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Salons & rassemblements

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photos : Patrick Perrier - Georges Blanès - Finesse Max - ULMag & constucteurs
Blois 2022
septembre 2022 - par ULMag
Mondial de l'ULM : 400 !

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Le second Mondial de l'ULM organisé par la FFPLUM n'a pas démérité face à la première édition : organisation impeccable, allongement de la durée pour tous les visiteurs, discipline... La météo fantasque n'a pas terni le rassemblement. Reste le sentiment que les ULM n'ont plus rien à faire dans cette kermesse des 400 : 400 km/h... 400 mille euros... Nous sommes bien loin des ULM entre copains. Le marchepied Annexe II a bien fonctionné ; il est l'heure d'en sonner le glas. Merci qui ?
Le quarantième salon de l'ULM, deuxième édition administrée par la FFPLUM, a tenu ses promesses. Belle organisation, exposants satisfaits, rencontre avec le public... Il convient de saluer le résultat, sans regard pour le reste. Magnifique exposition, salon merveilleux, exhibitions bluffantes... mais si peu d'ULM ! L'ULM... le simple appareil des mots croisés ; l'ultra-léger motorisé ; le chiffon de l'Annexe II. N'a pu ; vaporisé. De vieux déb's ? Que dalle et que nenni. En revanche, tant de beaux avions à Blois. Avions ? Que dis-je... Les clubs avion rêvent de posséder des choses aussi bien équipées, aussi automatisées, aussi rapides, aussi efficaces que les ULM de Blois. D'ailleurs les clubs avions rêvent également de retenir leurs membres qui quittent peu à peu le monde certifié barbant pour celui du vol ''déclaratif'' à 300 km/h et plus. Bah oui ; l'attractivité n'est plus du côté des machins de 750 kg qui engloutissent 35 litres d'un jus à 3 euros pour voler à 200 peu ou prou (et souvent solo). Donc désertion d'un côté, recrutement de l'autre : les rangs de l'ULM gonflent, mais l'esprit s'estompe. L'ère est à la turbine multicarburant, qui propulse son proprio à 300 km/h au niveau 100. Et encore... 300, c'est pour les petits joueurs. Parce que les malins frisottent les 400. Des malins qui larguent jusqu'à 430 000 euros (record adjugé au VL3 turbine) pour avoir le plus gros, le plus rapide, le plus cher, le plus... le plus avion !
VL3 turbine : 430 000 euros pour voler peinard à 300 au FL100.

Lutte des classes
En vérité, on croisait encore, ça et là, des multiaxes encore un peu ULM, parfois tubes-et-toile. Tous n'ont pas flambé avec l'inflation, reste que seuls les Savannah Club et Nynja coûtent moins 70 000 euros. On trouve encore un G1, un Alto ou un Tetras à moins de 80 000 ; après, c'est l'envolée graduelle vers l'infini et au delà.
Sans tomber dans la lutte des classes de la mère Laguiller, le père Mignet boufferait son béret de voir ce qu'est devenue l'aviation populaire.
Alors pour sa mémoire et pour quelques Wardi nostalgiques, on se retourne vers les monoplaces. Il y a bien les sympathiques Dracula et Swan roumains de Radu, mais à 36 000 balles le siège. Ce qui ramené à un biplace vaut plus qu'un Savannah. Les pendulaires s'en sortent mieux avec un Ellipse mono prêt à voler pour moins de 15 000 euros. Carrément moins cher au siège que le premier biplace français facturé 50 000 euros. Surprise avec l'hélico monoplace Artech'Aviation vendu 35 000 euros. Moins de 50% du prix au siège du plus pourri des tous les hélicos ULM présentés à Blois depuis que la classe 6 existe. Et pour ce prix, il a deux rotors ! Pas de queue, mais deux ventilos...
Jean-Marc Rousselet propose de voler sur un ensemble français, chariot Alizé et aile Fuji pour moins de 15 000 euros.

La banane
L'ULM a donc bien changé. La technologie est devenue magique, mais ce n'est pas forcément ce qu'attendaient les ulmistes. Et par ulmistes, on entend les gens qui volent simplement, se baladent d'une piste à l'autre, ceux qui ont forgé l'esprit ULM, qui ont pris les risques au début, qui ont inventé la fédération, suggéré l'Annexe II et qui totalisent encore le gros des vols, des heures de vol, dans les clubs, entre potes, lors de journées de découverte. Alors reste le paramoteur. On s'envole en paramoteur pour moins de 6000 euros. Avec un minimum de condition physique, on équilibre l'attraction pour voir les vaches de plus haut. Si on peine à courir, un chariot léger vaut une poignée d'euros. Un peu casse-gueule, mais les gamelles au roulage ne font pas trop mal. La toute grande satisfaction, le tout grand bonheur de ce salon (et pas que), réside dans les bananes réjouies des jeunes qui se reposent sur Terre après leur exhibition paramoteur. ''Quand on vole, on comprend mieux pourquoi les oiseaux chantent...'' Ils nous offrent un cadeau sans prix, avec leur foutoir roulé entre les bras et leur sac à bruit dans le dos.
La patrouille paramoteur en action - © Patrick Perrier.
Les paramoteurs nous offrent une réelle vision du bonheur : voler avec les potes, se poser et revivre l'expérience. Une jeunesse qui montre un bel exemple - © Georges Blanès.

Full screen, full money
Les tarifs des ULM haut de gamme ont très exagérément augmenté depuis deux ans. On constate régulièrement des hausses de 25 à 30%. En cause, si on en croit les interlocuteurs, le coût des matériaux, le prix des moteurs... Et pourquoi pas la faute à Poutine, pendant qu'on y est ? En fait, les carnets de commandes sont pleins, les usines peinent à fournir ; alors pourquoi ne pas en profiter pour se gaver, tant qu'il y a de la monnaie à prendre ? On devine malheureusement de quoi demain sera fait ; c'est aujourd'hui qu'il faut palper. Du coup, tant que la demande est là, pourquoi ne pas se lâcher également sur les options. Maintenant c'est partout pareil : entre dix et vingt mille euros de plus pour un tableau de bord de navette spatiale. Parce qu'à la tablette très chère s'ajoutent un millier de petits accessoires, les heures de montage... Et pourquoi un seul écran, qui risque de déséquilibrer l'avion ? Faut être symétrique. Alors deux machins sinon rien. On ne sait pas les faire marcher ? Pas grave, on les possède. Les infos essentielles sont noyées dans un fatras de bidules ? Pas grave, on chaussera les lunettes... L'important est d'avoir l'horizon artificiel pour voler sans visi et l'autopilote pour voler sans pilote. On ajoute des tas de trucs de plus en plus coûteux, de moins en moins utiles, mais qui font plein de lignes à rayer de la check-list. Et ça, c'est classe.
Exemple de tableau de bord très haut de gamme sur Flight Design CTLSi.

Les plus lents que l'air
L'organisation de Blois a eu la très riche idée d'inviter les ténors des compétitions STOL à Blois. Christophe Merle, Eric Grare, Jean-Daniel Roman, Jean-Claude Aynié et Bertrand Amart ont enchaîné les décollages et atterrissages courts, montrant que la discipline ''importée'' par Roland Andral est particulièrement adaptée à nos ULM, la réciproque étant aussi vraie. Les rencontres STOL sont dans l'ADN de l'ULM qui se pratique sur les pistes parfois ''border-line'' de certains pratiquants. En s'entraînant à poser court et propre, on parvient à domestiquer ces endroits qui seront peut-être à terme une solution de repli.
Eric Grare : la dérive est un consommable comme les autres - © Georges Blanès.
Christophe Merle : un pneu après l'autre, pour pas user - © Georges Blanès.
Bertrand Amart : seuls les lâches ne freinent pas - © Georges Blanès.
Jean-Daniel Roman : plus lent, tu t'arrêtes - © Patrick Perrier.

Mon curé chez les ulmistes
Si l'organisation s'est globalement montrée à la hauteur du défi, un événement surprenant a déclenché la discorde. Dimanche matin, un prêtre catholique a fait une messe dans l'enceinte publique du MULM, avec diffusion des cloches. Puis le curé a béni les ULM présents... La FFPLUM, son président, semblent trouver cela normal. Visiblement, tout le monde n'est pas de cet avis. On peut d'ailleurs s'étonner du manque d'anticipation que constitue une telle décision. Sachant que certaines religions sont à l'affût de la moindre faille pour poursuivre leur œuvre de conquête, il est particulièrement aventureux de tenter la fatalité. Aventureux, ou sciemment intentionnel... Après, on n'est pas dans la tête de ceux qui décident ce genre de manigance. Reste que le public n'est pas venu entendre du prêchi-prêcha, ni recevoir de l'eau bénite ; seulement voir des ULM. Pour le spirituel, les croyants sont assez grands pour se rendre à l'église sans qu'on les y force. Quant à la vacuité des raisons invoquées... mettons la sur le compte d'un moment d'égarement.
La patrouille Stampe a assuré le spectacle - © Patrick Perrier.

Contact
FFPLUM - 96 bis rue Marc Sangnier - 94704 Maisons Alfort Cedex - 01 49 81 74 43 - ffplum@ffplum.org - www.ffplum.fr

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