Europe de l'Est
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Tourisme


Europe de l'Est
juin 2011


Récit de Alain Costes
Photos de Marie Hautcoeur

Dans la fournaise des coeurs (part. 1)

Quarante heures de vol ; 5533 kilomètres parcourus ; 1000 litres de carburant ; 9 pays traversés par deux ULM et leur équipage. En voulant pousser plus à l'Est, toujours plus à l'Est, nous avons finalement rencontré une chaleur inconnue jusqu'alors. Une chaleur des âmes... une fournaise des coeurs.



Préparation

Christian et Marie Hautcoeur, ma compagne Gloria Day et votre serviteur Alain Costes, avons décidé d'un voyage vers l'Est. Un voyage en ULM, au départ de ma piste de Cruis-Mas des Grailles, dans les Alpes de Haute-Provence. La durée estimée du périple est de deux semaines, mais nous avons prévu un mois de liberté au cas ou des problèmes (on pense à la météo) nous retarderaient. Nos aéronefs sont respectivement un Tecnam P92 Echo 80 ch et un Super Guepard 912 S spécial, celui-là même avec lequel José Vande Veken et Julien Stervinou ont remporté le championnat de France ULM en 2010. De bonnes machines capables de croiser à bonne allure, pas trop gourmandes en carburant et stables en toutes circonstances. Côté préparation, il y a peu à faire. Une vidange moteur parce que c'est le terme et une bonne inspection générale de la mécanique. Côté équipement, nous restons dans le conventionnel, avec une ensemble radio-transpondeur pour chaque appareil. Pour l'orientation, l'équipage du P92 embarque 2 GPS actifs + 1 de secours dans la boîte à gants et nous emportons 1 GPS actif + 1 webphone. Les fonds de carte de Navi sont adaptés à notre destination (Jeppesen) et nous emportons les cartes papiers indispensables. Avant le départ, nous avons demandé une attestation d'assurance en anglais, pour le cas où elle serait réclamée. Le reste... matériel de camping, quelques vêtements (dont des chauds), un matériel de toilette, quelques articles de dinette... Bref de quoi survivre sans exploser le devis de masse. Dès le départ, il est convenu que Christian ouvrira la route pour tout ce qui est radio-navigation. Son niveau en langue anglaise est meilleur que le mien, et l'avantage d'avoir une compagne anglaise n'est qu'illusoire, car elle n'est pas familière des instructions aéronautiques. Cela étant, je m'apercevrai à l'usage que je comprends tous les échanges que Christian entretient avec les organismes de contrôle.


Alain Costes & Gloria Day


Christian & Marie hautcoeur




Les Alpes comme mise en bouche

Nous décollons le 23 mai 2011 en matinée. Cette magnifique première étape de 743 km nous conduit à Osoppo en Italie, après une halte carburant en Lombardie occidentale, entre Milan et Alessandria, précisément sur l'aérodrome Astra de Mezzana Bigli où se trouvent les ateliers du constructeur Nando Groppo. La mise en jambe nous a permis de survoler les sommets magiques de la chaîne franco-italienne, Cueno, puis la plaine du Po, le lac de Garda, longer les Dolomites avant de se poser. à Osoppo, au NO de Trieste juste avant la frontière Slovène. Stationnés depuis une petite demie-heure et déjà arrive Xavier, tout sourire, pour nous ouvrir le club house, les douches, brancher l'ordi et nous faire un petit café à l'italienne, vous savez celui où la cuillère tient debout au milieu de la tasse ! Jiulieno, un autre membre du club, plus tard nous promènera vers San Daniel, haut lieu du jambon fumé, avant de nous déposer devant le resto. Xavier reviendra à l'aube avec les biscuits, et surtout pas nous laisser repartir sans les ultimes recommandations. C'est que pas loin, le Bora (vent violent) guette, mais là c'est une autre histoire...


Les Alpes, entre 10 et 12 000 ft




Quatre nationalités

Le 24 sera une journée particulière, puisque nous allons franchir 3 frontières et traverser 4 pays, d'une traite. D'ordinaire ce sont les avions de ligne qui se livrent à ce genre de voyage. Ici, ce sont deux ULM et quatre aéro-touristes sexagénaires, avides de beaux paysages et de rencontres enrichissantes. Grâce à la précieuse aide du flight operation manager Helmut Stern, nous avons obtenu les autorisations nécessaires pour le survol de la Hongrie. Donc après le décollage d'Osoppo, nous traversons la Slovénie, puis la Croatie pour arriver 400 km plus tard en Hongrie, à Balatonkeresztur, sur le lac Balaton. Cette étendue d'eau douce est la plus vaste lac d'Europe centrale, s'étirant de OSO en ENE sur 78 km, avec une largeur variant de 2 à 15 km. Une valeur touristique indéniable qui permet d'apprécier le confort d'un hôtel en rivage. Baignade, apéritif, repas et repos.






Une petite foulée

Notre troisième jour de voyage se résume à un saut de puce de 126 km au cap NE. Nous restons en Hongrie et atterrissons à Budaors, non loin de Budapest. Le contrôleur nous accueille en français (même s'il se plante un peu entre droite et gauche, ce qui manque d'envoyer Christian au labour) tout heureux de nous apprendre que son frère habite à Simiane, à 25 km de chez nous. Le monde est petit, non ? L'aérodrome est très proche de la ville. L'activité commercial ou militaire ayant quasiment disparu des lieux, il reste une aéronautique de loisir et en conséquence une bonne humeur plaisante. L'aérogare datant des années 30 subsiste. Son style plus ou moins indéfinissable, mais très certainement d'origine et d'inspiration soviétique en fait un étrange lieu circulaire, soumis à la décrépitude, qui abrite le service du contrôle. La journée se passe en tourisme dans Budapest. Pour qui aime les belles pierres, les lieux chargés d'histoire, les façades ornementées et le goulash, le décor est idyllique. Bien restaurés, abreuvés de vin hongrois (on groit qu'il est hongrois, mais on n'y groit pas), nous terminons la fiesta par une balade nocturne en bateau-mouche sur le Danube.








Budapest


Budapest


Budapest

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