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Aéroservices Guépard Super Guépard Jabiru - Rotax


Le surdoué est français



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Y'a-t-il un auto-pilote dans l'avion ?

Le pilote inexpérimenté qui prend en mains pour la première fois un Super Guépard n'a pas à sortir son manuel des angoisses. S'il est une machine placide, neutre, conciliante, bref : facile à vivre, c'est bien celle-ci. Tout commence par le décollage évoqué plus haut. On utilise les volets pour réduire la course d'élan, puis... on les oublie. Logique, y'a pas de voyant. L'assiette à piquer et la lourdeur du manche rappellent rapidement les étourdis à la raison. Le levier vous échappe lors de la rentrée des surfaces, en pleine montée à 90 km/h ? Pas de panique... Le Super Guépard s'asseoit légèrement, change d'assiette et grimpe de plus belle. L'accélération qui s'ensuit faisant oublier les quelques mètres perdus dans la bagarre. Le reste est du domaine de l'instinctif à l'exception du compensateur de profondeur qui mériterait d'être revu : trop raide, trop direct (difficile d'obtenir le réglage voulu). La ruse consiste à trouver une valeur de compensation approchée et à parfaire l'assiette avec la commande des gaz. Comme dirait l'autre, ''y'a toujours moyen de moyenner''. Voler vite, le Super Guépard sait le faire et plutôt bien, avec la restriction exposée plus haut en air turbulent. Encore faut-il s'entendre sur la notion d'air turbulent... En l'absence de dosimètre à bofuseur d'accélérations verticales, on se replie d'ordinaire sur les sensations physiques pour juger la force des thermiques. Quand ça secoue trop, faut réduire. Sauf que le Super Guépard est confortable. Même très. De fait, il passe les creux et les bosses sans ébranler ses occupants. Et on comprend le pourquoi à voir les ailes souples onduler dans les tabasses. Donc, à condition de pas voler trop vite, les météorologies agitées ne sont pas une limite au vol. C'est d'ailleurs tout aussi vrai dans les périodes de transition que sont le décollage et l'atterrissage. Manche dans le vent, comme à l'école, du pied dès que ça vole et inversement pour poser. On surveille bien la vitesse et le reste se fait tout seul. J'ai posé plusieurs fois par des vents travers formés sans difficulté. Il faut seulement bien découper les phases, rester vigilant, et ne surtout pas hésiter à remettre les gaz.


Si le trim' n'est pas un modèle de précision, le pilote averti trouvera bien la méthode pour obtenir un réglage acceptable.


Vive les virages !

La publication des tests dynamiques résultent de plusieurs essais réalisés sur Super Guépard Jabiru, 912 S et 912. Les écarts-types très faibles que j'ai pu constater découlent principalement des réglages d'ailes, ou de la ''portance'' de l'air. Pour vérifier la stabilité en tangage, il suffit, après avoir parfaitement trimé à allure moyenne (par exemple 145 km/h), d'amener le manche au ventre et de relâcher quand l'horizon a disparu. Après deux oscillations et 35'' (mini 32'' et maxi 41''), le Super Guépard retrouve son assiette et se stabilise. Une excellente valeur, rarement rencontrée. Le test est le même en lacet. Appui franc sur un palonnier, puis relâche. Le Super Guépard engage légèrement en virage à droite et plus nettement à gauche. Ceci est dû à l'effet induit qui rend l'ULM légèrement piqueur, et au couple moteur qui dissymétrise le phénomène. De même, le test de stabilité en roulis fait apparaître un légère départ à droite, et rien à gauche. Il suffit de trimer à cabrer ou d'augmenter le régime moteur pour contrer ces effets. Je conseille de faire ça aussi quand on enchaîne les virages à forte inclinaison, afin de ne pas engager en sur-vitesse. J'entends ça et là des histoires de billes farceuses... Si on pilote le Super Guépard comme se pilote un ULM-avion, c'est à dire en conjuguant à peine les commandes, la bille paraît soudée. Seul le sur-pilotage déboussole la bille. Côté maniabilité, le Super Guépard se comporte un peu comme une moto : il va où vont les yeux ! Un château à droite... zig ; un autre à gauche... zag ! En fait, le top, c'est de bricoler des itinéraires assez sinueux pour ne jamais voler à plat. Pas efficace, mais franchement réjouissant ! Et nettement plus agréable que contrer au palonnier, parfois des heures durant, l'effet girouette prononcé quand on croise par vent de travers. Un trim' de lacet serait bienvenu. Il s'agit là du prochain bricolage que j'ai prévu d'entreprendre sur ma machine. L'efficacité aux ailerons est dans la norme, avec à peine deux secondes pour passer de -45° à +45° et contraire. Le Super Guépard répond nerveusement aux sollicitations sur les trois axes, permettant au pilote de bien se défendre en conditions dégradées.


Les qualités de vol du Super Guépard sont impressionnantes. Stabilité, facilité, défense, sécurité ; cet ULM semble résoudre une quadrature impossible. Et surtout, il est particulièrement agile, à en devenir jouissif en évolution.



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