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Technique

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Le montage d'un parachute ne se limite pas à l'opération technique : une suite administrative est exigée, plaçant l'ULM au rang d'aéronef sophistiqué.


Montage d'un parachute


Eviter les erreurs




Une sécurité très peu réglementée

Lorsqu'on monte un parachute sur un aéronef, on doit réglementairement faire modifier la fiche d'identification de l'ULM afin que cette dernière intègre le parachute. Les masses vont changer (OEW et MTOW), ce qui occasionnera une pesée de contrôle. Si le parachute modifie le centre de gravité (ce qui est souvent le cas), il faut nécessairement réaliser un contrôle du centre de gravité, soit par le calcul, soit par pesée, et ré-équilibrer l'aéronef le cas échéant, par exemple en déplaçant un organe tel que la batterie... Il n'est par ailleurs pas inutile de déclarer la modification à la FFPLUM (pour ses statistiques) et à l'assurance, une ristourne incitative étant accordée aux porteurs de parachute. Enfin il est impératif de coller les stickers de sécurité livrés avec le kit parachute ; ils indiquent aux éventuels sauveteurs la zone d'éjection et évitent ainsi le sur-accident. Une fois le montage réalisé et éventuellement ces points régularisés, la plupart des équipementiers demandent le renvoi de la fiche d'enregistrement nominative. Une pratique usuelle qui n'a aucune valeur juridique face aux tribunaux et ne décharge aucunement le constructeur de ses responsabilités, mais permet à ce dernier de joindre le propriétaire (déclarant) en cas de modifications techniques importantes, bulletins de service et autres rappels. Par ailleurs certains constructeurs demandent l'envoi d'un dossier photographique et d'un descriptif de montage (pour les ULM rares non prévus par l'équipementier). Rien qui ne satisfasse une quelconque logique sécuritaire ou un suivi personnalisé.


Le montage a posteriori d'un parachute impose la modification de la fiche d'identification, faisant apparaître la nouvelle appellation de l'ULM.


Tout calculer avant les ennuis

Concernant l'information qui est donnée aux acquéreurs, il est courant que les revendeurs livrent des notices d'installation et d'utilisation en langue étrangère, notamment anglaise. Outre que cela soit contraire au code du commerce, c'est une pratique particulièrement dangereuse, les fautes de montages résultant régulièrement d'incompréhensions. Il est du devoir de l'acquéreur d'exiger de notices traduites en français. Les revendeurs n'ont pas à se retrancher derrière une pratique d'usage aéronautique, ni la défection des constructeurs. La conformité de la transaction leur incombe. Le choix du parachute doit également passer par ce paramètre important. De même manière, les équipementiers ont référencé quelques montages-types. Ainsi si on possède un Rans Coyote très répandu aux USA, un plan de montage est fourni par BRS (équipementier américain). Mais pas forcément pour un ULM français, allemand ou italien. Ce qui semble relever de la logique prend une tournure discriminatoire pour certains (aéronefs atypiques) et conduit à interdire le montage d'un parachute, par manque d'information techniques. Là encore, on fait jouer la concurrence en questionnant les revendeurs ou installateurs sérieux et en demandant une étude personnalisée. Il est inadmissible de se voir refuser un tel service quand on débourse 4 à 5 000 euros pour s'équiper. En cas de déclenchement du parachute, l'aéronef doit conserver une position (assiette) horizontale, ou proche de l'horizontale. Avant d'acquérir le parachute, on doit réaliser un plan d'accrochage des sangles, définir leur longueur idéale et préciser cette longueur lors de la commande. Pas question d'accepter les sangles inadaptées (donc dangereuses) imposées dans un package. Le kit doit être personnalisé.


Certaines compagnies d'assurance offrent une ''ristourne'' aux possesseurs de parachute. Une incitation financière symbolique, qu'elle soit ou non en rapport avec le coût réel des sinistres.


Après montage d'un parachute, il est nécessaire de réaliser une pesée de l'aéronef et de vérifier son centrage.


La signalétique ne doit pas être oubliée lors du montage d'un parachute.



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