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Courrier des lecteurs

2020 à 2016

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Des plaisirs simples

Bonjour Miguel,
Bravo pour vos essais d'ULM, ainsi que pour vos éditos. A propos de celui d'octobre 2015, je suis à cent pour cent d'accord avec vous. Ayant commencé à voler en 1984, j'ai effectué ma formation sur Quick Silver MX2 (2 axes), pour ensuite voler sur Maestro et Weedhopper Europa 2 (où les pannes moteur étaient courantes...). Je ne crache pas sur les appareils de nouvelle génération (je vole d'ailleurs sur P92 et Pioneer 200), par contre je ne retrouve pas le plaisir que me procuraient ces appareils basiques. C'est d'ailleurs pour cela que je viens de m'acheter un Weedhopper monoplace Europa 1 ; pour retrouver les vrais plaisirs du vol (rien de plus fabuleux que de décoller tôt le matin, voler sans but précis, sauf celui d'être en l'air avant d'aller bosser, ou le soir, admirer le soleil se coucher sur l'horizon...). Continuez ainsi !
Christophe Pascaud - 18/02/16

Bonjour Christophe,
Merci pour votre courrier qui alimente l'idée que l'envie de voler compte davantage que les moyens d'y parvenir. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Vague à l'âme

Bonjour Miguel,
La lecture de ton édito de janvier dernier me fait te haïr ! En plus de me casser le moral, tu me rappelles l'inéluctable réalité de nos vies... Même si tu n'as pas tord dans ton constat, j'aurais préféré plus d'entrain et de positif en ce début d'année ! Sans rancune, mais quand même... Amicalement.
Jacques Delande - 04/02/16

Bonjour Jacques,
Tu me connais : servir la soupe au pays des Bisounours, c'est pas trop mon truc. L'édito mensuel est le reflet d'une réflexion qui me taraude personnellement. Cette année, les voeux sont passés à l'as, je m'en excuse, car mes pensées étaient ailleurs. Je ne pilote pas mes états d'âme, donc pas non plus le contenu de l'édito. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Les jeunes sont motivés

Bonjour Miguel,
Retour sur ton édito de janvier 2016 : oui, bien sûr que nous vieillissons tous. Et certains s'en vont. Mais les jeunes qui arrivent dans nos écoles sont pour la plupart motivés. Ils ont un bon esprit et ne rechignent pas à apprendre. Nous en voyons passer en instruction qui sont comme tu le décris ''béats'' des beautés que procure l'espace et le ciel. Je ne partage pas ton défaitisme. Cette fois, ton édito ne fait pas mouche et je pense que tu as fais un raccourci trop rapide sur quelques exemples négatifs. Ce qui ne m'empêche pas de rester fidèle au magazine, toujours intéressant. Amitiés.
Jean-Claude - 03/02/16

Bonjour Jean-Claude,
Peut-être ne parlons-nous pas des même jeunes. Je ne pense pas aux jeunes recrues, assez rares toutefois, qui égayent les plate-formes ULM avec leur envie de voler. Ceux-là existent en effet, bien que trop rares. Mais à ceux qui veulent faire leur ''beurre'', à peine découvert le monde ULM, voulant calquer des modèles économiques qu'on leur apprend à l'école, à ce monde qu'il jugent (du fait de leur faible expérience à l'exemplarité discutable) rétrogrades et poussiéreux. Ceux-là arrivent avec l'intention de tout casser... et finalement se cassent les dents, ce qui 'est en soi pas dérangeant, mais cassent aussi l'esprit club et l'esprit ULM. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

Le blues de janvier

Bonjour Miguel,
Waouh ! Cet édito, c'est pas l'habitude ! Le blues de janvier ? Le jouet du père Noël qui ne convenait pas ? C'était mieux avant ! Alors que les éditos précédents méritaient une reliure, celui-là je l'oublie ! Ou alors c'est un ''nègre'' qui l'a pondu, mais pas Miguel ! Faut pas déléguer ; voilà le résultat ! Il est certain que les anciens avaient une vie différente, une passion suffisait à leur bonheur. Aujourd'hui le chacun-pour-soi l'emporte ; les psy' le disent : pense à toi d'abord. Mes voisins divorcent ; quarante ans, trois enfants nickel, mais monsieur avant Noël les rassemble pour leur dire ''on ne s'aime plus comme avant, alors on se sépare'' ; ça met le bourdon cette légèreté ! Comme tous ces pilotes qui croient qu'un ULM ça vole n'importe comment, puisqu'ils sont aux commandes, pas besoin d'apprendre ce qu'est un virage engagé. Ils ne savent même pas ce que c'est, je suis sûr ! Je suis persuadé qu'un modèle économique se mettra en place, il faut faire confiance aux jeunes ! Et aussi, c'est peut-être nécessaire pour faire vivre durablement une structure ; la logique comptable, ce concept qui fait vomir certains, s'imposera, et verra fleurir des clubs bien gérés, je ne suis pas inquiet, pas trop ! Dis-toi que les jours s'allongent, que les vols vont reprendre, que le Super Guépard va rugir ; un ami qui a une Ferrari va l'écouter tourner dans son garage, un coup de clé, et quelques minutes de bonheur. Fais en autant avec ton Rotax, ou installe-toi aux commandes, et fait comme mon petit-fils : vroom, vroom... Amitiés.
Yves Bennert - 30/01/16

Bonjour Yves,
Comment dois-je plaider pour ma défense ? Le jouet était comme d'hab'... j'ai pas de vague-à-l'âme... et aucun ''nègre'' ne m'a remplacé au clavier. En revanche, je crois, du moins j'espère, que mes idées restent claires, même quand elles ne sont pas axées sur la franche rigolade. Quand j'écris que des bases s'éteignent, je n'écris pas qu'elles ferment ; c'est leur âme qu'elles perdent. Donc, oui, je suis amer et je le fais partager. Ce n'est pas destiné à rendre triste ; ce n'est qu'un constat, brutal et froid comme doit l'être un constat. Cela étant, ton conseil me paraît plus de bon sens : s'installer aux manettes et prendre l'air... Je vais le suivre au pied de la lettre et m'en aller voir ailleurs s'il subsiste quelques âmes pour partager la béatitude du ciel. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr


Un édito pas léger, mais sage

Bonjour Miguel,
Ton édito de janvier m'a profondément troublé. En première lecture, je visualisais la scène décrite comme on regarde un film, en spectateur. Et plus j'avançais dans ton texte, plus le trouble était présent. Jusqu'à ce que je relise en totalité le billet en comprenant que JE était MOI, que TU étais MOI. Cette claque ! Tu ME et NOUS l'as assenée sans prévenir. NOUS les anciens jeunes, devenant vieux, et ne cessant pas de vieillir. Vraiment, et ce n'est pas qu'un compliment, tu sais gratter là où ça fait mal. Et du reste tu ne bottes pas en touche : tu ne regardes pas les autres sans te regarder aussi. Donc après cette lecture, j'ai pris dix ans dans les dents, peut-être plus. Tant pis, j'avais qu'à me surveiller. Mais l'édito ne se borne pas à tasser les vieux os. Il pointe sur la fin d'un esprit, celui des pionniers de l'aviation. Je n'ai pas vécu cette époque, mais j'ai lu beaucoup sur le sujet ; entraide, passion, dépassement de soi, courage, hardiesse, bravoure... Ces mots sont dans toutes les pages, écrits ou filigranés. Les avions volaient parce que des âmes puissantes les poussaient à voler. Cela n'est plus, je le crains. De même que l'aide, le partage, le dévouement ou la bienveillance ne semblent plus au rendez vous des clubs. Combien de fois ai-je dû quémander un coup de main qui m'était rendu à contre-coeur, avec la pesante impression ''qu'il nous emmerde celui-là... il a qu'à se débrouiller tout seul.'' Donc pour en finir et ne pas te saouler avec ce propos, je partage malheureusement ton point de vue. Les clubs meurent de ne pas perpétuer la passion du vol, mais ils meurent encore plus vite quand ils veulent être rentables. L'aéronautique était une affaire de nantis, ce n'est pas un hasard. Faire croire que l'aéronautique peut se démocratiser est une fumisterie. Ceux qui veulent rentabiliser le vol sont à l'opposé de ce que représente le fait de voler. En faisant court : pour jouer dans la cour des oiseaux, il faut des ailes ; pour jouer les nantis, il faut être équipé en conséquence. Encore un édito pour réfléchir... pas léger, mais sage. Amicalement.
Christian - 26/01/16

Bonjour Christian,
Merci... C'est ainsi que j'aurais dû rédiger cet édito. Belles phrases et pensée claire. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr

L'âge qui va bien dans l'édito de janvier 2016

Cher Miguel,
Cela fait un moment que je savoure votre site et tout particulièrement vos éditos. A 33 ans, suis-je encore un ''jeune'' après avoir commencé le vol à voile à 15 ans, pratiqué pendant 10 ans puis pour raisons professionnelles m'être tourné vers l'ULM multiaxe ? Bien que n'ayant que 33 ans (les premiers cheveux blancs arrivent aussi), je comprends tout à fait votre pensée. Tout comme vous, j'ai appris à voler principalement avec les ''anciens'', et surtout un ancien gégène de la Chasse qui était déjà dans ses 70 ans, mais ne m'a rien laissé passé et aussi beaucoup apporté de joie du VOL ! Depuis le début de l'année dernière, je suis le très très heureux propriétaire d'un Zlin Savage Cruiser affectueusement baptisé ''Vieux-Bandit''. L'année dernière a été bien remplie avec 76 heures de vol, même si j'aurais aimé atteindre mon objectif des 100 heures. Mais le climat du sud de la Bavière ne m'autorisa le premier vol sans skis que le 28 mars ! Deux belles navigations d'une semaine chacune en France, pour voir la famille et les amis, et nombre de superbes vols dans les montagnes à la maison (10 minutes de vol de Garmisch) m'ont prouvé que mon choix du train classique aile haute était se qui me plaisait le plus. Malheureusement, l'Allemagne est très différente de la France et l'esprit Club français me manque, bien qu'on le retrouve très vite chez les vélivoles allemands. Je me permet de reprendre votre texte :
''Depuis combien de temps n'ai-je pas vu décoller un ULM pour une balade sans but, sans GPS, sans check-list, sans interminables et inutiles procédures radio ? Un engin qui décolle seulement pour élever le mec ou la nana qui se trouve à bord... Un truc sans raffinement... seulement un truc qui vole.''
Chez nous, à Flugplatz Antdorf, presque chaque vol est destiné à aller jouer dans les montagnes, faire un tour en Italie et profiter de notre si belle région. Haut les cœurs ! Notre passion n'est pas prête de s'éteindre, mais il nous faut batailler pour passer la passion du VOL PUR à quelle génération que soit ! Amitiés ULM du sud de la Bavière.
Maxime Compagnon - 25/01/16

Bonjour Maxime,
Trente-trois ans... c'est jeune ou c'est vieux ? Pour le fils du barbu, cela semblait un tantinet vieux. Pour moi, c'est jeune. Mais attention ; l'âge réside dans la tête. Et si on n'y prend garde, il envahit tout l'être. C'est justement pour ça que j'aime bien profiter de mes ''vieux'' pilotes, mes potes. Ils sont tout humour, un brin potaches, malicieux et joueurs... ce qui définit la jeunesse, d'esprit. Sûr que leurs vieilles articulations se font sentir... Cela étant, je sens les miennes depuis un bail, alors que je me trouve jeunot (c'est dans la tête, je vous dis!). Votre expérience de pilote fait de vous un futur vieux pilote, ce qui est rassurant. Je ne pense pas que votre profil (actuellement) atypique ne reflète la description que j'ai faite des ''jeunes'' que je ne comprends pas. J'étais encore hier au téléphone avec un professionnel (éminent, sans rire) de la discipline, qui me confiait être en formation. C'est à cette ''jeunesse'' (qui ne dit pas son âge, mais qui a plus de 33 ans, beaucoup plus) que je pense. Votre courrier a ensoleillé ma journée par sa fraîcheur et son air pur du massif bavarois. Merci. Cordialement.
Miguel Horville - ULMäG.fr




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