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Essais

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Kiebitz B Jabiru 2.2


Avec supplément d'âme



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Le choix des axes !

Le moment est venu d'agiter ce manche plutôt ferme. Depuis le début du vol je me demande comment va se comporter le Kiebitz avec sa simple ligne d'ailerons... Donc renversements +45° à -45°, puis -45° / +45° pour constater respectivement 2,5 s et 3 s. Paresseux, mais propre. En fait, si les surfaces sont efficaces, le manche résiste quand on l'actionne d'une butée à l'autre. N'ayant pas envie d'abîmer le zinzin, je ne force pas davantage. Les deux autres axes n'appellent aucune critique : doux, efficaces... et surtout neutres grâce à d'importantes surfaces d'équilibrage dynamique sur les gouvernes de profondeur et de lacet, qui expliquent pour partie cette agréable caractéristique. D'ailleurs la stabilité longitudinale est étonnante, le Kiebitz retrouvant son assiette de vol au bout d'une vingtaine de secondes et une oscillation après qu'on a effacé l'horizon. Je reviens sur la manoeuvrabilité, car outre la frustration de ne pouvoir divertir les molécules d'air avec un tel aéroplane, je me demande quel sera son comportement en air agité. En fait ce biplan peut faire mieux, à condition de connaître son secret. Très stable sur ses axes, il se pilote presque uniquement au manche pour la balade, grâce au lacet induit. Mais pour l'amusement ou la bagarre, les palonniers deviennent prépondérants et on provoque cette fois le roulis induit. La bille semble s'en moquer comme de sa première glissade et le Kiebitz s'avère finalement plus efficace que prévu. Un deux-axes à option, en quelque sorte ! On retiendra donc une lourdeur certaine en roulis, mais une réactivité suffisante quand il le faut.


Uniquement implantés sur l'aile inférieure, les ailerons manquent d'effet. Certains constructeurs les ont reproduits sur l'aile supérieure pour une meilleure efficacité. A l'usage, on parvient à mieux les utiliser en s'aidant du roulis induit par le lacet.


La maîtrise du vol lent

Réduction des gaz... Immédiatement la vitesse chute ; 110, 90, 70... 60 km/h ! Je tiens le manche en arrière, mais rien ne se passe. Parachutage en règle, légère sensation d'instabilité, vario' à -600 ft/mn : le nez ne pique pas vers la Terre. Une récidive plus nerveuse fait chuter la vitesse à environ 55 km/h, l'instabilité se renforce et enfin le Kiebitz se fend d'un micro salut symétrique avant de récupérer seul son assiette de vol. Plus cool, on n'a pas en stock ! Le meilleur taux de chute à vitesse stabilisée est obtenu à 80 km/h : -900 ft/mn. Tracter une caravane a ses inconvénients, mais aussi ses avantages ! Si la glissade n'apporte rien de mieux, elle peut en revanche s'avérer utile pour viser une piste étroite. Celle de Loulappe mesure 20 mètres de largeur. Inutile de prévoir une finale de jet ; le Kiebitz tombe dès qu'on coupe les gaz. Je dois remettre un filet de gaz pour maintenir les 80 km/h sur le plan de descente, afin d'aboutir à l'endroit prévu et non sur l'hélico' des douanes qui a eu l'ingénieuse idée de se poser sur le seuil de piste. Poser le Kiebitz n'est pas plus compliqué que le décoller. Deux ou trois rebonds me font penser que les sandows de suspension sont un peu mous. Côté guidage, la roulette de queue guide parfaitement ; l'apprentissage ne sera pas un challenge insurmontable.


L'hélice Helix carbone montée sur le démonstrateur apporte un look inimitable, mais n'est malheureusement pas prévue pour le moteur Jabiru. En résultent des performances en retrait de ce qu'elles devraient être.


Les gouvernes d'empennage possèdent un retour d'équilibrage aérodynamique efficace en vol.



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