes, leur sortie a pour effet de dégrader la portance et de freiner l'aéronef. Il peuvent de surcroît être déployés jusqu'à 205 km/h (Vae), ce qui a pour effet de booster le taux de chute à des limites extrêmes. Exemple à 90 km/h, plein volets + AF = -1 150 ft/mn. Qui dit mieux ? En courte finale, vous constatez une légère survitesse ; Il suffit de descendre le levier, puis d'en moduler l'effet. Si le Virus ralentit trop, rentrez les AF pour lui redonner un peu d'aire. Au toucher des roues, il faut garder les AF sortis afin d'éviter tout re-décollage intempestif. Techniquement, l'atterrissage ne requiert aucune compétence particulière. Au contraire. Le Virus, comme tous les ULM peu surfacés, est plus facile à poser qu'un appareil de début à faible charge alaire. En revanche, du fait de sa complexité, la procédure qui précède l'acte impose une petite formation (adapter le pas d'hélice, incrémenter les valeurs de volets aux allures définies, déverrouiller les AF, contrôler ces derniers...). Une fois intégrée, la suite d'opérations devient un réflexe qu'il convient d'entretenir pour les jours où tout ne va pas comme sur des roulettes !.


Volets : une gestion sans alarme


Les volets sont indexés sur 4 crans : -5° (déporteurs), 0°, +9° et +19°. Ce qui correspond à des plages de vitesses respectives de 92-302 km/h, 79-180 km/h, 72-130 km/h et 65-110 km/h. Ils imposent une gestion rigoureuse pour l'exploitation de la machine, et la sécurité du vol. On peut dès lors s'étonner que disposant d'un badin électronique, le constructeur n'ait pas jugé bon de placer des alertes de sortie de domaine de vol des volets. Pour rester ULM, un aéronef doit être simple à piloter. Comme le Virus ne permet la réalisation d'un vol sans utilisation de cette commande, comme par ailleurs le pilote doit de plus gérer le pas de l'hélice, une aide passive à la gestion d'un de ces équipements apporterait un confort et une sécurité supplémentaires.


Facturé preque 100 000 euros en version de base
et de 112 à 120 000 avec des équipements dignes de
son rang, le Virus SW 100 est également un ULM lourd
dont l'exploitation nécessite un équipage ''jockey''.



Le prix de l'excellence, un sacré budget
Etonnant comme une simple réduction d'envergure, un gain de puissance et quelques détails secondaires peuvent faire apparaître un même aéronef sous angle nouveau, voire opposé... Le quasi-planeur devient flèche ; le rapide devient champion ; le sobre devient vorace. En fait, le Virus SW existe essentiellement en comparaison de l'original. Mais qu'est-il ? Le ou l'un des ULM les plus rapides du moment ? Pas seulement. Avec une vitesse de croisière d'au moins 250 km/h réels (chiffre vérifié), un taux de montée supérieur à 1 500 ft/mn, un taux de chute de -1 150 ft/mn, des basses vitesses sûres et saines, un prix de base voisin de cent mille euros : il est l'ULM de tous les superlatifs. Côté construction et qualité, Pipistrel est une entreprise sérieuse qui ne badine pas avec la sécurité. Outre l'apparence, la structure et les méthodes de fabrication obéissent à une charte rigoureuse égalant ou dépassant les normes LTF-UL 2003, CS-22, CS-23, CS-VLA et ASTM. Même si l'écolage paraît un rien déplacé vu le coût horaire d'exploitation (investissement ; consommation ; assurance casse...), son domaine d'activité est pour le moins étendu. La balade ? Il aime ça. Bricolant des huit dans un mouchoir de poche à vitesse modérée, il enroule plaisamment sur un filet de gaz, en douceur et silence. Le travail ? C'est un dur à la tâche. Testé en configuration ''photo'' avec une porte démontée, il se sort très bien de cette affectation. Le voyage ? Aussi sûrement que tout autre ULM rapide, c'est son domaine de prédilection. Malheureusement, il n'est d'idyllique tableau qu'un pernicieux reflet ne ternit. Ici, c'est la capacité de chargement. Comme on l'a vu, le Virus SW est lourd, notamment en version tricycle. Alors la bagagerie théoriquement limitée à 10 kg en soute se transforme en rien du tout, et le repas de l'équipage en régime jockey. Car avec les 70 kg de carburant sensés assurer un déplacement de 5 heures (soit 1 250 km + 30 mn), il ne reste à cet ULM que le lointain souvenir d'une MTOW réglementaire. Donc sauf à voler en dehors des clous, ou à accepter les lourdes contraintes d'une hypothétique homologation VLA, la plage d'exploitation de son énorme potentiel est réduite. Dommage, car ce Virus 912 SW 100 est un aéronef d'exception. D'ailleurs comme tel, il s'assortit d'un budget hors normes. Vendue 97 952 euros ttc en version de base, une machine complétée d'un train tricycle (2380 €), des incontournables aérofreins (3 110 €), d'un parachute GRS (4 772 €) et d'un pack radio-transpondeur S Filser (4 378 €), émarge à 112 600 euros. Notre version d'essai équipée en supplément d'un GPS Garmin 695, d'un afficheur EFIS Trutrack APII avec pilote-automatique couplé, d'une sellerie cuir et d'une batterie d'instruments moteur analogiques s'alourdit d'une quinzaine de milliers d'euros supplémentaires. Au même tarif mais moins pesant, le virus original offre une alternative sportive réjouissante - le vol à voile de loisir - et s'avère être l'ULM rapide le plus économique du monde, capable de voler 1 500 km (+ 30mn) avec les 60 litres d'essence. Un autre style pour un bijou tout aussi génial, et beaucoup plus réglementaire.

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Détails de construction

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Le profil aérodynamique est parfaitement lisse, ce qui explique les performances élevées.


Sur la version d'essai, la sellerie cuir et les nombreuses options de confort alourdissent la note et le devis masse.


Le tableau de bord recèle deux boîtes à gants bien utiles pour loger les objets indispensables en voyage.


La commande de gaz en plastique souple est conservée des autres versions du Virus ; on préfèrerait quelque chose de plus aéronautique.


Les aéro-freins cassent complètement la finesse et permettent de se poser court et précis sans prendre le risque d'un finale trop lente.


Le soin apporté aux étanchéités améliore l'écoulement de l'air sur les gouvernes.


Le pare-brise a reçu deux renforts métalliques pour supporter la force du vent relatif à très haute vitesse.


Option lourde, mais plus conviviale, la fourche robuste est bien amortie. Un problème de lacet a conduit à redessiner le carénage d'origine qui possède maintenant une dérive efficace.


La fermeture des portes est confiée à trois points de verrouillage.......


...............pour garantir une parfaite tenue aux hautes vitesses.


De série, le Virus SW est équipé d'un aérateur à marguerite côté gauche.........

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.........et une fenêtre coulissante à droite.


Réglables au sol ou en vol sans contorsion, les palonniers reçoivent les commandes de freins différentiels, en option pour les deux places.

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La bouton de réglage des palonniers est accessible en vol.


Le levier qui commande le déploiement des volets est trop reculé.

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Pied de manche gainé (en cuir quand l'option est présente) ; la qualité est omniprésente.


Exemple de la qualité technique du montage ; les dédoubleurs de câbles (gaz et starter) sont soudés pour éviter l'usure.

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A l'image du Virus et de sa construction, la trousse à outils est un exemple du genre.

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Caractéristiques
(données constructeur)
Pipistrel Virus SW 100
Envergure
10,7 m
Longueur
6.5 m
Surface alaire
9,1 m2
Hauteur
1,82 m
Masse à vide avec parachute
289 kg
Masse maxi
450/472,5 kg
Facteur de charge vérifié
+4/-2 G
Carburant
2 x 50 litres
VSO à 472.5 kg
64 km/h
VNO 
240 km/h
VNE 
302 km/h
Finesse maxi
15
Passage des 15 m
175 m
Limite vent de travers
34 km/h
Prix version de base
95 560 euros ttc
Prix version essayée
env. 120 000 euros ttc
Contact
Finesse-Max - 67205 Oberhausbergen - 03 88 56 46 91 - info@finesse-max.com - www.finesse-max.com



Performances
(vérifiées à pleine charge)
Pipistrel Virus SW 100
Vitesse réelle à 3 800 tr/mn
154 km/h
Vitesse réelle à 4 500 tr/mn
216 km/h
Vitesse réelle à 5 000 tr/mn
250 km/h
Vz max
1 500 ft/mn à 135 km/h
Taux de chute max
1 150 ft/mn à 90 km/h
Autonomie (+30 mn)
5h à 7h30



Caractéristiques
(données constructeur)
Pipistrel Virus SW 100
Envergure
10,7 m
Longueur
6.5 m
Surface alaire
9,1 m2
Hauteur
1,82 m
Masse à vide avec parachute
289 kg
Masse maxi
450/472,5 kg
Facteur de charge vérifié
+4/-2 G
Carburant
2 x 50 litres
VSO à 472.5 kg
64 km/h
VNO 
240 km/h
VNE 
302 km/h
Finesse maxi
15
Passage des 15 m
175 m
Limite vent de travers
34 km/h
Prix version de base
95 560 euros ttc
Prix version essayée
env. 120 000 euros ttc
Contact
Finesse-Max - 67205 Oberhausbergen - 03 88 56 46 91 - info@finesse-max.com - www.finesse-max.com



Performances
(vérifiées à pleine charge)
Pipistrel Virus SW 100
Vitesse réelle à 3 800 tr/mn
154 km/h
Vitesse réelle à 4 500 tr/mn
216 km/h
Vitesse réelle à 5 000 tr/mn
250 km/h
Vz max
1 500 ft/mn à 135 km/h
Taux de chute max
1 150 ft/mn à 90 km/h
Autonomie (+30 mn)
5h à 7h30