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Humour

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Le découpage des espaces aériens sera complètement revu dans 3 cas bien précis : entraînements européens ou OTAN - conflit armés entraînant le déplacement d'avions de combats basés en France ou dans les pays limitrophes - veille ou alerte anti-terroriste (plan vigie-pirate).


PdA 09 : nouvelles régles Air-NATO


OTAN : Ce qui va changer pour l'aviation légère




Radio-navigation : repenser les systèmes civiles

Un système de commandement et de contrôle aériens (ACCS) de l'OTAN ayant pour but de combiner et d'automatiser, au niveau tactique, la planification, l'attribution et l'exécution de toutes les opérations aériennes a été créé. Quasiment opérationnel, l'ACCS est un système unifié de commandement et de contrôle aériens permettant aux pays européens de l'OTAN (y compris aux nouveaux membres de l'Alliance) de gérer de manière harmonieuse tous les types d'opérations aériennes menées au-dessus de leur territoire et au-delà. Les pays membres de l'OTAN peuvent ainsi intégrer l'ensemble de leurs fonctions de contrôle de la circulation aérienne, de surveillance, de contrôle des missions aériennes, de gestion de l'espace aérien et de gestion des forces. L'ACCS est fondé sur les technologies de pointe et fait entièrement appel aux liaisons de transmissions de données les plus modernes. Du fait qu'il est doté d'une architecture ouverte, le système évolue déjà afin de répondre aux besoins opérationnels naissants, comme ceux qui se rattachent à la défense contre les missiles de théâtre, et il est en mesure de s'adapter à un environnement opérationnel changeant, comme celui de la guerre réseaucentrique. Mais avec un budget supérieur à 1,5 milliard d'euros, l'ACCS dont personne n'a prévu la compatibilité avec les dispositifs de radio-navigation civils pose déjà le problème des interférences du parasitage avec les fréquences concédées à l'autorité civile. Qu'à cela ne tienne, il suffira de « déplacer légèrement » les fréquences civiles afin de laisser libre les gammes d'ondes utiles au plein épanouissement de l'ACCS ! C'est en ces termes qu'un responsable technique du programme a balayé la remarque qui lui était faite. Donc d'ores et déjà on oublie le découpage à 8,33 mHz ; nos fréquences utiles devraient êtres recentrées sur celles des VOR actuels, donc en bas du spectre utile. Ceci n'impliquera pas forcément des postes différents, mais en revanche à coup sûr des réglages d'antenne adaptés, et sûrement l'abandon progressif, et à terme total, des balises VOR afin de se ré-approprier des fréquences centrées sur 110 à 115 mHz. Objectivement, les progrès réalisés sur la technologie des GPS (maintenant certifiés) et leur ergonomie particulièrement attractive feront vite oublier ce désuet indicateur à aiguille..


Les systèmes de communication intégrés au dispositif ACCS ne sont pas compatibles avec les fréquences radio civiles actuellement en services en Europe. De fait, un décalage vers le bas de quelques mHz sera nécessaire. Le système VOR risque donc de disparaître au profit du GPS. © eurocontrol


Qu'est ce que l'OTAN ?

OTAN : Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (ou NATO : North Atlantic Treaty Organisation). Conçu en 1948 sur la base de l'alliance militaire du traité de Bruxelles et réalisé en 1949 suite à l'accord signé le 4 avril à Washington, le Traité de l'Atlantique Nord a pour but d'assurer la sécurité de façon réciproque et indissociable entre les membres de ce pacte militaire. La ratification engage alors les États-Unis, le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, le Royaume-Uni et le Portugal, qui à cette époque constituaient une partie du bloc de l'ouest. L'OTAN veut une paix active, et encourage la coopération de ses membres dans tous les domaines, économique, social, culturel, avec en filigrane l'anti-communisme qui caractérise son principale acteur : le bloc US. Au fil du temps, l'OTAN intègre de nouveaux pays, notamment issus du bloc de l'Est : Hongrie, Pologne ou République tchèque au départ, puis Estonie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie... Le financement de l'OTAN est assuré pour 30% par les USA, 20% par l'Allemagne, 12% par l'Angleterre, 7% par l'Italie et autant par la France. Un budget supérieur à 1800 milliards d'euros dont la quasi-totalité est absorbée par les forces armées. La France qui est un membre fondateur de l'OTAN ne l'a jamais réellement quittée. Elle a seulement quitté son commandement intégré. Le Général de Gaulle ne voulait pas, dans le contexte de la guerre froide, de troupes étrangères stationnées en France qui ne soient pas sous commandement français. Le retour au commandement aujourd'hui est un processus progressif auquel ont participé F. Metterrand et J. Chirac, processus dicté par la nécessité d'agir plutôt que subir. En cas de ré-intégration du commandement de l'OTAN, la France conservera sa totale indépendance nucléaire. La défense européenne ne sera pas remise en cause. La France ne pourra-t-elle pas être engagée malgré elle dans un conflit car toutes les décisions de l'OTAN sont prises à l'unanimité.


Le général de Gaulle a choisi de sortir du commandement de l'OTAN en 1966 pour ne pas garder sur le territoire français une armée sous commandement extérieur.



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