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Montélimar-Ancône


Vous n'y viendrez plus par hasard



Accès rapides


Douglas DC-3A
Avion de transport polyvalent
USA




Aucun autre avion n'a connu le succès commercial du DC-3 dont plus de 400 exemplaires sont toujours en service dans le monde, plus de 70 ans après le premier vol du prototype. Difficile de citer toutes les qualités de cet appareil qui n'a toujours pas trouvé de successeur, mais il est certain que sa fiabilité, sa longévité et ses faibles coûts d'exploitation sont pour beaucoup dans le succès de ce bimoteur de transport dont l'origine remonte aux Douglas Commercial 1 (DC-1) et au DC-2. Ces deux avions, qui ont effectué leur premier vol respectivement en 1933 et en 1934, intéressent vivement la compagnie American Airlines qui souhaite se doter d'une version un peu plus performante. Ainsi naît le DC-3, qui effectue son premier vol le 17 décembre 1935. L'entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941 donne un fabuleux coup de pouce à Douglas qui a déjà construit à cette date quelques 400 DC-3 pour le compte de compagnies civiles. Les seuls besoins de l'Army Air Force se chiffrent à des milliers d'avions de transport qui seront produits dans différentes usines sous le nom de C-47 Skytrain et C-53 Skytrooper. Plus de 10 000 avions seront ainsi construits et livrés aux forces alliées, ceux livrés en Angleterre et dans les pays membres du Commonwealth recevant le nom de Dakota. Après guerre, nombre de ces machines se retrouvèrent sur le marché et furent bradées à des compagnies civiles. C'est le cas de notre DC-3 civil, qui se retrouva dès sa sortie d'usine en 1942 transformé en C-53C Skytrooper sous les cocardes de l'US Air Force. Mis en oeuvre au sein de l'Air Transport Command, il servit dans la 7th Air Force au transport du général Montgoméry avant de retrouver une immatriculation civile après guerre dans les compagnies aériennes United et Northern Airlines. Ce DC-3-453 a été maximisé pour devenir un DC-3A, où Super DC-3. Il est arrivé à Montélimar en novembre 1996.









Fouga CM 170 Magister
Biplace léger d'entraînement à réaction
France




Le Fouga Magister a été le premier avion à réaction au monde conçu spécifiquement pour l'entraînement militaire, et a donné à la France l'un de ses plus beaux succès commerciaux de l'après-guerre Le CM 170 est dù aux talents conjugués de deux ingénieurs français, Robert Castello et Pierre Mauboussin, (d'où le préfixe CM) qui s'étaient spécialisés dans l'adaptation de réacteurs de faible puissance sur des avions légers et même des planeurs Le prototype qui vola le 27 juin 1951 enthousiasma tellement l'Armée de l'Air, qu'elle passa commande de 10 avions de pré-série, puis peu de temps après d'une série de 400 machines En 1958, la société Fouga passa sous le contrôle de Potez, et prit le nom de Potez Air Fouga, avant de passer sous la coupe de Sud Aviation d'abord, puis d'Aérospatiale (actuellement EADS) en 1967. Le Magister, célèbre pour son empennage papillon (en V) a rempli parfaitement le rôle qu'on attendait de lui et a formé de nombreuses générations de pilotes de chasse, en dépit de la faible puissance de ses moteurs Marboré II. La patrouille de France a exploité ses qualités de vol pendant plus de quinze ans, de 1964 à 1980. Quelques 387 Magister sont entrés en service dans l'Armée de l'Air, et plusieurs centaines d'autres ont été produits sous licence en Finlande, en Allemagne et en Israël. De nombreux pays export ont fait confiance au petit biréacteur pour la formation de leurs pilotes, comme la Belgique (où il était surnommé la tortue sifflante), le Liban ou l'Autriche pour ne citer que les principaux La Marine Nationale a reçu une version navalisée du Magister, le CM 175 Zéphyr, qui était doté de réacteurs plus puissants, d'un train plus robuste, de verrières coulissantes et d'une crosse d'arrêt. L'un des Fouga présents à Montélimar porte les premières couleurs de la Patrouille, alors que les autres ont les marques standard de l'Armée de l'Air.






Gloster Meteor NF Mk 11
Chasseur
Grande-Bretagne




Le Gloster Meteor occupe une place privilégiée dans l'histoire de l'aviation, puisqu'il s'agit du premier chasseur à réaction britannique. En effet, le projet de chasseur à réaction F9/40 fut développé par la firme Gloster en 1943 dans le plus grand secret et dans l'urgence la plus totale. Le premier des huit prototypes à prendre l'air décolla pour la première fois le 5 mars 1943, alors que le Meteor tête de série (F Mk 1) effectua son vol initial en janvier 1944. Les premiers chasseurs à réaction opérationnels de l'histoire furent livrés en juillet de la même année au Squadron 616 de la RAF, qui opérait au départ des bases de Manston et de Culmenhead. De nombreuses versions du Meteor furent extrapolées par la suite, comme le F Mk 8 dont les performances en faisaient dans les années 50 le principal et le plus rapide des chasseurs de la RAF. Le chasseur de nuit NF Mk 11, produit par Armstrong Witworth et doté d'un radar AI Mk 10, effectua son premier vol le 31 mai 1950. Produit à 335 exemplaires, il fut exporté en Belgique, au Danemark et en France, où il vola dans l'Armée de l'Air et au CEV. Symbole de l'industrie britannique de l'immédiat après guerre, le Meteor fut construit en 3 875 exemplaires, toutes versions confondues. Provenance de l'avion exposé à Montélimar : le Meteor NF11-1, livré en janvier 1953, était le chef de file des avions de ce type ayant porté les couleurs du Centre d'Essais en Vol qui exploitera jusqu'à 27 Gloster de différentes versions. La carrière des avions du CEV fut de loin la plus longue, puisque les derniers appareils ne quittèrent Brétigny qu'en 1987. Ces avions ont servi à la liaison, aux essais d'armements, et surtout à la mise au point d'équipements de navigation destinés à des appareils aussi différents que Concorde où le Jaguar. La pointe instrumentée rajoutée dans le nez de notre NF 11 contenait l'autodirecteur d'un missile air-sol ou air-mer. Le NF 11-1 a effectué son dernier vol le 27 juillet 1985 et a été convoyé en vol à Brienne le Château par le Colonel Brossier, alors directeur du CEV et futur directeur du Musée de l'Air et de l'Espace. Après avoir séjourné sur l'ancienne base américaine, il a été confié par le Musée de l'Air à notre association, qu'il a rejoint au printemps 2001.






Hawker Hunter Mk 58A
Chasseur bombardier
Grande-Bretagne




Le plus populaire des avions de chasse à réaction britanniques est certainement le Hawker Hunter, dont les derniers exemplaires étaient encore opérationnels à la fin du millénaire plus de 40 ans après le premier vol du prototype. Bien que dépassées technologiquement, ces élégantes machines étaient toujours de redoutables avions d'attaque au sol à la fin de leur carrière. Les origines du Hunter remontent au P 1067, un chasseur dessiné par le célèbre ingénieur Sydney Camm pour remplacer les Gloster Meteor de la Royal Air Force. Le premier des trois prototypes commandés débute ses essais en vol le 20 juin 1951, ses performances encourageantes entraînant une première commande de Hunter pour la RAF. Livrés à partir de 1953, ces Hunter F1 sont pourtant loin de donner satisfaction, car limités en autonomie et souvent victimes d'extinctions réacteurs lors des séquences de tirs canons. Tous ces problèmes seront finalement résolus sur la version la plus aboutie de l'avion, le FGA 9, qui va servir de base à tous les monoplaces livrés aussi bien à la RAF qu'à l'export. Chasseur bombardier polyvalent sans grands défauts, il voit sa structure renforcée et peut emporter une grande variété d'emports. Ce modèle sera exporté en Inde, en Suisse où les derniers exemplaires ont été retirés du service en 1994 et au Zimbabwe, qui a été le dernier utilisateur de cette version de l'avion. Quant à la RAF, elle n'a conservé jusqu'en 1997 que neuf biplaces T7 et T8 à des fins d'expérimentation au CEV britannique (FRADU : Fleet Requirement Air Direction Unit). Un total de 1 985 Hunter a été décliné en plus de 25 versions livrées à 22 pays. Le Hunter présenté ici est un FGA 9 désigné Mk 58A au sein de la Troupe d'Aviation Suisse qui a été l'un des derniers pays à les utiliser, principalement dans des missions d'attaque au sol. Ces appareils, qui ont également équipé la célèbre Patrouille Suisse, ont été remplacés depuis par des Northrop F-5E plus performants. Le J-4067 a rejoint Valence en vol le 14 Juillet 1993, et vous est présenté ici en configuration de convoyage.



Ling Tempo Vought F8P Crusader
Chasseur embarqué
USA




Le F8 Crusader produit par la firme LTV a été le premier avion de l'US Navy capable d'atteindre Mach 1.9 en vol horizontal et de voler de façon prolongée en supersonique. C'est aussi le dernier chasseur américain dont le système d'armes n'était constitué que de canons. 1 261 Crusader sont sortis des usines Vought, et la Marine Nationale ne s'est séparée des siens qu'en 1999, soit près de 45 ans après le vol du premier prototype ! Les origines du Crusader remontent à septembre 1952, la marine américaine souhaitant alors se doter d'un chasseur de jour embarqué supersonique au niveau de la mer, et néanmoins capable de pouvoir se poser à une vitesse raisonnable (100 kts) sur ses porte-avions. Des huit projets présentés, celui de Chance Vought était le plus abouti. L'avion du constructeur Texan, désigné XF 8 U-1, était propulsé par un P & W J-57 de 8 150 kgp avec post-combustion, mais l'élément novateur et caractéristique du Crusader était sa voilure haute dont l'angle d'incidence pouvait varier en vol de 7° pour permettre de conserver le fuselage horizontal et donc une bonne visibilité à l'appontage. Le Crusader a décollé pour la première fois le 25 mars 1955 et a connu ses heures de gloire pendant la guerre du Vietnam. La France a commandé 42 F8E (FN pour French Navy) pour remplacer les Aquilon en 1962. Modifiés pour pouvoir se satisfaire des dimensions modestes des porte-avions français, ils ont subi plusieurs cures de rajeunissement (F8P pour Prolongés) avant de céder leur place en 1999 au Rafale Marine. Le F8P n°4 porte encore le nom du CC Roland Alech, avant dernier «Pacha» de la flottille 12F stationnée à Landivisiau sur Crouze. Récupéré à l'état d'épave à Cuers en 2001, il est en cours de restauration.






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