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Essais

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La Demoichelle est vive en roulis, stable en tangage et précise en lacet. De bonne qualités de vol pour un ULM basique.


APEV Demoichelle Rotax 462


L'héritage de Santos Dumont



Accès rapides


Pilote automatique

Au chapitre des performances, j'évolue dans le domaine de vol d'un Weedhopper : 70 à 80 km/h en croisière, environ 100 km/h en pointe... La Vne est à 120 km/h avec 130 km/h démontrés. Donc pas de problème. Quelques basculement de gauche à droite montrent que l'appareil est vif en roulis, ce qui est bien agréable pour combattre les turbulences. Encore que ce type d'engin ne soit pas conçu pour décoller en pleine tempête. La réduction des gaz entraîne une rapide chute de vitesse... (finesse à un -petit- chiffre oblige). Le ventimètre descend à (environ) 40-50 km/h avant que la Demoichelle ne salue proprement. Il faut dire qu'avec un tel centrage, elle n'a pas d'autre option. Retour sur Terre. Charles m'a indiqué la procédure d'atterrissage que je vais tenter d'appliquer proprement. D'abord ne pas oublier que l'ULM traîne une caravane : donc pas de plané interminable et même laisser les gaz en courte finale pour pas chuter d'un coup. Je fais tout bien... ''au paramètres'' ! Finale à 70 km/h avec une pente un peu appuyée par rapport à un ULM ''standard'' ; tenue du moteur jusqu'à tangenter le sol, puis coupure pour poser 3 points, surtout sans botter les palonniers. Pas besoin d'être pilote first class pour y arriver. La Demoichelle se pose toute seule. Je contrôle une micro bourrasque facétieuse aux ''ailerons'' (y'en a pas, je sais) ; tout se passe bien et l'engin passe en vitesse contrôlée en quelques dizaines de mètres. Il y a un pilote automatique caché quelque part... mais où ? Arrêt et débriefing. Daniel et Charles ne comprennent pas mon trouble initial. Ils jugent que j'ai réduit les gaz significativement assez tôt, mais n'ont pas perçu du sol le comportement que je leur décris. Mystère... Pas le temps pour repartir en vol ; il reste les photos à faire avant que le soleil ne se couche. Je dois de plus rentrer en vol.


La première Demoiselle de Santos Dumont pesait 60 kg (on parle de 105 kg avec pilote). La Demoichelle pèse 130 kg sans option ni parachute (+ ou - selon motorisation), pour une MTOW de 250 kg. Ceci s'explique par le choix des matériaux de construction, plus résistants et durables aujourd'hui, mais plus lourd. La sécurité a un poids.


La roulette de queue ainsi que la fourche qui la supporte proviennent d'une bicyclette d'enfant.


Une mini roulette de nez n'évitera sans doute pas le plantage, mais l'intention est louable.


Dans la plus pure tradition ULM, le moteur (ici un Rotax 462) est posé en extrémité de quille sur un faut-bâti suspendu. Une solution simple qui n'a jamais posé de problème de fiabilité.






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