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Essais

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QuickSilver Sport 2 S - 582


Un vrai ULM à l'ancienne



Accès rapides


L'anti-concept de performances

Il va sans dire que la visibilité est excellente dans tous les sens, sauf au seuil de piste pour surveiller la finale. Un positionnement ad-hoc au seuil est donc requis. Manette en avant, je libère l'impressionnante meute de 64 canassons. La masse embarquée avec carburant est voisine de 172 kg, donc loin des 240 kg de charge autorisés. Il fait 28°C, pression 1018 et vent axé de 10 à 14 kts. Il faut moins d'une cinquantaine de mètres pour quitter le sol. Sans vent il en faudrait une vingtaine de plus... même pas sûr. En l'absence d'instrument de mesure, je me fie à mon feeling : les 850 ft/mn annoncés me semblent réels. J'aurais même dis plus. Il est vrai que l'assiette à cabrer que prend le Sport 2 S est impressionnante. Moteur à fond, la compensation au pied est négligeable. A ce propos un minimum d'honnêteté me semble de mise. L'appareil mis à ma disposition est assemblé de la veille au soir. Pour tout dire, seuls les EGT et le compte-tours sont branchés. Le ventimètre est gradué en mile terrestre anglo-saxon par heure (soit 1,609 m contre 1 852 m pour le nautique), ce qui complique un chouïa son interprétation. La bille est absente et l'altimètre intégré à mon bracelet-montre ne dévoile pas les secrets de son étalonnage (bref il est planté grave). Et pourtant ça vole. Et ça vole bien. Les commandes sont très douces et précises. La symétrie de vol est évidente. Cela se sent dans les fesses. D'ailleurs le Quick vole droit par nature, semble-t-il. En effet, si le kit est monté avec soin en respect des plans, l'appareil sort réglé de fait. De plus, les profils choisis sont de nature à prévenir les erreurs de pilotage. Je pilote donc à l'instinct, et ça marche. Mise en palier et réduction des gaz. Le Sport 2 S est parfaitement stable sur ses trois axes. L'air est agité, ce qui ne me gêne nullement, tant en termes de pilotage que de confort. Evidemment la correction du facteur de base est impressionnante vu les maigres performances de l'engin ; bien sûr le vent traversier s'éternise au point qu'on y pratique déjà les premiers tests dynamiques. Habitué des ULM rapides, c'est toute une philosophie qu'il faut ré-apprendre. Pour l'heure, je me régale. A 5 400 tr/mn le ventimètre affiche 44 mph, soit 70 km/h. Le bruit du moteur est supportable et cette vitesse permet de grimper encore. Régime réduit à 4 800 tours, le Sport 2 S vole toujours en palier, à peine cabré, le ventimètre agonisant à moins de 60 km/h. Plein gaz, le Quick dépasse 110 km/h dans un vacarme assourdissant. On évitera. Petit défaut, le compensateur de profondeur manque d'efficacité ; la tension de ses élastiques est en cause.


Malgré sa faible charge alaire, le QuickSilver est assez stable, et même confortable en air turbulent. Une qualité qui s'ajoute à l'efficacité de ses gouvernes.


STOL replica

L'efficacité aux commandes est excellente en lacet comme en profondeur, un peu moins en roulis, mais le bilan reste globalement honorable. Gaz réduits, manche secteur arrière, le Quick parachute gentiment. Pas d'abattée franche, mais un enfoncement contrôlable et rassurant qui n'attend qu'une pichenette dans la profondeur ou un coup d'accélérateur pour redevenir un palier. Avec un vent laminaire en altitude de 20 à 30 kts, genre Mistral faiblissant, un tour de ville comme Montélimar prend une allure de jolie balade. Jolie parce qu'on a le temps de voir les détails, régler l'appareil photo (posé sur pied avec retardateur !) ; balade parce qu'on prend son temps, que ça dure un bon moment et qu'il n'y aura plus beaucoup de carburant à l'arrivée. Les paramètres étant assimilés et le réservoir justement vidé, l'heure est venue de rejoindre la piste. Inutile de repérer un point d'aboutissement à l'infini : 500 ft au seuil de piste garantissent un toucher dans le premier tiers ! On doit flirter avec une finesse pratique de 3 ou 4 ; du bon granit, bien précis à l'impact.


Décollages ou atterrisages courts sont l'apanage du Sport 2 S. Il conserve de la défense grâce à sa bonne réserve de puissance, sa faible vitesse de décrochage et son inertie réduite.


La séquence d'atterrissage ne demande aucune compétence particulière.


On met à profit la finesse granitique du Sport 2 S pour descendre...


... puis on arrondit, si on y pense. Et sinon, ça le fait tout seul !



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