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Courrier des lecteurs

2019 à 2016

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Vérification des parachutes

Bonjour Miguel,
Je trouve très inquiétante cette dérive sécuritaire qui pourrait coûter notre précieux régime déclaratif. Possible que certains parachutes ne soient pas à jour. Cela reste sous la responsabilité du propriétaire : déclaratif ! Pareil pour les révisions calendaires. Si cette porte s'ouvre, ce sera ensuite l'état de la voilure, de la structure, du moteur... bref un contrôle comme pour les CDN. Je n'entends pas qu'il y ait des morts en ULM à cause du matériel. C'est presque toujours le facteur humain qui cause les accidents. Cela m'incite à penser qu'il est préférable de ne pas avoir de parachute, puisque c'est tellement dangereux d'en posséder un ! Avec mes amitiés aéronautiques.
Philippe Noir - 02/04/19

Bonjour Philippe,
A une nuance près... la prime d'assurance (fédérale) tient compte de la possession ou non d'un parachute. Si on en possède un, on paye moins cher, parce qu'en théorie, on est moins risqué pour l'assureur. Sauf que si le parachute n'est pas en état, c'est comme s'il n'était pas installé. Donc fausse déclaration à l'assureur, donc...
Mais ça c'est pour la partie boutique. Il y a plus grave selon moi au plan de la responsabilité. Quand on emmène un passager, un proche ou un baptême, on déclare que l'ULM possède un parachute. Mais si celui-ci n'est pas jour, le dit-on au passager ? Genre...
- tu ne crains rien : y'a bien un extincteur... vide !
Finalement, le problème est bien réel. Mais comme vous, je ne supporterais pas l'idée qu'on m'impose un contrôle technique. Déjà que ma caisse en saute un sur deux... Amicalement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Invitation

Bonjour Miguel,
Merci de m'avoir rappelé ce matin pour m'annoncer la modification de ma petite annonce. Notre sympathique entretien me conforte dans mon impression d'avoir affaire à un personnage hors du commun. J'espère bien que nous pourrons confirmer par un visu' dès que tu auras l'occasion de passer aux alentours de Saint-Paul de Fenouillet, que ce soit en vol ou en voiture. Ton site est un excellent support pour nos activités. Bonne continuation et bons vols ! Amicalement.
Jean-Pierre Tisseyre - 12/03/19

Bonjour Jean-Pierre,
Je note l'adresse de St-Paul dans mon prochain road-book ! Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Autorisation d'atterrir

Bonjour Miguel,
L'actualité du 17 janvier ''Royan Aircraft recrute'' a retenue mon attention. Il y est question d'une école ULM en plein développement qui recrute des instructeurs. Hors Royan-Médis LFCY a toujours interdit l'accès aux ULM sans raison crédible. Les autorités ont toujours opposé une fin de non recevoir aux nombreuses demandes de clubs de la région ainsi qu'en son temps, à celle de Dominique Méreuze. Lorsque des membres des instances dirigeantes sont passés de l'avions à l'ULM il a été mis en place une réglementation sur mesure. Elle acceptait les ULM multiaxes équipés d'un transpondeur (comprendre les leurs) et excluait tous les autres. LFCY n'est bien sûr pas équipé pour recevoir le signal de transpondeurs. Cette règle aussi fantaisiste que discriminatoire n'est plus d'actualité. La VAC en cours indique : LFCY ouvert à la CAP 28 MAY 15. Le symbole ULM est absent des activités pratiqués sur l'AD. Les conditions d'utilisation précisent : AD interdit aux ULM sauf accord AFIS. La gestion par l'arbitraire et la discrimination est-elle toujours d'actualité de Royan-Médis ? Ou va-t-elle cesser à l'occasion de l'ouverture de cette nouvelle école ? Affaire à suivre... Amicalement.
Éric Desbrousses - 24/01/19

Bonjour Eric,
Je raccroche à l'instant le phone avec Royan.
Les ULM ne sont pas interdits ; ils sont seulement soumis à autorisation.
Première raison donnée par l'agent AFIS : le risque de voir des ULM se balader entre les voiles, car Royan est un important centre de parachutisme.
J'ai rétorqué que cela remet en question l'autorité qui a délivré une licence radio aux ulmistes ; il semble impossible d'argumenter de la sorte. Et par ailleurs, d'autres aérodromes, et non des moindres, pratiquent ces activités en bonne intelligence (voir Arcachon un peu plus au Sud).
Réponse embarrassée...
Autre raison évoquée : les horaires AFIS qui ne permettent pas d'identifier les ULM arrivant et repartant lors de la fermeture ; selon l'agent, l'aérodrome n'a pas accès à la base d'identification comme elle l'a avec les avions.
Je ne trouve pas cela pertinent, mais ce n'est pas forcément un mensonge de l'agent, car sur ce point la DGAC n'est pas claire, prétextant (selon l'interlocuteur du moment) qu'elle n'a pas accès à un registre national, puisque les régions gèrent les ULM dans les DAC.
Cela en revanche est une pure connerie, d'autant qu'avec la dématérialisation des procédures d'identification, le fichier est forcément national à présent. Comment imaginer que l'autorité ne regroupe pas cette info ? Foutaise.
Donc l'agent explique que non identifiés, les ULM peuvent ne pas payer la taxe d'atterrissage quand le service AFIS n'est pas assuré.
Avec ou sans PPR, cela ne change rien. Le pilote qui n'a pas envie de payer peut ne pas remplir correctement le cahier de visite pour échapper à l'énorme taxe de 5 euros ! Je rappelle que l'immatriculation des multiaxes n'est pas visible du sol.
Pour moi, toutes ces raisons sont bidon. Que des aéroports ou dromes ne veuillent pas accueillir de pendulaires au motif que ces appareils lents perturbent le tour de piste, cela peut s'entendre. Encore que je crois pas qu'on puisse comparer Royan à un aéroport surchargé...
En revanche, l'agent m'affirme qu'une fois la PPR demandée et accordée, l'ULM enregistré est libre de venir quand bon lui chante.
Pour avoir fait la demande dans le passé, j'ai souvenir qu'on m'avait précisé que la demande était one-shot ; mais les choses évoluent.
Concernant le transpondeur, à ma connaissance il n'a jamais été obligatoire à Royan.
De même, le pictogramme représentant un ULM sur la carte VAC n'a pas de valeur autre qu'indicative. Tout est dans le texte et lui seul fait loi. On voit de nombreuses cartes VAC sans pictogramme particulier et sans restriction. Un aérodrome ouvert à la CAP sans condition écrite doit accepter les ULM de manière inconditionnelle.
Ce qui peut créer un doute et un problème aux visiteurs est le libellé de la VAC (édit. 28/05/2015) : AD interdit aux ULM sauf accord AFIS... Quiconque peut comprendre accord par radio lors de l'approche. Or il n'en est rien. Pire, la mention PPR n'apparaît nulle part, encore moins PPR H24 ouvrable, ce qui est le cas (entendez qu'une demande formulée le vendredi ne sera pas traitée pour le weekend).
Ma philosophie n'a jamais été celle de D. Méreuze concernant les aérodromes sectaires : si un aérodrome veut de moi, bien ; s'il ne veut pas de moi, bien bien. Les ulmistes ont la chance extraordinaire de pouvoir se poser dans un jardin sans trop de complication administrative (c'est mon cas). Je ne me sens pas autoriser à exiger le respect de droits en contrepartie desquels je n'apporte pas grand chose... En revanche, quand un aéroport ou drome accueille favorablement les ULM, il faut le faire savoir et l'en remercier. Ainsi, à titre d'exemple, le directeur du Touquet est super cool avec les ULM, ce pourquoi je lui ai consacré un article sympa qu'il a apprécié. En souhaitant que cela rapporte à la plate-forme. A contrario, ceux qui veulent rester entre-soi n'auront (peut-être) par le développement des premiers...
Dommage dans le cas de Royan qui possède un restaurant sur site ; c'est devenu assez rare pour qu'on ait envie de s'y rendre.
PS : attention la carte VAC a évolué depuis le 08/18 en page 3. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Etre femme et Homme

Bonjour,
J'ai lu votre édito d'octobre 2018, remarquablement bien écrit et pétri de vérité. Je suis membre de la FFPLUM et de la FFVP (ex. FFVV), femme pilote, fière de l'être et non pas pilote féminine, comme on qualifie le sexe ''faible'', un non-sens qui m'indigne et m'exaspère.
Je n'ai jamais compris pourquoi au sein de nos Fédérations, nous avions des commissions réservées aux femmes (j'ai toujours refusé d'en faire partie), comme si nous étions en situation de handicap. Nous pratiquerions du lancé de poids, ou une autre discipline nécessitant une commission particulière pour des critères physiques, soit. Mais, là n'est pas le cas. J'imagine en effet Adrienne Bolland au milieu d'une commission ''féminine''. Elle aurait volé dans les plumes et remis les pendules à l'heure... Elle aurait eu raison, car ça n'a pas lieu d'être. Une femme qui veut voler, vole et rien ne pourra l'en empêcher... La motivation et la passion permettent de dépasser les difficultés... On pourra mettre toutes les subventions et aides possibles, si la passion et la persévérance ne sont pas au rendez-vous, alors le fruit sera stérile. Enfin, n'oublions pas que les femmes sont des Hommes comme les autres... Passez de bonnes fêtes et une belle année 2019 avec de beaux vols. Bien cordialement.
Hélène Prat - 22/12/18

Bonjour Hélène,
Merci pour votre témoignage féminin. Savez-vous qu'un autre témoignage, d'une femme pilote ULM, m'a été confié avec la demande expresse de ne pas en citer l'auteure. Et pourquoi donc ? Par peur des conséquences... Voyez comme on est encore bien loin d'une quelconque égalité, quand certaines femmes craignent d'énoncer leur pensée. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Femmes à battre

Bonjour Miguel,
Lecteur assidu de ULMaG malgré ma pratique plus pendulaire que multiaxe, je viens de lire ton édito d'octobre 2018. J'apporte mon petit caillou. Il faut savoir que les femmes volent en ULM depuis longtemps et que justement cette année nous avons eu une tentative qui a échouée de battre le record de distance en pendulaire monoplace détenu par Patricia Taillebresse. Ce qui permet à Patricia de conserver ce record depuis 30 ans maintenant. Cordialement.
Philippe Camus - 09/11/18

Bonjour Philippe,
En toute objectivité, je ne comprends même pas que la plupart des records ne soit pas cannibalisée par des femmes. Pourquoi ? Simple question de morphologie. Une femme est (en règle générale), plus légère qu'un homme, donc notamment en ULM où la masse compte énormément, les femmes sont théoriquement avantagées. Merci de ce courrier. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Occasions à l’étranger... opportunité ?

Bonjour Miguel,
Dans le cadre de tes investigations et après bonne lecture de ton excellent article sur l'acquisition des ULM d’occasion, aurais-tu des conseils sinon des préconisations quant aux appareils qui pourraient nous tenter en provenance de l'étranger. Je pense tout particulièrement à l'Italie. Pour avoir consulté le site de la DGAC sur les pièces à recueillir, il ne paraît tout de même pas évident à tout un chacun de se lancer dans l'aventure. Pourtant d'aucuns semblent d'accords sur le fait que les occasions italiennes, attractives par leur prix, n'ont rien à envier à celles de l'hexagone. Merci pour ta réponse.
Daniel Garcia - 01/10/18

Bonjour Daniel,
Je me suis déjà exprimé plusieurs fois sur le sujet ; en effet, l'herbe est toujours plus verte ailleurs...
Parlons de ça aux multiples ''victimes'' (consentantes ?) qui ont acquis des ULM de 320 à 360 kg et qui pleurent aujourd'hui pour annuler la transaction.
Parlons-en également aux possesseurs d'ULM acquis à l'étranger, dont le moteur ne correspond (ait) pas à la réglementation française.
Parlons-en aussi aux victimes d'arnaques (s/n moteurs black-listés).
Enfin parlons-en à ceux qui ont acheté des ULM ayant ''peu volé'', mais dont la traçabilité a démontré un lourd passé...
Chacun est libre de ses choix et de ses risques. Mais qu'ensuite chacun ne vienne pas se plaindre de soucis. Car si la justice nationale est lente, la justice intracommunautaire est inexistante pour ce genre de problème. Et si elle s'exerce, le coût de la défense, des traductions, des déplacements revient à celui d'un bel ULM.
Je ne comprends pas cette insistance à aller se faire plumer ailleurs, alors que les opportunités sont déjà légion chez nous. Quant aux ''meilleures occasions'', si elles existent, elles reflètent la volonté de jouer petits bras dans une cour inadaptée aux moyens de l'intéressé ; soit on a le blé pour assumer un ''bel ULM'', soit on ne l'a pas. Je sais de quoi je parle...
Par ailleurs, puisque ce raisonnement semble cibler plutôt les ''beaux ULM'', je m'interroge sur la ''poire de la soif'' qu'il est sage de conserver en cas d'atterrissage dur ou autre souci du genre. La belle affaire italienne l'intègre-t-elle ?
Par ailleurs (et sur un registre voisin, mais convergent), je constate un fait déconcertant dans le milieu aéronautique : la passion qu'entretiennent certains pilotes pour les complications...
On connaît des formules qui fonctionnent, au plan économique, au plan des performances, au plan du confort, au plan du (des) plaisir...
Pourtant, y'a toujours un mec qui tente de redécouvrir l'eau tiède :
- qui avec un moteur exotique qu'il prendra fatalement dans la poire à plus ou moins long terme,
- qui avec une formule d'aile dont il est convaincu de l'efficacité alors que les stat's montrent qu'elles sont vicieuses et dangereuses,
- qui en choisissant un aéronef orphelin (plan mondial ou national),
- qui avec un projet de construction amateur qui le propulse dans des méandres inconnus (qui font qu'il ne volera pas avant longtemps, qu'il perdra du temps et ne saura plus le faire au moment opportun...).
J'ai peut-être l'air d'un désabusé formaté, mais rien ne vaut ce que le plus grand nombre choisit ; si le plus grand nombre choisit de voler en Sky ou en Savannah, c'est que le plus grand nombre veut voler sans se casser la tête. Or s'il y a bien un enseignement à tirer de notre mouvement ULM, c'est celui-là : voler sans souci.
Je ne vois pas l'intérêt d'aller contre cette évidence, sauf à accomplir une démarche mystérieuse qui échappe au raisonnement logique (du moins pragmatique).
J'avais enquêté (vers 2007...) sur les démarches à accomplir pour immatriculer un ULM acheté à l'étranger. C'était pour le magazine VOLEZ auquel je collaborais. Manque de bol, la réglementation a changé peu de temps avant publication de l'article. Et alors que je le mettais à jour, mon contact DGAC m'a averti que de nouvelles procédures étaient à l'étude. J'ai dû jeter l'éponge, n'ayant pas de temps à perdre en dossiers éphémères. Et puis surtout, je n'ai aucun goût à écrire un article sur un sujet qui est philosophiquement opposé à mes convictions. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr




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