Certes l'information n'a rien à voir avec l'aéronautique ; reste que cette annonce va générer des conséquences sans doute inédites dans le monde industriel -notamment automobile- tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Ainsi un constructeur, fut-il indien, peut raisonnablement établir le projet de commercialiser une voiture 4 places pour environ 1 600 euros ?
Voilà qui va faire passer les autres constructeurs pour de fieffés manipulateurs, avec leurs modèles de base à 10, 12 ou 15 000 euros.
Par le jeu des réseaux, des taxes et de la communication le prix de la Nano (traduisez voiture du peuple) risque de doubler, voire tripler en cas d'importation, comme l'expérience nous l'a appris avec le scooter Bajaj 125 cm3, vendu 50 euros à Bombay et facturé presque un milliers d'euros en France.
La Nano est une citadine 4 places basique équipée d'un moteur 624 cm3 développant 33 ch. Pas de climatisation, ni de vitres électriques ou d'assistance de direction ; on reste dans le basique.
La réflexion que cela amène concerne le manque d'anticipation des constructeurs occidentaux qui attendent, avec la suffisance de ceux qui croient tout savoir, que le ciel leur tombe sur la tête.
Un siècle à faire coulisser des pistons sous le diktat de pétroliers avides en a fait des pantins fragiles...
Quand l'orient aura acquis la maîtrise des technologies ''légères'', et à coup sûr celle de l'électricité, les industriels occidentaux n'auront plus qu'à quémander des milliards à leurs gouvernements respectifs, plaidant -sous chantage à l'emploi- que c'est la faute à la crise, à la conjoncture...
Miguel Horville