Parachute autogire
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Dynamométrie


Tout assemblage boulonné doit être réalisé à l'aide d'un outil permettant de contrôler la force de serrage. C'est vrai pour les interventions d'entretien comme le serrage d'une hélice, des bougies, du filtre à huile ou d'un bouchon de vidange...


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Serrage dynamométrique
décembre 2015

Resserrez les liens du couple... de serrage (part. 1)

Quel bricoleur amateur n'a jamais connu l'enfer de la vis cassée ou du filetage ''foiré'' ? Une bien grosse galère quand il s'agit de réparer les dégâts. Il est pourtant possible d'éviter les ennuis en contrôlant le couple de serrage.


L'outil magique

De nombreux bricoleurs le savent : la culasse d'un moteur se serre au moyen d'un outil magique qu'on appelle clé ''dynamométrique''. Mais savez-vous que TOUS les assemblages boulonnés d'un ensemble mécanique DEVRAIENT aussi être serrés avec cet outil ? Oui. De la roue à l'étrier, du filtre à huile à la bougie, en passant par la plus insignifiante vis d'accessoire. Car quand ils conçoivent une entité mécanique, les ingénieurs prévoient pour chaque boulon un "couple de serrage" spécifique, fonction des contraintes exercées, des matériaux en présence, de la qualité de la boulonnerie ou de l'usage qui en est fait.






Il existe un grand choix de clés dynamométriques, à tous prix, offrant différents étalonnages ; les meilleures garantissent un respect de valeur de 3%, les plus mauvaises dépassant 10%. Cela reste toujours préférable à un serrage au jugé.


La clé dynamométrique est l'outil qui permet de contrôler le serrage afin d'éviter la casse des boulons, la déformation des pièces ou d'éviter le desserrage.


Les mauvaises habitudes

Quand on serre une vis, celle-ci subit une tension axiale ; on dit qu'elle travaille en traction. Or le métal qui la constitue réagit de trois manières à cet effort : d'abord il s'étire de façon élastique ; ensuite il se déforme de façon permanente ; ensuite il casse. Les fabricants de boulons savent exactement comment se comportent leurs produits face aux contraintes de serrage. Ils les classent selon des codifications qui permettent de les utiliser à bon escient. Le serrage optimal est celui qui fait travailler la vis dans sa plage d'élasticité. Une vis qui a été serrée au delà de sa capacité élastique doit être changée, car elle ne reprendra plus sa forme et sa résistance initiale. Le mécanicien qui démonte et remonte un boulon doit veiller à serrer ce dernier au bon couple, afin de ne pas détériorer l'assemblage. Pour ce faire, il utilise généralement l'outil que lui ont confié le bon Dieu et sa maman : son poignet. Depuis le temps qu'il visse et dévisse, il a un bon feeling et ''sent'' au jugé l'effort qu'il développe sur la clé. Evidemment, cela n'a rien de rigoureux et il n'est pas rare qu'un boulon casse, se déforme ou manque de serrage. Avec l'habitude, les incidents sont moins nombreux, mais demeurent. Pour le particulier qui bricole épisodiquement, le feeling n'est pas rodé et c'est le ''foirage'' à tous les coups (on a toujours tendance à serrer trop). C'est pourquoi nous recommandons l'emploi d'une clé dynamométrique.



La clé à déclenchement et ré-armement automatique est la plus répandue et la plus pratique. Elle est généralement associée à un cliquet.




Le matériel

Il en existe de plusieurs types (à lecture directe par déformation de lame, à cassure pour la production, électronique à jauge de contrainte, tournevis à débrayage automatique...), mais nous retiendrons seulement trois familles des plus courantes et des moins onéreuses.
- La clé à torsion, de loin la plus simple, même s'il faut un peu d'habitude pour bien s'en servir. L'opérateur agit sur un manche dont la souplesse est calibrée ; un fléau placé sur une tuge de repère donne la valeur de torsion du manche. L'aiguille de lecture indique la pression exercée. Cette clé a l'avantage de son prix, parfois situé sous la barre des 20 euros ttc, de sa fiabilité dans le temps (aucun mécanisme en mouvement), et de son spectre de serrage parfois très étendu (de 0 à 300 Nm).
- La clé à torsion de lame est la plus simple. On arme un linguet contre une butée réglée sur la valeur désirée. Lorsque le manche de la clé se déforme en réaction au serrage, le linguet échappe à la butée, ce qui informe l'opérateur que le couple est atteint. Sa précision est d'environ +ou- 6 %.
- La clé à déclenchement et réarmement automatique est plus précise (environ +ou- 4 %). Son fonctionnement repose sur la pression d'un ressort étalonné. On règle la force de serrage en tournant une commande munie d'un vernier micrométrique. Comme sur la première, l'opérateur est averti que le couple est atteint par un choc dans la poignée et un claquement sec. Attention toutefois, il ne s'agit pas d'un débrayage et on peut continuer à serrer si on n'y prend garde.



La clé à déclenchement et ré-armement manuelle impose une manipulation supplémentaire.



La clé à torsion indique la valeur de serrage sur un vernier gradué. Elle est précise, mais requiert un peu d'habitude.






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